Vrai/Faux : Théorème des valeurs intermédiaires
[enonce]
Pour chaque affirmation suivante portant sur le théorème des valeurs intermédiaires et son corollaire pour les fonctions strictement monotones, indiquez si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]
[etape]
Affirmation : Si $f$ est continue sur $[a\,;b]$ et si $k$ est un réel compris entre $f(a)$ et $f(b)$, alors il existe au moins un réel $c \in [a\,;b]$ tel que $f(c) = k$.
[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
C'est exactement l'énoncé du théorème des valeurs intermédiaires : la continuité sur un segment garantit que $f$ prend toute valeur intermédiaire entre $f(a)$ et $f(b)$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : le TVI est précisément l'énoncé décrit ici. Il garantit l'existence (au moins une) d'une solution, sans rien dire sur leur nombre exact.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. Il s'agit de l'énoncé même du théorème des valeurs intermédiaires.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Affirmation : Le théorème des valeurs intermédiaires affirme que l'équation $f(x) = k$ admet une unique solution dans $[a\,;b]$.
[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Le TVI donne uniquement l'existence d'au moins une solution. L'unicité n'est obtenue que si l'on ajoute l'hypothèse de stricte monotonie, ce qui correspond au corollaire (parfois appelé « théorème de la bijection »).[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il ne faut pas confondre le TVI et son corollaire pour les fonctions strictement monotones.
Le TVI seul garantit l'existence d'au moins une solution. Pour conclure à l'unicité, il faut en plus que $f$ soit strictement monotone sur $[a\,;b]$.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. Le TVI ne donne que l'existence ; l'unicité est apportée par le corollaire pour les fonctions strictement monotones.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Soit $f$ une fonction continue et strictement décroissante sur $[1\,;5]$ telle que $f(1) = 4$ et $f(5) = -2$.
Affirmation : L'équation $f(x) = 0$ admet une unique solution dans $[1\,;5]$.
[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
La valeur $0$ est bien comprise entre $f(5) = -2$ et $f(1) = 4$. Comme $f$ est continue et strictement monotone sur $[1\,;5]$, le corollaire du TVI assure l'existence et l'unicité d'une solution.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Attention, la stricte monotonie change tout : elle apporte l'unicité en plus de l'existence.
Ici, $0$ est compris entre $-2$ et $4$, et $f$ est continue strictement monotone sur $[1\,;5]$ : le corollaire du TVI garantit une solution unique.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. La fonction est continue, strictement monotone, et $0$ est bien compris entre $f(1) = 4$ et $f(5) = -2$.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Soit $f$ la fonction définie sur $[0\,;2]$ par $f(x) = (x-1)^2$.
Affirmation : Puisque $f$ n'est pas monotone sur $[0\,;2]$, l'équation $f(x) = 0{,}25$ n'admet aucune solution dans cet intervalle.
[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bien vu !
La non-monotonie empêche d'utiliser le corollaire pour conclure à l'unicité, mais n'exclut absolument pas l'existence d'une solution. En découpant : sur $[0\,;1]$, $f$ décroît de $1$ à $0$ ; sur $[1\,;2]$, $f$ croît de $0$ à $1$ : la valeur $0{,}25$ est atteinte deux fois ($x = 0{,}5$ et $x = 1{,}5$).[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Le piège est de confondre « pas de monotonie » et « pas de solution ». La non-monotonie empêche seulement l'utilisation directe du corollaire, mais on peut toujours appliquer le TVI sur des sous-intervalles où $f$ est monotone.
Ici, en posant $(x-1)^2 = 0{,}25$, on obtient $x - 1 = \pm 0{,}5$, soit $x = 0{,}5$ ou $x = 1{,}5$ : deux solutions dans $[0\,;2]$.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. L'équation admet deux solutions ($x = 0{,}5$ et $x = 1{,}5$) ; la non-monotonie n'empêche pas l'existence, elle peut seulement multiplier les solutions.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Soit $f$ la fonction définie sur $\mathbb{R}$ par $f(x) = x^3 + x - 5$.
Affirmation : L'équation $f(x) = 0$ admet une unique solution réelle.
[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
La dérivée $f'(x) = 3x^2 + 1$ est strictement positive sur $\mathbb{R}$, donc $f$ est strictement croissante. De plus, $\lim\limits_{x \to -\infty} f(x) = -\infty$ et $\lim\limits_{x \to +\infty} f(x) = +\infty$, donc $0$ est compris entre les deux limites. Le corollaire du TVI garantit une unique solution sur $\mathbb{R}$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : pour montrer existence et unicité, on étudie le sens de variation et les limites aux bornes.
Ici $f'(x) = 3x^2 + 1 > 0$ : $f$ est strictement croissante sur $\mathbb{R}$. Avec $\lim\limits_{-\infty} f = -\infty$ et $\lim\limits_{+\infty} f = +\infty$, le corollaire du TVI sur $\mathbb{R}$ donne une unique solution à $f(x) = 0$.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. La dérivée $f'(x) = 3x^2 + 1$ étant strictement positive, $f$ est strictement croissante et le corollaire du TVI s'applique.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Soit $f$ une fonction continue sur $[0\,;1]$ telle que $f(0) = -1$ et $f(1) = 2$.
Affirmation : L'équation $f(x) = 3$ admet nécessairement une solution dans $[0\,;1]$.
[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
La valeur $3$ n'est pas comprise entre $f(0) = -1$ et $f(1) = 2$ : le TVI ne s'applique pas pour cette valeur. Contre-exemple : $f(x) = 3x - 1$ vérifie $f(0) = -1$ et $f(1) = 2$, et atteint au plus $2$ sur $[0\,;1]$, sans jamais atteindre $3$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Attention, le TVI n'assure l'existence d'une solution à $f(x) = k$ que si $k$ est compris entre $f(a)$ et $f(b)$.
Ici $3$ n'est pas dans l'intervalle $[-1\,;2]$ : la fonction $f(x) = 3x - 1$ vérifie les hypothèses sans jamais atteindre $3$.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. La valeur $3$ n'est pas comprise entre $f(0) = -1$ et $f(1) = 2$ ; le TVI ne donne aucune conclusion et un contre-exemple existe.
[/solution]
[/etape]