Vrai/Faux : Conjugué et module d’un complexe
[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur le conjugué et le module d'un nombre complexe, indiquer si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]
[etape]
Affirmation : Pour tout nombre complexe $z$, on a $\overline{\overline{z}} = z$.
[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Si $z = a + ib$, alors $\overline{z} = a - ib$ et $\overline{\overline{z}} = a - (-ib) = a + ib = z$. Le conjugué est une involution : appliqué deux fois, il redonne le complexe initial.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le conjugué change le signe de la partie imaginaire. Si on l'applique une seconde fois, ce signe redevient positif : on retrouve $z$.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. La conjugaison est une involution : $\overline{\overline{z}} = z$ pour tout $z \in \mathbb{C}$.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Affirmation : Pour tout nombre complexe $z$, $|z|^{2} = z^{2}$.
[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bien vu !
$|z|^{2}$ est un réel positif (ou nul), tandis que $z^{2}$ est un complexe quelconque. Par exemple pour $z = i$ : $|z|^{2} = 1$ alors que $z^{2} = -1$. La bonne identité est $|z|^{2} = z \overline{z}$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il faut faire intervenir le conjugué : $|z|^{2} = z \times \overline{z}$, et non $z \times z$. Le résultat correct est toujours un réel positif, alors que $z^{2}$ peut être négatif ou non réel.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. La bonne identité est $|z|^{2} = z \overline{z}$, qui donne un réel positif.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Affirmation : Pour tous nombres complexes $z$ et $z'$, $|zz'| = |z| \times |z'|$.
[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
C'est une propriété fondamentale du module : il est multiplicatif. On l'établit en utilisant $|z|^{2} = z \overline{z}$ et $\overline{zz'} = \overline{z}\,\overline{z'}$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : le module est compatible avec la multiplication. $|zz'| = |z| \times |z'|$, et de même $\left|\dfrac{z}{z'}\right| = \dfrac{|z|}{|z'|}$ (pour $z' \neq 0$).[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. Le module d'un produit est égal au produit des modules.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Affirmation : Pour tous nombres complexes $z$ et $z'$, $|z + z'| = |z| + |z'|$.
[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
On a uniquement l'inégalité triangulaire : $|z + z'| \leqslant |z| + |z'|$, l'égalité n'étant atteinte qu'à des conditions particulières (vecteurs colinéaires de même sens). Par exemple pour $z = 1$ et $z' = -1$ : $|z + z'| = 0$ alors que $|z| + |z'| = 2$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il faut bien distinguer le cas du produit (où il y a égalité multiplicative) et celui de la somme (où il n'y a qu'une inégalité). En géométrie, c'est l'inégalité triangulaire entre les longueurs des côtés d'un triangle.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. On a seulement l'inégalité triangulaire $|z + z'| \leqslant |z| + |z'|$, pas l'égalité en général.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Affirmation : Le module du nombre complexe $z = -3 + 4i$ vaut $5$.
[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
$|z| = \sqrt{(-3)^{2} + 4^{2}} = \sqrt{9 + 16} = \sqrt{25} = 5$. Le module ne dépend que des carrés des parties réelle et imaginaire, donc le signe de $-3$ n'intervient pas.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le piège est peut-être d'avoir voulu tenir compte du signe négatif de la partie réelle. Le module élève au carré, ce qui efface ce signe : $(-3)^{2} = 9$.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. $|-3 + 4i| = \sqrt{9 + 16} = 5$.
[/solution]
[/etape]
[etape]
Affirmation : Si $|z| = 1$, alors $z = 1$.
[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
$|z| = 1$ signifie que le point image de $z$ est sur le cercle unité, il y a donc une infinité de solutions ($i$, $-1$, $-i$, $\dfrac{\sqrt{2}}{2}(1 + i)$…). Seul un de ces points est égal à $1$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Confondre $|z| = 1$ avec $z = 1$ revient à oublier qu'un module est une distance : tout point situé à distance $1$ de l'origine convient, ce qui forme un cercle entier.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. $|z| = 1$ caractérise les points du cercle unité, qui contient une infinité de complexes différents de $1$ (par exemple $i$, $-1$, $-i$).
[/solution]
[/etape]
QCM : Conjugué et module d’un nombre complexe
[enonce]
Ce QCM porte sur le conjugué et le module d'un nombre complexe : calcul direct, propriétés essentielles et relations entre les deux notions. Choisir la bonne réponse parmi les 4 propositions.
[/enonce]
[etape]
Le conjugué de $z = -2 + 7i$ est :
[qcm]
[option]$2 - 7i$[/option]
[option]$2 + 7i$[/option]
[option correct="true"]$-2 - 7i$[/option]
[option]$-7 - 2i$[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Le conjugué de $z = a + ib$ est $\overline{z} = a - ib$ : on change uniquement le signe de la partie imaginaire.
Ici $\overline{z} = -2 - 7i$.[/reponse]
[reponse motif="$2 - 7i$"]Non.
On a changé le signe des deux parties. Le conjugué ne modifie que le signe de la partie imaginaire, pas celui de la partie réelle.[/reponse]
[reponse motif="$2 + 7i$"]Non.
On a changé le signe de la partie réelle, alors que c'est la partie imaginaire qui doit être opposée.[/reponse]
[reponse motif="$-7 - 2i$"]Non.
Les rôles de partie réelle et de partie imaginaire ne se permutent pas. Le conjugué garde la même partie réelle et oppose la partie imaginaire.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
La formule à retenir : si $z = a + ib$ alors $\overline{z} = a - ib$. Seule la partie imaginaire change de signe.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]
[etape]
Le module de $z = 3 - 4i$ vaut :
[qcm]
[option]$\sqrt{7}$[/option]
[option]$7$[/option]
[option correct="true"]$5$[/option]
[option]$-1$[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Pour $z = a + ib$, le module est $|z| = \sqrt{a^{2} + b^{2}}$.
$|z| = \sqrt{3^{2} + (-4)^{2}} = \sqrt{9 + 16} = \sqrt{25} = 5$.[/reponse]
[reponse motif="$\sqrt{7}$"]Non.
On a oublié de mettre $a$ et $b$ au carré. Le module est $\sqrt{a^{2} + b^{2}}$, pas $\sqrt{a + b}$.[/reponse]
[reponse motif="$7$"]Non.
On a additionné les valeurs absolues : $|3| + |-4| = 7$. Mais le module fait intervenir la racine carrée d'une somme de carrés, pas une simple somme.[/reponse]
[reponse motif="$-1$"]Non.
Un module est toujours positif ou nul (c'est une distance). De plus on a soustrait au lieu d'additionner les carrés.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Appliquer la formule $|z| = \sqrt{a^{2} + b^{2}}$ avec attention : carrés d'abord, somme ensuite, puis racine.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]
[etape]
Le module de $z = 2i$ vaut :
[qcm]
[option]$0$[/option]
[option]$2i$[/option]
[option correct="true"]$2$[/option]
[option]$\sqrt{2}$[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
$z = 2i$ s'écrit $0 + 2i$, donc $a = 0$ et $b = 2$.
$|z| = \sqrt{0^{2} + 2^{2}} = \sqrt{4} = 2$.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
On a négligé la partie imaginaire. Pour $z = 2i$, on a $b = 2$ qui n'est pas nul ; il intervient sous la racine au carré.[/reponse]
[reponse motif="$2i$"]Non.
Un module est un nombre réel positif : il ne contient jamais de $i$. On donne juste la valeur du coefficient, sans le facteur $i$.[/reponse]
[reponse motif="$\sqrt{2}$"]Non.
Vérifier le calcul de la racine : $\sqrt{0 + 2^{2}} = \sqrt{4}$, pas $\sqrt{2}$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour un imaginaire pur $z = ib$, le module se réduit à $|z| = |b|$. Ici $|2i| = 2$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]
[etape]
Pour tout nombre complexe $z$, le produit $z \times \overline{z}$ est égal à :
[qcm]
[option]$z^{2}$[/option]
[option correct="true"]$|z|^{2}$[/option]
[option]$|z|$[/option]
[option]$\overline{z}^{\,2}$[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Avec $z = a + ib$ : $z \times \overline{z} = (a + ib)(a - ib) = a^{2} - (ib)^{2} = a^{2} + b^{2} = |z|^{2}$.
C'est l'identité fondamentale qui relie produit et module.[/reponse]
[reponse motif="$z^{2}$"]Non.
$z^{2}$ et $z \overline{z}$ sont en général très différents. Par exemple pour $z = i$ : $z^{2} = -1$ alors que $z \overline{z} = i \times (-i) = 1$.[/reponse]
[reponse motif="$|z|$"]Non.
Le produit $z \overline{z}$ donne $a^{2} + b^{2}$, ce qui est le carré du module et non le module lui-même. Penser à l'exposant.[/reponse]
[reponse motif="$\overline{z}^{\,2}$"]Non.
$\overline{z}^{\,2}$ est le carré du conjugué, alors que $z \overline{z}$ multiplie $z$ par son conjugué. Le résultat est un réel positif, ce qui n'est pas le cas de $\overline{z}^{\,2}$ en général.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Développer le produit $(a + ib)(a - ib)$ avec l'identité remarquable et utiliser $i^{2} = -1$. On obtient $a^{2} + b^{2} = |z|^{2}$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]
[etape]
Soit $z$ un complexe non nul. L'inverse $\dfrac{1}{z}$ s'écrit aussi :
[qcm]
[option]$\dfrac{1}{\overline{z}}$[/option]
[option correct="true"]$\dfrac{\overline{z}}{|z|^{2}}$[/option]
[option]$\dfrac{\overline{z}}{|z|}$[/option]
[option]$\overline{z}$[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
On multiplie numérateur et dénominateur par le conjugué :
$\dfrac{1}{z} = \dfrac{\overline{z}}{z \overline{z}} = \dfrac{\overline{z}}{|z|^{2}}$.
Cette formule donne directement la forme algébrique de $\dfrac{1}{z}$.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{1}{\overline{z}}$"]Non.
$\dfrac{1}{\overline{z}}$ n'est pas égal à $\dfrac{1}{z}$ (sauf si $z$ est réel). Le passage au conjugué change l'expression.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{\overline{z}}{|z|}$"]Non.
Au dénominateur, il faut bien le carré du module (qui correspond à $z \overline{z}$), et non le module lui-même.[/reponse]
[reponse motif="$\overline{z}$"]Non.
$\overline{z}$ n'est l'inverse de $z$ que dans le cas particulier où $|z| = 1$. En général, il faut diviser par $|z|^{2}$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
La technique : multiplier $\dfrac{1}{z}$ par $\dfrac{\overline{z}}{\overline{z}}$ pour rendre le dénominateur réel. Au dénominateur apparaît alors $z \overline{z} = |z|^{2}$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]
[etape]
Soit $z = 1 + i$. Le module de $z^{2}$ vaut :
[qcm]
[option]$\sqrt{2}$[/option]
[option correct="true"]$2$[/option]
[option]$4$[/option]
[option]$2i$[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
On utilise la propriété $|z^{n}| = |z|^{n}$ : $|z| = \sqrt{1 + 1} = \sqrt{2}$, donc $|z^{2}| = (\sqrt{2})^{2} = 2$.
On peut aussi calculer directement : $z^{2} = (1+i)^{2} = 2i$, donc $|z^{2}| = 2$.[/reponse]
[reponse motif="$\sqrt{2}$"]Non.
$\sqrt{2}$ est la valeur de $|z|$, pas de $|z^{2}|$. Or $|z^{2}| = |z|^{2}$ : il faut élever au carré.[/reponse]
[reponse motif="$4$"]Non.
On a appliqué deux fois l'élévation au carré. La propriété est $|z^{2}| = |z|^{2}$ et non $|z^{2}| = |z|^{4}$.[/reponse]
[reponse motif="$2i$"]Non.
$2i$ est la valeur de $z^{2}$ (et non de son module). Le module est un réel positif.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour la puissance d'un complexe : $|z^{n}| = |z|^{n}$. Calculer d'abord $|z|$, puis élever à la puissance demandée.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]
Suites et complexes – Bac S Antilles Guyane 2013
Candidats n'ayant pas suivi l'enseignement de spécialité On considère la suite $ \left(z_{n}\right) $ à termes complexes définie par : $ z_{0}=1+i $ et, pour tout entier naturel $ n $, par
$ z_{n+1}= \dfrac{z_{n}+|z_{n}|}{3}. $
Pour tout entier naturel $ n $, on pose : $ z_{n}=a_{n}+ib_{n} $, où $ a_{n} $ est la partie réelle de $ z_{n} $ et $ b_{n} $ est la partie imaginaire de $ z_{n} $.
Le but de cet exercice est d'étudier la convergence des suites $ \left(a_{n}\right) $ et $ \left(b_{n}\right) $.
Partie A
- Donner $ a_{0} $ et $ b_{0} $.
- Calculer $ z_{1} $, puis en déduire que $ a_{1}=\dfrac{1 +\sqrt{2}}{3} $ et $ b_{1}=\dfrac{1}{3} $.
On considère l'algorithme suivant :
| Variables : |
A et B des nombres réels |
| |
K et N des nombres entiers |
| Initialisation : |
Affecter à A la valeur 1 |
| |
Affecter à B la valeur 1 |
| Traitement : |
Entrer la valeur de N |
| |
Pour K variant de 1 à N |
| |
$ \quad $Affecter à A la valeur $ \dfrac{A +\sqrt{A^{2}+B^{2}}}{3} $ |
| |
$ \quad $Affecter à B la valeur $ \dfrac{B}{3} $. |
| |
Fin Pour |
| |
Afficher A |
On exécute cet algorithme en saisissant $ N=2 $. Recopier et compléter le tableau ci-dessous contenant l'état des variables au cours de l'exécution de l'algorithme (on arrondira les valeurs calculées à $ 10^{ - 4} $ près).
- Pour un nombre N donné, à quoi correspond la valeur affichée par l'algorithme par rapport à la situation étudiée dans cet exercice
Partie B
Pour tout entier naturel $ n $, exprimer $ z_{n+1} $ en fonction de $ a_{n} $ et $ b_{n} $.
En déduire l'expression de $ a_{n+1} $ en fonction de $ a_{n} $ et $ b_{n} $, et l'expression de $ b_{n+1} $ en fonction de $ b_{n} $.
- Quelle est la nature de la suite $ \left(b_{n}\right) $ ? En déduire l'expression de $ b_{n} $ en fonction de $ n $, et déterminer la limite de la suite $ \left(b_{n}\right) $.
On rappelle que pour tous nombres complexes $ z $ et $ z^{\prime} $ :
$ |z+z^{\prime}|\leqslant |z|+|z^{\prime}| $
(inégalité triangulaire).
Montrer que pour tout entier naturel $ n $,
$ |z_{n +1}|\leqslant \dfrac{2|z_{n}|}{3}. $
Pour tout entier naturel $ n $, on pose $ u_{n}=|z_{n}| $.
Montrer par récurrence que pour tout entier naturel $ n $,
$ u_{n}\leqslant \left(\dfrac{2}{3}\right)^{n} \sqrt{2}. $
En déduire que la suite $ \left(u_{n}\right) $ converge vers une limite que l'on déterminera.
Montrer que, pour tout entier naturel $ n $, $ |a_{n}| \leqslant u_{n} $.
En déduire que la suite $ \left(a_{n}\right) $ converge vers une limite que l'on déterminera
Partie A
Comme $ z_{0}=1+i $, on a :
$ a_{0}=1 \quad \text{et} \quad b_{0}=1 $
Calculons $ z_{1} $ :
$ z_{1} = \dfrac{z_{0}+|z_{0}|}{3} = \dfrac{1+i+\sqrt{1^2+1^2}}{3} = \dfrac{1+i+\sqrt{2}}{3} = \dfrac{1+\sqrt{2}}{3} + i\dfrac{1}{3} $
On en déduit par identification des parties réelle et imaginaire :
$ a_{1}=\dfrac{1 +\sqrt{2}}{3} \quad \text{et} \quad b_{1}=\dfrac{1}{3} $
Voici le tableau complété :
| K |
A |
B |
| 1 |
0{,}8047 |
0{,}3333 |
| 2 |
0{,}5586 |
0{,}1111 |
- La valeur affichée par l'algorithme pour un nombre $ N $ donné correspond à la valeur de $ a_{N} $, la partie réelle du terme $ z_{N} $.
Partie B
Pour tout entier naturel $ n $ :
$ z_{n+1} = \dfrac{a_n + i b_n + \sqrt{a_n^2 + b_n^2}}{3} = \dfrac{a_n + \sqrt{a_n^2 + b_n^2}}{3} + i \dfrac{b_n}{3} $
On en déduit :
$ a_{n+1} = \dfrac{a_{n} + \sqrt{a_{n}^{2}+b_{n}^{2}}}{3} \quad \text{et} \quad b_{n+1} = \dfrac{b_{n}}{3} $
On a $ b_{n+1} = \dfrac{1}{3} b_{n} $.
La suite $ \left(b_{n}\right) $ est donc une suite géométrique de raison $ q = \dfrac{1}{3} $ et de premier terme $ b_{0} = 1 $.
L'expression de $ b_{n} $ en fonction de $ n $ est :
$ b_{n} = b_{0} \times q^{n} = \left(\dfrac{1}{3}\right)^{n} $
Comme $ -1 < \dfrac{1}{3} < 1 $, on a :
$ \lim\limits_{n \to +\infty} \left(\dfrac{1}{3}\right)^{n} = 0 $
D'où $ \lim\limits_{n \to +\infty} b_{n} = 0 $.
Pour tout entier naturel $ n $ :
$ |z_{n +1}| = \left| \dfrac{z_{n}+|z_{n}|}{3} \right| = \dfrac{1}{3} |z_{n}+|z_{n}|| $
D'après l'inégalité triangulaire $ |z+z^{\prime}|\leqslant |z|+|z^{\prime}| $, en posant $ z = z_n $ et $ z' = |z_n| $ :
$ |z_n + |z_n|| \leqslant |z_n| + ||z_n|| = 2|z_n| $
Donc :
$ |z_{n +1}|\leqslant \dfrac{2}{3}|z_{n}| $
Soit $ \mathcal{P}_n $ la propriété : $ u_{n}\leqslant \left(\dfrac{2}{3}\right)^{n} \sqrt{2} $.
Initialisation : Pour $ n=0 $, $ u_0 = |z_0| = \sqrt{2} $.
$ (2/3)^0 \sqrt{2} = \sqrt{2} $, donc $ u_0 \leqslant \sqrt{2} $. $ \mathcal{P}_0 $ est vraie.
Hérédité : Supposons $ \mathcal{P}_n $ vraie pour un certain entier $ n \geqslant 0 $.
On a $ u_{n+1} = |z_{n+1}| \leqslant \dfrac{2}{3} |z_n| = \dfrac{2}{3} u_n $.
Par hypothèse de récurrence : $ u_n \leqslant (2/3)^n \sqrt{2} $.
Donc $ u_{n+1} \leqslant \dfrac{2}{3} \times (2/3)^n \sqrt{2} = (2/3)^{n+1} \sqrt{2} $.
L'hérédité est démontrée.
Conclusion : Par le principe de récurrence, $ u_{n}\leqslant \left(\dfrac{2}{3}\right)^{n} \sqrt{2} $ pour tout entier naturel $ n $.
Comme $ 0 < \dfrac{2}{3} < 1 $, $ \lim\limits_{n \to +\infty} \left(\dfrac{2}{3}\right)^{n} = 0 $.
D'après le théorème des gendarmes (car $ u_n = |z_n| \geqslant 0 $) :
$ \lim\limits_{n \to +\infty} u_{n} = 0 $
Pour tout complexe $ z = x+iy $, $ |x| = \sqrt{x^2} \leqslant \sqrt{x^2+y^2} = |z| $.
Ici, $ a_n $ est la partie réelle de $ z_n $, donc :
$ |a_{n}| \leqslant |z_n| = u_{n} $
Comme $ \lim\limits_{n \to +\infty} u_n = 0 $, d'après le théorème des gendarmes :
$ \lim\limits_{n \to +\infty} |a_n| = 0 \quad \text{donc} \quad \lim\limits_{n \to +\infty} a_n = 0 $