Bac spé maths — Centres Étrangers jour 1 — juin 2026

Épreuve écrite de spécialité Mathématiques


Centres Étrangers jour 1 — session du mercredi 10 juin 2026
Durée : 4 heures
Notation sur 20 points
Calculatrice autorisée

Exercice 1 — 5 points


La fédération internationale d'escrime établit des normes de fabrication sur les lames des armes des tireurs afin de garantir au maximum leur sécurité.

Pour tester la conformité de l'acier employé, la lame est pliée puis redressée toutes les secondes jusqu'à la rupture.

La lame est conforme si la rupture intervient après plus de cinq heures de test.

Un équipementier d'escrime se fournit auprès de trois fabricants de lames.

Son stock est composé de $60\,\%$ de lames du fournisseur A, de $12\,\%$ de lames du fournisseur B, le reste venant du fournisseur C.

Une étude qualité a montré que :

  • $90\,\%$ des lames du fournisseur A étaient conformes ;
  • $95\,\%$ des lames du fournisseur B étaient conformes ;
  • $85\,\%$ des lames du fournisseur C étaient conformes.

Partie A


Un contrôle est déclenché sur une des lames vendues par l'équipementier.

On considère les évènements suivants :

  • $A$ : « La lame testée provient du fournisseur A » ;
  • $B$ : « La lame testée provient du fournisseur B » ;
  • $C$ : « La lame testée provient du fournisseur C » ;
  • $T$ : « La lame testée est conforme ».

On note $\overline{T}$ l'évènement contraire de $T$.

  1. Recopier et compléter l'arbre de probabilité ci-dessous représentant la situation.

    Arbre de probabilités à trois branches principales A, B, C, chacune se subdivisant en T et T barre, toutes les probabilités étant remplacées par des pointillés.
  2. Déterminer $P\left(A \cap \overline{T}\right)$ et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  3. Démontrer que la probabilité que la lame testée soit conforme est de $0{,}892$.
  4. Sachant que la lame testée n'est pas conforme, déterminer la probabilité qu'elle provienne du fournisseur B. On donnera la valeur arrondie au millième.

Partie B


D'après la partie A, la probabilité qu'une lame de l'équipementier ne soit pas conforme est égale à $0{,}108$.

Lors d'une compétition d'escrime, l'équipementier apporte un échantillon de $75$ lames provenant de son stock.

On considère qu'il les a choisies au hasard et de manière indépendante.

De plus son stock de lames est suffisamment grand pour que ce choix puisse être assimilé à un tirage avec remise.

On désigne par $X$ la variable aléatoire égale au nombre de lames non conformes dans cet échantillon.

  1. On admet que la variable aléatoire $X$ suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
  2. Calculer la probabilité que $6$ lames exactement soient non conformes dans cet échantillon. On arrondira le résultat au millième.
  3. L'équipementier affirme que la probabilité qu'il y ait strictement plus de $8$ lames non conformes dans cet échantillon est inférieure à $50\,\%$.

    A-t-il raison ?

Partie C


Soit $n$ un entier strictement positif désignant le nombre de compétitions durant lesquelles l'équipementier est présent.

Il apporte à chaque fois un échantillon de $75$ lames.

Les variables aléatoires $X_1$, …, $X_n$, que l'on considère indépendantes, donnent pour chaque échantillon le nombre de lames non conformes.

On pose $M_n = \dfrac{X_1 + X_2 + \cdots + X_n}{n}$.

  1. Déterminer l'espérance $\mathrm{E}\left(M_n\right)$ et la variance $\mathrm{V}\left(M_n\right)$ de la variable aléatoire $M_n$.
  2. Justifier l'inégalité suivante, pour tout entier naturel $n$ non nul :
    $$P\left(\left|M_n - 8{,}1\right| \geqslant 2\right) \leqslant \dfrac{1{,}8063}{n}.$$
  3. Déterminer une valeur de l'entier $n$ à partir de laquelle $P\left(\left|M_n - 8{,}1\right| < 2\right) \geqslant 0{,}95$.

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Exercice 2 — 5 points


Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point. Dans cet exercice, les questions sont indépendantes les unes des autres.
  1. On considère l'équation différentielle suivante où $y$ est une fonction de la variable réelle $x$ définie et dérivable sur $\mathbb{R}$.
    $$(E) : \quad y' + y = 2\cos(x)$$

    Affirmation 1 : La fonction $f$ définie sur $\mathbb{R}$ par $f(x) = 4\mathrm{e}^{-x} + \cos(x) + \sin(x)$ est solution de l'équation différentielle $(E)$.

  2. On considère les fonctions $f$ et $g$ définies sur $\mathbb{R}$ par $f(x) = 2x$ et $g(x) = \sin(x)$.

    On note $\mathcal{C}_f$ la courbe représentative de la fonction $f$ dans un repère et $\mathcal{C}_g$ celle de la fonction $g$.

    Affirmation 2 : Les courbes $\mathcal{C}_f$ et $\mathcal{C}_g$ ont un seul point d'intersection.

  3. On considère la suite $(v_n)$ définie pour tout entier naturel $n$ par :
    $$v_n = \dfrac{2n + \sin(n)}{n + 1}$$

    Affirmation 3 : La suite $(v_n)$ diverge.

  4. On considère la suite $(u_n)$ définie par $u_1 = 1$ et pour tout entier naturel $n$ supérieur ou égal à $1$ :
    $$u_{n+1} = u_n + 2n + 1$$

    Affirmation 4 : Pour tout entier naturel $n$ supérieur ou égal à $1$ on a $u_n = n^2$.

  5. On considère la suite $(u_n)$ définie, pour tout entier naturel $n$, par $u_n = \mathrm{e}^{-n}$.

    On pose, pour tout entier naturel $n$, $S_n = u_0 + u_1 + u_2 + \cdots + u_n$.

    Affirmation 5 : $\displaystyle\lim_{n \to +\infty} S_n = \dfrac{\mathrm{e}}{\mathrm{e} - 1}$.

Exercice 3 — 4 points


On considère le cube $ABCDEFGH$ représenté ci-dessous.
Cube ABCDEFGH en perspective. I est le milieu de l'arête EF, J le milieu de EH et K le milieu de AE, marqués par des croix.

On munit l'espace du repère orthonormal $\left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right)$.

Soit $I$ le milieu du segment $[EF]$, $J$ le milieu de $[EH]$ et $K$ le milieu de $[AE]$.

  1. Donner les coordonnées des points $I$, $J$ et $K$.
    1. Déterminer la valeur du produit scalaire $\overrightarrow{AI} \cdot \overrightarrow{AJ}$.
    2. En déduire la mesure de l'angle $\widehat{IAJ}$ arrondie au dixième de degré.
    1. Démontrer que le vecteur $\overrightarrow{KC}$ est un vecteur normal au plan $(AIJ)$.
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan $(AIJ)$ est $x + y - \dfrac{1}{2}z = 0$.
  2. Soit $L$ le projeté orthogonal du point $C$ sur le plan $(AIJ)$.

    1. Déterminer les coordonnées du point $L$.
    2. En déduire que la distance du point $C$ au plan $(AIJ)$ est égale à $\dfrac{4}{3}$.
  3. Soit $M$ un point de la droite $(FG)$.

    On admet que les coordonnées de $M$ sont $(1~;~m~;~1)$ avec $m$ appartenant à $\mathbb{R}$.

    1. Démontrer qu'une représentation paramétrique de la droite $(IM)$ est
      $$\begin{cases} x = \dfrac{1}{2}s + \dfrac{1}{2} \\ y = ms \\ z = 1 \end{cases} \quad \text{avec } s \in \mathbb{R}.$$
    2. Peut-on affirmer que les droites $(IM)$ et $(KC)$ sont coplanaires quelle que soit la valeur de $m$ ?

Exercice 4 — 6 points


On considère la fonction $f$ définie sur l'intervalle $]0~;~+\infty[$ par
$$f(x) = \dfrac{\ln(x)}{x^2}.$$

On note $\mathcal{C}_f$ sa courbe représentative dans un repère orthonormé du plan.

On admet que la fonction $f$ est deux fois dérivable sur l'intervalle $]0~;~+\infty[$.

On note $f'$ sa fonction dérivée et $f''$ sa fonction dérivée seconde.

Partie A

    1. Déterminer les limites de la fonction $f$ aux bornes de l'intervalle $]0~;~+\infty[$.
    2. Interpréter graphiquement les résultats obtenus.
  1. Pour tout réel strictement positif $x$, démontrer que $f'(x) = \dfrac{1 - 2\ln(x)}{x^3}$.
  2. Dresser le tableau de variation de la fonction $f$ en précisant les limites et les valeurs exactes des éventuels extremums de la fonction.
  3. Déterminer l'équation réduite de la droite $\Delta$, tangente à la courbe $\mathcal{C}_f$ au point $A$ d'abscisse $1$.
  4. Vérifier que pour tout réel strictement positif $x$, on a $f''(x) = \dfrac{-5 + 6\ln(x)}{x^4}$.
    1. Étudier la convexité de la fonction $f$ en précisant les coordonnées des éventuels points d'inflexion.
    2. En déduire que, pour tout réel $x$ appartenant à $\left]0~;~\mathrm{e}^{\frac{5}{6}}\right]$, on a $x - 1 \geqslant \dfrac{\ln(x)}{x^2}$.
  5. Justifier que, pour tout réel $x$ appartenant à $\left[\mathrm{e}^{\frac{5}{6}}~;~+\infty\right[$, on a aussi $x - 1 \geqslant \dfrac{\ln(x)}{x^2}$.

Partie B


On considère la suite $(I_n)$ définie, pour tout entier naturel non nul $n$, par :
$$I_n = \int_1^n \dfrac{\ln(x)}{x^2}\,\mathrm{d}x.$$
  1. Donner une interprétation graphique de $I_n$ pour $n$ un entier naturel non nul.
  2. Démontrer que la suite $(I_n)$ est croissante.
  3. On souhaite calculer une approximation de $\displaystyle\int_1^{10} f(x)\,\mathrm{d}x$ en déterminant la somme des aires des rectangles tracés dans le graphique ci-dessous.

    Courbe de la fonction f définie par f(x) = ln(x)/x² sur l'intervalle [1 ; 10], avec neuf rectangles d'aire approchant l'intégrale, chaque rectangle ayant pour hauteur la valeur de f à son extrémité gauche.

    Pour cela, on utilise le script suivant, écrit en langage Python.

    from math import *
    
    S = 1/(2*exp(1))
    for i in range(2,10):
        S = ...
    print(S)

    Recopier et compléter ce script afin qu'il réponde au problème posé.

  4. À l'aide d'une intégration par parties, démontrer que pour tout entier naturel non nul $n$,
    $$I_n = \dfrac{n - 1 - \ln(n)}{n}.$$
  5. Calculer la limite de la suite $(I_n)$ quand $n$ tend vers $+\infty$.

Corrigé

Exercice 1

Partie A

  1. Les données fournissent $P(A) = 0{,}60$, $P(B) = 0{,}12$, donc $P(C) = 1 - 0{,}60 - 0{,}12 = 0{,}28$.
    Les taux de conformité donnent $P_A(T) = 0{,}90$, $P_B(T) = 0{,}95$ et $P_C(T) = 0{,}85$, d'où $P_A(\overline{T}) = 0{,}10$, $P_B(\overline{T}) = 0{,}05$ et $P_C(\overline{T}) = 0{,}15$.

    L'arbre complété porte donc $0{,}60$ ; $0{,}12$ ; $0{,}28$ sur les branches principales (vers $A$, $B$, $C$) et, sur les branches secondaires, $0{,}90$ et $0{,}10$ après $A$, $0{,}95$ et $0{,}05$ après $B$, $0{,}85$ et $0{,}15$ après $C$.

  2. $P\left(A \cap \overline{T}\right) = P(A) \times P_A(\overline{T}) = 0{,}60 \times 0{,}10 = 0{,}06$.
    Cela signifie que $6\,\%$ des lames vendues par l'équipementier proviennent du fournisseur A et sont non conformes.
  3. D'après la formule des probabilités totales, $P(T) = P(A)P_A(T) + P(B)P_B(T) + P(C)P_C(T) = 0{,}60 \times 0{,}90 + 0{,}12 \times 0{,}95 + 0{,}28 \times 0{,}85 = 0{,}54 + 0{,}114 + 0{,}238 = 0{,}892$.
    La probabilité que la lame testée soit conforme est donc $0{,}892$.
  4. On cherche $P_{\overline{T}}(B)$.
    On a $P(\overline{T}) = 1 - 0{,}892 = 0{,}108$ et $P\left(B \cap \overline{T}\right) = P(B) \times P_B(\overline{T}) = 0{,}12 \times 0{,}05 = 0{,}006$.
    Donc $P_{\overline{T}}(B) = \dfrac{P\left(B \cap \overline{T}\right)}{P\left(\overline{T}\right)} = \dfrac{0{,}006}{0{,}108} = \dfrac{1}{18} \approx 0{,}056$.
    Sachant que la lame n'est pas conforme, la probabilité qu'elle provienne de B est environ $0{,}056$.

Partie B

  1. $X$ compte le nombre de lames non conformes parmi $75$ tirages indépendants assimilés à un tirage avec remise, chaque lame étant non conforme avec la probabilité $0{,}108$.
    Donc $X$ suit la loi binomiale de paramètres $n = 75$ et $p = 0{,}108$.
  2. $P(X = 6) = \dbinom{75}{6} \times 0{,}108^6 \times 0{,}892^{69} \approx 0{,}120$ au millième.
  3. On compare $P(X > 8) = P(X \geqslant 9) = 1 - P(X \leqslant 8)$ à $0{,}5$.
    À la calculatrice, $P(X \leqslant 8) \approx 0{,}578$, donc $P(X > 8) \approx 1 - 0{,}578 = 0{,}422$.
    Comme $0{,}422 < 0{,}5$, l'équipementier a raison.

Partie C

  1. Chaque $X_i$ suit la loi $\mathcal{B}(75~;~0{,}108)$, donc $\mathrm{E}(X_i) = 75 \times 0{,}108 = 8{,}1$ et $\mathrm{V}(X_i) = 75 \times 0{,}108 \times 0{,}892 = 7{,}2252$.
    Par linéarité de l'espérance, $\mathrm{E}(M_n) = \dfrac{1}{n}\displaystyle\sum_{i=1}^{n}\mathrm{E}(X_i) = \dfrac{1}{n} \times n \times 8{,}1 = 8{,}1$.
    Les variables étant indépendantes, $\mathrm{V}(M_n) = \dfrac{1}{n^2}\displaystyle\sum_{i=1}^{n}\mathrm{V}(X_i) = \dfrac{1}{n^2} \times n \times 7{,}2252 = \dfrac{7{,}2252}{n}$.
    Donc $\mathrm{E}(M_n) = 8{,}1$ et $\mathrm{V}(M_n) = \dfrac{7{,}2252}{n}$.
  2. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à $M_n$, dont l'espérance est $8{,}1$, donne pour tout réel $a > 0$ : $P\left(\left|M_n - 8{,}1\right| \geqslant a\right) \leqslant \dfrac{\mathrm{V}(M_n)}{a^2}$.
    Avec $a = 2$, $P\left(\left|M_n - 8{,}1\right| \geqslant 2\right) \leqslant \dfrac{7{,}2252/n}{4} = \dfrac{1{,}8063}{n}$, ce qui est l'inégalité demandée.
  3. En passant à l'évènement contraire, $P\left(\left|M_n - 8{,}1\right| < 2\right) = 1 - P\left(\left|M_n - 8{,}1\right| \geqslant 2\right) \geqslant 1 - \dfrac{1{,}8063}{n}$.
    Il suffit donc que $1 - \dfrac{1{,}8063}{n} \geqslant 0{,}95$, soit $\dfrac{1{,}8063}{n} \leqslant 0{,}05$, c'est-à-dire $n \geqslant \dfrac{1{,}8063}{0{,}05} = 36{,}126$.
    La valeur $n = 37$ convient (ainsi que toute valeur supérieure).

    Interprétation : à partir de $37$ compétitions, il y a au moins $95\,\%$ de chances que le nombre moyen de lames non conformes par échantillon s'écarte de moins de $2$ de sa valeur moyenne $8{,}1$, c'est-à-dire soit compris entre $6{,}1$ et $10{,}1$.
    Cela illustre la loi des grands nombres : la moyenne $M_n$ se concentre autour de l'espérance $8{,}1$ lorsque $n$ augmente.

Exercice 2

  1. Affirmation 1 : vraie. Pour $f(x) = 4\mathrm{e}^{-x} + \cos(x) + \sin(x)$, on a $f'(x) = -4\mathrm{e}^{-x} - \sin(x) + \cos(x)$.
    Alors $f'(x) + f(x) = \left(-4\mathrm{e}^{-x} - \sin x + \cos x\right) + \left(4\mathrm{e}^{-x} + \cos x + \sin x\right) = 2\cos(x)$.
    La fonction $f$ vérifie bien $(E)$.
  2. Affirmation 2 : vraie. Un point d'intersection de $\mathcal{C}_f$ et $\mathcal{C}_g$ vérifie $2x = \sin(x)$.
    Posons $h(x) = 2x - \sin(x)$ sur $\mathbb{R}$ ; alors $h'(x) = 2 - \cos(x) \geqslant 2 - 1 = 1 > 0$, donc $h$ est strictement croissante : elle s'annule au plus une fois.
    Or $h(0) = 0$, donc $x = 0$ est l'unique solution.
    Les courbes ont un seul point d'intersection, l'origine $O(0~;~0)$.
  3. Affirmation 3 : fausse. Pour tout $n$, $v_n = \dfrac{2n + \sin(n)}{n+1} = \dfrac{2n}{n+1} + \dfrac{\sin(n)}{n+1}$.
    D'une part $\dfrac{2n}{n+1} = 2 - \dfrac{2}{n+1} \to 2$.
    D'autre part $\left|\dfrac{\sin(n)}{n+1}\right| \leqslant \dfrac{1}{n+1} \to 0$, donc par encadrement $\dfrac{\sin(n)}{n+1} \to 0$.
    Ainsi $v_n \to 2$ : la suite $(v_n)$ converge, elle ne diverge donc pas.
  4. Affirmation 4 : vraie. Démontrons par récurrence que $u_n = n^2$ pour tout $n \geqslant 1$.
    Initialisation : $u_1 = 1 = 1^2$.
    Hérédité : si $u_n = n^2$, alors $u_{n+1} = u_n + 2n + 1 = n^2 + 2n + 1 = (n+1)^2$.
    Conclusion : pour tout entier $n \geqslant 1$, $u_n = n^2$.
  5. Affirmation 5 : vraie. Pour tout $n$, $S_n = \displaystyle\sum_{k=0}^{n}\mathrm{e}^{-k} = \displaystyle\sum_{k=0}^{n}\left(\dfrac{1}{\mathrm{e}}\right)^{k}$ est la somme des termes d'une suite géométrique de premier terme $1$ et de raison $q = \dfrac{1}{\mathrm{e}}$, avec $0 < q < 1$.
    Donc $S_n = \dfrac{1 - q^{n+1}}{1 - q}$.
    Comme $0 < q < 1$, $q^{n+1} \to 0$, d'où $S_n \to \dfrac{1}{1 - \dfrac{1}{\mathrm{e}}} = \dfrac{\mathrm{e}}{\mathrm{e} - 1}$.
    L'affirmation est exacte.

Exercice 3

Dans le repère $\left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right)$, le cube est de côté $1$ et ses sommets ont pour coordonnées $A(0~;~0~;~0)$, $B(1~;~0~;~0)$, $C(1~;~1~;~0)$, $D(0~;~1~;~0)$, $E(0~;~0~;~1)$, $F(1~;~0~;~1)$, $G(1~;~1~;~1)$, $H(0~;~1~;~1)$.

  1. $I$ est le milieu de $[EF]$, donc $I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right)$ ; $J$ est le milieu de $[EH]$, donc $J\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~1\right)$ ; $K$ est le milieu de $[AE]$, donc $K\left(0~;~0~;~\dfrac{1}{2}\right)$.
    1. $\overrightarrow{AI}\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right)$ et $\overrightarrow{AJ}\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~1\right)$, donc $\overrightarrow{AI} \cdot \overrightarrow{AJ} = \dfrac{1}{2}\times 0 + 0 \times \dfrac{1}{2} + 1 \times 1 = 1$.
    2. $\left\|\overrightarrow{AI}\right\| = \left\|\overrightarrow{AJ}\right\| = \sqrt{\dfrac{1}{4} + 1} = \dfrac{\sqrt{5}}{2}$.
      Donc $\cos\widehat{IAJ} = \dfrac{\overrightarrow{AI}\cdot\overrightarrow{AJ}}{\left\|\overrightarrow{AI}\right\| \times \left\|\overrightarrow{AJ}\right\|} = \dfrac{1}{5/4} = \dfrac{4}{5}$, d'où $\widehat{IAJ} = \arccos\left(\dfrac{4}{5}\right) \approx 36{,}9^{\circ}$.
    1. $\overrightarrow{KC}\left(1~;~1~;~-\dfrac{1}{2}\right)$.
      On a $\overrightarrow{KC} \cdot \overrightarrow{AI} = 1 \times \dfrac{1}{2} + 1 \times 0 + \left(-\dfrac{1}{2}\right)\times 1 = 0$ et $\overrightarrow{KC} \cdot \overrightarrow{AJ} = 1 \times 0 + 1 \times \dfrac{1}{2} + \left(-\dfrac{1}{2}\right)\times 1 = 0$.
      Comme $\overrightarrow{AI}$ et $\overrightarrow{AJ}$ ne sont pas colinéaires, ils dirigent le plan $(AIJ)$ ; orthogonal à ces deux vecteurs, $\overrightarrow{KC}$ est normal au plan $(AIJ)$.
    2. Le plan $(AIJ)$ admet $\overrightarrow{KC}\left(1~;~1~;~-\dfrac{1}{2}\right)$ pour vecteur normal, donc une équation de la forme $x + y - \dfrac{1}{2}z + d = 0$.
      Comme $A(0~;~0~;~0)$ appartient au plan, $d = 0$.
      Une équation cartésienne est $x + y - \dfrac{1}{2}z = 0$.
    1. $L$ est le projeté orthogonal de $C(1~;~1~;~0)$ sur $(AIJ)$ : il appartient à la droite passant par $C$ et dirigée par $\overrightarrow{KC}\left(1~;~1~;~-\dfrac{1}{2}\right)$, donc $L\left(1 + t~;~1 + t~;~-\dfrac{1}{2}t\right)$ pour un réel $t$.
      En reportant dans l'équation du plan : $(1 + t) + (1 + t) - \dfrac{1}{2}\times\left(-\dfrac{1}{2}t\right) = 0$, soit $2 + \dfrac{9}{4}t = 0$, donc $t = -\dfrac{8}{9}$.
      On obtient $L\left(\dfrac{1}{9}~;~\dfrac{1}{9}~;~\dfrac{4}{9}\right)$.
    2. La distance de $C$ au plan est $CL = |t| \times \left\|\overrightarrow{KC}\right\|$.
      Or $\left\|\overrightarrow{KC}\right\| = \sqrt{1 + 1 + \dfrac{1}{4}} = \dfrac{3}{2}$, donc $CL = \dfrac{8}{9} \times \dfrac{3}{2} = \dfrac{4}{3}$.
    1. $\overrightarrow{IM} = M - I = \left(1 - \dfrac{1}{2}~;~m - 0~;~1 - 1\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~m~;~0\right)$.
      La droite $(IM)$ passe par $I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right)$ et est dirigée par $\overrightarrow{IM}$, d'où la représentation paramétrique $\begin{cases} x = \dfrac{1}{2}s + \dfrac{1}{2} \\ y = ms \\ z = 1 \end{cases}$ avec $s \in \mathbb{R}$, qui est bien celle de l'énoncé.
    2. La droite $(KC)$ passe par $K\left(0~;~0~;~\dfrac{1}{2}\right)$ et est dirigée par $\overrightarrow{KC}\left(1~;~1~;~-\dfrac{1}{2}\right)$ ; un point de $(KC)$ s'écrit donc $\left(t~;~t~;~\dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2}t\right)$ avec $t \in \mathbb{R}$.
      Les vecteurs directeurs $\overrightarrow{IM}\left(\dfrac{1}{2}~;~m~;~0\right)$ et $\overrightarrow{KC}\left(1~;~1~;~-\dfrac{1}{2}\right)$ ne sont jamais colinéaires (la troisième coordonnée de $\overrightarrow{IM}$ est nulle, celle de $\overrightarrow{KC}$ ne l'est pas) : les droites $(IM)$ et $(KC)$ ne sont jamais parallèles, donc elles sont coplanaires si et seulement si elles sont sécantes.
      Un point commun aux deux droites vérifie, en égalant les deux représentations paramétriques, $\dfrac{1}{2}s + \dfrac{1}{2} = t$, $\;ms = t\;$ et $\;1 = \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2}t$.
      La dernière équation donne $t = -1$, puis la première donne $s = -3$.
      En reportant dans la deuxième, on obtient $-3m = -1$, soit $m = \dfrac{1}{3}$.
      On ne peut donc pas affirmer que les droites $(IM)$ et $(KC)$ sont coplanaires pour toute valeur de $m$ : elles le sont seulement lorsque $m = \dfrac{1}{3}$ (elles se coupent alors au point de coordonnées $(-1~;~-1~;~1)$), et sont non coplanaires sinon.

Exercice 4

Partie A

    1. Quand $x \to 0^+$, $\ln(x) \to -\infty$ et $\dfrac{1}{x^2} \to +\infty$, donc $f(x) = \dfrac{\ln(x)}{x^2} \to -\infty$.
      Quand $x \to +\infty$, $f(x) = \dfrac{\ln x}{x} \times \dfrac{1}{x}$ ; par croissance comparée $\dfrac{\ln x}{x} \to 0$ et $\dfrac{1}{x} \to 0$, donc $f(x) \to 0$.
    2. La droite d'équation $x = 0$ (l'axe des ordonnées) est asymptote verticale à $\mathcal{C}_f$, et la droite d'équation $y = 0$ (l'axe des abscisses) est asymptote horizontale à $\mathcal{C}_f$ en $+\infty$.
  1. $f$ est dérivable sur $]0~;~+\infty[$ comme quotient de fonctions dérivables.
    Avec $u(x) = \ln x$ et $v(x) = x^2$ : $f'(x) = \dfrac{u'v - uv'}{v^2} = \dfrac{\dfrac{1}{x}\times x^2 - \ln x \times 2x}{x^4} = \dfrac{x - 2x\ln x}{x^4} = \dfrac{1 - 2\ln(x)}{x^3}$.
  2. Pour $x > 0$, $x^3 > 0$ donc $f'(x)$ a le signe de $1 - 2\ln(x)$.
    Or $1 - 2\ln x > 0 \iff \ln x < \dfrac{1}{2} \iff x < \sqrt{\mathrm{e}}$.
    Donc $f$ est croissante sur $\left]0~;~\sqrt{\mathrm{e}}\right]$ et décroissante sur $\left[\sqrt{\mathrm{e}}~;~+\infty\right[$, avec un maximum en $\sqrt{\mathrm{e}}$ : $f\left(\sqrt{\mathrm{e}}\right) = \dfrac{\ln\sqrt{\mathrm{e}}}{\left(\sqrt{\mathrm{e}}\right)^2} = \dfrac{1/2}{\mathrm{e}} = \dfrac{1}{2\mathrm{e}}$.

    Tableau de variation de f sur l'intervalle ]0 ; +infini[ : f croît de moins l'infini jusqu'à 1/(2e) atteint en racine de e, puis décroît vers 0.
  3. $f(1) = \dfrac{\ln 1}{1} = 0$ et $f'(1) = \dfrac{1 - 2\ln 1}{1} = 1$.
    La tangente $\Delta$ au point $A$ d'abscisse $1$ a pour équation $y = f'(1)(x - 1) + f(1) = x - 1$.
  4. $f'(x) = \dfrac{1 - 2\ln x}{x^3}$.
    Avec $u(x) = 1 - 2\ln x$ ($u'(x) = -\dfrac{2}{x}$) et $v(x) = x^3$ ($v'(x) = 3x^2$) : $f''(x) = \dfrac{u'v - uv'}{v^2} = \dfrac{-\dfrac{2}{x}\times x^3 - (1 - 2\ln x)\times 3x^2}{x^6} = \dfrac{-2x^2 - 3x^2(1 - 2\ln x)}{x^6} = \dfrac{-5 + 6\ln(x)}{x^4}$.
    1. Pour $x > 0$, $x^4 > 0$ donc $f''(x)$ a le signe de $-5 + 6\ln(x)$.
      Or $-5 + 6\ln x > 0 \iff \ln x > \dfrac{5}{6} \iff x > \mathrm{e}^{5/6}$.
      Ainsi $f$ est concave sur $\left]0~;~\mathrm{e}^{5/6}\right]$ et convexe sur $\left[\mathrm{e}^{5/6}~;~+\infty\right[$.
      La dérivée seconde s'annule en changeant de signe en $x = \mathrm{e}^{5/6}$ : $\mathcal{C}_f$ admet un point d'inflexion de coordonnées $\left(\mathrm{e}^{5/6}~;~\dfrac{5}{6}\mathrm{e}^{-5/3}\right)$, car $f\left(\mathrm{e}^{5/6}\right) = \dfrac{5/6}{\mathrm{e}^{5/3}}$.
    2. Sur $\left]0~;~\mathrm{e}^{5/6}\right]$, $f$ est concave, donc $\mathcal{C}_f$ est située en dessous de chacune de ses tangentes sur cet intervalle.
      Comme $1 \in \left]0~;~\mathrm{e}^{5/6}\right]$, la courbe est en particulier sous sa tangente $\Delta : y = x - 1$ : pour tout $x \in \left]0~;~\mathrm{e}^{5/6}\right]$, $f(x) \leqslant x - 1$, c'est-à-dire $x - 1 \geqslant \dfrac{\ln(x)}{x^2}$.
  5. Sur $\left[\mathrm{e}^{5/6}~;~+\infty\right[$, on a $x \geqslant \mathrm{e}^{5/6} > \sqrt{\mathrm{e}} > 1{,}6$, donc $x - 1 > 0{,}6$.
    Par ailleurs, d'après le tableau de variation, $f(x) \leqslant \dfrac{1}{2\mathrm{e}} < 0{,}2$ pour tout $x > 0$.
    Ainsi, pour tout $x \in \left[\mathrm{e}^{5/6}~;~+\infty\right[$ : $\dfrac{\ln(x)}{x^2} = f(x) < 0{,}2 < 0{,}6 < x - 1$, donc $x - 1 \geqslant \dfrac{\ln(x)}{x^2}$.

Partie B

  1. Pour $n \geqslant 1$ et $x \in [1~;~n]$, on a $x \geqslant 1$ donc $\ln(x) \geqslant 0$ et $f(x) = \dfrac{\ln(x)}{x^2} \geqslant 0$.
    Ainsi $I_n$ est l'aire, exprimée en unités d'aire, du domaine compris entre la courbe $\mathcal{C}_f$, l'axe des abscisses et les droites d'équations $x = 1$ et $x = n$.
  2. Pour tout $n \geqslant 1$, $I_{n+1} - I_n = \displaystyle\int_n^{n+1}\dfrac{\ln(x)}{x^2}\,\mathrm{d}x$.
    Sur $[n~;~n+1]$, $x \geqslant 1$ donc $\dfrac{\ln(x)}{x^2} \geqslant 0$, et l'intégrale d'une fonction positive sur cet intervalle est positive : $I_{n+1} - I_n \geqslant 0$.
    La suite $(I_n)$ est donc croissante.
  3. Les rectangles ont une largeur de $1$.
    Sur $[1~;~2]$, le maximum de $f$ vaut $\dfrac{1}{2\mathrm{e}}$ (atteint en $\sqrt{\mathrm{e}}$) ; sur chaque intervalle $[i~;~i+1]$ avec $i \geqslant 2$, $f$ est décroissante et son maximum est $f(i) = \dfrac{\ln(i)}{i^2}$.
    La somme des aires des rectangles vaut donc $\dfrac{1}{2\mathrm{e}} + \displaystyle\sum_{i=2}^{9}\dfrac{\ln(i)}{i^2}$.
    Le script complété est :

    from math import *
    
    S = 1/(2*exp(1))
    for i in range(2,10):
        S = S + log(i)/i**2
    print(S)
  4. On effectue une intégration par parties sur $I_n = \displaystyle\int_1^n \ln(x)\times\dfrac{1}{x^2}\,\mathrm{d}x$ en posant $u(x) = \ln(x)$ et $v'(x) = \dfrac{1}{x^2}$, d'où $u'(x) = \dfrac{1}{x}$ et $v(x) = -\dfrac{1}{x}$.
    Alors $I_n = \left[-\dfrac{\ln(x)}{x}\right]_1^n - \displaystyle\int_1^n \left(-\dfrac{1}{x}\right)\times\dfrac{1}{x}\,\mathrm{d}x = -\dfrac{\ln(n)}{n} + \displaystyle\int_1^n \dfrac{1}{x^2}\,\mathrm{d}x = -\dfrac{\ln(n)}{n} + \left[-\dfrac{1}{x}\right]_1^n = -\dfrac{\ln(n)}{n} - \dfrac{1}{n} + 1 = \dfrac{n - 1 - \ln(n)}{n}$.
  5. $I_n = \dfrac{n - 1 - \ln(n)}{n} = 1 - \dfrac{1}{n} - \dfrac{\ln(n)}{n}$.
    Quand $n \to +\infty$, $\dfrac{1}{n} \to 0$ et, par croissance comparée, $\dfrac{\ln(n)}{n} \to 0$.
    Donc $\displaystyle\lim_{n \to +\infty} I_n = 1$.

Bac spé maths — Métropole jour 2 — septembre 2025

Épreuve écrite de spécialité Mathématiques


Métropole jour 2 — session de remplacement du mercredi 10 septembre 2025
Durée : 4 heures
Notation sur 20 points
Calculatrice autorisée

Exercice 1 — 6 points

El Niño est un phénomène océanique à grande échelle du Pacifique équatorial qui affecte le régime des vents, la température de la mer et les précipitations sur l'ensemble du globe. Certaines années, ce phénomène est dit « dominant ». Les scientifiques cherchent à modéliser l'apparition de ce phénomène.

Dans cet exercice, les parties A et B sont indépendantes.

Partie A — Premier modèle

À partir d'un échantillon de données, on considère une première modélisation :

  • chaque année, la probabilité que le phénomène El Niño soit dominant est égale à $ 0{,}4 $ ;
  • la survenue du phénomène El Niño se fait de façon indépendante d'une année sur l'autre.

On note $ X $ la variable aléatoire qui, sur une période de $ 10 $ ans, associe le nombre d'années où El Niño est dominant.

  1. Justifier que $ X $ suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.
    1. Calculer la probabilité que, sur une période de $ 10 $ ans, le phénomène El Niño soit dominant exactement $ 2 $ années.
    2. Calculer $ P(X \leqslant 2) $. Que signifie ce résultat dans le contexte de l'exercice ?
  2. Calculer $ E(X) $. Interpréter ce résultat.

Partie B — Second modèle

Après une étude d'un recueil de données plus important sur les $ 50 $ dernières années, une autre modélisation apparait plus pertinente :

  • si le phénomène El Niño est dominant une année, alors la probabilité qu'il le soit encore l'année suivante est $ 0{,}5 $ ;
  • par contre, si le phénomène El Niño n'est pas dominant une année, alors la probabilité qu'il soit dominant l'année suivante est $ 0{,}3 $.

On considère que l'année de référence est $ 2023 $.
On note pour tout entier naturel $ n $ :

  • $ E_n $ l'évènement « le phénomène El Niño est dominant l'année $ 2023+n $ » ;
  • $ p_n $ la probabilité de l'évènement $ E_n $.

En $ 2023 $, El Niño n'était pas dominant. On a ainsi $ p_0 = 0 $.

  1. Soit $ n $ un entier naturel. Recopier et compléter l'arbre pondéré suivant :

    Arbre pondéré à compléter, orienté horizontalement : depuis la racine, deux branches vers E_n (probabilité p_n) et E_n barre (probabilité à compléter). Depuis chaque nœud de premier niveau, deux branches vers E_{n+1} et E_{n+1} barre, toutes les probabilités à compléter.
  2. Justifier que $ p_1 = 0{,}3 $.
  3. En vous aidant de l'arbre, montrer que, pour tout entier naturel $ n $, on a :
    $ p_{n+1} = 0{,}2\,p_n + 0{,}3 $

    On cherche à prévoir l'évolution de l'apparition du phénomène El Niño.

    1. Conjecturer les variations et la limite éventuelle de la suite $ (p_n) $.
    2. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel $ n $, on a : $ p_n \leqslant \dfrac{3}{8} $.
    3. Déterminer le sens de variation de la suite $ (p_n) $.
    4. En déduire la convergence de la suite $ (p_n) $.

    On cherche à déterminer la limite de la suite $ (p_n) $.

  4. Soit $ (u_n) $ la suite définie par $ u_n = p_n - \dfrac{3}{8} $ pour tout entier naturel $ n $.

    1. Montrer que la suite $ (u_n) $ est géométrique de raison $ 0{,}2 $ et préciser son premier terme.
    2. Montrer que, pour tout entier naturel $ n $, on a :
      $ p_n = \dfrac{3}{8}\left(1 - 0{,}2^n\right) $.
    3. Calculer la limite de la suite $ (p_n) $.
    4. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Exercice 2 — 5 points

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est juste ou fausse.
Chaque réponse doit être justifiée.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Dans une classe de $ 24 $ élèves, il y a $ 14 $ filles et $ 10 $ garçons.

    Affirmation 1 :
    Il est possible de constituer $ 272 $ groupes différents de quatre élèves composés de deux filles et deux garçons.

  2. Soit $ f $ la fonction définie sur $ \mathbb{R} $ par $ f(x) = 3\sin(2x + \pi) $ et $ \mathcal{C} $ sa courbe représentative dans un repère donné.

    Affirmation 2 :
    Une équation de la tangente à $ \mathcal{C} $ au point d'abscisse $ \dfrac{\pi}{2} $ est $ y = 6x - 3\pi $.

  3. On considère la fonction $ F $ définie sur $ ]0~;~+\infty[ $ par $ F(x) = (2x+1)\ln(x) $.

    Affirmation 3 :
    La fonction $ F $ est une primitive de la fonction $ f $ définie sur $ ]0~;~+\infty[ $ par $ f(x) = \dfrac{2}{x} $.

  4. On considère la fonction $ g $ définie sur $ \mathbb{R} $ par $ g(t) = 45\,\mathrm{e}^{0{,}06t} + 20 $.

    Affirmation 4 :
    La fonction $ g $ est l'unique solution de l'équation différentielle
    $ (E_1)~~y' + 0{,}06\,y = 1{,}2 $ vérifiant $ g(0) = 65 $.

  5. On considère l'équation différentielle :
    $ (E_2)~:~y' - y = 3\,\mathrm{e}^{0{,}4x} $

    où $ y $ est une fonction positive de la variable réelle $ x $, définie et dérivable sur $ \mathbb{R} $ et $ y' $ la fonction dérivée de la fonction $ y $.

    Affirmation 5 :
    Les solutions de l'équation $ (E_2) $ sont des fonctions convexes sur $ \mathbb{R} $.

Exercice 3 — 4 points

On considère la fonction $ f $ définie sur $ ]0~;~8] $ par
$ f(x) = \dfrac{10\ln\left(-x^2 + 7x + 9\right)}{x} $

Soit $ \mathcal{C}_f $ la représentation graphique de la fonction $ f $ dans un repère orthonormé $ \left(\text{O}~;~\vec{i},~\vec{j}\right) $.

Partie A

  1. Résoudre dans $ \mathbb{R} $ l'inéquation $ -x^2 + 7x + 8 \geqslant 0 $.
  2. En déduire que pour tout $ x \in~]0~;~8] $, on a $ f(x) \geqslant 0 $.
  3. Interpréter graphiquement ce résultat.

Partie B

La courbe $ \mathcal{C}_f $ est représentée ci-dessous.
Soit $ M $ le point de $ \mathcal{C}_f $ d'abscisse $ x $ avec $ x \in~]0~;~8] $.
On appelle $ N $ et $ P $ les projetés orthogonaux du point $ M $ respectivement sur l'axe des abscisses et sur l'axe des ordonnées.
Dans cette partie, on s'intéresse à l'aire $ \mathcal{A}(x) $ du rectangle $ ONMP $.

Courbe de la fonction f(x) = 10 ln(-x²+7x+9)/x sur ]0;8] dans un repère orthonormé. Asymptote verticale en 0, valeurs élevées au voisinage de 0, décroissance puis chute vers 0 en x=8. Rectangle ONMP avec M sur la courbe, P sur l'axe des ordonnées et N sur l'axe des abscisses.
  1. Donner les coordonnées des points $ N $ et $ P $ en fonction de $ x $.
  2. Montrer que pour tout $ x $ appartenant à l'intervalle $ ]0~;~8] $,
    $ \mathcal{A}(x) = 10\ln\left(-x^2 + 7x + 9\right) $
  3. Existe-t-il une position du point $ M $ pour laquelle l'aire du rectangle $ ONMP $ est maximale ? Si elle existe, déterminer cette position.

Partie C

On considère un réel strictement positif $ k $.
On souhaite déterminer la plus petite valeur de $ x $, approchée au dixième, appartenant à $ [3{,}5~;~8] $ pour laquelle l'aire $ \mathcal{A}(x) $ devient inférieure ou égale à $ k $.
Pour ce faire, on considère l'algorithme ci-dessous.
Pour rappel, en langage Python, $ \ln(x) $ s'écrit $ \log(x) $.

from math import *

def A(x) :
    return 10*log(- 1* x**2 + 7*x + 9)

def pluspetitevaleur(k) :
    x = 3.5
    while A(x).......... :
        x = x + 0.1
    return ...........
  1. Recopier et compléter les lignes $ 8 $ et $ 10 $ de l'algorithme.
  2. Quel nombre renvoie alors l'instruction $ \mathtt{pluspetitevaleur(30)} $ ?
  3. Que se passe-t-il lorsque $ k = 35 $ ? Justifier.

Exercice 4 — 5 points

L'espace est rapporté à un repère orthonormé $ \left(\text{O}~;~\vec{i},~\vec{j},~\vec{k}\right) $.
On considère les points
$ A(4~;~-1~;~3) $, $ B(-1~;~1~;~-2) $, $ C(0~;~4~;~5) $ et $ D(-3~;~-4~;~6) $.

    1. Vérifier que les points $ A $, $ B $, $ C $ ne sont pas alignés.

      On admet qu'une équation cartésienne du plan $ (ABC) $ est : $ 29x + 30y - 17z = 35 $.

    2. Les points $ A $, $ B $, $ C $, $ D $ sont-ils coplanaires ? Justifier.

On admet que lorsque quatre points ne sont pas coplanaires, il existe un unique point situé à égale distance de ces quatre points.
L'objectif de cet exercice est de déterminer le point $ H $ se situant à égale distance des quatre points $ A $, $ B $, $ C $, $ D $.
On définit le plan médiateur d'un segment comme le plan passant par le milieu de ce segment et orthogonal à la droite portant ce segment. C'est l'ensemble des points équidistants des extrémités de ce segment.

  1. Soit $ P_1 $ le plan médiateur du segment $ [AB] $.

    1. Déterminer les coordonnées du milieu du segment $ [AB] $.
    2. En déduire qu'une équation cartésienne de $ P_1 $ est : $ 5x - 2y + 5z = 10 $.
  2. On note $ P_2 $ le plan médiateur du segment $ [CD] $.

    1. Soit $ M $ un point du plan $ P_2 $ de coordonnées $ (x~;~y~;~z) $.
      Exprimer $ MC^2 $ et $ MD^2 $ en fonction des coordonnées de $ M $.
      En déduire qu'une équation cartésienne du plan $ P_2 $ est : $ -3x - 8y + z = 10 $.
    2. Justifier que les plans $ P_1 $ et $ P_2 $ sont sécants.
  3. Soit $ \Delta $ la droite dont une représentation paramétrique est :
    $ \begin{cases} x = -2 - 1{,}9\,t \\ y = t \\ z = 4 + 2{,}3\,t \end{cases} \quad \text{où } t \in \mathbb{R} $

    Démontrer que $ \Delta $ est la droite d'intersection de $ P_1 $ et $ P_2 $.

On note $ P_3 $ le plan médiateur du segment $ [AC] $.
On admet qu'une équation cartésienne du plan $ P_3 $ est : $ 8x - 10y - 4z = -15 $.

  1. Démontrer que la droite $ \Delta $ et le plan $ P_3 $ sont sécants.
  2. Justifier que le point d'intersection entre $ \Delta $ et $ P_3 $ est le point $ H $.

Corrigé

Exercice 1

Partie A — Premier modèle

  1. On répète $10$ fois de manière indépendante (selon l'énoncé) une même épreuve de Bernoulli de succès « El Niño dominant cette année-là », de probabilité $0{,}4$. $X$ compte le nombre de succès, elle suit donc la loi binomiale $\mathcal{B}(10~;~0{,}4)$.
    1. $P(X = 2) = \dbinom{10}{2} \times 0{,}4^2 \times 0{,}6^8 = 45 \times 0{,}16 \times 0{,}6^8 \approx 0{,}121$ à $10^{-3}$ près.
    2. À la calculatrice : $P(X \leqslant 2) \approx 0{,}167$. La probabilité que, sur une période de $10$ ans, le phénomène El Niño soit dominant au plus $2$ années est d'environ $16{,}7\,\%$.
  2. $E(X) = n \times p = 10 \times 0{,}4 = 4$. En moyenne, sur des périodes de $10$ ans, le phénomène El Niño est dominant pendant $4$ années.

Partie B — Second modèle

  1. D'après l'énoncé : $P_{E_n}(E_{n+1}) = 0{,}5$ et $P_{\overline{E_n}}(E_{n+1}) = 0{,}3$ ; on en déduit $P(\overline{E_n}) = 1 - p_n$, $P_{E_n}(\overline{E_{n+1}}) = 0{,}5$ et $P_{\overline{E_n}}(\overline{E_{n+1}}) = 0{,}7$.

    Arbre pondéré complet : depuis la racine, branche p_n vers E_n et branche 1-p_n vers E_n barre. Depuis E_n, branches 0,5 vers E_{n+1} et 0,5 vers E_{n+1} barre. Depuis E_n barre, branches 0,3 vers E_{n+1} et 0,7 vers E_{n+1} barre.
  2. D'après la formule des probabilités totales :
    $p_1 = P(E_1) = P(E_0) \times P_{E_0}(E_1) + P(\overline{E_0}) \times P_{\overline{E_0}}(E_1) = 0 \times 0{,}5 + 1 \times 0{,}3 = 0{,}3$.
  3. De la même façon, pour tout $n \in \mathbb{N}$ :
    $p_{n+1} = p_n \times 0{,}5 + (1 - p_n) \times 0{,}3 = 0{,}5\, p_n + 0{,}3 - 0{,}3\, p_n = 0{,}2\, p_n + 0{,}3$.
    1. Premiers termes : $p_0 = 0$, $p_1 = 0{,}3$, $p_2 = 0{,}36$, $p_3 = 0{,}372$, $p_4 = 0{,}3744$… La suite semble croissante et converger vers une limite proche de $0{,}375 = \dfrac{3}{8}$.
    2. Démonstration par récurrence de $P(n)$ : « $p_n \leqslant \dfrac{3}{8}$ ».

      Initialisation. $p_0 = 0 \leqslant \dfrac{3}{8}$.

      Hérédité. Si $p_n \leqslant \dfrac{3}{8}$, alors $p_{n+1} = 0{,}2\, p_n + 0{,}3 \leqslant 0{,}2 \times \dfrac{3}{8} + 0{,}3 = \dfrac{3}{40} + \dfrac{12}{40} = \dfrac{15}{40} = \dfrac{3}{8}$.

      Conclusion. Pour tout $n \in \mathbb{N}$, $p_n \leqslant \dfrac{3}{8}$.

    3. $p_{n+1} - p_n = 0{,}2\, p_n + 0{,}3 - p_n = 0{,}3 - 0{,}8\, p_n$. Comme $p_n \leqslant \dfrac{3}{8}$, $0{,}8\, p_n \leqslant 0{,}8 \times \dfrac{3}{8} = 0{,}3$, donc $p_{n+1} - p_n \geqslant 0$.

      La suite $(p_n)$ est croissante.

    4. $(p_n)$ est croissante et majorée par $\dfrac{3}{8}$, donc elle converge.
    1. $u_{n+1} = p_{n+1} - \dfrac{3}{8} = 0{,}2\, p_n + 0{,}3 - \dfrac{3}{8} = 0{,}2\, p_n - 0{,}075 = 0{,}2\left(p_n - \dfrac{3}{8}\right) = 0{,}2\, u_n$.

      $(u_n)$ est géométrique de raison $0{,}2$, de premier terme $u_0 = p_0 - \dfrac{3}{8} = -\dfrac{3}{8}$.

    2. $u_n = u_0 \times 0{,}2^n = -\dfrac{3}{8} \times 0{,}2^n$, donc $p_n = u_n + \dfrac{3}{8} = \dfrac{3}{8} - \dfrac{3}{8} \times 0{,}2^n = \dfrac{3}{8}(1 - 0{,}2^n)$.
    3. Comme $0 < 0{,}2 < 1$, $0{,}2^n \to 0$, donc $p_n \to \dfrac{3}{8}$.
    4. À long terme, la probabilité que le phénomène El Niño soit dominant une année donnée se stabilise autour de $\dfrac{3}{8} = 0{,}375$, soit environ $37{,}5\,\%$.

Exercice 2

  1. Affirmation 1 : la réponse dépend de la lecture de l'énoncé.

    Choisir un groupe de $4$ élèves composé de $2$ filles et $2$ garçons revient à choisir $2$ filles parmi $14$ et indépendamment $2$ garçons parmi $10$, soit :
    $$\dbinom{14}{2} \times \dbinom{10}{2} = 91 \times 45 = 4\,095 \text{ groupes possibles.}$$

    Lecture 1 (la plus courante en bac) : « il est possible de constituer $272$ groupes » signifie « le nombre exact de groupes différents est $272$ ». Comme $4\,095 \neq 272$, l'affirmation est alors FAUSSE.

    Lecture 2 (interprétation littérale) : « il est possible de constituer $272$ groupes différents » signifie « il existe (au moins) $272$ groupes différents ». Comme $272 < 4\,095$, on peut effectivement choisir $272$ groupes distincts parmi les $4\,095$ possibles : l'affirmation est alors VRAIE.

    L'énoncé étant ambigu, les deux justifications sont recevables tant que le calcul exact ($4\,095$) est explicité.

  2. Affirmation 2 : VRAIE.
    $f(x) = 3\sin(2x + \pi)$. $f\left(\dfrac{\pi}{2}\right) = 3\sin(2\pi) = 0$ ; $f'(x) = 6\cos(2x + \pi)$, donc $f'\left(\dfrac{\pi}{2}\right) = 6\cos(2\pi) = 6$.

    L'équation de la tangente en $\dfrac{\pi}{2}$ est $y = f'\left(\dfrac{\pi}{2}\right)\left(x - \dfrac{\pi}{2}\right) + f\left(\dfrac{\pi}{2}\right) = 6x - 3\pi$.

  3. Affirmation 3 : FAUSSE.
    $F(x) = (2x + 1)\ln(x)$, donc $F'(x) = 2\ln(x) + (2x + 1) \times \dfrac{1}{x} = 2\ln(x) + 2 + \dfrac{1}{x}$, qui n'est pas égal à $\dfrac{2}{x}$. $F$ n'est donc pas une primitive de $f$.
  4. Affirmation 4 : FAUSSE.
    Avec $g(t) = 45\,\mathrm{e}^{0{,}06 t} + 20$, on a $g'(t) = 2{,}7\,\mathrm{e}^{0{,}06 t}$, et
    $g'(t) + 0{,}06\, g(t) = 2{,}7\,\mathrm{e}^{0{,}06 t} + 2{,}7\,\mathrm{e}^{0{,}06 t} + 1{,}2 = 5{,}4\,\mathrm{e}^{0{,}06 t} + 1{,}2 \neq 1{,}2$.

    Donc $g$ n'est pas solution de $(E_1)$. (La vraie solution est $t \mapsto 45\,\mathrm{e}^{-0{,}06 t} + 20$, avec un signe négatif dans l'exponentielle.)

  5. Affirmation 5 : VRAIE.
    Si $y$ est une solution positive de $(E_2)$, alors $y' = y + 3\,\mathrm{e}^{0{,}4 x}$. Comme $y > 0$ et $3\,\mathrm{e}^{0{,}4 x} > 0$, on a $y' > 0$.

    En dérivant l'équation $(E_2)$ : $y'' - y' = 1{,}2\,\mathrm{e}^{0{,}4 x}$, soit $y'' = y' + 1{,}2\,\mathrm{e}^{0{,}4 x}$. Comme $y' > 0$ et $1{,}2\,\mathrm{e}^{0{,}4 x} > 0$, on a $y'' > 0$ : $y$ est convexe sur $\mathbb{R}$.

Exercice 3

Partie A

  1. $-x^2 + 7x + 8 \geqslant 0 \Leftrightarrow x^2 - 7x - 8 \leqslant 0$. Le discriminant vaut $\Delta = 49 + 32 = 81$, donc les racines sont $x = \dfrac{7 \pm 9}{2}$, soit $x = -1$ ou $x = 8$. Le trinôme $x^2 - 7x - 8$ est négatif entre ses racines : $-x^2 + 7x + 8 \geqslant 0 \Leftrightarrow x \in [-1~;~8]$.
  2. Pour $x \in {]0~;~8]} \subset [-1~;~8]$ : $-x^2 + 7x + 8 \geqslant 0$, donc $-x^2 + 7x + 9 = (-x^2 + 7x + 8) + 1 \geqslant 1$. Ainsi $\ln(-x^2 + 7x + 9) \geqslant \ln(1) = 0$. Comme $x > 0$, $f(x) = \dfrac{10\ln(-x^2 + 7x + 9)}{x} \geqslant 0$.
  3. La courbe $\mathcal{C}_f$ est entièrement située au-dessus (ou sur) l'axe des abscisses sur $]0~;~8]$.

Partie B

  1. $N$ est le projeté orthogonal de $M(x~;~f(x))$ sur l'axe des abscisses : $N(x~;~0)$. $P$ est le projeté orthogonal sur l'axe des ordonnées : $P(0~;~f(x))$.
  2. $ONMP$ est un rectangle de côtés $ON = x$ et $OP = f(x)$. Comme $f \geqslant 0$ sur $]0~;~8]$ :
    $\mathcal{A}(x) = ON \times OP = x \times \dfrac{10\ln(-x^2 + 7x + 9)}{x} = 10\ln(-x^2 + 7x + 9)$.
  3. $\mathcal{A}$ est dérivable sur $]0~;~8]$ (le logarithme est dérivable, et $-x^2 + 7x + 9 > 0$ sur cet intervalle car $-x^2 + 7x + 9 \geqslant 1 > 0$) :
    $\mathcal{A}'(x) = 10 \times \dfrac{-2x + 7}{-x^2 + 7x + 9}$. Le dénominateur étant strictement positif, $\mathcal{A}'(x)$ a le signe de $-2x + 7$.

    $\mathcal{A}'(x) = 0 \Leftrightarrow x = \dfrac{7}{2} = 3{,}5$. Pour $x < 3{,}5$, $\mathcal{A}'(x) > 0$ ($\mathcal{A}$ croissante) ; pour $x > 3{,}5$, $\mathcal{A}'(x) < 0$ ($\mathcal{A}$ décroissante).

    L'aire $\mathcal{A}(x)$ est maximale pour $x = 3{,}5$, et vaut alors $\mathcal{A}(3{,}5) = 10\ln(21{,}25) \approx 30{,}57$ unités d'aire.

Partie C

  1. L'algorithme parcourt $[3{,}5~;~8]$ par pas de $0{,}1$ en partant de $3{,}5$, et cherche le premier $x$ pour lequel $\mathcal{A}(x) \leqslant k$. Tant que $\mathcal{A}(x) > k$, on continue ; dès que $\mathcal{A}(x) \leqslant k$, on renvoie $x$.

    Ligne 8 : `while A(x) > k :` — Ligne 10 : `return x`.

  2. Calculs de l'aire au pas de $0{,}1$ : $\mathcal{A}(3{,}5) \approx 30{,}57$, $\mathcal{A}(4{,}5) \approx 30{,}08$, $\mathcal{A}(4{,}6) \approx 29{,}98$. Le premier $x$ pour lequel $\mathcal{A}(x) \leqslant 30$ est donc $x = 4{,}6$.

    `pluspetitevaleur(30)` renvoie $4{,}6$.

  3. Pour $k = 35$ : le maximum de $\mathcal{A}$ sur $[3{,}5~;~8]$ est $\mathcal{A}(3{,}5) \approx 30{,}57 < 35$. Donc dès le départ, $\mathcal{A}(3{,}5) \leqslant 35$ : on n'entre pas dans la boucle `while`, et l'algorithme renvoie immédiatement $x = 3{,}5$.

    Remarque : L'algorithme renvoie bien la plus petite valeur de l'intervalle, mais ce résultat n'apporte pas d'information utile : $\mathcal{A}(x) \leqslant 35$ est en fait vérifié pour tout $x \in [3{,}5~;~8]$.

Exercice 4

    1. $\overrightarrow{AB}(-5~;~2~;~-5)$ et $\overrightarrow{AC}(-4~;~5~;~2)$. Les premières coordonnées donnent $\dfrac{-5}{-4} = 1{,}25$, les secondes $\dfrac{2}{5} = 0{,}4$ : les rapports diffèrent, donc $\overrightarrow{AB}$ et $\overrightarrow{AC}$ ne sont pas colinéaires. Les points $A$, $B$, $C$ ne sont pas alignés.
    2. Test de $D(-3~;~-4~;~6)$ dans l'équation $29 x + 30 y - 17 z - 35 = 0$ :
      $29 \times (-3) + 30 \times (-4) - 17 \times 6 - 35 = -87 - 120 - 102 - 35 = -344 \neq 0$.

      Donc $D \notin (ABC)$ : les points $A$, $B$, $C$, $D$ ne sont pas coplanaires.

    1. Milieu de $[AB]$ : $I = \left(\dfrac{4 + (-1)}{2}~;~\dfrac{-1 + 1}{2}~;~\dfrac{3 + (-2)}{2}\right) = \left(\dfrac{3}{2}~;~0~;~\dfrac{1}{2}\right)$.
    2. Le plan médiateur de $[AB]$ passe par $I$ et a pour vecteur normal $\overrightarrow{AB}(-5~;~2~;~-5)$ (ou tout vecteur colinéaire). On obtient :
      $-5\left(x - \dfrac{3}{2}\right) + 2(y - 0) - 5\left(z - \dfrac{1}{2}\right) = 0$, soit $-5 x + 2 y - 5 z + 10 = 0$, c'est-à-dire $5 x - 2 y + 5 z = 10$.
    1. $MC^2 = (x - 0)^2 + (y - 4)^2 + (z - 5)^2 = x^2 + (y - 4)^2 + (z - 5)^2$.
      $MD^2 = (x + 3)^2 + (y + 4)^2 + (z - 6)^2$.

      $M \in P_2$ si et seulement si $MC^2 = MD^2$, soit après développement :
      $x^2 + y^2 - 8 y + 16 + z^2 - 10 z + 25 = x^2 + 6 x + 9 + y^2 + 8 y + 16 + z^2 - 12 z + 36$.

      En simplifiant : $0 = 6 x + 16 y - 2 z + 20$, soit en divisant par $-2$ : $-3 x - 8 y + z = 10$.

    2. Un vecteur normal à $P_1$ est $\vec{n_1}(5~;~-2~;~5)$ et un vecteur normal à $P_2$ est $\vec{n_2}(-3~;~-8~;~1)$. Si ces vecteurs étaient colinéaires, $\dfrac{5}{-3}$ et $\dfrac{-2}{-8} = \dfrac{1}{4}$ seraient égaux, ce qui est faux. Donc $\vec{n_1}$ et $\vec{n_2}$ ne sont pas colinéaires : les plans $P_1$ et $P_2$ sont sécants.
  1. Vérifions que pour tout $t \in \mathbb{R}$, le point $(-2 - 1{,}9\, t~;~t~;~4 + 2{,}3\, t)$ appartient à $P_1 \cap P_2$.

    Dans $P_1$ : $5(-2 - 1{,}9\, t) - 2 t + 5(4 + 2{,}3\, t) = -10 - 9{,}5\, t - 2 t + 20 + 11{,}5\, t = 10$ ✓.

    Dans $P_2$ : $-3(-2 - 1{,}9\, t) - 8 t + (4 + 2{,}3\, t) = 6 + 5{,}7\, t - 8 t + 4 + 2{,}3\, t = 10$ ✓.

    Donc $\Delta \subset P_1 \cap P_2$. Or $P_1$ et $P_2$ étant sécants (3.b), leur intersection est une droite. $\Delta$ étant une droite incluse dans cette droite, $\Delta = P_1 \cap P_2$.

  2. Un vecteur directeur de $\Delta$ est $\vec{u}(-1{,}9~;~1~;~2{,}3)$ et un vecteur normal à $P_3$ est $\vec{n_3}(8~;~-10~;~-4)$. On calcule :
    $\vec{u} \cdot \vec{n_3} = -1{,}9 \times 8 + 1 \times (-10) + 2{,}3 \times (-4) = -15{,}2 - 10 - 9{,}2 = -34{,}4 \neq 0$.

    $\vec{u}$ n'est pas orthogonal à $\vec{n_3}$, donc $\Delta$ n'est pas parallèle à $P_3$ : $\Delta$ et $P_3$ sont sécants.

  3. Notons $H$ le point d'intersection de $\Delta$ et $P_3$.

    $H \in \Delta = P_1 \cap P_2$, donc $H \in P_1$ et $H \in P_2$. Comme $P_1$ est le plan médiateur de $[AB]$ : $HA = HB$. Comme $P_2$ est le plan médiateur de $[CD]$ : $HC = HD$.

    De plus, $H \in P_3$, plan médiateur de $[AC]$ : $HA = HC$.

    Par conséquent, $HA = HB = HC = HD$ : $H$ est à égale distance des quatre points $A$, $B$, $C$, $D$. Par unicité (admise dans l'énoncé), $H$ est bien le point recherché.

Bac spé maths — Métropole jour 1 — septembre 2025

Épreuve écrite de spécialité Mathématiques


Métropole jour 1 — session de remplacement du mardi 9 septembre 2025
Durée : 4 heures
Notation sur 20 points
Calculatrice autorisée

Exercice 1 — 5 points

Partie A


On considère l'équation différentielle
$$(E) \qquad y' + 0{,}4\,y = e^{-0{,}4 t}$$
où $y$ est une fonction de la variable réelle $t$.

On cherche l'ensemble des fonctions définies et dérivables sur $\mathbb{R}$ qui sont solutions de cette équation.

  1. Soit $u$ la fonction définie sur $\mathbb{R}$ par : $u(t) = t\,e^{-0{,}4 t}$.

    Vérifier que $u$ est solution de $(E)$.

  2. Soit $f$ une fonction définie et dérivable sur $\mathbb{R}$.

    On note $g$ la fonction définie sur $\mathbb{R}$ par : $g(t) = f(t) - u(t)$.

    Soit $(H)$ l'équation différentielle $y' + 0{,}4\,y = 0$.

    1. Démontrer que si la fonction $g$ est solution de l'équation différentielle $(H)$ alors la fonction $f$ est solution de l'équation différentielle $(E)$.

      On admettra que la réciproque est vraie.

    2. Résoudre l'équation différentielle $(H)$.
    3. En déduire les solutions de $(E)$.
    4. Déterminer la solution $f$ de $(E)$ telle que $f(0) = 1$.

Partie B


On s'intéresse à la glycémie chez une personne venant de prendre un repas.

La glycémie en $\text{g.L}^{-1}$, en fonction du temps $t$, exprimé en heure, écoulé depuis la fin du repas, est modélisée par la fonction $f$ définie sur $[0~;~6]$ par :
$$f(t) = (t+1)\,e^{-0{,}4 t}.$$

    1. Montrer que, pour tout $t \in [0~;~6]$, $f'(t) = (-0{,}4\,t + 0{,}6)\,e^{-0{,}4 t}$.
    2. Étudier les variations de $f$ sur $[0~;~6]$ puis dresser son tableau de variations sur cet intervalle.
  1. Une personne est en hypoglycémie lorsque sa glycémie est inférieure à $0{,}7~\text{g.L}^{-1}$.

    1. Démontrer que sur l'intervalle $[0~;~6]$ l'équation $f(t) = 0{,}7$ admet une unique solution que l'on notera $\alpha$.
    2. Au bout de combien de temps après avoir pris son repas cette personne est-elle en hypoglycémie ?

      On exprimera ce temps à la minute près.

  2. On souhaite déterminer la glycémie moyenne en $\text{g.L}^{-1}$ chez cette personne lors des six heures qui suivent le repas.

    1. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que :
      $$\int_{0}^{6} f(t)\,\mathrm{d}t = -23{,}75\,e^{-2{,}4} + 8{,}75.$$
    2. Calculer la glycémie moyenne en $\text{g.L}^{-1}$ chez cette personne lors des six heures qui suivent le repas.
    3. En remarquant que la fonction $f$ est solution de l'équation différentielle $(E)$, expliquer comment on aurait pu obtenir ce résultat autrement.

Exercice 2 — 5 points


On considère le cube $ABCDEFGH$.

On place le point $M$ tel que $\overrightarrow{BM} = \overrightarrow{AB}$.

Cube ABCDEFGH en perspective avec le point M placé sur la droite (AB) au-delà de B, tel que vecteur BM égale vecteur AB

Partie A

  1. Montrer que les droites $(FG)$ et $(FM)$ sont perpendiculaires.
  2. Montrer que les points $A$, $M$, $G$ et $H$ sont coplanaires.

Partie B


On se place dans le repère orthonormé $\left(\text{A}~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right)$.
  1. Déterminer les coordonnées des vecteurs $\overrightarrow{GM}$ et $\overrightarrow{AH}$ et montrer qu'ils ne sont pas colinéaires.
    1. Justifier qu'une représentation paramétrique de la droite $(GM)$ est :
      $$\begin{cases} x = 1 + t \\ y = 1 - t \\ z = 1 - t \end{cases} \quad \text{avec } t \in \mathbb{R}.$$
    2. On admet qu'une représentation paramétrique de la droite $(AH)$ est :
      $$\begin{cases} x = 0 \\ y = k \\ z = k \end{cases} \quad \text{avec } k \in \mathbb{R}.$$

      Montrer que le point d'intersection de $(GM)$ et $(AH)$, que l'on nommera $N$, a pour coordonnées $(0~;~2~;~2)$.

    1. Montrer que le triangle $AMN$ est un triangle rectangle en $A$.
    2. Calculer l'aire de ce triangle.
  2. Soit $J$ le centre de la face $BCGF$.

    1. Déterminer les coordonnées du point $J$.
    2. Montrer que le vecteur $\overrightarrow{FJ}$ est un vecteur normal au plan $(AMN)$.
    3. Montrer que $J$ appartient au plan $(AMN)$. En déduire qu'il est le projeté orthogonal du point $F$ sur le plan $(AMN)$.
  3. On rappelle que le volume $\mathcal{V}$ d'un tétraèdre ou d'une pyramide est donné par la formule :
    $$\mathcal{V} = \dfrac{1}{3} \times \mathcal{B} \times h,$$
    $\mathcal{B}$ étant l'aire d'une base et $h$ la hauteur relative à cette base.

    Montrer que le volume du tétraèdre $AMNF$ est le double du volume de la pyramide $BCGFM$.

Exercice 3 — 6 points


Le but de cet exercice est d'étudier les convergences de deux suites vers une même limite.

Partie A


On considère la fonction $f$ définie sur $[2~;~+\infty[$ par
$$f(x) = \sqrt{3x - 2}.$$
  1. Justifier les éléments du tableau de variations ci-dessous :

    Tableau de variation de f sur [2 ; +infini[ : f croissante, f(2)=2, limite +infini en +infini

    On admet que la suite $(u_n)$ vérifiant $u_0 = 6$ et, pour tout $n$ entier naturel, $u_{n+1} = f(u_n)$ est bien définie.

    1. Démontrer par récurrence que, pour tout $n$ entier naturel : $2 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n \leqslant 6$.
    2. En déduire que la suite $(u_n)$ converge.
  2. On appelle $\ell$ la limite de $(u_n)$.

    On admet qu'elle est solution de l'équation $f(x) = x$. Déterminer la valeur de $\ell$.

  3. On considère la fonction `rang` écrite ci-dessous en langage Python.

    On rappelle que `sqrt(x)` renvoie la racine carrée du nombre $x$.

    from math import *
    
    def rang(a) :
        u = 6
        n = 0
        while u >= a :
            u = sqrt(3*u - 2)
            n = n+1
        return n
    1. Pourquoi peut-on affirmer que `rang(2.000001)` renvoie une valeur ?
    2. Pour quelles valeurs du paramètre $a$ l'instruction `rang(a)` renvoie-t-elle un résultat ?

Partie B


On admet que la suite $(v_n)$ vérifiant $v_0 = 6$ et, pour tout $n$, entier naturel, $v_{n+1} = 3 - \dfrac{2}{v_n}$ est bien définie.
  1. Calculer $v_1$.
  2. Pour tout $n$ entier naturel, on admet que $v_n \neq 2$ et on pose :
    $$w_n = \dfrac{v_n - 1}{v_n - 2}$$

    1. Démontrer que la suite $(w_n)$ est géométrique de raison $2$ et préciser son premier terme $w_0$.
    2. On admet que, pour tout $n$ entier naturel,
      $$w_n - 1 = \dfrac{1}{v_n - 2}.$$

      En déduire que, pour tout $n$ entier naturel,
      $$v_n = 2 + \dfrac{1}{1{,}25 \times 2^n - 1}.$$

    3. Calculer la limite de $(v_n)$.
  3. Déterminer le plus petit entier naturel $n$ pour lequel $v_n < 2{,}01$ en résolvant l'inéquation.

Partie C


À l'aide des parties précédentes, déterminer le plus petit entier $N$ tel que pour tout $n \geqslant N$, les termes $v_n$ et $u_n$ appartiennent à l'intervalle $]1{,}99~;~2{,}01[$.

Exercice 4 — 4 points

Remarque

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

Chaque réponse doit être justifiée.

Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

Un musée propose des visites avec ou sans audioguide. Les billets peuvent être achetés en ligne ou directement au guichet.

  1. Lorsqu'une personne achète son billet en ligne, un code de validation lui est envoyé par SMS afin qu'elle confirme son achat.

    Ce code est généré de façon aléatoire et est constitué de $4$ chiffres deux à deux distincts, le premier chiffre étant différent de $0$.

    Affirmation 1 : Le nombre de codes différents pouvant être générés est $5\,040$.

  2. Une étude a permis de considérer que :

    • la probabilité qu'une personne choisisse l'audioguide sachant qu'elle a acheté son billet en ligne est égale à $0{,}8$ ;
    • la probabilité qu'une personne achète son billet en ligne est égale à $0{,}7$ ;
    • la probabilité qu'une personne opte pour une visite sans audioguide est égale à $0{,}32$.

    Affirmation 2 : La probabilité qu'un visiteur ne prenne pas l'audioguide sachant qu'il a acheté son billet au guichet est supérieure à deux tiers.

  3. On choisit au hasard $12$ visiteurs de ce musée.

    On suppose que le choix de l'option « audioguide » est indépendant d'un visiteur à l'autre.

    Affirmation 3 : La probabilité qu'exactement la moitié de ces visiteurs opte pour l'audioguide est égale à $924 \times 0{,}2176^{6}$.

  4. Lorsqu'une personne dispose d'un audioguide, elle peut choisir parmi trois parcours :

    • un premier d'une durée de cinquante minutes,
    • un deuxième d'une durée d'une heure et vingt minutes,
    • un troisième d'une durée d'une heure et quarante minutes.

    Le temps de parcours peut être modélisé par une variable aléatoire $X$ dont la loi de probabilité est donnée ci-dessous :

    $x_i$ $50$ min $1$ h $20$ min $1$ h $40$ min
    $P(X = x_i)$ $0{,}1$ $0{,}6$ $0{,}3$

    Affirmation 4 : L'espérance de $X$ est $77$ minutes.

Corrigé

Exercice 1

Partie A

  1. $u(t) = t\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}$, donc $u'(t) = \mathrm{e}^{-0{,}4 t} + t \times (-0{,}4)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t} = (1 - 0{,}4\, t)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}$.

    Alors $u'(t) + 0{,}4\, u(t) = (1 - 0{,}4\, t)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t} + 0{,}4\, t\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t} = \mathrm{e}^{-0{,}4 t}$ : $u$ est bien solution de $(E)$.

    1. On a $g = f - u$, donc $g' = f' - u'$. Si $g$ est solution de $(H)$ : $g' + 0{,}4\, g = 0$, soit $(f' - u') + 0{,}4(f - u) = 0$, donc $f' + 0{,}4\, f = u' + 0{,}4\, u$. Comme $u$ est solution de $(E)$ (question 1), $u' + 0{,}4\, u = \mathrm{e}^{-0{,}4 t}$, donc $f' + 0{,}4\, f = \mathrm{e}^{-0{,}4 t}$ : $f$ est solution de $(E)$.
    2. Les solutions de $(H) : y' + 0{,}4\, y = 0$ sur $\mathbb{R}$ sont les fonctions $t \mapsto K\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}$, $K \in \mathbb{R}$.
    3. D'après le 2.a (et sa réciproque admise), $f$ est solution de $(E)$ si et seulement si $g = f - u$ est solution de $(H)$, c'est-à-dire $g(t) = K\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}$. Donc les solutions de $(E)$ sont :
      $$f(t) = (K + t)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}, \quad K \in \mathbb{R}.$$
    4. $f(0) = K = 1$. Donc $f(t) = (t + 1)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}$.

Partie B

    1. $f(t) = (t+1)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}$, donc $f'(t) = \mathrm{e}^{-0{,}4 t} + (t+1) \times (-0{,}4)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t} = \bigl[1 - 0{,}4(t+1)\bigr]\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t} = (-0{,}4\, t + 0{,}6)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}$.
    2. Pour tout $t$, $\mathrm{e}^{-0{,}4 t} > 0$, donc $f'(t)$ a le signe de $-0{,}4\, t + 0{,}6$. Or $-0{,}4\, t + 0{,}6 = 0 \Leftrightarrow t = 1{,}5$. Pour $t < 1{,}5$, $f'(t) > 0$ ($f$ croissante) ; pour $t > 1{,}5$, $f'(t) < 0$ ($f$ décroissante).

      Valeurs aux bornes : $f(0) = 1$ ; $f(1{,}5) = 2{,}5\,\mathrm{e}^{-0{,}6}$ ; $f(6) = 7\,\mathrm{e}^{-2{,}4}$.

      Tableau de variation de f sur [0;6] : f croît de 1 à 2,5 e^(-0,6) sur [0;1,5] puis décroît jusqu'à 7 e^(-2,4) sur [1,5;6].
    1. Sur $[0~;~1{,}5]$, $f$ est croissante avec $f(0) = 1 > 0{,}7$, donc $f \geqslant 1 > 0{,}7$ : pas de solution.

      Sur $[1{,}5~;~6]$, $f$ est continue et strictement décroissante de $2{,}5\,\mathrm{e}^{-0{,}6} \approx 1{,}37$ à $7\,\mathrm{e}^{-2{,}4} \approx 0{,}635$. Comme $0{,}635 < 0{,}7 < 1{,}37$, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation $f(t) = 0{,}7$ admet une unique solution $\alpha$ dans $]1{,}5~;~6[$.

    2. À la calculatrice : $f(5{,}6) \approx 0{,}703 > 0{,}7$ et $f(5{,}62) \approx 0{,}699 < 0{,}7$, donc $\alpha \approx 5{,}615$. En heures-minutes : $0{,}615 \times 60 \approx 36{,}9$, soit $\alpha \approx 5$ h $37$ min.

      La personne entre en hypoglycémie environ $5$ h $37$ min après son repas.

    1. On pose $u(t) = t + 1$ et $w'(t) = \mathrm{e}^{-0{,}4 t}$, donc $u'(t) = 1$ et $w(t) = -2{,}5\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}$. Les fonctions $u$ et $w$ sont $\mathcal{C}^1$ sur $[0~;~6]$, donc par intégration par parties :
      $\displaystyle\int_0^6 (t+1)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}\,\mathrm{d}t = \bigl[-2{,}5(t+1)\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}\bigr]_0^6 - \int_0^6 -2{,}5\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}\,\mathrm{d}t = -2{,}5 \times 7 \times \mathrm{e}^{-2{,}4} + 2{,}5 + 2{,}5\bigl[-2{,}5\,\mathrm{e}^{-0{,}4 t}\bigr]_0^6$.

      Soit $-17{,}5\,\mathrm{e}^{-2{,}4} + 2{,}5 - 6{,}25\,\mathrm{e}^{-2{,}4} + 6{,}25 = -23{,}75\,\mathrm{e}^{-2{,}4} + 8{,}75$.

    2. Glycémie moyenne : $\dfrac{1}{6 - 0}\displaystyle\int_0^6 f(t)\,\mathrm{d}t = \dfrac{-23{,}75\,\mathrm{e}^{-2{,}4} + 8{,}75}{6} \approx 1{,}10$ g·L$^{-1}$.
    3. $f$ est solution de $(E)$ : $f'(t) + 0{,}4\, f(t) = \mathrm{e}^{-0{,}4 t}$, soit $0{,}4\, f(t) = \mathrm{e}^{-0{,}4 t} - f'(t)$, donc $f(t) = 2{,}5\bigl(\mathrm{e}^{-0{,}4 t} - f'(t)\bigr)$.

      Par intégration sur $[0~;~6]$ : $\displaystyle\int_0^6 f(t)\,\mathrm{d}t = 2{,}5\left(\int_0^6 \mathrm{e}^{-0{,}4 t}\,\mathrm{d}t - \bigl[f(t)\bigr]_0^6\right) = 2{,}5\bigl(-2{,}5(\mathrm{e}^{-2{,}4} - 1) - (7\mathrm{e}^{-2{,}4} - 1)\bigr) = -23{,}75\,\mathrm{e}^{-2{,}4} + 8{,}75$. On retrouve la valeur sans IPP, en exploitant directement l'équation différentielle.

Exercice 2

On se place dans le repère $\left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right)$. Les coordonnées des sommets sont : $A(0~;~0~;~0)$, $B(1~;~0~;~0)$, $C(1~;~1~;~0)$, $D(0~;~1~;~0)$, $E(0~;~0~;~1)$, $F(1~;~0~;~1)$, $G(1~;~1~;~1)$, $H(0~;~1~;~1)$.

Comme $\overrightarrow{BM} = \overrightarrow{AB}$, $M = B + \overrightarrow{AB}$ a pour coordonnées $M(2~;~0~;~0)$.

Partie A

  1. $\overrightarrow{FG}(0~;~1~;~0)$ et $\overrightarrow{FM}(1~;~0~;~-1)$. Leur produit scalaire vaut $0 + 0 + 0 = 0$ : les droites $(FG)$ et $(FM)$ sont perpendiculaires.
  2. $\overrightarrow{AM}(2~;~0~;~0) = 2\,\overrightarrow{HG}(1~;~0~;~0)$ (car $\overrightarrow{HG} = G - H = (1~;~0~;~0)$). Donc $\overrightarrow{AM}$ et $\overrightarrow{HG}$ sont colinéaires : les droites $(AM)$ et $(HG)$ sont parallèles. Deux droites parallèles définissent un plan, et les points $A$, $M$, $G$, $H$ appartiennent à ce plan : ils sont coplanaires.

Partie B

  1. $\overrightarrow{GM}(2-1~;~0-1~;~0-1) = (1~;~-1~;~-1)$ et $\overrightarrow{AH}(0~;~1~;~1)$. Les premières coordonnées sont $1$ et $0$ : ces vecteurs ne sont pas colinéaires.
    1. La droite $(GM)$ passe par $G(1~;~1~;~1)$ et est dirigée par $\overrightarrow{GM}(1~;~-1~;~-1)$. Une représentation paramétrique est donc bien $(1+t~;~1-t~;~1-t)$, $t \in \mathbb{R}$.
    2. On cherche $t$ et $k$ tels que $(1+t~;~1-t~;~1-t) = (0~;~k~;~k)$. La première équation donne $t = -1$, puis $k = 1 - (-1) = 2$. Les trois équations sont satisfaites pour $t = -1$ et $k = 2$ : le point d'intersection est $N(0~;~2~;~2)$.
    1. $\overrightarrow{AM}(2~;~0~;~0)$ et $\overrightarrow{AN}(0~;~2~;~2)$. Leur produit scalaire vaut $0 + 0 + 0 = 0$ : le triangle $AMN$ est rectangle en $A$.
    2. $AM = 2$ et $AN = \sqrt{0 + 4 + 4} = 2\sqrt{2}$. Donc $\mathcal{A}_{AMN} = \dfrac{1}{2} \times AM \times AN = \dfrac{1}{2} \times 2 \times 2\sqrt{2} = 2\sqrt{2}$ unités d'aire.
    1. $J$ est le centre de la face $BCGF$, dont les sommets sont $B(1~;~0~;~0)$, $C(1~;~1~;~0)$, $G(1~;~1~;~1)$, $F(1~;~0~;~1)$. La moyenne des coordonnées donne $J\left(1~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right)$.
    2. $\overrightarrow{FJ} = J - F = \left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~-\dfrac{1}{2}\right)$. On vérifie l'orthogonalité aux vecteurs directeurs du plan $(AMN)$ :
      $\overrightarrow{FJ} \cdot \overrightarrow{AM} = 0 \times 2 + \dfrac{1}{2} \times 0 - \dfrac{1}{2} \times 0 = 0$ ;
      $\overrightarrow{FJ} \cdot \overrightarrow{AN} = 0 \times 0 + \dfrac{1}{2} \times 2 - \dfrac{1}{2} \times 2 = 0$.
      Comme $\overrightarrow{AM}$ et $\overrightarrow{AN}$ ne sont pas colinéaires (3.a), $\overrightarrow{FJ}$ est normal au plan $(AMN)$.
    3. Une équation du plan $(AMN)$ est $0 \times x + 1 \times y - 1 \times z = 0$ (vecteur normal $(0~;~1~;~-1)$, passant par $A$), soit $y - z = 0$. Pour $J\left(1~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right)$ : $\dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2} = 0$ ✓. Donc $J \in (AMN)$.

      Comme $(FJ) \perp (AMN)$ et $J \in (AMN)$, $J$ est bien le projeté orthogonal de $F$ sur le plan $(AMN)$.

  2. Volume du tétraèdre $AMNF$. On choisit pour base le triangle $AMN$ d'aire $2\sqrt{2}$, et pour hauteur la distance $FJ$ (puisque $J$ est le projeté orthogonal de $F$ sur $(AMN)$) :
    $FJ = \sqrt{0 + \dfrac{1}{4} + \dfrac{1}{4}} = \dfrac{\sqrt{2}}{2}$. Donc $\mathcal{V}_{AMNF} = \dfrac{1}{3} \times 2\sqrt{2} \times \dfrac{\sqrt{2}}{2} = \dfrac{2}{3}$.

    Volume de la pyramide $BCGFM$. La base $BCGF$ est un carré de côté $1$ situé dans le plan d'équation $x = 1$. Sa hauteur est la distance de $M(2~;~0~;~0)$ à ce plan, soit $|2 - 1| = 1$. Donc $\mathcal{V}_{BCGFM} = \dfrac{1}{3} \times 1 \times 1 = \dfrac{1}{3}$.

    Ainsi $\mathcal{V}_{AMNF} = \dfrac{2}{3} = 2 \times \dfrac{1}{3} = 2 \times \mathcal{V}_{BCGFM}$.

Exercice 3

Partie A

  1. $f(x) = \sqrt{3x - 2}$ est la composée de $x \mapsto 3x - 2$ (affine de coefficient $3 > 0$, donc croissante) suivie de $x \mapsto \sqrt{x}$ (croissante sur $[0~;~+\infty[$). Donc $f$ est croissante sur $[2~;~+\infty[$. $f(2) = \sqrt{4} = 2$ et $\displaystyle\lim_{x \to +\infty} (3x - 2) = +\infty$, donc $\displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty$.
    1. Démonstration par récurrence de $P(n)$ : « $2 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n \leqslant 6$ ».

      Initialisation. $u_0 = 6$ et $u_1 = f(6) = \sqrt{16} = 4$. On a $2 \leqslant 4 \leqslant 6 \leqslant 6$ : $P(0)$ est vraie.

      Hérédité. Supposons $P(n)$ vraie. Comme $f$ est croissante sur $[2~;~+\infty[$ : $f(2) \leqslant f(u_{n+1}) \leqslant f(u_n) \leqslant f(6)$, soit $2 \leqslant u_{n+2} \leqslant u_{n+1} \leqslant 4 \leqslant 6$. Donc $P(n+1)$ est vraie.

      Conclusion. Par récurrence, pour tout $n \in \mathbb{N}$, $2 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n \leqslant 6$.

    2. $(u_n)$ est décroissante (car $u_{n+1} \leqslant u_n$) et minorée par $2$, donc converge.
  2. $\ell$ vérifie $f(\ell) = \ell$, soit $\sqrt{3\ell - 2} = \ell$ avec $\ell \geqslant 2$. En élevant au carré : $3\ell - 2 = \ell^2$, soit $\ell^2 - 3\ell + 2 = 0$, c'est-à-dire $(\ell - 1)(\ell - 2) = 0$. Donc $\ell = 1$ ou $\ell = 2$. Comme $u_n \geqslant 2$ pour tout $n$, $\ell \geqslant 2$ : $\ell = 2$.
    1. La suite $(u_n)$ converge vers $2$ en décroissant strictement (on montre par récurrence que $u_n > 2$, car $f(x) > 2$ dès que $x > 2$). Donc pour tout réel $\varepsilon > 0$, il existe un rang à partir duquel $u_n < 2 + \varepsilon$. En particulier pour $\varepsilon = 10^{-6}$, il existe un rang $n$ tel que $u_n < 2{,}000001$. La boucle `while u >= a` s'arrête donc, et `rang(2.000001)` renvoie cette valeur de $n$.
    2. La boucle s'arrête dès que $u_n < a$. Si $a \leqslant 2$, comme $u_n > 2$ pour tout $n$, la condition $u_n < a$ n'est jamais satisfaite et la boucle est infinie. Si $a > 2$, comme $u_n \to 2$, il existe un rang où $u_n < a$, donc la boucle s'arrête.

      `rang(a)` renvoie un résultat si et seulement si $a > 2$.

Partie B

  1. $v_1 = 3 - \dfrac{2}{v_0} = 3 - \dfrac{2}{6} = 3 - \dfrac{1}{3} = \dfrac{8}{3}$.
    1. Calculons $v_{n+1} - 1$ et $v_{n+1} - 2$ :
      $v_{n+1} - 1 = 3 - \dfrac{2}{v_n} - 1 = \dfrac{2 v_n - 2}{v_n} = \dfrac{2(v_n - 1)}{v_n}$ ;
      $v_{n+1} - 2 = 3 - \dfrac{2}{v_n} - 2 = \dfrac{v_n - 2}{v_n}$.

      Donc $w_{n+1} = \dfrac{v_{n+1} - 1}{v_{n+1} - 2} = \dfrac{2(v_n - 1)/v_n}{(v_n - 2)/v_n} = 2 \times \dfrac{v_n - 1}{v_n - 2} = 2\, w_n$.

      $(w_n)$ est géométrique de raison $2$, et $w_0 = \dfrac{v_0 - 1}{v_0 - 2} = \dfrac{5}{4} = 1{,}25$.

    2. $w_n = w_0 \times 2^n = 1{,}25 \times 2^n$. D'après l'admis $w_n - 1 = \dfrac{1}{v_n - 2}$, donc $v_n - 2 = \dfrac{1}{w_n - 1} = \dfrac{1}{1{,}25 \times 2^n - 1}$.

      Donc $v_n = 2 + \dfrac{1}{1{,}25 \times 2^n - 1}$.

    3. Quand $n \to +\infty$, $1{,}25 \times 2^n \to +\infty$, donc $\dfrac{1}{1{,}25 \times 2^n - 1} \to 0$ et $v_n \to 2$.
  2. $v_n < 2{,}01$ équivaut à $\dfrac{1}{1{,}25 \times 2^n - 1} < 0{,}01$, soit (puisque $1{,}25 \times 2^n - 1 > 0$ pour $n \geqslant 0$) $1{,}25 \times 2^n - 1 > 100$, c'est-à-dire $2^n > \dfrac{101}{1{,}25} = 80{,}8$.

    Comme $2^6 = 64 < 80{,}8$ et $2^7 = 128 > 80{,}8$, le plus petit entier $n$ tel que $v_n < 2{,}01$ est $n = 7$.

    Vérification : $v_7 = 2 + \dfrac{1}{1{,}25 \times 128 - 1} = 2 + \dfrac{1}{159} \approx 2{,}0063 < 2{,}01$ ✓.

Partie C

Les deux suites convergent vers $2$ en restant strictement supérieures à $2$ (montré pour $(u_n)$ au A.4.a, et pour $(v_n)$ car $1{,}25 \times 2^n - 1 > 0$). Donc « $v_n \in {]1{,}99~;~2{,}01[}$ » équivaut à « $v_n < 2{,}01$ », idem pour $(u_n)$.

Pour $(v_n)$ : d'après B.3, le plus petit rang convenable est $7$ ; pour tout $n \geqslant 7$, $v_n < 2{,}01$.

Pour $(u_n)$ : $(u_n)$ étant décroissante, on cherche le plus petit $n$ tel que $u_n < 2{,}01$. À la calculatrice : $u_{16} \approx 2{,}0116 > 2{,}01$ et $u_{17} \approx 2{,}0087 < 2{,}01$. Donc pour tout $n \geqslant 17$, $u_n < 2{,}01$.

Le plus petit entier $N$ vérifiant simultanément les deux conditions est $N = \max(7~;~17) = 17$.

La suite $(v_n)$ converge bien plus rapidement vers $2$ que $(u_n)$.

Exercice 4

  1. Affirmation 1 : FAUSSE.
    Le premier chiffre a $9$ choix possibles (de $1$ à $9$). Les trois chiffres suivants doivent être distincts de ceux déjà placés : respectivement $9$, $8$ et $7$ choix. Total : $9 \times 9 \times 8 \times 7 = 4\,536$ codes, et non $5\,040$.
  2. Affirmation 2 : FAUSSE.
    Notons $L$ « la personne achète son billet en ligne » et $A$ « la personne prend l'audioguide ». L'énoncé donne $P(L) = 0{,}7$, $P_L(A) = 0{,}8$ et $P(\overline{A}) = 0{,}32$, donc $P(A) = 0{,}68$.

    D'après la formule des probabilités totales : $P(A) = P(L) \times P_L(A) + P(\overline{L}) \times P_{\overline{L}}(A)$, soit $0{,}68 = 0{,}7 \times 0{,}8 + 0{,}3 \times P_{\overline{L}}(A) = 0{,}56 + 0{,}3 \times P_{\overline{L}}(A)$. On obtient $P_{\overline{L}}(A) = \dfrac{0{,}12}{0{,}3} = 0{,}4$, donc $P_{\overline{L}}(\overline{A}) = 0{,}6$.

    Or $0{,}6 < \dfrac{2}{3} \approx 0{,}667$ : la probabilité au guichet de ne pas prendre l'audioguide n'est pas supérieure à $\dfrac{2}{3}$.

  3. Affirmation 3 : VRAIE.
    Le nombre $Y$ de visiteurs prenant l'audioguide parmi $12$ choisis indépendamment suit la loi binomiale $\mathcal{B}(12~;~0{,}68)$, donc :
    $P(Y = 6) = \dbinom{12}{6} \times 0{,}68^6 \times 0{,}32^6 = 924 \times (0{,}68 \times 0{,}32)^6 = 924 \times 0{,}2176^6$.
  4. Affirmation 4 : FAUSSE.
    Conversion en minutes : $1$ h $20$ min $= 80$ min et $1$ h $40$ min $= 100$ min.
    $E(X) = 50 \times 0{,}1 + 80 \times 0{,}6 + 100 \times 0{,}3 = 5 + 48 + 30 = 83$ minutes, et non $77$.

Bac spé maths — Métropole jour 2 — juin 2025

Épreuve écrite de spécialité Mathématiques


Métropole jour 2 — mercredi 18 juin 2025
Durée : 4 heures
Notation sur 20 points
Calculatrice autorisée

Exercice 1 — 5 points


Les deux parties peuvent être traitées indépendamment.

Dans cet exercice on s'intéresse à des personnes venues séjourner dans un centre multisports au cours du week-end.

Les résultats des probabilités demandées seront arrondis au millième si nécessaire.

Partie A


Le centre propose aux personnes venues pour un week-end une formule d'initiation au roller composée de deux séances de cours.

On choisit au hasard une personne parmi celles ayant souscrit à cette formule.

On désigne par $ A $ et $ B $ les évènements suivants :

  • $ A $ : « La personne chute pendant la première séance » ;
  • $ B $ : « La personne chute pendant la deuxième séance ».

Pour un évènement $ E $ quelconque, on note $ P(E) $ sa probabilité et $ \overline{E} $ son évènement contraire.

Des observations permettent d'admettre que $ P(A) = 0{,}6 $.

De plus on constate que :

  • Si la personne chute pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de $ 0{,}3 $ ;
  • Si la personne ne chute pas pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de $ 0{,}4 $.
  1. Représenter la situation par un arbre pondéré.
  2. Calculer la probabilité $ P\left(\overline{A} \cap \overline{B}\right) $ et interpréter le résultat.
  3. Montrer que $ P(B) = 0{,}34 $.
  4. La personne ne chute pas pendant la deuxième séance de cours. Calculer la probabilité qu'elle n'ait pas chuté lors de la première séance.
  5. On appelle $ X $ la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de $ 100 $ personnes ayant souscrit à la formule, associe le nombre d'entre elles n'ayant chuté ni lors de la première ni lors de la deuxième séance.

    On assimile le choix d'un échantillon de $ 100 $ personnes à un tirage avec remise.

    On admet que la probabilité qu'une personne ne chute ni lors de la première ni lors de la deuxième séance est de $ 0{,}24 $.

    1. Montrer que la variable aléatoire $ X $ suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
    2. Quelle est la probabilité d'avoir, dans un échantillon de $ 100 $ personnes ayant souscrit à la formule, au moins $ 20 $ personnes qui ne chutent ni lors de la première ni lors de la deuxième séance ?
    3. Calculer l'espérance $ E(X) $ et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B


On choisit au hasard une personne venue un week-end au centre multisport. On note $ T_1 $ la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minute avant les accès aux activités sportives pendant la journée du samedi et $ T_2 $ la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minutes avant les accès aux activités sportives pendant la journée du dimanche.

On admet que :

  • $ T_1 $ suit une loi de probabilité d'espérance $ E(T_1) = 40 $ et d'écart-type $ \sigma(T_1) = 10 $ ;
  • $ T_2 $ suit une loi de probabilité d'espérance $ E(T_2) = 60 $ et d'écart-type $ \sigma(T_2) = 16 $ ;
  • les variables aléatoires $ T_1 $ et $ T_2 $ sont indépendantes.

On note $ T $ la variable aléatoire donnant le temps total d'attente avant les accès au activités sportives lors des deux jours, exprimé en minute. Ainsi on a $ T = T_1 + T_2 $.

  1. Déterminer l'espérance $ E(T) $ de la variable aléatoire $ T $. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  2. Montrer que la variance $ V(T) $ de la variable aléatoire $ T $ est égale à $ 356 $.
  3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que, pour une personne choisie au hasard parmi celles venues un week-end au centre multisports, la probabilité que son temps total d'attente $ T $ soit strictement compris entre $ 60 $ et $ 140 $ minutes est supérieure à $ 0{,}77 $.

Exercice 2 — 5 points


L'espace est muni d'un repère orthonormé $\left(\text{O}~;~\vec{i},~\vec{j},~\vec{k}\right)$. On considère :
  • les points $ A(-1~;~2~;~1) $, $ B(1~;~-1~;~2) $ et $ C(1~;~1~;~1) $ ;
  • la droite $ d $ dont une représentation paramétrique est donnée par :

    $ d : \begin{cases} x = \dfrac{3}{2} + 2t \\ y = 2 + t \\ z = 3 - t \end{cases} $ avec $ t \in \mathbb{R} $ ;

  • la droite $ d' $ dont une représentation paramétrique est donnée par :

    $ d' : \begin{cases} x = s \\ y = \dfrac{3}{2} + s \\ z = 3 - 2s \end{cases} $ avec $ s \in \mathbb{R} $.

Partie A

  1. Montrer que les droites $ d $ et $ d' $ sont sécantes au point $ S\left(-\dfrac{1}{2}~;~1~;~4\right) $.
    1. Montrer que le vecteur $ \vec{n}\begin{pmatrix} 1 \\ 2 \\ 4 \end{pmatrix} $ est un vecteur normal au plan $ (ABC) $.
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan $ (ABC) $ est :

      $ x + 2y + 4z - 7 = 0 $.

  2. Démontrer que les points $ A $, $ B $, $ C $ et $ S $ ne sont pas coplanaires.
    1. Démontrer que le point $ H(-1~;~0~;~2) $ est le projeté orthogonal de $ S $ sur le plan $ (ABC) $.
    2. En déduire qu'il n'existe aucun point $ M $ du plan $ (ABC) $ tel que $ SM < \dfrac{\sqrt{21}}{2} $.

Partie B


On considère un point $ M $ appartenant au segment $ [CS] $. On a donc $ \overrightarrow{CM} = k\,\overrightarrow{CS} $ avec $ k $ réel de l'intervalle $ [0~;~1] $.
  1. Déterminer les coordonnées du point $ M $ en fonction de $ k $.
  2. Existe-t-il un point $ M $ sur le segment $ [CS] $ tel que le triangle $ (MAB) $ soit rectangle en $ M $ ?

Exercice 3 — 4 points


Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
  1. La suite $ (u_n) $ est définie pour tout entier naturel $ n $ par

    $ u_n = \dfrac{1 + 5^n}{2 + 3^n} $.

    Affirmation 1 : La suite $ (u_n) $ converge vers $ \dfrac{5}{3} $.

  2. On considère la suite $ (w_n) $ définie par :

    $ w_0 = 0 $ et, pour tout entier naturel $ n $, $ w_{n+1} = 3w_n - 2n + 3 $.

    Affirmation 2 : Pour tout entier naturel $ n $, $ w_n \geqslant n $.

  3. On considère la fonction $ f $ définie sur $ ]0~;~+\infty[ $ dont la courbe représentative $ \mathcal{C}_f $ est donnée dans un repère orthonormé sur la figure (Fig. 1) ci-dessous.

    On précise que :

    • $ T $ est la tangente à $ \mathcal{C}_f $ au point $ A $ d'abscisse $ 8 $ ;
    • L'axe des abscisses est la tangente horizontale à $ \mathcal{C}_f $ au point d'abscisse $ 1 $.
    Figure 1 : courbe C_f définie sur ]0;+infini[ dans un repère orthonormé. Elle décroît très rapidement depuis +infini quand x tend vers 0, touche l'axe des abscisses tangentiellement au point (1;0), puis croît jusqu'au point A d'abscisse 8 où la tangente T est tracée. La courbe semble convexe près de 0 puis concave entre 1 et un point d'inflexion, puis convexe à nouveau ; visuellement, la convexité n'est pas vérifiée sur tout l'ensemble de définition.

    Affirmation 3 : D'après le graphique, la fonction $ f $ est convexe sur son ensemble de définition.

  4. Affirmation 4 : Pour tout réel $ x > 0 $, $ \ln(x) - x + 1 \leqslant 0 $, où $ \ln $ désigne la fonction logarithme népérien.

Exercice 4 — 6 points


L'objet de cet exercice est l'étude de l'arrêt d'un chariot sur un manège, à partir du moment où il entre dans la zone de freinage en fin de parcours.

On note $ t $ le temps écoulé, exprimé en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

On modélise la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage, exprimée en mètre, en fonction de $ t $, à l'aide d'une fonction notée $ d $ définie sur $ [0~;~+\infty[ $.

On a ainsi $ d(0) = 0 $.

Par ailleurs, on admet que cette fonction $ d $ est dérivable sur son ensemble de définition. On note $ d' $ sa fonction dérivée.

Partie A


Sur la figure (Fig. 2) ci-dessous, on a tracé dans un repère orthonormé :
  • la courbe représentative $ \mathcal{C}_d $ de la fonction $ d $ ;
  • la tangente $ T $ à la courbe $ \mathcal{C}_d $ au point $ A $ d'abscisse $ 4{,}7 $ ;
  • l'asymptote $ \Delta $ à $ \mathcal{C}_d $ en $ +\infty $.
Figure 2 : dans un repère orthonormé, courbe C_d croissante concave partant de l'origine O, croissant rapidement puis s'aplatissant et tendant vers une asymptote horizontale Delta d'ordonnée environ 22,8. Tangente T à la courbe au point A d'abscisse 4,7. Graduations 1 et 10 sur les deux axes.

Dans cette partie, aucune justification n'est attendue.

Avec la précision que permet le graphique, répondre aux questions ci-dessous. D'après ce modèle :

  1. Au bout de combien de temps le chariot aura-t-il parcouru $ 15 $ m dans la zone de freinage ?
  2. Quelle longueur minimale doit-être prévue pour la zone de freinage ?
  3. Que vaut $ d'(4{,}7) $ ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B


On rappelle que $ t $ désigne le temps écoulé, en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

On modélise la vitesse instantanée du chariot, en mètre par seconde $ \left(\text{m.s}^{-1}\right) $, en fonction de $ t $, par une fonction $ v $ définie sur $ [0~;~+\infty[ $.

On admet que :

  • la fonction $ v $ est dérivable sur son ensemble de définition, et on note $ v' $ sa fonction dérivée ;
  • la fonction $ v $ est une solution de l'équation différentielle

    $ (E) : y' + 0{,}6\,y = e^{-0{,}6t} $,

    où $ y $ est une fonction inconnue et où $ y' $ est la fonction dérivée de $ y $.

On précise de plus que, lors de son arrivée sur la zone de freinage, la vitesse du chariot est égale à $ 12 $ m.s$ ^{-1} $, c'est-à-dire $ v(0) = 12 $.

    1. On considère l'équation différentielle

      $ (E') : y' + 0{,}6\,y = 0 $.

      Déterminer les solutions de l'équation différentielle $ (E') $ sur $ [0~;~+\infty[ $.

    2. Soit $ g $ la fonction définie sur $ [0~;~+\infty[ $ par $ g(t) = t\,e^{-0{,}6t} $.

      Vérifier que la fonction $ g $ est une solution de l'équation différentielle $ (E) $.

    3. En déduire les solutions de l'équation différentielle $ (E) $ sur $ [0~;~+\infty[ $.
    4. En déduire que pour tout réel $ t $ appartenant à l'intervalle $ [0~;~+\infty[ $, on a :

      $ v(t) = (12 + t)\,e^{-0{,}6t} $.

  1. Dans cette question, on étudie la fonction $ v $ sur $ [0~;~+\infty[ $.

    1. Montrer que pour tout réel $ t \in [0~;~+\infty[ $, $ v'(t) = (-6{,}2 - 0{,}6t)\,e^{-0{,}6t} $.
    2. En admettant que :

      $ v(t) = 12\,e^{-0{,}6t} + \dfrac{1}{0{,}6} \times \dfrac{0{,}6t}{e^{0{,}6t}} $,

      déterminer la limite de $ v $ en $ +\infty $.

    3. Étudier le sens de variation de la fonction $ v $ et dresser son tableau de variation complet. Justifier.
    4. Montrer que l'équation $ v(t) = 1 $ admet une solution unique $ \alpha $, dont on donnera une valeur approchée au dixième.
  2. Lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à $ 1 $ mètre par seconde, un système mécanique se déclenche permettant son arrêt complet.

    Déterminer au bout de combien de temps ce système entre en action. Justifier.

Partie C


On rappelle que pour tout réel $ t $ appartenant à l'intervalle $ [0~;~+\infty[ $ :

$ v(t) = (12 + t)\,e^{-0{,}6t} $.

On admet que pour tout réel $ t $ dans l'intervalle $ [0~;~+\infty[ $ :

$ d(t) = \displaystyle\int_0^t v(x)\,\mathrm{d}x $.

  1. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que la distance parcourue par le chariot entre les instants $ 0 $ et $ t $ est donnée par :

    $ d(t) = e^{-0{,}6t}\left(-\dfrac{5}{3}t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9} $.

  2. On rappelle que le dispositif d'arrêt se déclenche lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à $ 1 $ mètre par seconde.

    Déterminer, selon ce modèle, une valeur approchée au centième de la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage avant le déclenchement de ce dispositif.

Corrigé

Exercice 1

Partie A

  1. L'énoncé donne $P(A) = 0{,}6$, $P_A(B) = 0{,}3$ et $P_{\overline{A}}(B) = 0{,}4$. On en déduit $P(\overline{A}) = 0{,}4$, $P_A(\overline{B}) = 0{,}7$ et $P_{\overline{A}}(\overline{B}) = 0{,}6$.

    Arbre pondéré à deux niveaux. Premier niveau : A (0,6) et A barre (0,4). Second niveau à partir de A : B (0,3) et B barre (0,7). Second niveau à partir de A barre : B (0,4) et B barre (0,6).
  2. $P(\overline{A} \cap \overline{B}) = P(\overline{A}) \times P_{\overline{A}}(\overline{B}) = 0{,}4 \times 0{,}6 = 0{,}24$.

    Cela signifie que $24\,\%$ des personnes ayant souscrit à la formule ne chutent ni à la première ni à la deuxième séance.

  3. D'après la formule des probabilités totales appliquée à la partition $(A~;~\overline{A})$ :
    $$\begin{aligned} P(B) &= P(A \cap B) + P(\overline{A} \cap B) \\ &= 0{,}6 \times 0{,}3 + 0{,}4 \times 0{,}4 \\ &= 0{,}18 + 0{,}16 \\ &= 0{,}34. \end{aligned}$$
  4. On cherche $P_{\overline{B}}(\overline{A})$. On a $P(\overline{B}) = 1 - P(B) = 1 - 0{,}34 = 0{,}66$ et $P(\overline{A} \cap \overline{B}) = 0{,}24$ (question 2). Donc :
    $$P_{\overline{B}}(\overline{A}) = \dfrac{P(\overline{A} \cap \overline{B})}{P(\overline{B})} = \dfrac{0{,}24}{0{,}66} = \dfrac{12}{33} = \dfrac{4}{11} \approx 0{,}364.$$
    1. On répète $100$ fois de manière indépendante (tirage avec remise) la même épreuve de Bernoulli « la personne ne chute à aucune des deux séances » de paramètre $p = 0{,}24$. La variable $X$ qui compte le nombre de succès suit donc la loi binomiale $\mathcal{B}(100~;~0{,}24)$.
    2. À la calculatrice : $P(X \geqslant 20) = 1 - P(X \leqslant 19) \approx 1 - 0{,}145 = 0{,}855$ à $10^{-3}$ près.
    3. $E(X) = n \times p = 100 \times 0{,}24 = 24$. En moyenne, sur un grand nombre d'échantillons de $100$ personnes, on attend $24$ personnes qui ne chuteront à aucune des deux séances.

Partie B

  1. Par linéarité de l'espérance : $E(T) = E(T_1) + E(T_2) = 40 + 60 = 100$.

    Pour une personne choisie au hasard parmi celles venues un week-end, le temps total d'attente moyen est de $100$ minutes.

  2. Les variables $T_1$ et $T_2$ étant indépendantes, $V(T) = V(T_1) + V(T_2) = \sigma(T_1)^2 + \sigma(T_2)^2 = 10^2 + 16^2 = 100 + 256 = 356$.
  3. L'évènement $\{60 < T < 140\}$ s'écrit $\{\lvert T - 100 \rvert < 40\}$. D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev avec $\varepsilon = 40$ :
    $$P(\lvert T - 100 \rvert \geqslant 40) \leqslant \dfrac{V(T)}{40^2} = \dfrac{356}{1600} = 0{,}2225.$$
    Par passage au complémentaire :
    $$\begin{aligned} P(60 < T < 140) &= 1 - P(\lvert T - 100 \rvert \geqslant 40) \\ &\geqslant 1 - 0{,}2225 \\ &= 0{,}7775 > 0{,}77. \end{aligned}$$

Exercice 2

Partie A

  1. Pour le point $S\left(-\dfrac{1}{2}~;~1~;~4\right)$, on cherche $t$ et $s$ correspondants.

    Sur $d$ : $\dfrac{3}{2} + 2t = -\dfrac{1}{2}$ donne $t = -1$ ; on vérifie $2 + (-1) = 1$ ✓ et $3 - (-1) = 4$ ✓.

    Sur $d'$ : $s = -\dfrac{1}{2}$ ; on vérifie $\dfrac{3}{2} - \dfrac{1}{2} = 1$ ✓ et $3 - 2 \times \left(-\dfrac{1}{2}\right) = 4$ ✓.

    De plus $d$ a pour vecteur directeur $\vec{u}(2~;~1~;~-1)$ et $d'$ a pour vecteur directeur $\vec{v}(1~;~1~;~-2)$. Ces vecteurs ne sont pas colinéaires car $\dfrac{2}{1} \neq \dfrac{1}{1}$. Les droites $d$ et $d'$ sont donc bien sécantes en $S$.

    1. $\overrightarrow{AB}(2~;~-3~;~1)$ et $\overrightarrow{AC}(2~;~-1~;~0)$ ne sont pas colinéaires (les coordonnées en $z$ sont distinctes : $0$ et $1$), donc $A$, $B$, $C$ définissent un plan.
      $\vec{n} \cdot \overrightarrow{AB} = 1 \times 2 + 2 \times (-3) + 4 \times 1 = 2 - 6 + 4 = 0$.
      $\vec{n} \cdot \overrightarrow{AC} = 1 \times 2 + 2 \times (-1) + 4 \times 0 = 0$.
      $\vec{n}$ est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan $(ABC)$ : c'est donc un vecteur normal à $(ABC)$.
    2. Une équation cartésienne de $(ABC)$ est de la forme $x + 2y + 4z + d = 0$. Comme $A(-1~;~2~;~1) \in (ABC)$ : $-1 + 4 + 4 + d = 0$, soit $d = -7$. Une équation est bien $x + 2y + 4z - 7 = 0$.
  2. Pour $S\left(-\dfrac{1}{2}~;~1~;~4\right)$ : $-\dfrac{1}{2} + 2 \times 1 + 4 \times 4 - 7 = -\dfrac{1}{2} + 2 + 16 - 7 = \dfrac{21}{2} \neq 0$. Donc $S$ n'appartient pas au plan $(ABC)$ : les points $A$, $B$, $C$, $S$ ne sont pas coplanaires.
    1. $H$ appartient à $(ABC)$ : $-1 + 0 + 8 - 7 = 0$ ✓.

      $\overrightarrow{SH}$ est colinéaire à $\vec{n}$ :
      $$\overrightarrow{SH}\begin{pmatrix} -1 - (-\tfrac{1}{2}) \\ 0 - 1 \\ 2 - 4 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -\tfrac{1}{2} \\ -1 \\ -2 \end{pmatrix} = -\dfrac{1}{2}\,\vec{n}.$$
      Donc $(SH)$ est orthogonale à $(ABC)$, et $H \in (ABC)$ : $H$ est bien le projeté orthogonal de $S$ sur $(ABC)$.

    2. Pour tout point $M$ du plan $(ABC)$, le projeté orthogonal $H$ réalise la distance minimale de $S$ à $(ABC)$ : $SM \geqslant SH$.
      $$SH = \sqrt{\left(-\dfrac{1}{2}\right)^2 + (-1)^2 + (-2)^2} = \sqrt{\dfrac{1}{4} + 1 + 4} = \sqrt{\dfrac{21}{4}} = \dfrac{\sqrt{21}}{2}.$$
      Donc pour tout $M \in (ABC)$, $SM \geqslant \dfrac{\sqrt{21}}{2}$ : il n'existe pas de point $M \in (ABC)$ tel que $SM < \dfrac{\sqrt{21}}{2}$.

Partie B

  1. $\overrightarrow{CS} = S - C = \left(-\dfrac{1}{2} - 1~;~1 - 1~;~4 - 1\right) = \left(-\dfrac{3}{2}~;~0~;~3\right)$.
    Donc $M = C + k\,\overrightarrow{CS}$ a pour coordonnées :
    $$M\left(1 - \dfrac{3k}{2}~;~1~;~1 + 3k\right) \quad \text{avec } k \in [0~;~1].$$
  2. Le triangle $MAB$ est rectangle en $M$ si et seulement si $\overrightarrow{MA} \cdot \overrightarrow{MB} = 0$.
    $$\overrightarrow{MA} = \left(-2 + \dfrac{3k}{2}~;~1~;~-3k\right), \quad \overrightarrow{MB} = \left(\dfrac{3k}{2}~;~-2~;~1 - 3k\right).$$
    $$\begin{aligned} \overrightarrow{MA} \cdot \overrightarrow{MB} &= \left(-2 + \dfrac{3k}{2}\right)\dfrac{3k}{2} + 1 \times (-2) + (-3k)(1 - 3k) \\ &= \dfrac{9k^2}{4} - 3k - 2 - 3k + 9k^2 \\ &= \dfrac{45k^2}{4} - 6k - 2. \end{aligned}$$
    On cherche les $k$ tels que $\dfrac{45k^2}{4} - 6k - 2 = 0$, soit $45k^2 - 24k - 8 = 0$.

    $\Delta = 24^2 + 4 \times 45 \times 8 = 576 + 1440 = 2016 = 144 \times 14$, donc $\sqrt{\Delta} = 12\sqrt{14}$.

    $k = \dfrac{24 \pm 12\sqrt{14}}{90} = \dfrac{4 \pm 2\sqrt{14}}{15}$.

    $k_1 = \dfrac{4 + 2\sqrt{14}}{15} \approx 0{,}766 \in [0~;~1]$ et $k_2 = \dfrac{4 - 2\sqrt{14}}{15} \approx -0{,}232 \notin [0~;~1]$.

    Il existe donc un unique point $M$ sur $[CS]$ tel que $MAB$ soit rectangle en $M$, correspondant à $k = \dfrac{4 + 2\sqrt{14}}{15}$.

Exercice 3

  1. Affirmation 1 : FAUSSE.
    Pour $n \geqslant 1$, on met les termes dominants en facteur :
    $$\begin{aligned} u_n &= \dfrac{1 + 5^n}{2 + 3^n} \\ &= \dfrac{5^n\left(5^{-n} + 1\right)}{3^n\left(2 \times 3^{-n} + 1\right)} \\ &= \left(\dfrac{5}{3}\right)^n \times \dfrac{5^{-n} + 1}{2 \times 3^{-n} + 1}. \end{aligned}$$
    Quand $n \to +\infty$, $\left(\dfrac{5}{3}\right)^n \to +\infty$ (car $\dfrac{5}{3} > 1$) et le second facteur tend vers $1$. Donc $u_n \to +\infty$ : la suite $(u_n)$ diverge, elle ne converge pas vers $\dfrac{5}{3}$.
  2. Affirmation 2 : VRAIE. Démonstration par récurrence de la propriété $P(n)$ : « $w_n \geqslant n$ ».

    Initialisation : $w_0 = 0 \geqslant 0$, donc $P(0)$ est vraie.

    Hérédité : supposons $P(n)$ vraie, soit $w_n \geqslant n$. Alors :
    $$w_{n+1} = 3 w_n - 2n + 3 \geqslant 3n - 2n + 3 = n + 3 \geqslant n + 1.$$
    Donc $P(n+1)$ est vraie.

    Conclusion : par récurrence, pour tout $n \in \mathbb{N}$, $w_n \geqslant n$.

  3. Affirmation 3 : FAUSSE.
    La tangente à $\mathcal{C}_f$ au point d'abscisse $1$ est l'axe des abscisses, donc $f(1) = 0$. Or, par lecture graphique, la tangente $T$ au point $A$ d'abscisse $8$ passe nettement au-dessus du point $(1~;~0)$ : on lit $T(1) > 0$.

    Donc en $x = 1$ : $f(1) = 0 < T(1)$. La courbe $\mathcal{C}_f$ passe en dessous de la tangente $T$. Or une fonction convexe sur un intervalle est située au-dessus de chacune de ses tangentes sur cet intervalle. La fonction $f$ n'est donc pas convexe sur $]0~;~+\infty[$.

  4. Affirmation 4 : VRAIE.
    Soit $h : x \mapsto \ln(x) - x + 1$ définie sur $]0~;~+\infty[$. Elle est dérivable et $h'(x) = \dfrac{1}{x} - 1 = \dfrac{1 - x}{x}$.

    Sur $]0~;~1[$, $h'(x) > 0$ ; sur $]1~;~+\infty[$, $h'(x) < 0$. Donc $h$ admet un maximum en $x = 1$, et :
    $$h(1) = \ln(1) - 1 + 1 = 0.$$
    Donc pour tout $x > 0$, $h(x) \leqslant h(1) = 0$, c'est-à-dire $\ln(x) - x + 1 \leqslant 0$.

Exercice 4

Partie A — Lectures graphiques

  1. Par lecture graphique, $d(t) = 15$ pour $t \approx 2$ s : le chariot aura parcouru $15$ m au bout d'environ $2$ secondes.
  2. La courbe $\mathcal{C}_d$ admet pour asymptote horizontale en $+\infty$ la droite $\Delta$ d'ordonnée $\approx 22{,}8$. La zone de freinage doit donc mesurer au minimum environ $23$ m.
  3. $d'(4{,}7)$ est le coefficient directeur de la tangente $T$ à $\mathcal{C}_d$ au point $A$ d'abscisse $4{,}7$. Graphiquement, on lit $d'(4{,}7) \approx 1$.

    Or $d'$ représente la vitesse instantanée du chariot. Au bout de $4{,}7$ s, le chariot a une vitesse d'environ $1$ m·s$^{-1}$.

Partie B

    1. L'équation différentielle $(E') : y' + 0{,}6\, y = 0$ a pour solutions sur $[0~;~+\infty[$ les fonctions $t \mapsto K\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t}$, $K \in \mathbb{R}$.
    2. $g(t) = t\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t}$, donc $g'(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6 t} + t \times (-0{,}6)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} = (1 - 0{,}6\, t)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t}$.
      $$\begin{aligned} g'(t) + 0{,}6\,g(t) &= (1 - 0{,}6\,t)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} + 0{,}6\, t\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} \\ &= \mathrm{e}^{-0{,}6 t}. \end{aligned}$$
      Donc $g$ est solution de $(E)$.
    3. Les solutions de $(E)$ s'écrivent comme la somme d'une solution particulière (par exemple $g$) et des solutions de l'équation homogène $(E')$ :
      $$y(t) = K\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} + t\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} = (K + t)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t}, \quad K \in \mathbb{R}.$$
    4. $v$ est une solution de $(E)$ vérifiant $v(0) = 12$. Avec $v(t) = (K + t)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t}$ : $v(0) = K = 12$. Donc :
      $$v(t) = (12 + t)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t}.$$
    1. $v(t) = (12 + t)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t}$, donc :
      $$\begin{aligned} v'(t) &= \mathrm{e}^{-0{,}6 t} + (12 + t)\,(-0{,}6)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} \\ &= \bigl[1 - 0{,}6(12 + t)\bigr]\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} \\ &= (-6{,}2 - 0{,}6\, t)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t}. \end{aligned}$$
    2. $v(t) = 12\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} + \dfrac{1}{0{,}6} \times \dfrac{0{,}6\, t}{\mathrm{e}^{0{,}6 t}}$.

      Quand $t \to +\infty$ : $\mathrm{e}^{-0{,}6 t} \to 0$, donc $12\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} \to 0$. En posant $u = 0{,}6\, t$, $\dfrac{0{,}6\, t}{\mathrm{e}^{0{,}6 t}} = \dfrac{u}{\mathrm{e}^u} \to 0$ par croissances comparées.

      Donc $\displaystyle\lim_{t \to +\infty} v(t) = 0$.

    3. Pour tout $t \geqslant 0$, $\mathrm{e}^{-0{,}6 t} > 0$ et $-6{,}2 - 0{,}6\, t < 0$. Donc $v'(t) < 0$ : $v$ est strictement décroissante sur $[0~;~+\infty[$.

      Tableau de variation de v sur [0;+infini[ : v(0) = 12 puis v décroît strictement vers 0 en +infini.
    4. $v$ est continue (car dérivable) et strictement décroissante sur $[0~;~+\infty[$, avec $v(0) = 12$ et $\displaystyle\lim_{t \to +\infty} v(t) = 0$. Donc $v$ réalise une bijection de $[0~;~+\infty[$ sur $]0~;~12]$. Comme $1 \in ]0~;~12]$, l'équation $v(t) = 1$ admet une unique solution $\alpha \in [0~;~+\infty[$.

      À la calculatrice : $v(4{,}6) \approx 1{,}05 > 1$ et $v(4{,}7) \approx 0{,}995 < 1$. Comme $v$ est décroissante, $\alpha \in {]4{,}6~;~4{,}7[}$, donc $\alpha \approx 4{,}7$ au dixième près.

  1. Le système se déclenche lorsque $v(t) \leqslant 1$, soit, $v$ étant décroissante, lorsque $t \geqslant \alpha \approx 4{,}7$ s.

    Le dispositif d'arrêt entre donc en action au bout d'environ $4{,}7$ secondes.

Partie C

  1. On effectue une intégration par parties sur $\displaystyle\int_0^t (12 + x)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 x}\,\mathrm{d}x$, en posant $u(x) = 12 + x$ et $w'(x) = \mathrm{e}^{-0{,}6 x}$ ; donc $u'(x) = 1$ et $w(x) = -\dfrac{5}{3}\,\mathrm{e}^{-0{,}6 x}$. Les fonctions $u$ et $w$ sont $\mathcal{C}^1$ sur $[0~;~t]$, donc :
    $d(t) = \left[-\dfrac{5}{3}(12 + x)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 x}\right]_0^t - \displaystyle\int_0^t -\dfrac{5}{3}\,\mathrm{e}^{-0{,}6 x}\,\mathrm{d}x = -\dfrac{5}{3}(12 + t)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} + \dfrac{5}{3} \times 12 + \dfrac{5}{3}\left[-\dfrac{5}{3}\,\mathrm{e}^{-0{,}6 x}\right]_0^t$.

    En développant : $d(t) = -\dfrac{5}{3}(12 + t)\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} + 20 - \dfrac{25}{9}\,\mathrm{e}^{-0{,}6 t} + \dfrac{25}{9}$.

    En regroupant les exponentielles : $d(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6 t}\left[-\dfrac{5}{3}(12 + t) - \dfrac{25}{9}\right] + 20 + \dfrac{25}{9}$.

    Or $-\dfrac{5}{3}(12 + t) - \dfrac{25}{9} = -\dfrac{180}{9} - \dfrac{15\, t}{9} - \dfrac{25}{9} = -\dfrac{205}{9} - \dfrac{5\, t}{3}$, et $20 + \dfrac{25}{9} = \dfrac{205}{9}$.

    Donc $d(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6 t}\left(-\dfrac{5}{3}\, t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}$.

  2. La distance parcourue avant le déclenchement du dispositif est $d(\alpha)$ avec $\alpha \approx 4{,}7$ :
    $$\begin{aligned} d(4{,}7) &= \mathrm{e}^{-2{,}82}\left(-\dfrac{5 \times 4{,}7}{3} - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9} \\ &\approx 0{,}0596 \times (-30{,}61) + 22{,}78 \\ &\approx 20{,}95. \end{aligned}$$
    Le chariot a donc parcouru environ $20{,}95$ m dans la zone de freinage avant le déclenchement du dispositif d'arrêt.

Bac spé maths — Métropole jour 1 — juin 2025

Épreuve écrite de spécialité Mathématiques


Métropole jour 1 — mardi 17 juin 2025
Durée : 4 heures
Notation sur 20 points
Calculatrice autorisée

Exercice 1 — 5 points


On compte quatre groupes sanguins dans l'espèce humaine : A, B, AB et O.

Chaque groupe sanguin peut présenter un facteur rhésus. Lorsqu'il est présent, on dit que le rhésus est positif, sinon on dit qu'il est négatif.

Au sein de la population française, on sait que :

  • $45\%$ des individus appartiennent au groupe A, et parmi eux $85\%$ sont de rhésus positif ;
  • $10\%$ des individus appartiennent au groupe B, et parmi eux $84\%$ sont de rhésus positif ;
  • $3\%$ des individus appartiennent au groupe AB, et parmi eux $82\%$ sont de rhésus positif.

On choisit au hasard une personne dans la population française. On désigne par :

  • $A$ l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin A » ;
  • $B$ l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin B » ;
  • $AB$ l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin AB » ;
  • $O$ l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin O » ;
  • $R$ l'évènement « La personne choisie a un facteur rhésus positif ».

Pour un évènement quelconque $E$, on note $\overline{E}$ l'évènement contraire de $E$ et $p(E)$ la probabilité de $E$.

  1. Recopier l'arbre ci-dessous en complétant les dix pointillés.

    Arbre de probabilité à deux niveaux : premier niveau A, B, AB, O ; second niveau R et R barre sur chaque branche. Dix pointillés à compléter (4 branches niveau 1 et 6 branches niveau 2 pour A, B, AB) ; les deux branches qui partent de O vers R et R barre n'ont aucune étiquette.
  2. Montrer que $p(B \cap R) = 0{,}084$. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  3. On précise que $p(R) = 0{,}8397$. Montrer que $p_O(R) = 0{,}83$.
  4. On dit qu'un individu est « donneur universel » lorsque son sang peut être transfusé à toute personne sans risque d'incompatibilité.

    Le groupe O de rhésus négatif est le seul vérifiant cette caractéristique.

    Montrer que la probabilité qu'un individu choisi au hasard dans la population française soit donneur universel est de $0{,}0714$.

  5. Lors d'une collecte de sang, on choisit un échantillon de $100$ personnes dans la population d'une ville française. Cette population est suffisamment grande pour assimiler ce choix à un tirage avec remise. On note $X$ la variable aléatoire qui à chaque échantillon de $100$ personnes associe le nombre de donneurs universels dans cet échantillon.

    1. Justifier que $X$ suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
    2. Déterminer à $10^{-3}$ près la probabilité qu'il y ait au plus $7$ donneurs universels dans cet échantillon.
    3. Montrer que l'espérance $E(X)$ de la variable aléatoire $X$ est égale à $7{,}14$ et que sa variance $V(X)$ est égale à $6{,}63$ à $10^{-2}$ près.
  6. Lors de la semaine nationale du don du sang, une collecte de sang est organisée dans $N$ villes françaises choisies au hasard numérotées $1, 2, 3, \dots, N$ où $N$ est un entier naturel non nul.

    On considère la variable aléatoire $X_1$ qui à chaque échantillon de $100$ personnes de la ville $1$ associe le nombre de donneurs universels dans cet échantillon.

    On définit de la même manière les variables aléatoires $X_2$ pour la ville $2, \dots, X_N$ pour la ville $N$.

    On suppose que ces variables aléatoires sont indépendantes et qu'elles admettent la même espérance égale à $7{,}14$ et la même variance égale à $6{,}63$.

    On considère la variable aléatoire $M_N = \dfrac{X_1 + X_2 + \dots + X_N}{N}$.

    1. Que représente la variable aléatoire $M_N$ dans le contexte de l'exercice ?
    2. Calculer l'espérance $E(M_N)$.
    3. On désigne par $V(M_N)$ la variance de la variable aléatoire $M_N$. Montrer que $V(M_N) = \dfrac{6{,}63}{N}$.
    4. Déterminer la plus petite valeur de $N$ pour laquelle l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que :
      $$P(7 < M_N < 7{,}28) \geqslant 0{,}95.$$

Exercice 2 — 6 points


On considère une fonction $f$ définie sur l'intervalle $]0~;~+\infty[$. On admet qu'elle est deux fois dérivable sur l'intervalle $]0~;~+\infty[$. On note $f'$ sa fonction dérivée et $f''$ sa fonction dérivée seconde.

Dans un repère orthogonal, on a tracé ci-dessous :

  • la courbe représentative de $f$, notée $\mathcal{C}_f$ sur l'intervalle $]0~;~3]$ ;
  • la droite $T_A$, tangente à $\mathcal{C}_f$ au point $A(1~;~2)$ ;
  • la droite $T_B$ tangente à $\mathcal{C}_f$ au point $B(\mathrm{e}~;~\mathrm{e})$.

On précise par ailleurs que la tangente $T_A$ passe par le point $C(3~;~0)$.

Repère orthogonal avec la courbe Cf en rouge sur ]0;3], passant par A(1;2) et B(e;e), avec ses tangentes TA (passant par A et C(3;0), pente -1) et TB (au point B, équation y=2x-e). Le domaine hachuré en bleu est délimité par Cf, TB et les droites verticales x=1 et x=e.

Partie A — Lectures graphiques


On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l'aide du graphique.
  1. Déterminer le nombre dérivé $f'(1)$.
  2. Combien de solutions l'équation $f'(x) = 0$ admet-elle dans l'intervalle $]0~;~3]$ ?
  3. Quel est le signe de $f''(0{,}2)$ ?

Partie B — Étude de la fonction $f$


On admet dans cette partie que la fonction $f$ est définie sur l'intervalle $]0~;~+\infty[$ par
$$f(x) = x\left[2(\ln x)^2 - 3\ln x + 2\right]$$
où $\ln$ désigne la fonction logarithme népérien.
  1. Résoudre dans $\mathbb{R}$ l'équation $2X^2 - 3X + 2 = 0$. En déduire que $\mathcal{C}_f$ ne coupe pas l'axe des abscisses.
  2. Déterminer, en justifiant, la limite de $f$ en $+\infty$. On admettra que la limite de $f$ en $0$ est égale à $0$.
  3. On admet que pour tout $x$ appartenant à $]0~;~+\infty[$, $f'(x) = 2(\ln x)^2 + \ln x - 1$.

    1. Montrer que pour tout $x$ appartenant à $]0~;~+\infty[$, $f''(x) = \dfrac{1}{x}(4\ln x + 1)$.
    2. Étudier la convexité de la fonction $f$ sur l'intervalle $]0~;~+\infty[$ et préciser la valeur exacte de l'abscisse du point d'inflexion.
    3. Montrer que la courbe $\mathcal{C}_f$ est au-dessus de la tangente $T_B$ sur l'intervalle $]1~;~+\infty[$.

Partie C — Calcul d'aire

  1. Justifier que la tangente $T_B$ a pour équation réduite $y = 2x - \mathrm{e}$.
  2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que
    $$\int_1^{\mathrm{e}} x \ln x \, \mathrm{d}x = \dfrac{\mathrm{e}^2 + 1}{4}.$$
  3. On note $\mathcal{A}$ l'aire du domaine hachuré sur la figure, délimité par la courbe $\mathcal{C}_f$, la tangente $T_B$, et les droites d'équation $x = 1$ et $x = \mathrm{e}$.

    On admet que $\displaystyle \int_1^{\mathrm{e}} x(\ln x)^2 \, \mathrm{d}x = \dfrac{\mathrm{e}^2 - 1}{4}$.

    En déduire la valeur exacte de $\mathcal{A}$ en unité d'aire.

Exercice 3 — 4 points


Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

On munit l'espace d'un repère orthonormé $\left(O~;~\vec{\imath}, \vec{\jmath}, \vec{k}\right)$.

  1. On considère les points $A(-1~;~0~;~5)$ et $B(3~;~2~;~-1)$.

    Affirmation 1 : Une représentation paramétrique de la droite $(AB)$ est
    $$\left\{\begin{array}{rcl} x &=& 3 - 2t \\ y &=& 2 - t \\ z &=& -1 + 3t \end{array}\right. \quad \text{avec } t \in \mathbb{R}.$$

    Affirmation 2 : Le vecteur $\vec{n}\begin{pmatrix} 5 \\ -2 \\ 1 \end{pmatrix}$ est normal au plan $(OAB)$.

  2. On considère :

    • la droite $d$ de représentation paramétrique $\left\{\begin{array}{rcl} x &=& 15 + k \\ y &=& 8 - k \\ z &=& -6 + 2k \end{array}\right.$ avec $k \in \mathbb{R}$ ;
    • la droite $d'$ de représentation paramétrique $\left\{\begin{array}{rcl} x &=& 1 + 4s \\ y &=& 2 + 4s \\ z &=& 1 - 6s \end{array}\right.$ avec $s \in \mathbb{R}$.

    Affirmation 3 : Les droites $d$ et $d'$ ne sont pas coplanaires.

  3. On considère le plan $\mathcal{P}$ d'équation $x - y + z + 1 = 0$.

    Affirmation 4 : La distance du point $C(2~;~-1~;~2)$ au plan $\mathcal{P}$ est égale à $2\sqrt{3}$.

Exercice 4 — 5 points


Une équipe de biologistes étudie l'évolution de la superficie recouverte par une algue marine appelée posidonie, sur le fond de la baie de l'Alycastre, près de l'île de Porquerolles. La zone étudiée est d'une superficie totale de $20$ hectares (ha), et au premier juillet $2024$, la posidonie recouvrait $1$ ha de cette zone.

Partie A — Étude d'un modèle discret


Pour tout entier naturel $n$, on note $u_n$ la superficie de la zone, en hectare, recouverte par la posidonie au premier juillet de l'année $2024 + n$. Ainsi, $u_0 = 1$.

Une étude conduite sur cette superficie a permis d'établir que pour tout entier naturel $n$ :
$$u_{n+1} = -0{,}02\, u_n^2 + 1{,}3\, u_n.$$

  1. Calculer la superficie que devrait recouvrir la posidonie au premier juillet $2025$ d'après ce modèle.
  2. On note $h$ la fonction définie sur $[0~;~20]$ par
    $$h(x) = -0{,}02\, x^2 + 1{,}3\, x.$$
    On admet que $h$ est croissante sur $[0~;~20]$.

    1. Démontrer que pour tout entier naturel $n$, $1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 20$.
    2. En déduire que la suite $(u_n)$ converge. On note $L$ sa limite.
    3. Justifier que $L = 15$.
  3. Les biologistes souhaitent savoir au bout de combien de temps la surface recouverte par la posidonie dépassera les $14$ hectares.

    1. Sans aucun calcul, justifier que, d'après ce modèle, cela se produira.
    2. Recopier et compléter l'algorithme suivant pour qu'en fin d'exécution, il affiche la réponse à la question des biologistes.

      def seuil():
          n = 0
          u = 1
          while ...... :
              n = ......
              u = ......
          return n

Partie B — Étude d'un modèle continu


On souhaite décrire la superficie de la zone étudiée recouverte par la posidonie au cours du temps avec un modèle continu.

Dans ce modèle, pour une durée $t$, en année, écoulée à partir du premier juillet $2024$, la superficie de la zone étudiée recouverte par la posidonie est donnée par $f(t)$, où $f$ est une fonction définie sur $[0~;~+\infty[$ vérifiant :

  • $f(0) = 1$ ;
  • $f$ ne s'annule pas sur $[0~;~+\infty[$ ;
  • $f$ est dérivable sur $[0~;~+\infty[$ ;
  • $f$ est solution sur $[0~;~+\infty[$ de l'équation différentielle
    $$(E_1) : \quad y' = 0{,}02\, y\,(15 - y).$$

On admet qu'une telle fonction $f$ existe ; le but de cette partie est d'en déterminer une expression. On note $f'$ la fonction dérivée de $f$.

  1. Soit $g$ la fonction définie sur $[0~;~+\infty[$ par $g(t) = \dfrac{1}{f(t)}$.

    Montrer que $g$ est solution de l'équation différentielle
    $$(E_2) : \quad y' = -0{,}3\, y + 0{,}02.$$

  2. Donner les solutions de l'équation différentielle $(E_2)$.
  3. En déduire que pour tout $t \in [0~;~+\infty[$ :
    $$f(t) = \dfrac{15}{14\mathrm{e}^{-0{,}3 t} + 1}.$$
  4. Déterminer la limite de $f$ en $+\infty$.
  5. Résoudre dans l'intervalle $[0~;~+\infty[$ l'inéquation $f(t) > 14$. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Corrigé

Exercice 1

  1. Comme $p(A) + p(B) + p(AB) + p(O) = 1$, on a $p(O) = 1 - 0{,}45 - 0{,}10 - 0{,}03 = 0{,}42$.

    Les probabilités conditionnelles « rhésus positif » se lisent dans l'énoncé : $p_A(R) = 0{,}85$, $p_B(R) = 0{,}84$, $p_{AB}(R) = 0{,}82$. On obtient les probabilités complémentaires « rhésus négatif » par $p_X(\overline{R}) = 1 - p_X(R)$ : $p_A(\overline{R}) = 0{,}15$, $p_B(\overline{R}) = 0{,}16$, $p_{AB}(\overline{R}) = 0{,}18$. Les probabilités conditionnelles partant de $O$ seront déterminées à la question 3.

    Arbre de probabilité complété : branche racine vers A, B, AB, O étiquetées 0,45 ; 0,10 ; 0,03 ; 0,42. Branches niveau 2 étiquetées 0,85 et 0,15 pour A ; 0,84 et 0,16 pour B ; 0,82 et 0,18 pour AB ; les branches partant de O vers R et R barre restent sans étiquette.
  2. D'après la formule des probabilités conditionnelles :
    $$p(B \cap R) = p(B) \times p_B(R) = 0{,}10 \times 0{,}84 = 0{,}084.$$
    Cela signifie que $8{,}4\,\%$ des Français sont du groupe sanguin $B$ avec un facteur rhésus positif.
  3. D'après la formule des probabilités totales appliquée à la partition $(A, B, AB, O)$ :
    $$p(R) = p(A \cap R) + p(B \cap R) + p(AB \cap R) + p(O \cap R).$$
    $p(A \cap R) = 0{,}45 \times 0{,}85 = 0{,}3825$ ; $p(B \cap R) = 0{,}084$ ; $p(AB \cap R) = 0{,}03 \times 0{,}82 = 0{,}0246$.
    Donc $0{,}8397 = 0{,}3825 + 0{,}084 + 0{,}0246 + p(O \cap R)$, soit $p(O \cap R) = 0{,}3486$.

    On en déduit $p_O(R) = \dfrac{p(O \cap R)}{p(O)} = \dfrac{0{,}3486}{0{,}42} = 0{,}83$.

  4. Un donneur universel correspond à l'évènement $O \cap \overline{R}$. Comme $p_O(\overline{R}) = 1 - 0{,}83 = 0{,}17$ :
    $$p(O \cap \overline{R}) = p(O) \times p_O(\overline{R}) = 0{,}42 \times 0{,}17 = 0{,}0714.$$
    1. On répète $100$ fois de manière indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise) une même expérience de Bernoulli de paramètre $p = 0{,}0714$ (« la personne tirée est donneuse universelle »). La variable aléatoire $X$ qui compte le nombre de succès suit donc la loi binomiale $\mathcal{B}(100~;~0{,}0714)$.
    2. À l'aide de la calculatrice : $P(X \leqslant 7) \approx 0{,}577$ à $10^{-3}$ près.
    3. Pour une loi binomiale $\mathcal{B}(n~;~p)$ : $E(X) = np$ et $V(X) = np(1-p)$.
      $E(X) = 100 \times 0{,}0714 = 7{,}14$.
      $V(X) = 100 \times 0{,}0714 \times 0{,}9286 \approx 6{,}63$ à $10^{-2}$ près.
    1. $M_N$ représente le nombre moyen de donneurs universels par échantillon de $100$ personnes, sur les $N$ villes étudiées.
    2. Par linéarité de l'espérance :
      $$E(M_N) = \dfrac{1}{N}\bigl(E(X_1) + \dots + E(X_N)\bigr) = \dfrac{N \times 7{,}14}{N} = 7{,}14.$$
    3. Les variables $X_1, \dots, X_N$ étant indépendantes :
      $$V(M_N) = \dfrac{1}{N^2}\bigl(V(X_1) + \dots + V(X_N)\bigr) = \dfrac{N \times 6{,}63}{N^2} = \dfrac{6{,}63}{N}.$$
    4. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à $M_N$ avec $\varepsilon = 0{,}14$ donne :
      $$\begin{aligned} P(\lvert M_N - 7{,}14 \rvert \geqslant 0{,}14) &\leqslant \dfrac{V(M_N)}{0{,}14^2} \\ &= \dfrac{6{,}63}{N \times 0{,}0196}. \end{aligned}$$
      L'évènement $\{7 < M_N < 7{,}28\}$ s'écrit $\{\lvert M_N - 7{,}14 \rvert < 0{,}14\}$, donc :
      $$P(7 < M_N < 7{,}28) \geqslant 1 - \dfrac{6{,}63}{0{,}0196\, N}.$$
      On veut $1 - \dfrac{6{,}63}{0{,}0196\, N} \geqslant 0{,}95$, soit $\dfrac{6{,}63}{0{,}0196\, N} \leqslant 0{,}05$, c'est-à-dire $N \geqslant \dfrac{6{,}63}{0{,}05 \times 0{,}0196} \approx 6765{,}3$.
      La plus petite valeur entière convenable est donc $N = 6\,766$.

Exercice 2

Partie A — Lectures graphiques

  1. La tangente $T_A$ passe par $A(1~;~2)$ et $C(3~;~0)$. Son coefficient directeur est $\dfrac{0 - 2}{3 - 1} = -1$, donc $f'(1) = -1$.
  2. $f'(x) = 0$ aux abscisses où la tangente à $\mathcal{C}_f$ est horizontale. Graphiquement, $\mathcal{C}_f$ admet deux tangentes horizontales sur $]0~;~3]$ (un maximum local puis un minimum local).
  3. Au voisinage de $x = 0{,}2$, la courbe $\mathcal{C}_f$ est concave (elle « tourne vers le bas »), donc $f''(0{,}2) < 0$.

Partie B — Étude de la fonction $f$

  1. Discriminant : $\Delta = 9 - 16 = -7 < 0$. L'équation $2X^2 - 3X + 2 = 0$ n'admet aucune solution réelle. De plus le coefficient dominant $2 > 0$ : pour tout $X \in \mathbb{R}$, $2X^2 - 3X + 2 > 0$.

    Comme $f(x) = x \times \bigl[2(\ln x)^2 - 3\ln x + 2\bigr]$ avec $x > 0$ et le crochet strictement positif (en posant $X = \ln x$), on a $f(x) > 0$ pour tout $x \in {]0~;~+\infty[}$, donc $\mathcal{C}_f$ ne coupe pas l'axe des abscisses.

  2. Quand $x \to +\infty$, $\ln x \to +\infty$, donc $2(\ln x)^2 - 3\ln x + 2 \to +\infty$ (terme dominant $2(\ln x)^2$). Par produit : $\displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty$.
    1. $f'(x) = 2(\ln x)^2 + \ln x - 1$. En dérivant : $f''(x) = 2 \times 2\ln x \times \dfrac{1}{x} + \dfrac{1}{x} = \dfrac{4 \ln x + 1}{x} = \dfrac{1}{x}(4\ln x + 1)$.
    2. Sur $]0~;~+\infty[$, $\dfrac{1}{x} > 0$, donc $f''(x)$ a le signe de $4\ln x + 1$.
      $4 \ln x + 1 = 0 \Leftrightarrow \ln x = -\dfrac{1}{4} \Leftrightarrow x = \mathrm{e}^{-1/4}$.
      Pour $x < \mathrm{e}^{-1/4}$, $f''(x) < 0$ : $f$ est concave sur $\left]0~;~\mathrm{e}^{-1/4}\right]$.
      Pour $x > \mathrm{e}^{-1/4}$, $f''(x) > 0$ : $f$ est convexe sur $\left[\mathrm{e}^{-1/4}~;~+\infty\right[$.
      $\mathcal{C}_f$ admet un unique point d'inflexion d'abscisse $\mathrm{e}^{-1/4}$.
    3. Sur l'intervalle $]1~;~+\infty[$ on a $1 > \mathrm{e}^{-1/4}$, donc $f$ est convexe sur cet intervalle. Or une fonction convexe est située au-dessus de chacune de ses tangentes. La tangente $T_B$ a pour point de contact $B(\mathrm{e}~;~\mathrm{e}) \in {]1~;~+\infty[}$, donc $\mathcal{C}_f$ est au-dessus de $T_B$ sur $]1~;~+\infty[$.

Partie C — Calcul d'aire

  1. $f'(\mathrm{e}) = 2(\ln \mathrm{e})^2 + \ln \mathrm{e} - 1 = 2 + 1 - 1 = 2$ et $f(\mathrm{e}) = \mathrm{e}$. La tangente en $B$ a pour équation :
    $$y = f'(\mathrm{e})(x - \mathrm{e}) + f(\mathrm{e}) = 2(x - \mathrm{e}) + \mathrm{e} = 2x - \mathrm{e}.$$
  2. On pose $u(x) = \ln x$, $v'(x) = x$, donc $u'(x) = \dfrac{1}{x}$ et $v(x) = \dfrac{x^2}{2}$. Toutes les fonctions sont $\mathcal{C}^1$ sur $[1~;~\mathrm{e}]$. Par intégration par parties :
    $$\begin{aligned} \int_1^{\mathrm{e}} x \ln x \, \mathrm{d}x &= \left[\dfrac{x^2}{2} \ln x\right]_1^{\mathrm{e}} - \int_1^{\mathrm{e}} \dfrac{x^2}{2} \times \dfrac{1}{x} \, \mathrm{d}x \\ &= \dfrac{\mathrm{e}^2}{2} - \left[\dfrac{x^2}{4}\right]_1^{\mathrm{e}} \\ &= \dfrac{\mathrm{e}^2}{2} - \dfrac{\mathrm{e}^2 - 1}{4} \\ &= \dfrac{\mathrm{e}^2 + 1}{4}. \end{aligned}$$
  3. Comme $\mathcal{C}_f$ est au-dessus de $T_B$ sur $[1~;~\mathrm{e}]$ :
    $$\begin{aligned} \mathcal{A} &= \int_1^{\mathrm{e}} \bigl[f(x) - (2x - \mathrm{e})\bigr]\, \mathrm{d}x \\ &= \int_1^{\mathrm{e}} \bigl[2x(\ln x)^2 - 3x \ln x + 2x - 2x + \mathrm{e}\bigr]\, \mathrm{d}x. \end{aligned}$$
    Soit $\mathcal{A} = 2 \times \dfrac{\mathrm{e}^2 - 1}{4} - 3 \times \dfrac{\mathrm{e}^2 + 1}{4} + \mathrm{e}(\mathrm{e} - 1) = \dfrac{2\mathrm{e}^2 - 2 - 3\mathrm{e}^2 - 3}{4} + \mathrm{e}^2 - \mathrm{e} = \dfrac{-\mathrm{e}^2 - 5}{4} + \mathrm{e}^2 - \mathrm{e}$.

    En réduisant au même dénominateur :
    $$\mathcal{A} = \dfrac{-\mathrm{e}^2 - 5 + 4\mathrm{e}^2 - 4\mathrm{e}}{4} = \dfrac{3\mathrm{e}^2 - 4\mathrm{e} - 5}{4} \text{ unités d'aire} \approx 1{,}57 \text{ u.a.}$$

Exercice 3

  1. Affirmation 1 : VRAIE.
    $\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix} 4 \\ 2 \\ -6 \end{pmatrix}$ et la représentation paramétrique proposée a pour vecteur directeur $\vec{u}\begin{pmatrix} -2 \\ -1 \\ 3 \end{pmatrix}$. On vérifie $\overrightarrow{AB} = -2\,\vec{u}$ : les deux vecteurs sont colinéaires. De plus, pour $t = 0$, on obtient $(3~;~2~;~-1) = B$, point qui appartient à $(AB)$. Cette représentation paramétrique décrit donc bien la droite $(AB)$.

    Affirmation 2 : FAUSSE.
    $\overrightarrow{OA}\begin{pmatrix} -1 \\ 0 \\ 5 \end{pmatrix}$ et $\overrightarrow{OB}\begin{pmatrix} 3 \\ 2 \\ -1 \end{pmatrix}$ ne sont pas colinéaires (donc forment bien un plan). On calcule $\vec{n} \cdot \overrightarrow{OB} = 5 \times 3 + (-2) \times 2 + 1 \times (-1) = 15 - 4 - 1 = 10 \neq 0$. Le vecteur $\vec{n}$ n'est donc pas orthogonal à $\overrightarrow{OB}$, et n'est pas normal au plan $(OAB)$.

  2. Affirmation 3 : FAUSSE.
    $d$ a pour vecteur directeur $\vec{u}\begin{pmatrix} 1 \\ -1 \\ 2 \end{pmatrix}$ et $d'$ a pour vecteur directeur $\vec{v}\begin{pmatrix} 4 \\ 4 \\ -6 \end{pmatrix}$. Ces vecteurs ne sont pas colinéaires ($\dfrac{4}{1} \neq \dfrac{4}{-1}$), donc $d$ et $d'$ ne sont pas parallèles. Cherchons si elles se coupent en résolvant :
    $$\begin{cases} 15 + k = 1 + 4s \\ 8 - k = 2 + 4s \\ -6 + 2k = 1 - 6s \end{cases} \Longleftrightarrow \begin{cases} k - 4s = -14 \\ -k - 4s = -6 \\ 2k + 6s = 7 \end{cases}$$
    La somme des deux premières équations donne $-8s = -20$, soit $s = 2{,}5$, puis $k = -14 + 4 \times 2{,}5 = -4$. On vérifie la 3e équation : $2 \times (-4) + 6 \times 2{,}5 = -8 + 15 = 7$ ✓.
    Les droites $d$ et $d'$ se coupent au point $(11~;~12~;~-14)$ : elles sont coplanaires.
  3. Affirmation 4 : VRAIE.
    La distance du point $C(2~;~-1~;~2)$ au plan $\mathcal{P}$ d'équation $x - y + z + 1 = 0$ est :
    $$\begin{aligned} d(C, \mathcal{P}) &= \dfrac{\lvert 2 - (-1) + 2 + 1 \rvert}{\sqrt{1^2 + (-1)^2 + 1^2}} \\ &= \dfrac{6}{\sqrt{3}} \\ &= \dfrac{6\sqrt{3}}{3} \\ &= 2\sqrt{3}. \end{aligned}$$

Exercice 4

Partie A — Étude d'un modèle discret

  1. $u_1 = -0{,}02 \times 1^2 + 1{,}3 \times 1 = -0{,}02 + 1{,}3 = 1{,}28$. Au $1^{\text{er}}$ juillet 2025, la posidonie recouvrira $1{,}28$ ha.
    1. Démonstration par récurrence. On note $P(n)$ : « $1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 20$ ».

      Initialisation. $u_0 = 1$ et $u_1 = 1{,}28$, donc $1 \leqslant u_0 \leqslant u_1 \leqslant 20$ : $P(0)$ est vraie.

      Hérédité. Supposons $P(n)$ vraie pour un certain $n \in \mathbb{N}$ : $1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 20$. Comme $h$ est croissante sur $[0~;~20]$ :
      $$h(1) \leqslant h(u_n) \leqslant h(u_{n+1}) \leqslant h(20).$$
      Or $h(1) = 1{,}28$, $h(20) = -0{,}02 \times 400 + 1{,}3 \times 20 = -8 + 26 = 18$, et $h(u_n) = u_{n+1}$, $h(u_{n+1}) = u_{n+2}$. Donc :
      $$1{,}28 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 18,$$
      et a fortiori $1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 20$ : $P(n+1)$ est vraie.

      Conclusion. Par récurrence, pour tout $n \in \mathbb{N}$, $1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 20$.

    2. L'inégalité $u_n \leqslant u_{n+1}$ montre que $(u_n)$ est croissante, et l'inégalité $u_n \leqslant 20$ montre qu'elle est majorée. D'après le théorème de la limite monotone, $(u_n)$ converge vers une limite $L \in \mathbb{R}$.
    3. La fonction $h$ étant continue et $u_{n+1} = h(u_n)$, en passant à la limite : $L = h(L) = -0{,}02\, L^2 + 1{,}3\, L$.
      Soit $0{,}02\, L^2 - 0{,}3\, L = 0$, c'est-à-dire $L\,(0{,}02\, L - 0{,}3) = 0$. On obtient $L = 0$ ou $L = 15$.
      Or, pour tout $n$, $u_n \geqslant 1$, donc $L \geqslant 1$ : la seule possibilité est $L = 15$.
    1. La suite $(u_n)$ est croissante et tend vers $15$. Comme $14 < 15$, par définition de la limite, à partir d'un certain rang on aura $u_n > 14$. La surface dépassera donc bien $14$ ha au bout d'un certain nombre d'années.
    2. Algorithme complété :

      def seuil():
          n = 0
          u = 1
          while u <= 14 :
              n = n + 1
              u = -0.02 * u**2 + 1.3 * u
          return n

      À l'exécution, on obtient $n = 18$ : la posidonie dépassera $14$ ha au $1^{\text{er}}$ juillet $2024 + 18 = 2042$.

Partie B — Étude d'un modèle continu

  1. $f$ ne s'annule pas et est dérivable sur $[0~;~+\infty[$, donc $g = \dfrac{1}{f}$ l'est aussi, et $g'(t) = -\dfrac{f'(t)}{f(t)^2}$.

    Comme $f' = 0{,}02\, f(15 - f)$ :
    $$\begin{aligned} g'(t) &= -\dfrac{0{,}02\, f(t)(15 - f(t))}{f(t)^2} \\ &= -\dfrac{0{,}02\,(15 - f(t))}{f(t)} \\ &= -0{,}3 \times \dfrac{1}{f(t)} + 0{,}02 \\ &= -0{,}3\, g(t) + 0{,}02. \end{aligned}$$
    Donc $g$ est solution de $(E_2) : y' = -0{,}3\, y + 0{,}02$.

  2. L'équation $(E_2)$ est linéaire du premier ordre. Une solution particulière constante vérifie $0 = -0{,}3\, y + 0{,}02$, soit $y = \dfrac{0{,}02}{0{,}3} = \dfrac{1}{15}$.

    Les solutions générales sont donc : $y(t) = K\,\mathrm{e}^{-0{,}3 t} + \dfrac{1}{15}$, avec $K \in \mathbb{R}$.

  3. Comme $f(0) = 1$, on a $g(0) = 1$. Donc $K + \dfrac{1}{15} = 1$, soit $K = \dfrac{14}{15}$.

    D'où $g(t) = \dfrac{14}{15}\mathrm{e}^{-0{,}3 t} + \dfrac{1}{15} = \dfrac{14\mathrm{e}^{-0{,}3 t} + 1}{15}$.

    En prenant l'inverse : $f(t) = \dfrac{1}{g(t)} = \dfrac{15}{14\mathrm{e}^{-0{,}3 t} + 1}$.

  4. Quand $t \to +\infty$, $\mathrm{e}^{-0{,}3 t} \to 0$, donc $14\mathrm{e}^{-0{,}3 t} + 1 \to 1$, et $f(t) \to 15$.

    La superficie tend vers $15$ ha (limite cohérente avec la partie A).

  5. Pour $t \geqslant 0$, $14\mathrm{e}^{-0{,}3 t} + 1 > 0$. Donc :
    $$\begin{aligned} f(t) > 14 &\Leftrightarrow \dfrac{15}{14\mathrm{e}^{-0{,}3 t} + 1} > 14 \\ &\Leftrightarrow 15 > 14\,(14\mathrm{e}^{-0{,}3 t} + 1) \\ &\Leftrightarrow 1 > 196\, \mathrm{e}^{-0{,}3 t}. \end{aligned}$$
    Soit $\mathrm{e}^{-0{,}3 t} < \dfrac{1}{196}$, c'est-à-dire $-0{,}3\, t < -\ln(196)$, donc $t > \dfrac{\ln(196)}{0{,}3} \approx 17{,}6$.

    Dans ce modèle continu, la posidonie dépassera $14$ ha environ $17{,}6$ années après le $1^{\text{er}}$ juillet $2024$, soit au cours de l'année $2042$ (résultat cohérent avec la partie A).

Suites – Bac S Pondichéry 2017

On considère deux suites $(u_n)$ et $(v_n)$ :

  • $(u_n)$ définie par $u_0 = 1$ et, pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1} = 2u_n - n + 3$ ;
  • $(v_n)$ définie, pour tout entier naturel $n$, par $v_n = 2^n$.

Partie A

Conjectures

Florent a calculé les premiers termes de ces deux suites à l'aide d'un tableur. Une copie d'écran est donnée ci-dessous.

Copie d'écran d'un tableur avec les premiers termes des suites
  1. Quelles formules ont été entrées dans les cellules B3 et C3 pour obtenir par copie vers le bas les termes des deux suites ?
  2. Pour les termes de rang 10, 11, 12 et 13, Florent obtient les résultats suivants :

    Résultats du tableur pour les rangs 10 à 13

    Conjecturer les limites des suites $(u_n)$ et $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$.

Partie B

Étude de la suite $(u_n)$

  1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel $n$, $u_n = 3 \times 2^n + n - 2$.
  2. Déterminer la limite de la suite $(u_n)$.
  3. Déterminer le rang du premier terme de la suite supérieur à 1 million.

Partie C

Étude de la suite $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$

  1. Démontrer que la suite $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$ est décroissante à partir du rang 3.
  2. On admet que, pour tout entier $n$ supérieur ou égal à 4, $0 < \dfrac{n}{2^n} \leqslant \dfrac{1}{n}$. Déterminer la limite de la suite $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$.

Corrigé

Partie A

  1. On traduit la relation $u_{n+1} = 2u_n - n + 3$ et l'expression $v_n = 2^n$ dans les cellules :

    • En B3 : =2*B2-A2+3
    • En C3 : =2^A3 (ou =PUISSANCE(2;A3))
  2. D'après les valeurs calculées par Florent :

    • Les valeurs de $u_n$ croissent très rapidement. On conjecture $\lim\limits_{n \to +\infty} u_n = +\infty$.
    • Le quotient $\dfrac{u_n}{v_n}$ se rapproche de 3 (on observe $w_{10} \approx 3{,}0078$, $w_{11} \approx 3{,}0044$, $w_{12} \approx 3{,}0024$, $w_{13} \approx 3{,}0013$). On conjecture $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{u_n}{v_n} = 3$.

Partie B

  1. On démontre par récurrence la propriété $P_n$ : « $u_n = 3 \times 2^n + n - 2$ ».

    Initialisation : pour $n = 0$, $u_0 = 1$ et $3 \times 2^0 + 0 - 2 = 3 - 2 = 1$. Ainsi $P_0$ est vraie.

    Hérédité : supposons $P_n$ vraie pour un entier naturel $n$ : $u_n = 3 \times 2^n + n - 2$.
    Alors :
    $u_{n+1} = 2u_n - n + 3 = 2(3 \times 2^n + n - 2) - n + 3$
    $u_{n+1} = 3 \times 2^{n+1} + 2n - 4 - n + 3 = 3 \times 2^{n+1} + n - 1$
    Or $3 \times 2^{n+1} + (n + 1) - 2 = 3 \times 2^{n+1} + n - 1$. Donc $P_{n+1}$ est vraie.

    Conclusion : pour tout entier naturel $n$, $u_n = 3 \times 2^n + n - 2$.

  2. Comme $2 > 1$, $\lim\limits_{n \to +\infty} 2^n = +\infty$, donc $\lim\limits_{n \to +\infty} 3 \times 2^n = +\infty$.
    De plus $\lim\limits_{n \to +\infty} (n - 2) = +\infty$.
    Par somme de limites : $\lim\limits_{n \to +\infty} u_n = +\infty$.
  3. On cherche le plus petit entier $n$ tel que $u_n > 10^6$.
    Pour $n = 18$ : $u_{18} = 3 \times 2^{18} + 16 = 3 \times 262\,144 + 16 = 786\,432 + 16 = 786\,448 < 10^6$.
    Pour $n = 19$ : $u_{19} = 3 \times 2^{19} + 17 = 3 \times 524\,288 + 17 = 1\,572\,864 + 17 = 1\,572\,881 > 10^6$.
    Le rang cherché est donc $\mathbf{n = 19}$.

Partie C

  1. On pose $w_n = \dfrac{u_n}{v_n} = \dfrac{3 \times 2^n + n - 2}{2^n} = 3 + \dfrac{n - 2}{2^n}$.
    On étudie le signe de $w_{n+1} - w_n$ :
    $w_{n+1} - w_n = \dfrac{n - 1}{2^{n+1}} - \dfrac{n - 2}{2^n} = \dfrac{n - 1 - 2(n - 2)}{2^{n+1}} = \dfrac{3 - n}{2^{n+1}}$
    Pour $n \geqslant 3$, $3 - n \leqslant 0$, donc $w_{n+1} - w_n \leqslant 0$.
    La suite $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$ est donc décroissante à partir du rang 3.
  2. Pour tout $n \geqslant 4$ : $0 < \dfrac{n}{2^n} \leqslant \dfrac{1}{n}$.
    Comme $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{1}{n} = 0$, d'après le théorème des gendarmes, $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{n}{2^n} = 0$.
    De plus, $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{2}{2^n} = 0$ puisque $\lim\limits_{n \to +\infty} 2^n = +\infty$.
    On a $\dfrac{u_n}{v_n} = 3 + \dfrac{n}{2^n} - \dfrac{2}{2^n}$.
    Par somme de limites : $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{u_n}{v_n} = 3$.

Géométrie dans l’espace – Bac S Pondichéry 2017

On considère un cube ABCDEFGH fourni en annexe (ci-dessous).

L'espace est rapporté au repère $ \left(A~;~ \overrightarrow{AB},~ \overrightarrow{AD},~ \overrightarrow{AE}\right) $.

On note $ \mathscr{P} $ le plan d'équation $ x+\dfrac{1}{2} y +\dfrac{1}{3}z - 1 = 0 $.

Construire, sur la figure fournie en annexe, la section du cube par le plan $ \mathscr{P} $.

La construction devra être justifiée par des calculs ou des arguments géométriques.

 

ANNEXE à compléter et à remettre avec la copie

Bac - Section d'un cube

Corrigé

La première chose à faire est d'essayer de représenter le plan $ \mathscr P $.

Pour définir un plan, il suffit de trois points non alignés de ce plan.

On pourrait choisir « au hasard » trois points dont les coordonnées vérifient l'équation $ x+\dfrac{1}{2} y +\dfrac{1}{3}z - 1 = 0 $ mais la construction risquerait d'être alors difficile.

Le plus simple, ici, est de déterminer les points du plan $ \mathscr P $ situés sur les axes $ (AB) $, $ (AD) $ et $ (AE) $, c'est à dire les points d'intersection de $ \mathscr P $ avec ces axes.

Les points de l'axe $ (AB) $ ont une ordonnée et une cote nulles ($ y=0 $ et $ z=0 $). Le point de cet axe appartenant à $ \mathscr P $ vérifie, de plus, l'équation $ x+\dfrac{1}{2} y +\dfrac{1}{3}z - 1 = 0 $. C'est donc le point de coordonnées $ (1~;~0~;~0) $ c'est à dire le point $ B $.

Par un raisonnement similaire, le point d'intersection de $ \mathscr P $ avec l'axe $ (AD) $ est le point $ I(0~;~2~;~0) $ (voir figure ci-dessous).

De même, le point d'intersection de $ \mathscr P $ avec l'axe $ (AE) $ est le point $ J(0~;~0~;~3) $.

Le plan $ \mathscr P $ est donc le plan $ (BIJ) $.

Il est alors assez simple de tracer la section demandée. On commence par tracer le triangle $ (BIJ) $(qui permet de visualiser le plan $ \mathscr P $).

  • l'intersection de $ \mathscr P $ et de la face $ ABFE $ est le segment $ [BK] $ (voir figure ci-dessous)
  • l'intersection de $ \mathscr P $ et de la face $ ABCD $ est le segment $ [BL] $ (voir figure ci-dessous)
  • il suffit ensuite de tracer les parallèles à $ (BK) $ et $ (BL) $ passant respectivement par $ L $ et $ K $ pour terminer la section (car un plan coupe deux plans parallèles selon deux droites parallèles).
Corrigé - Section d'un cube par le plan P

La section du cube par le plan $ \mathscr{P} $ est donc le parallélogramme $ BLMK $

Fonction logarithme – Bac S Pondichéry 2016

Soit $ f $ la fonction définie sur $ ]0~;~14] $ par

$ f(x) = 2 - \ln\left(\dfrac{x}{2}\right). $

La courbe représentative $ \mathscr{C}_f $ de la fonction $ f $ est donnée dans le repère orthogonal d'origine O ci-dessous :

Courbe de la fonction f(x)=2-ln(x/2) sur ]0;14] avec le rectangle OPMQ

À tout point $ M $ appartenant à $ \mathscr{C}_f $ on associe le point $ P $ projeté orthogonal de $ M $ sur l'axe des abscisses, et le point $ Q $ projeté orthogonal de $ M $ sur l'axe des ordonnées.

  • L'aire du rectangle $ OPMQ $ est-elle constante quelle que soit la position du point $ M $ sur $ \mathscr{C}_f $ ?
  • L'aire du rectangle $ OPMQ $ peut-elle être maximale ?

    Si oui, préciser les coordonnées du point $ M $ correspondant.

Justifier les réponses.

Corrigé

Notons $ x $ l'abscisse du point $ M $.$ x $ est positif donc $ OP=x $.

Le point $ M $ appartient à la courbe $ \mathscr C_f $; son ordonnée est donc $ f(x) $. Comme $ f $ est positive sur $ ]0~;~14] $, $ OQ=f(x) $.

L'aire du rectangle $ OPMQ $ est donc :

$ \mathscr A(x)=OP \times OQ =x \times f(x) = 2x - x\ln \left(\dfrac{x}{2}\right) $

Cette aire n'est pas constante.

La fonction $ \mathscr A $ est dérivable sur $ ]0~;~14] $ :

$ \left(\ln \left(\dfrac{x}{2}\right) \right) ^{\prime} = \dfrac{\dfrac{1}{2}}{\dfrac{x}{2}}=\dfrac{1}{x} $

$ \left(x\ln \left(\dfrac{x}{2}\right) \right) ^{\prime} = \ln \left(\dfrac{x}{2}\right) + x \times \dfrac{1}{x} = 1 + \ln \left(\dfrac{x}{2}\right) $

$ \mathscr A^{\prime}(x)=2 - \left[1 + \ln \left(\dfrac{x}{2}\right)\right]=1 - \ln \left(\dfrac{x}{2}\right) $

Etudions le signe de $ \mathscr A^{\prime}(x) $ :

$ \mathscr A^{\prime}(x) > 0 \ \Leftrightarrow \ 1 - \ln \left(\dfrac{x}{2}\right) > 0 $

$ \phantom{\mathscr A^{\prime}(x) > 0 \ }\Leftrightarrow \ \ln \left(\dfrac{x}{2}\right) < 1 $

$ \phantom{\mathscr A^{\prime}(x) > 0 \ }\Leftrightarrow \ \dfrac{x}{2} < e $ (par croissance de la fonction exponentielle)

$ \phantom{\mathscr A^{\prime}(x) > 0 \ }\Leftrightarrow \ x < 2e $

On démontre de même que $ \mathscr A^{\prime}(x) < 0 \ \Leftrightarrow \ x > 2e $ et $ \mathscr A^{\prime}(x) = 0 \ \Leftrightarrow \ x = 2e $.

Par ailleurs :

$ f(2e)=2 - \ln\left(\dfrac{2e}{2}\right)=2 - \ln(e)=2 - 1=1 $

et $ \mathscr A(2e)=2e \times f(2e)=2e $

On obtient le tableau de variations suivant :

Tableau de variations de A(x) sur ]0;14] avec maximum en 2e

D'après ce tableau, l'aire du rectangle $ OPMQ $ est maximale au point $ M $ de coordonnées $ (2e~;~f(2e)) $ c'est à dire $ M(2e~;~1) $.

Géométrie dans l’espace – Bac S Pondichéry 2016

Cube ABCDEFGH avec points I, J, K – Bac S Pondichéry 2016

$ ABCDEFGH $ désigne un cube de côté $ 1 $.

Le point $ I $ est le milieu du segment $ [BF] $.

Le point $ J $ est le milieu du segment $ [BC] $.

Le point $ K $ est le milieu du segment $ [CD] $.

Partie A

Dans cette partie, on ne demande aucune justification On admet que les droites $ (IJ) $ et $ (CG) $ sont sécantes en un point $ L $.

Construire, sur la figure fournie en annexe et en laissant apparents les traits de construction :

  • le point $ L $;
  • l'intersection$ \mathscr{D} $ des plans $ (IJK) $ et $ (CDH) $;
  • la section du cube par le plan $ (IJK) $

Partie B

L'espace est rapporté au repère $ \left(A ~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right) $.

  1. Donner les coordonnées de $ A, G, I, J $ et $ K $ dans ce repère.
    1. Montrer que le vecteur $ \overrightarrow{AG} $ est normal au plan $ (IJK) $.
    2. En déduire une équation cartésienne du plan $ (IJK) $.
  2. On désigne par $ M $ un point du segment $ [AG] $ et $ t $ le réel de l'intervalle $ [0~;~1] $ tel que $ \overrightarrow{AM} = t\overrightarrow{AG} $.

    1. Démontrer que $ M\text{I}^2 = 3t^2 - 3t+\dfrac{5}{4} $.
    2. Démontrer que la distance $ MI $ est minimale pour le point $ M\left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right) $
  3. Démontrer que pour ce point $ M\left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right) $ :

    1. $ M $ appartient au plan $ (IJK) $.
    2. La droite ($ IM $) est perpendiculaire aux droites $ (AG) $ et $ (BF) $.

Corrigé

Partie A

  • Les points $ I, J,C $ et $ G $ sont coplanaires. Pour placer le point $ L $, il suffit de prolonger les droites $ (IJ) $ et $ (GC) $.
  • Les points $ K $ et $ L $ appartiennent tous deux aux plans $ IJK $ et $ CDH $. L'intersection$ \mathscr{D} $ de ces plans est donc la droite $ (LK) $. Cette droite coupe le côté $ [DH] $ en un point $ P $.
  • La section du cube par le plan $ (IJK) $ a pour côtés $ [IJ], [JK] $ et $ [KP] $. Les trois autres côtés s'obtiennent en traçant les parallèles à $ [IJ], [JK] $ et $ [KP] $. On obtient ainsi un hexagone régulier $ IJKPQR $.
Cube ABCDEFGH avec section hexagonale IJKPQR – Bac S Pondichéry 2016

Partie B

  1. Par lecture directe :

    $ A(0;0;0) $

    $ G(1;1;1) $

    $ I\left(1;0;\dfrac{1}{2}\right) $

    $ J\left(1;\dfrac{1}{2};0\right) $

    $ K\left(\dfrac{1}{2};1;0\right) $
    1. Pour montrer que le vecteur $ \overrightarrow{AG} $ est normal au plan $ (IJK) $, il suffit de montrer que $ \overrightarrow{AG} $ est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan, par exemple $ \overrightarrow{IJ} $ et $ \overrightarrow{JK} $.

      • Les coordonnées de $ \overrightarrow{IJ} $ sont $ \begin{pmatrix} 0 \\ 1/2 \\ - 1/2 \end{pmatrix} $ et les coordonnées de $ \overrightarrow{AG} $ sont $ \begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ 1 \end{pmatrix} $.

        $ \overrightarrow{IJ}.\overrightarrow{AG}=0 \times 1+\dfrac{1}{2} \times 1 - \dfrac{1}{2} \times 1 = 0 $

        Donc les vecteurs $ \overrightarrow{IJ} $ et $ \overrightarrow{AG} $ sont orthogonaux.
      • Les coordonnées de $ \overrightarrow{JK} $ sont $ \begin{pmatrix} - 1/2 \\ 1/2 \\ 0 \end{pmatrix} $.

        $ \overrightarrow{JK}.\overrightarrow{AG}= - \dfrac{1}{2} \times 1+\dfrac{1}{2} \times 1 +0 \times 1= 0 $

        Donc les vecteurs $ \overrightarrow{JK} $ et $ \overrightarrow{AG} $ sont orthogonaux.

      Le vecteur $ \overrightarrow{AG} $ est donc normal au plan $ (IJK) $.

    2. Le plan $ (IJK) $ admet donc une équation cartésienne de la forme $ x+y+z+d=0 $.

      Ce plan passant par $ I $, les coordonnées de $ I $ vérifient l'équation.

      Par conséquent :

      $ 1+0+\dfrac{1}{2}+d=0 $

      $ d= - \dfrac{3}{2} $

      Une équation cartésienne du plan $ (IJK) $ est donc $ x+y+z - \dfrac{3}{2}=0 $
    1. Les coordonnées du point $ G $ étant $ (1;1;1) $ et $ A $ étant l'origine du repère, la relation $ \overrightarrow{AM} = t\overrightarrow{AG} $ entraîne que les coordonnées de $ M $ sont $ (t;t;t) $.

      Alors :

      $ MI^2=(1 - t)^2+( - t)^2+ \left(\dfrac{1}{2} - t \right)^2 $

      $ \phantom{MI^2}=1 - 2t+t^2+t^2+\dfrac{1}{4} - t +t^2 $

      $ \phantom{MI^2}= 3t^2 - 3t+\dfrac{5}{4} $
    2. La fonction carrée étant strictement croissante sur $ \mathbb{R}^+ $, $ MI^2 $ et $ MI $ ont des sens de variations identiques.

      $ MI^2 $ est un polynôme du second degré en $ t $ de coefficients $ a=3,\ b= - 3 $ et $ c=\dfrac{5}{4} $.

      $ a>0 $ donc $ MI^2 $ admet un minimum pour $ t_0= - \dfrac{b}{2a}=\dfrac{1}{2} $. Les coordonnées de $ M $ sont alors $ \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right) $.

      La distance $ MI $ est donc minimale au point $ M\left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right) $
    1. Pour prouver que le point $ M $ appartient au plan $ (IJK) $, il suffit de montrer que les coordonnées de $ M $ vérifient l'équation du plan $ (IJK) $ (trouvée en 2.a.).

      C'est immédiat :

      $ \dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{2} - \dfrac{3}{2}=0 $
    2. Pour montrer que deux droites sont perpendiculaires il faut montrer qu'elles sont orthogonales et sécantes.

      • $ (IM) $ et $ (AG) $ sont sécantes en $ M $ puisque, par hypothèse, $ M $ est un point du segment $ [AG] $. Par ailleurs, $ (IM) $ est incluse dans le plan $ (IJK) $ qui est perpendiculaire à $ (AG) $ d'après 2.a. donc $ (IM) $ et $ (AG) $ sont orthogonales.
      • $ (IM) $ et $ (BF) $ sont sécantes en $ I $.

        Les coordonnées des vecteurs $ \overrightarrow{IM} $ et $ \overrightarrow{BF} $ sont $ \overrightarrow{IM}\begin{pmatrix} - 1/2 \\ 1/2 \\ 0 \end{pmatrix} $et $ \overrightarrow{BF}\begin{pmatrix} 0 \\ 0 \\ 1 \end{pmatrix} $

        $ \overrightarrow{IM}.\overrightarrow{BF}= - \dfrac{1}{2} \times 0 + \dfrac{1}{2} \times 0 + 0 \times 1=0 $.

        Donc $ (IM) $ et $ (BF) $ sont orthogonales.

      La droite ($ IM $) est donc perpendiculaire aux droites $ (AG) $ et $ (BF) $.

Pour réviser : Démontrer qu'une droite est perpendiculaire à un plan

Géométrie dans l’espace – Bac S Nouvelle Calédonie 2016

Dans le repère orthonormé $ (O~;~\vec{i},\vec{j},\vec{k}) $ de l'espace, on considère pour tout réel $ m $, le plan $ P_m $ d'équation

$ \dfrac{1}{4} m^2x+(m - 1)y+\dfrac{1}{2} mz - 3 = 0. $
  1. Pour quelle(s) valeur(s) de $ m $ le point $ A(1~;~1~;~1) $ appartient-il au plan $ P_m $ ?
  2. Montrer que les plans $ P_1 $ et $ P_{ - 4} $ sont sécants selon la droite $ (d) $ de représentation paramétrique

    $ (d) \ \begin{cases} x = 12 - 2t \\ y = 9 - 2t \\ z = t \end{cases} \quad $

    avec

    $ t \in \mathbb{R} $
    1. Montrer que l'intersection entre $ P_0 $ et $ (d) $ est un point noté $ B $ dont on déterminera les coordonnées.
    2. Justifier que pour tout réel $ m $, le point $ B $ appartient au plan $ P_m $.
    3. Montrer que le point $ B $ est l'unique point appartenant à $ P_m $ pour tout réel $ m $.
  3. Dans cette question, on considère deux entiers relatifs $ m $ et $ m^\prime $ tels que

    $ - 10 \leqslant m \leqslant 10 $

    et

    $ - 10 \leqslant m^\prime \leqslant 10 $.

    On souhaite déterminer les valeurs de $ m $ et de $ m^\prime $ pour lesquelles $ P_m $ et $ P_{m^\prime} $ sont perpendiculaires.

    1. Vérifier que $ P_1 $ et $ P_{ - 4} $ sont perpendiculaires.
    2. Montrer que les plans $ P_m $ et $ P_{m^\prime} $ sont perpendiculaires si et seulement si

      $ \left(\dfrac{mm^\prime}{4}\right)^2 +(m - 1)\left(m^\prime - 1\right)+\dfrac{mm^\prime}{4} = 0. $
    3. On donne l'algorithme suivant :

      Variables :  
      $ m $ et $ m^\prime $ entiers relatifs  
      Traitement :  
      Pour $ m $ allant de $ - 10 $ à $ 10 $ :  
      $ \quad $Pour $ m^\prime $ allant de $ - 10 $ à $ 10 $ :  
      $ \quad \quad $Si $ \left(mm^\prime\right)^2+16(m - 1)\left(m^\prime - 1\right)+4mm^\prime = 0 $  
      $ \quad \quad $Alors  
      $ \quad \quad \quad $Afficher $ \left(m~;~m^\prime\right) $  
      $ \quad \quad $Fin du Si  
      $ \quad $Fin du Pour  
      Fin du Pour  

      Quel est le rôle de cet algorithme ?

    4. Cet algorithme affiche six couples d'entiers dont $ ( - 4~;~1),\: (0~;~1) $ et $ (5~;~ - 4) $.

      Écrire les six couples dans l'ordre d'affichage de l'algorithme.

Corrigé

  1. Le point $ A(1~;~1~;~1) $ appartient au plan $ P_m $ si et seulement si ses coordonnées vérifient l'équation du plan :
    $ \dfrac{1}{4} m^2(1) + (m - 1)(1) + \dfrac{1}{2} m(1) - 3 = 0 $

    $ \dfrac{1}{4} m^2 + m - 1 + \dfrac{1}{2} m - 3 = 0 $

    $ \dfrac{1}{4} m^2 + \dfrac{3}{2} m - 4 = 0 $

    Multiplions par 4 pour simplifier :
    $ m^2 + 6m - 16 = 0 $

    C'est une équation du second degré. Le discriminant est :
    $ \Delta = 6^2 - 4 \times 1 \times (-16) = 36 + 64 = 100 = 10^2 $

    Les solutions sont :
    $ m_1 = \dfrac{-6 - 10}{2} = -8 $ et $ m_2 = \dfrac{-6 + 10}{2} = 2 $

    Le point $ A $ appartient au plan $ P_m $ pour $ m = -8 $ ou $ m = 2 $.
  2. Déterminons les équations des plans $ P_1 $ et $ P_{-4} $ :
    Pour $ m = 1 $ : $ \dfrac{1}{4}x + 0y + \dfrac{1}{2}z - 3 = 0 $, soit $ x + 2z - 12 = 0 $
    Pour $ m = -4 $ : $ \dfrac{1}{4}(-4)^2x + (-4 - 1)y + \dfrac{1}{2}(-4)z - 3 = 0 $, soit $ 4x - 5y - 2z - 3 = 0 $

    Les vecteurs normaux sont $\vec{n}_1(1~;~0~;~2)$ et $\vec{n}_{-4}(4~;~-5~;~-2)$.
    Ces vecteurs ne sont pas colinéaires (le rapport des abscisses est 4, celui des ordonnées n'est pas défini), donc les plans sont sécants.

    Vérifions si la droite $ (d) $ appartient aux deux plans. Soit $ M(12-2t~;~9-2t~;~t) $ un point de $ (d) $.
    Dans $ P_1 $ : $ (12-2t) + 2(t) - 12 = 12 - 2t + 2t - 12 = 0 $. La condition est vérifiée.
    Dans $ P_{-4} $ : $ 4(12-2t) - 5(9-2t) - 2(t) - 3 = 48 - 8t - 45 + 10t - 2t - 3 = 0 $. La condition est vérifiée.

    Les plans $ P_1 $ et $ P_{-4} $ sont bien sécants selon la droite $ (d) $.
    1. L'équation de $ P_0 $ est $ (0-1)y + 0z - 3 = 0 $, soit $ -y - 3 = 0 $, donc $ y = -3 $.
      Un point $ M(12-2t~;~9-2t~;~t) $ de $ (d) $ appartient à $ P_0 $ si :
      $ 9 - 2t = -3 $
      $ -2t = -12 $
      $ t = 6 $

      En remplaçant $ t = 6 $ dans les coordonnées de $ (d) $ :
      $ x = 12 - 2(6) = 0 $
      $ y = 9 - 2(6) = -3 $
      $ z = 6 $

      Le point d'intersection est $ B(0~;~-3~;~6) $.
    2. Remplaçons les coordonnées de $ B(0~;~-3~;~6) $ dans l'équation de $ P_m $ :
      $ \dfrac{1}{4}m^2(0) + (m - 1)(-3) + \dfrac{1}{2}m(6) - 3 = -3m + 3 + 3m - 3 = 0 $
      La relation est vraie pour tout réel $ m $.

      Pour tout réel $ m $, le point $ B $ appartient au plan $ P_m $.
    3. Un point $ M(x~;~y~;~z) $ appartient à $ P_m $ pour tout $ m $ si l'égalité suivante est vérifiée pour tout $ m $ :
      $ \dfrac{1}{4}x m^2 + \left(\dfrac{1}{2}z + y\right)m - y - 3 = 0 $

      C'est un polynôme en $ m $ qui est nul pour tout $ m $. Ses coefficients doivent donc être nuls :
      $ \begin{cases} \dfrac{1}{4}x = 0 \\ \dfrac{1}{2}z + y = 0 \\ -y - 3 = 0 \end{cases} \iff \begin{cases} x = 0 \\ y = -3 \\ z = -2y = 6 \end{cases} $

      Le point $ B(0~;~-3~;~6) $ est donc l'unique point appartenant à tous les plans $ P_m $.
    1. Les vecteurs normaux sont $\vec{n}_1(1~;~0~;~2)$ (pour $ P_1 $ multiplié par 4) et $\vec{n}_{-4}(4~;~-5~;~-2)$.
      Leur produit scalaire est :
      $ \vec{n}_1 \cdot \vec{n}_{-4} = 1 \times 4 + 0 \times (-5) + 2 \times (-2) = 4 + 0 - 4 = 0 $

      Les plans $ P_1 $ et $ P_{-4} $ sont donc perpendiculaires.
    2. Les plans $ P_m $ et $ P_{m'} $ sont perpendiculaires si et seulement si le produit scalaire de leurs vecteurs normaux est nul.
      Vecteurs normaux : $ \vec{n}_m\left(\dfrac{1}{4}m^2~;~m-1~;~\dfrac{1}{2}m\right) $ et $ \vec{n}_{m'}\left(\dfrac{1}{4}m'^2~;~m'-1~;~\dfrac{1}{2}m'\right) $.
      $ \vec{n}_m \cdot \vec{n}_{m'} = 0 \iff \dfrac{1}{4}m^2 \times \dfrac{1}{4}m'^2 + (m-1)(m'-1) + \dfrac{1}{2}m \times \dfrac{1}{2}m' = 0 $
      $ \vec{n}_m \cdot \vec{n}_{m'} = 0 \iff \left(\dfrac{mm'}{4}\right)^2 + (m-1)(m'-1) + \dfrac{mm'}{4} = 0 $

      La condition est donc vérifiée.
    3. Cet algorithme parcourt tous les couples d'entiers $ (m~;~m') $ compris entre $ -10 $ et $ 10 $.
      Il teste si l'égalité $ (mm')^2 + 16(m - 1)(m' - 1) + 4mm' = 0 $ est vraie.
      Cette égalité est équivalente à celle de la question précédente multipliée par 16.

      L'algorithme affiche les couples d'entiers $ (m~;~m') $ pour lesquels les plans $ P_m $ et $ P_{m'} $ sont perpendiculaires.
    4. Les six couples sont :
      $ (-4~;~1) $, $ (-4~;~5) $, $ (0~;~1) $, $ (1~;~-4) $, $ (1~;~0) $ et $ (5~;~-4) $.

      Classons-les dans l'ordre d'affichage (par $ m $ croissant, puis $ m' $) :
      $ m = -4 \implies m' = 1 $ et $ m' = 5 $
      $ m = 0 \implies m' = 1 $
      $ m = 1 \implies m' = -4 $ et $ m' = 0 $
      $ m = 5 \implies m' = -4 $

      Les couples dans l'ordre d'affichage sont :
      $ (-4~;~1), (-4~;~5), (0~;~1), (1~;~-4), (1~;~0), (5~;~-4) $.