Vrai/Faux : Suites arithmétiques et géométriques

[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur les suites arithmétiques et géométriques, indiquez si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]

[etape]
Soit $(u_n)$ une suite définie sur $\mathbb{N}$.

Affirmation : Si pour tout $n \in \mathbb{N}$, $u_{n+1} = u_n + 4$, alors $(u_n)$ est une suite arithmétique de raison $4$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Correct !
La relation $u_{n+1} - u_n = 4$ pour tout $n$ caractérise une suite arithmétique de raison $4$ : on ajoute la même quantité d'un terme au suivant.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : une suite arithmétique de raison $r$ vérifie $u_{n+1} = u_n + r$ pour tout $n$. Ici, $r = 4$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Si $u_{n+1} - u_n = 4$ pour tout $n$, alors $(u_n)$ est arithmétique de raison $4$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ la suite définie par $u_0 = 3$ et pour tout $n \in \mathbb{N}$, $u_{n+1} = 2u_n + 1$.

Affirmation : La suite $(u_n)$ est géométrique de raison $2$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Une suite est géométrique si $u_{n+1} = q \times u_n$ avec $q$ constant. Ici, le terme $+1$ ajouté empêche ce rapport constant.
$\dfrac{u_1}{u_0} = \dfrac{7}{3}$ et $\dfrac{u_2}{u_1} = \dfrac{15}{7}$ : les rapports diffèrent.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Attention au $+1$ : il n'apparaît dans aucune relation géométrique. Une suite arithmético-géométrique n'est ni arithmétique ni géométrique.
$u_1 = 7$, $u_2 = 15$ ; les rapports successifs $\dfrac{7}{3}$ et $\dfrac{15}{7}$ ne sont pas égaux.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. À cause du $+1$, la suite n'est pas géométrique : elle est arithmético-géométrique.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ une suite géométrique de premier terme $u_0 = 5$ et de raison $q = 2$.

Affirmation : Pour tout $n \in \mathbb{N}$, $u_n = 5 \times 2^n$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
La formule du terme général d'une suite géométrique de premier terme $u_0$ et de raison $q$ est $u_n = u_0 \times q^n$.
Ici, $u_n = 5 \times 2^n$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : pour une suite géométrique partant de $u_0$, le terme général est $u_n = u_0 \times q^n$ (l'exposant correspond au nombre de multiplications par $q$ depuis $u_0$).
$u_n = 5 \times 2^n$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Pour une suite géométrique partant de $u_0$, $u_n = u_0 \times q^n = 5 \times 2^n$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ une suite arithmétique de premier terme $u_1 = 3$ et de raison $r = 2$.

Affirmation : Pour tout $n \geqslant 1$, $u_n = 3 + 2n$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
La formule générale est $u_n = u_1 + (n - 1) \times r$ quand on part du rang $1$. Ici :
$u_n = 3 + 2(n - 1) = 2n + 1$.
La formule $3 + 2n$ donnerait $u_1 = 5$, ce qui contredit la donnée.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il ne faut pas confondre le rang de départ : si on part de $u_1$, la formule devient $u_n = u_1 + (n-1) r$, pas $u_1 + nr$.
$u_n = 3 + 2(n-1) = 2n + 1$. Vérification : $u_1 = 3$ avec cette formule, $u_1 = 5$ avec celle proposée.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Comme la suite démarre à $u_1$, la formule correcte est $u_n = u_1 + (n-1) r = 2n + 1$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ une suite géométrique de raison $q = -2$ et de premier terme $u_0 = 1$.

Affirmation : La suite $(u_n)$ est croissante.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
Avec $q = -2$, les termes alternent de signe : $u_0 = 1$, $u_1 = -2$, $u_2 = 4$, $u_3 = -8$…
La suite n'est ni croissante, ni décroissante.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Attention au signe de la raison : pour une raison négative, les termes oscillent de signe et la suite n'est pas monotone.
Calcul : $u_0 = 1$, $u_1 = -2$, $u_2 = 4$, $u_3 = -8$. Aucune monotonie.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Une suite géométrique de raison négative oscille en signe : elle n'est jamais monotone.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ une suite arithmétique de premier terme $u_0 = 2$ et de raison $r = 3$.

Affirmation : La somme $S = u_0 + u_1 + u_2 + \dots + u_{10}$ vaut $S = 187$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
Il y a $11$ termes (de $u_0$ à $u_{10}$), $u_{10} = 2 + 10 \times 3 = 32$.
$S = 11 \times \dfrac{u_0 + u_{10}}{2} = 11 \times \dfrac{2 + 32}{2} = 11 \times 17 = 187$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : la somme des termes d'une suite arithmétique vaut (nombre de termes) $\times$ (premier $+$ dernier) $/ 2$.
Ici : $11$ termes, $u_{10} = 32$, somme $= 11 \times \dfrac{2 + 32}{2} = 187$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. La somme des $11$ premiers termes vaut $11 \times \dfrac{u_0 + u_{10}}{2} = 187$.
[/solution]
[/etape]

QCM : Suites arithmétiques et géométriques

[enonce]
Ce QCM porte sur les suites arithmétiques et géométriques : raison, calcul de termes, somme des termes et modélisation. Choisir la bonne réponse parmi les 4 propositions.
[/enonce]

[etape]
Soit $(u_n)$ arithmétique de raison $r = 3$ et de premier terme $u_0 = 5$. Combien vaut $u_{20}$ ?
[qcm]
[option]$60$[/option]
[option correct="true"]$65$[/option]
[option]$63$[/option]
[option]$68$[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
On utilise la formule explicite $u_n = u_0 + n \times r$ avec $n = 20$ :
$u_{20} = 5 + 20 \times 3 = 5 + 60 = 65$.[/reponse]
[reponse motif="$60$"]Non.
On a calculé $20 \times 3 = 60$ mais oublié d'ajouter le premier terme $u_0 = 5$. La formule complète est $u_n = u_0 + n \times r$.[/reponse]
[reponse motif="$63$"]Non.
On a fait $19 \times 3 + 5 + ... = 62$, ou un calcul similaire avec $19$ pas. Pour passer de $u_0$ à $u_{20}$, il y a bien $20$ pas (et non $19$).[/reponse]
[reponse motif="$68$"]Non.
On a appliqué la raison $21$ fois ($21 \times 3 + 5 = 68$). Pour aller de $u_0$ à $u_{20}$, on effectue $20$ pas, pas $21$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour une suite arithmétique : $u_n = u_0 + n \times r$. Bien identifier $u_0$ comme point de départ et $n$ comme nombre de pas.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $(v_n)$ géométrique de raison $q = 2$ et de premier terme $v_0 = 3$. Combien vaut $v_{10}$ ?
[qcm]
[option]$60$[/option]
[option]$1024$[/option]
[option correct="true"]$3072$[/option]
[option]$6144$[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
On utilise $v_n = v_0 \times q^n$ avec $v_0 = 3$, $q = 2$, $n = 10$ :
$v_{10} = 3 \times 2^{10} = 3 \times 1024 = 3072$.[/reponse]
[reponse motif="$60$"]Non.
Cela correspond au calcul $3 + 10 \times 2 \times \dots$ ou $3 \times 2 \times 10$. La suite est géométrique : il faut multiplier par $q^n$ (puissance), pas par $n \times q$.[/reponse]
[reponse motif="$1024$"]Non.
$1024 = 2^{10}$ correspond à $q^n$ seul. On a oublié de multiplier par le premier terme $v_0 = 3$.[/reponse]
[reponse motif="$6144$"]Non.
$6144 = 3 \times 2^{11}$ : on a appliqué $q$ une fois de trop. Pour $v_{10}$ partant de $v_0$, l'exposant est exactement $10$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour une suite géométrique : $v_n = v_0 \times q^n$. L'indice $n$ apparaît en exposant de $q$, et il ne faut pas oublier le premier terme.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
La somme $S = 1 + 2 + 4 + 8 + \dots + 2^{10}$ vaut :
[qcm]
[option]$1024$[/option]
[option]$2048$[/option]
[option correct="true"]$2047$[/option]
[option]$4095$[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Il s'agit de la somme des termes de la suite géométrique de raison $q = 2$, allant de $2^0 = 1$ jusqu'à $2^{10}$, soit $11$ termes.
$S = \dfrac{1 - q^{11}}{1 - q} = \dfrac{1 - 2^{11}}{1 - 2} = \dfrac{1 - 2048}{-1} = 2047$.[/reponse]
[reponse motif="$1024$"]Non.
$1024 = 2^{10}$ est le dernier terme de la somme, pas la somme elle-même. La somme contient $11$ termes, dont $1024$ est seulement le plus grand.[/reponse]
[reponse motif="$2048$"]Non.
$2048 = 2^{11}$ correspond à $1 - 2^{11}$ au signe près, mais on a oublié le « $-1$ » dans la formule. Reprendre $\dfrac{1 - 2^{11}}{1 - 2}$.[/reponse]
[reponse motif="$4095$"]Non.
$4095 = 2^{12} - 1$ : on a confondu l'exposant $11$ avec $12$. La somme allant de $2^0$ à $2^{10}$ contient $11$ termes (et non $12$).[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Compter le nombre de termes (de $2^0$ à $2^{10}$, il y en a $11$) puis appliquer la formule $\dfrac{1 - q^{n+1}}{1 - q}$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Une suite arithmétique $(u_n)$ vérifie $u_0 = 7$ et $u_5 = 22$. Sa raison vaut :
[qcm]
[option]$5$[/option]
[option]$2{,}5$[/option]
[option]$15$[/option]
[option correct="true"]$3$[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
On utilise $u_5 = u_0 + 5r$, soit $22 = 7 + 5r$, donc $5r = 15$ et $r = 3$.[/reponse]
[reponse motif="$5$"]Non.
$5$ est le nombre de pas entre $u_0$ et $u_5$, pas la raison. Il faut résoudre $22 = 7 + 5r$ pour trouver $r$.[/reponse]
[reponse motif="$2{,}5$"]Non.
$2{,}5 = \dfrac{15}{6}$ correspond à un comptage de $6$ pas au lieu de $5$. Pour passer de $u_0$ à $u_5$, on effectue exactement $5$ pas (l'écart entre les indices).[/reponse]
[reponse motif="$15$"]Non.
$15 = 22 - 7$ est l'augmentation totale entre $u_0$ et $u_5$, mais répartie sur $5$ pas. Il faut encore diviser par $5$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Utiliser $u_n = u_0 + n \times r$ entre $u_0$ et $u_5$, isoler $r$ et diviser par le nombre de pas.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Une suite géométrique $(u_n)$ de raison $q$ strictement positive vérifie $u_2 = 12$ et $u_5 = 96$. Combien vaut $q$ ?
[qcm]
[option correct="true"]$2$[/option]
[option]$8$[/option]
[option]$4$[/option]
[option]$\sqrt{8}$[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
On utilise $u_5 = u_2 \times q^{5-2} = u_2 \times q^3$, soit $96 = 12 \times q^3$. Donc $q^3 = \dfrac{96}{12} = 8$, et puisque $q > 0$, $q = \sqrt[3]{8} = 2$.[/reponse]
[reponse motif="$8$"]Non.
$8 = \dfrac{96}{12}$ est la valeur de $q^3$, pas celle de $q$. Il reste à prendre la racine cubique.[/reponse]
[reponse motif="$4$"]Non.
On a pris une racine carrée au lieu d'une racine cubique. Or l'exposant est $5 - 2 = 3$, donc il faut résoudre $q^3 = 8$ et non $q^2 = 16$.[/reponse]
[reponse motif="$\sqrt{8}$"]Non.
$\sqrt{8}$ est la racine carrée de $8$, ce qui correspondrait à $q^2 = 8$. L'exposant est ici $3$, il faut prendre la racine cubique de $8$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Utiliser $u_n = u_k \times q^{n - k}$ entre $u_2$ et $u_5$, isoler $q^3$, puis prendre la racine cubique.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Un capital initial est placé sur un compte rémunéré à $3 \%$ par an (intérêts composés). La suite $(C_n)$ des capitaux successifs vérifie :
[qcm]
[option]$C_{n+1} = C_n + 3$[/option]
[option]$C_{n+1} = C_n + 0{,}03$[/option]
[option]$C_{n+1} = 3 \times C_n$[/option]
[option correct="true"]$C_{n+1} = 1{,}03 \times C_n$[/option]
[reponse statut="correct"]Correct !
Augmenter de $3 \%$ revient à multiplier par $1 + \dfrac{3}{100} = 1{,}03$. La relation est donc $C_{n+1} = 1{,}03 \times C_n$ : la suite est géométrique de raison $1{,}03$.[/reponse]
[reponse motif="$C_{n+1} = C_n + 3$"]Non.
Une augmentation en pourcentage correspond à une multiplication, pas à l'ajout d'une constante. De plus, ajouter $3$ ne tiendrait pas compte du capital initial.[/reponse]
[reponse motif="$C_{n+1} = C_n + 0{,}03$"]Non.
Le coefficient $0{,}03$ correspond au taux décimal, mais on l'utilise comme multiplicateur ($\times 0{,}03$ ou $\times 1{,}03$), pas comme addition. Et $0{,}03$ ajouté à un capital n'aurait aucun sens.[/reponse]
[reponse motif="$C_{n+1} = 3 \times C_n$"]Non.
Multiplier par $3$ correspondrait à un taux de $200 \%$. Pour $3 \%$, le coefficient multiplicateur vaut $1 + \dfrac{3}{100} = 1{,}03$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Une augmentation à taux constant se modélise par une suite géométrique. Le coefficient multiplicateur d'une augmentation de $t \%$ est $1 + \dfrac{t}{100}$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

Fiche de révision BAC : les suites

  1. Comment peut-on montrer qu'une suite est croissante ? décroissante ? constante ?
  2. Qu'est-ce qu'une suite majorée ? minorée ? bornée ?
  3. Quelles méthodes peut-on utiliser pour montrer qu'une suite est convergente ?
  4. Comment montre-t-on qu'une suite est arithmétique ?
  5. Pour une suite arithmétique de raison $ r $, quelle formule permet de calculer $ u_n $ en fonction de $ u_0 $ ? en fonction de $ u_p $ $ (p \in \mathbb{N}) $ ?
  6. Que vaut la somme $ 1+2+3+\cdots+n $ ?
  7. Comment montre-t-on qu'une suite est géométrique ?
  8. Pour une suite géométrique de raison $ q $, quelle formule permet de calculer $ u_n $ en fonction de $ u_0 $ ? en fonction de $ u_p $ $ (p \in \mathbb{N}) $ ?
  9. Que vaut la somme $ 1+q+q^2+\cdots+q^n $ ?
  10. Quelle est (en fonction de $ q $) la limite de $ q^n $ ?
  11. Écrire un algorithme affichant les $ n $ premiers termes d'une suite.
  12. Quelles sont les étapes d'une démonstration par récurrence ?

Corrigé

Réponses

  1. Comment peut-on montrer qu'une suite est croissante ? décroissante ? constante ?

    Voici trois des principales méthodes.

    1. Calcul de $ u_{n+1} - u_n $.

      Si cette différence est positive pour tout entier naturel $ n $, la suite $ (u_n) $ est croissante.

      Si cette différence est négative pour tout entier naturel $ n $, la suite $ (u_n) $ est décroissante.

      Enfin, si cette différence est nulle pour tout entier naturel $ n $, la suite $ (u_n) $ est constante.

    2. Par récurrence.

      Dans ce cas, c'est la comparaison des deux premiers termes (par exemple $ u_0 $ et $ u_1 $) qui indique si la suite est croissante ou décroissante.

    3. Si la suite $ (u_n) $ est définie de façon explicite par une formule du type $ u_n=f(n) $, on peut étudier les variations de $ f $ sur $ [0~;~+\infty[ $ (calcul de la dérivée $ f^{\prime} $, etc.).
  2. Qu'est-ce qu'une suite majorée ? minorée ? bornée ?

    Une suite $ (u_n) $ est majorée s'il existe un réel $ M $ tel que pour tout entier naturel $ n $, $ u_n \leqslant M $.

    Une suite $ (u_n) $ est minorée s'il existe un réel $ m $ tel que pour tout entier naturel $ n $, $ u_n \geqslant m $.

    Une suite est bornée si elle est à la fois majorée et minorée.

  3. Quelles méthodes peut-on utiliser pour montrer qu'une suite est convergente ?

    Voici trois méthodes. La plus utilisée dans les sujets du bac est la première.

    1. Suite croissante majorée ou décroissante minorée. Si une suite est croissante et majorée, alors elle est convergente. De même, une suite décroissante et minorée est convergente.
    2. Théorème des gendarmes (voir cours).
    3. Si la suite $ (u_n) $ est définie de façon explicite, on peut calculer la limite en utilisant les règles de calcul des limites (similaires à celles utilisées pour les fonctions).

      Dans ce cas, il faut aussi garder à l'esprit la formule donnant la limite de $ q^n $ (voir ci-dessous).

  4. Comment montre-t-on qu'une suite est arithmétique ?

    Pour montrer que la suite $ (u_n) $ est arithmétique, on calcule $ u_{n+1} - u_n $ et on montre que le résultat est constant (indépendant de $ n $). Ce résultat est la raison de la suite arithmétique.

  5. Pour une suite arithmétique de raison $ r $, quelle formule permet de calculer $ u_n $ en fonction de $ u_0 $ ? en fonction de $ u_p $ $ (p \in \mathbb{N}) $ ?

    Pour une suite arithmétique, en fonction de $ u_0 $ : $ u_n=u_0+nr $

    En fonction de $ u_p $ : $ u_n=u_p+(n-p)r $

  6. Que vaut la somme $ 1+2+3+\cdots+n $ ?

    $ 1+2+3+\cdots+n=\dfrac{n(n+1)}{2} $

  7. Comment montre-t-on qu'une suite $ (u_n) $ est géométrique ?

    On montre qu'il existe un réel $ q $, indépendant de $ n $, tel que pour tout entier naturel $ n $ : $ u_{n+1}=q\,u_n $.

    On peut également montrer que le rapport $ \dfrac{u_{n+1}}{u_n} $ est constant, si on sait que la suite $ (u_n) $ ne s'annule pas.

  8. Pour une suite géométrique de raison $ q $, quelle formule permet de calculer $ u_n $ en fonction de $ u_0 $ ? en fonction de $ u_p $ $ (p \in \mathbb{N}) $ ?

    En fonction de $ u_0 $ : $ u_n=u_0\,q^n $

    En fonction de $ u_p $ : $ u_n=u_p\,q^{n-p} $

  9. Que vaut la somme $ 1+q+q^2+\cdots+q^n $ ?

    Pour tout réel $ q \neq 1 $ :

    $ 1+q+q^2+\cdots+q^n =\dfrac{1 - q^{n+1}}{1 - q} $

  10. Quelle est (en fonction de $ q $) la limite de $ q^n $ ?

    • si $ q>1 $ : $ \lim\limits_{n \to +\infty }q^n=+\infty $ ; la suite est divergente ;
    • si $ -1<q<1 $ : $ \lim\limits_{n \to +\infty }q^n=0 $ ; la suite converge vers $ 0 $ ;
    • si $ q \leqslant -1 $ : la suite est divergente (elle n'a pas de limite) ;
    • si $ q=1 $ : la suite est constante égale à $ 1 $.
  11. Écrire un algorithme affichant les $ n $ premiers termes d'une suite.

    Voir la fiche Algorithme de calcul des premiers termes d'une suite.

  12. Quelles sont les étapes d'une démonstration par récurrence ?

    • Initialisation : on montre que la propriété est vraie au premier rang (par exemple au rang $ 0 $).
    • Hérédité : on montre que si la propriété est vraie à un certain rang $ n $, alors elle est vraie au rang $ n+1 $.
    • Conclusion : on en déduit que la propriété est vraie pour tout entier naturel $ n $ (ou pour tout entier $ n \geqslant n_0 $ si l'initialisation a été faite au rang $ n_0 $).

Suites – Bac S Polynésie 2014

On considère la suite $(u_n)$ définie par $u_0 = 0$ et, pour tout entier naturel $n$,

$u_{n+1} = u_n + 2n + 2$
  1. Calculer $u_1$ et $u_2$.
  2. Deux algorithmes sont proposés ci-dessous.

    Algorithme 1 :

    Variables : $n$ est un entier naturel
      $u$ est un réel
    Entrée : Saisir la valeur de $n$
    Traitement : $u$ prend la valeur $0$
      Pour $i$ allant de $1$ à $n$ :
      $\quad u$ prend la valeur $u + 2i + 2$
      Fin Pour
    Sortie : Afficher $u$

    Algorithme 2 :

    Variables : $n$ est un entier naturel
      $u$ est un réel
    Entrée : Saisir la valeur de $n$
    Traitement : $u$ prend la valeur $0$
      Pour $i$ allant de $0$ à $n - 1$ :
      $\quad u$ prend la valeur $u + 2i + 2$
      Fin Pour
    Sortie : Afficher $u$

    De ces deux algorithmes, lequel permet d'afficher en sortie la valeur de $u_n$, la valeur de l'entier naturel $n$ étant entrée par l'utilisateur ?

  3. À l'aide de l'algorithme, on a obtenu le tableau et le nuage de points ci-dessous où $n$ figure en abscisse et $u_n$ en ordonnée.

    $n$ 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
    $u_n$ 0 2 6 12 20 30 42 56 72 90 110 132 156

    Nuage de points représentant la suite (u_n)

    1. Quelle conjecture peut-on faire quant au sens de variation de la suite $(u_n)$ ? Démontrer cette conjecture.
    2. La forme parabolique du nuage de points amène à conjecturer l'existence de trois réels $a$, $b$ et $c$ tels que, pour tout entier naturel $n$, $u_n = an^2 + bn + c$. Dans le cadre de cette conjecture, trouver les valeurs de $a$, $b$ et $c$ à l'aide des informations fournies.
  4. On définit, pour tout entier naturel $n$, la suite $(v_n)$ par $v_n = u_{n+1} - u_n$.

    1. Exprimer $v_n$ en fonction de l'entier naturel $n$. Quelle est la nature de la suite $(v_n)$ ?
    2. On définit, pour tout entier naturel $n$, $S_n = \sum\limits_{k=0}^{n} v_k = v_0 + v_1 + \dots + v_n$. Démontrer que, pour tout entier naturel $n$, $S_n = (n+1)(n+2)$.
    3. Démontrer que, pour tout entier naturel $n$, $S_n = u_{n+1} - u_0$, puis exprimer $u_n$ en fonction de $n$.

Corrigé

On traite les questions dans l'ordre.

  1. On utilise la relation $u_{n+1} = u_n + 2n + 2$ avec $u_0 = 0$.
    $u_1 = u_0 + 2 \times 0 + 2 = 2$
    $u_2 = u_1 + 2 \times 1 + 2 = 2 + 4 = 6$
  2. L'algorithme qui affiche $u_n$ est l'algorithme 2.
    En effet, la relation de récurrence $u_{n+1} = u_n + 2n + 2$ doit être appliquée avec les valeurs $i = 0, 1, \dots, n - 1$ pour obtenir $u_n$ à partir de $u_0$. C'est exactement ce que fait la boucle « Pour $i$ allant de $0$ à $n - 1$ » de l'algorithme 2.
    L'algorithme 1 boucle avec $i = 1, 2, \dots, n$ et affiche donc $u_{n+1}$ au lieu de $u_n$.
    1. D'après le tableau et le nuage de points, on conjecture que la suite $(u_n)$ est strictement croissante.
      Démonstration : pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1} - u_n = 2n + 2$. Comme $n \geqslant 0$, $2n + 2 \geqslant 2 > 0$, donc $u_{n+1} - u_n > 0$. La suite $(u_n)$ est donc strictement croissante.
    2. Si $u_n = an^2 + bn + c$ pour tout $n$, alors :
    3. pour $n = 0$ : $u_0 = c$, donc $c = 0$ ;
    4. pour $n = 1$ : $u_1 = a + b + c = a + b = 2$ ;
    5. pour $n = 2$ : $u_2 = 4a + 2b + c = 4a + 2b = 6$, soit $2a + b = 3$.
      On résout le système :

      $\begin{cases} a + b = 2 \\ 2a + b = 3 \end{cases}$

      Par soustraction, $a = 1$, puis $b = 1$. On conjecture donc $u_n = n^2 + n = n(n+1)$.

    1. Pour tout entier naturel $n$, $v_n = u_{n+1} - u_n = 2n + 2$.
      $v_n$ est de la forme $an + b$ ; c'est le terme général d'une suite arithmétique de premier terme $v_0 = 2$ et de raison $r = 2$.
    2. $S_n$ est la somme des $n + 1$ premiers termes d'une suite arithmétique.
      $S_n = (n + 1) \times \dfrac{v_0 + v_n}{2} = (n + 1) \times \dfrac{2 + 2n + 2}{2} = (n + 1) \times \dfrac{2n + 4}{2} = (n + 1)(n + 2)$
    3. Par télescopage :
      $S_n = (u_1 - u_0) + (u_2 - u_1) + \dots + (u_{n+1} - u_n) = u_{n+1} - u_0$
      Comme $u_0 = 0$, $u_{n+1} = S_n = (n + 1)(n + 2)$.
      Pour tout entier naturel $n \geqslant 1$, $u_n = S_{n-1} = n(n + 1)$ ; cette formule reste valable pour $n = 0$ puisque $0 \times 1 = 0 = u_0$.
      Ainsi, pour tout $n \in \mathbb{N}$, $u_n = n(n + 1) = n^2 + n$.

Algorithmes – Bac S Amérique du Nord 2014

Un volume constant de $2\,200 \text{ m}^3$ d'eau est réparti entre deux bassins $A$ et $B$.
Le bassin $A$ refroidit une machine. Pour des raisons d'équilibre thermique, on crée un courant d'eau entre les deux bassins à l'aide de pompes.

On modélise les échanges entre les deux bassins de la façon suivante :

  • au départ, le bassin $A$ contient $800 \text{ m}^3$ d'eau et le bassin $B$ contient $1\,400 \text{ m}^3$ d'eau ;
  • tous les jours, $15~\%$ du volume d'eau présent dans le bassin $B$ au début de la journée est transféré vers le bassin $A$ ;
  • tous les jours, $10~\%$ du volume d'eau présent dans le bassin $A$ au début de la journée est transféré vers le bassin $B$.

Pour tout entier naturel $n$, on note :

  • $a_n$ le volume d'eau, exprimé en $\text{m}^3$, contenu dans le bassin $A$ à la fin du $n$-ième jour de fonctionnement ;
  • $b_n$ le volume d'eau, exprimé en $\text{m}^3$, contenu dans le bassin $B$ à la fin du $n$-ième jour de fonctionnement.

On a donc $a_0 = 800$ et $b_0 = 1\,400$.

  1. Par quelle relation entre $a_n$ et $b_n$ traduit-on la conservation du volume total d'eau du circuit ?
  2. Justifier que, pour tout entier naturel $n$, $a_{n+1} = \dfrac{3}{4} a_n + 330$.
  3. L'algorithme ci-dessous permet de déterminer la plus petite valeur de $n$ à partir de laquelle $a_n$ est supérieur ou égal à $1\,100$.
    Recopier cet algorithme en complétant les parties manquantes.

    Variables $n$ est un entier naturel
      $a$ est un réel
    Initialisation Affecter à $n$ la valeur $0$
      Affecter à $a$ la valeur $800$
    Traitement Tant que $a < 1\,100$, faire :
      $\quad$ Affecter à $a$ la valeur ...
      $\quad$ Affecter à $n$ la valeur $n + 1$
      Fin Tant que
    Sortie Afficher $n$
  4. Pour tout entier naturel $n$, on note $u_n = a_n - 1\,320$.

    1. Montrer que la suite $(u_n)$ est une suite géométrique dont on précisera le premier terme et la raison.
    2. Exprimer $u_n$ en fonction de $n$. En déduire que, pour tout entier naturel $n$, $a_n = 1\,320 - 520 \times \left(\dfrac{3}{4}\right)^n$.
    3. On cherche à savoir si, un jour donné, les deux bassins peuvent avoir, au mètre cube près, le même volume d'eau. Proposer une méthode pour répondre à ce questionnement.

Corrigé

  1. Le volume total étant conservé, pour tout entier naturel $n$ :

    $a_n + b_n = 2\,200$
  2. Chaque jour, le bassin $A$ perd $10~\%$ de son volume et reçoit $15~\%$ de celui de $B$. On a donc :
    $a_{n+1} = a_n - \dfrac{10}{100} a_n + \dfrac{15}{100} b_n = 0{,}9 \, a_n + 0{,}15 \, b_n$
    Or $b_n = 2\,200 - a_n$, donc :
    $a_{n+1} = 0{,}9 \, a_n + 0{,}15 \,(2\,200 - a_n) = 0{,}9 \, a_n - 0{,}15 \, a_n + 330 = 0{,}75 \, a_n + 330$
    On obtient bien, pour tout entier naturel $n$ :

    $a_{n+1} = \dfrac{3}{4} a_n + 330$
  3. Algorithme complété :

    Variables $n$ est un entier naturel
      $a$ est un réel
    Initialisation Affecter à $n$ la valeur $0$
      Affecter à $a$ la valeur $800$
    Traitement Tant que $a < 1\,100$, faire :
      $\quad$ Affecter à $a$ la valeur $0{,}75 \times a + 330$
      $\quad$ Affecter à $n$ la valeur $n + 1$
      Fin Tant que
    Sortie Afficher $n$
    1. Pour tout entier naturel $n$, $u_n = a_n - 1\,320$, donc $u_0 = 800 - 1\,320 = -520$.
      D'autre part :
      $u_{n+1} = a_{n+1} - 1\,320 = \dfrac{3}{4} a_n + 330 - 1\,320 = \dfrac{3}{4} a_n - 990$
      $u_{n+1} = \dfrac{3}{4}(a_n - 1\,320) = \dfrac{3}{4} u_n$
      La suite $(u_n)$ est donc géométrique de premier terme $u_0 = -520$ et de raison $q = \dfrac{3}{4}$.
    2. D'après ce qui précède, pour tout entier naturel $n$ :

      $u_n = -520 \times \left(\dfrac{3}{4}\right)^n$

      Et comme $a_n = u_n + 1\,320$ :

      $a_n = 1\,320 - 520 \times \left(\dfrac{3}{4}\right)^n$
    3. Les bassins ont le même volume d'eau lorsque $a_n = b_n$, c'est-à-dire $a_n = 1\,100$ (puisque $a_n + b_n = 2\,200$). Cherchons $n$ tel que :
      $1\,320 - 520 \times \left(\dfrac{3}{4}\right)^n = 1\,100$
      $\left(\dfrac{3}{4}\right)^n = \dfrac{220}{520} = \dfrac{11}{26}$
      En passant au logarithme, on obtient $n = \dfrac{\ln(11/26)}{\ln(3/4)} \approx 2{,}99$.
      Il n'existe pas d'entier $n$ vérifiant exactement l'égalité. On teste alors $n = 3$ :
      $a_3 = 1\,320 - 520 \times \left(\dfrac{3}{4}\right)^3 = 1\,320 - 520 \times \dfrac{27}{64} = 1\,320 - 219{,}375 = 1\,100{,}625$
      Donc $b_3 = 2\,200 - a_3 \approx 1\,099{,}375$.
      Au mètre cube près, $a_3 \approx 1\,101$ et $b_3 \approx 1\,099$ : les deux bassins ne sont pas strictement égaux au mètre cube, mais l'écart est minimal au troisième jour, et n'est retrouvé à aucun autre rang (la suite $(a_n)$ est strictement croissante vers $1\,320$).