Vrai/Faux : Forme algébrique et opérations dans ℂ

[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur la forme algébrique et les opérations dans $\mathbb{C}$, indiquer si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]

[etape]
Affirmation : Pour tout nombre complexe $z = a + ib$ (avec $a, b$ réels), la partie imaginaire de $z$ est le nombre réel $b$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
La partie imaginaire d'un complexe $z = a + ib$ est par définition le réel $b$, sans le facteur $i$. C'est un nombre réel, pas un imaginaire pur.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Attention à ne pas confondre « partie imaginaire » et « terme en $i$ ». Dans l'écriture $z = a + ib$, la partie imaginaire est le coefficient $b$ (réel), pas $ib$.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. Par convention, la partie imaginaire d'un complexe est le réel qui multiplie $i$ dans son écriture algébrique.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : $i^{4} = -1$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bien vu !
On a $i^{2} = -1$, donc $i^{4} = (i^{2})^{2} = (-1)^{2} = 1$, et non $-1$. Les puissances de $i$ sont périodiques de période $4$ : $i^{0} = 1, i^{1} = i, i^{2} = -1, i^{3} = -i$, puis $i^{4} = 1$ à nouveau.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il ne faut pas confondre $i^{2}$ et $i^{4}$. Le carré de $i$ vaut $-1$, mais le carré de $i^{2}$ donne $(-1)^{2} = +1$ : c'est le passage à une puissance paire d'un nombre négatif qui rend le résultat positif.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. $i^{4} = (i^{2})^{2} = (-1)^{2} = 1$, et non $-1$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : $(1 + i)(1 - i) = 2$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
On reconnaît l'identité remarquable $(a + b)(a - b) = a^{2} - b^{2}$ avec $a = 1$ et $b = i$ :
$(1 + i)(1 - i) = 1 - i^{2} = 1 - (-1) = 2$. Le résultat est bien réel.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le piège est d'oublier de remplacer $i^{2}$ par $-1$. L'identité $(1 + i)(1 - i) = 1 - i^{2}$ donne $1 - (-1) = 2$.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. C'est l'identité remarquable $(a + b)(a - b) = a^{2} - b^{2}$ appliquée à $a = 1$ et $b = i$, qui donne $1 - i^{2} = 2$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : $5$ n'est pas un nombre complexe, car il n'a pas de partie imaginaire.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
On a $\mathbb{R} \subset \mathbb{C}$ : tout réel est aussi un complexe. Le nombre $5$ s'écrit $5 + 0i$ : sa partie imaginaire vaut $0$ (et non « pas de partie imaginaire »). Il appartient bien à $\mathbb{C}$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Rappel : $\mathbb{R}$ est inclus dans $\mathbb{C}$. Un nombre réel est un nombre complexe dont la partie imaginaire est nulle ; il garde donc le statut de complexe.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. $\mathbb{R} \subset \mathbb{C}$ : le réel $5$ s'écrit $5 + 0i$ et est bien un nombre complexe.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $z$ un nombre complexe imaginaire pur non nul.

Affirmation : $z^{2}$ est aussi un imaginaire pur.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Si $z = ib$ avec $b$ réel non nul, alors $z^{2} = (ib)^{2} = i^{2} b^{2} = -b^{2}$. Le résultat est un réel négatif, pas un imaginaire pur.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Le carré d'un imaginaire pur est un réel (négatif). En effet $(ib)^{2} = i^{2} b^{2} = -b^{2}$ : le facteur $i^{2}$ fait disparaître le caractère imaginaire pur.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. Si $z = ib$ avec $b \neq 0$, alors $z^{2} = -b^{2}$ est un réel strictement négatif, pas un imaginaire pur.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Pour tout nombre complexe $z$, le nombre $z + \overline{z}$ est réel.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
Avec $z = a + ib$, on a $\overline{z} = a - ib$, donc $z + \overline{z} = 2a$. Le résultat est bien un réel (égal à deux fois la partie réelle de $z$).[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Lors de l'addition de $z$ et $\overline{z}$, les parties imaginaires opposées s'annulent. Il reste $2a$, qui est réel.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. $z + \overline{z} = 2 \, \text{Re}(z)$ est un réel.
[/solution]
[/etape]

QCM : Opérations dans ℂ

[enonce]
Ce QCM porte sur les opérations dans $\mathbb{C}$ : puissances de $i$, produits, quotients et identités remarquables. Choisir la bonne réponse parmi les 4 propositions.
[/enonce]

[etape]
La valeur de $i^{2026}$ est :
[qcm]
[option]$1$[/option]
[option correct="true"]$-1$[/option]
[option]$i$[/option]
[option]$-i$[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Les puissances de $i$ se répètent avec une période de $4$ : $i^{0} = 1$, $i^{1} = i$, $i^{2} = -1$, $i^{3} = -i$.
On effectue la division euclidienne de $2026$ par $4$ : $2026 = 4 \times 506 + 2$.
Donc $i^{2026} = i^{2} = -1$.[/reponse]
[reponse motif="$1$"]Non.
$i^{n} = 1$ correspond à un reste de $0$ dans la division par $4$. Or $2026 = 4 \times 506 + 2$, le reste est $2$, pas $0$.[/reponse]
[reponse motif="$i$"]Non.
$i^{n} = i$ correspond à un reste de $1$. Vérifier la division euclidienne : $2026 = 4 \times 506 + 2$, le reste est $2$.[/reponse]
[reponse motif="$-i$"]Non.
$i^{n} = -i$ correspond à un reste de $3$. Or $2026 \div 4$ a pour reste $2$, ce qui donne $i^{2}$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Les puissances de $i$ sont périodiques de période $4$. Calculer le reste de la division euclidienne de l'exposant par $4$ pour identifier la valeur.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
La forme algébrique de $\dfrac{1}{i}$ est :
[qcm]
[option]$i$[/option]
[option correct="true"]$-i$[/option]
[option]$1$[/option]
[option]$-1$[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
On multiplie numérateur et dénominateur par $\overline{i} = -i$ pour rendre le dénominateur réel :
$\dfrac{1}{i} = \dfrac{1 \times (-i)}{i \times (-i)} = \dfrac{-i}{-i^{2}} = \dfrac{-i}{1} = -i$.[/reponse]
[reponse motif="$i$"]Non.
Erreur de signe. En multipliant par le conjugué, on obtient $\dfrac{-i}{1} = -i$ et non $+i$.[/reponse]
[reponse motif="$1$"]Non.
$\dfrac{1}{i}$ n'est pas réel. Multiplier numérateur et dénominateur par le conjugué de $i$ pour obtenir la forme algébrique.[/reponse]
[reponse motif="$-1$"]Non.
On a peut-être confondu $\dfrac{1}{i}$ avec $i^{2}$. La technique correcte multiplie haut et bas par le conjugué de $i$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour calculer $\dfrac{1}{z}$, multiplier numérateur et dénominateur par $\overline{z}$ : le dénominateur devient $|z|^{2}$ (réel).[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
La forme algébrique de $\dfrac{2 + i}{1 - i}$ est :
[qcm]
[option correct="true"]$\dfrac{1}{2} + \dfrac{3}{2}i$[/option]
[option]$\dfrac{3}{2} + \dfrac{1}{2}i$[/option]
[option]$\dfrac{3 + i}{2}$[/option]
[option]$2 + i$[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
On multiplie haut et bas par le conjugué $\overline{1 - i} = 1 + i$ :
$\dfrac{(2 + i)(1 + i)}{(1 - i)(1 + i)} = \dfrac{2 + 2i + i + i^{2}}{1 - i^{2}} = \dfrac{1 + 3i}{2} = \dfrac{1}{2} + \dfrac{3}{2}i$.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{3}{2} + \dfrac{1}{2}i$"]Non.
Les rôles des parties réelle et imaginaire ont été inversés. Au numérateur on obtient $1 + 3i$, donc partie réelle $\dfrac{1}{2}$ et partie imaginaire $\dfrac{3}{2}$.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{3 + i}{2}$"]Non.
Une erreur s'est glissée dans le développement du numérateur. Reprendre $(2 + i)(1 + i)$ en distribuant chaque terme et en remplaçant $i^{2}$ par $-1$.[/reponse]
[reponse motif="$2 + i$"]Non.
On semble avoir oublié l'étape de division. Multiplier numérateur et dénominateur par $1 + i$ pour rendre le dénominateur réel.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Méthode : multiplier numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur, développer, remplacer $i^{2}$ par $-1$, et simplifier.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
La forme algébrique de $(1 + i)^{2}$ est :
[qcm]
[option]$1 + 2i$[/option]
[option correct="true"]$2i$[/option]
[option]$2 + 2i$[/option]
[option]$-2i$[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
On utilise l'identité remarquable $(a + b)^{2} = a^{2} + 2ab + b^{2}$ :
$(1 + i)^{2} = 1 + 2i + i^{2} = 1 + 2i - 1 = 2i$.
La partie réelle s'annule.[/reponse]
[reponse motif="$1 + 2i$"]Non.
On a oublié le terme $i^{2}$ dans le développement. L'identité remarquable donne trois termes : $1 + 2i + i^{2}$.[/reponse]
[reponse motif="$2 + 2i$"]Non.
On a remplacé $i^{2}$ par $+1$ au lieu de $-1$. Du coup la partie réelle vaut $1 + 1 = 2$ alors qu'elle devrait être $1 - 1 = 0$.[/reponse]
[reponse motif="$-2i$"]Non.
Erreur de signe sur le terme central : dans $(1 + i)^{2}$, le double produit vaut $+2i$ et non $-2i$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Développer avec l'identité $(a + b)^{2} = a^{2} + 2ab + b^{2}$, puis remplacer $i^{2}$ par $-1$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Sous forme algébrique, $(2 + i)(2 - i)$ vaut :
[qcm]
[option correct="true"]$5$[/option]
[option]$3$[/option]
[option]$4$[/option]
[option]$4 - i^{2}$[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
C'est l'identité $(a + b)(a - b) = a^{2} - b^{2}$ avec $a = 2$ et $b = i$ :
$(2 + i)(2 - i) = 2^{2} - i^{2} = 4 - (-1) = 5$.
On reconnaît aussi $z \overline{z} = |z|^{2} = 4 + 1 = 5$.[/reponse]
[reponse motif="$3$"]Non.
On a remplacé $i^{2}$ par $+1$ : on obtient alors $4 - 1 = 3$. Or $i^{2} = -1$, donc $-i^{2} = +1$ et le résultat vaut $4 + 1 = 5$.[/reponse]
[reponse motif="$4$"]Non.
On a oublié le terme $-i^{2}$ qui contribue à la partie réelle. L'identité $(a + b)(a - b)$ donne $a^{2} - b^{2}$, pas $a^{2}$ tout seul.[/reponse]
[reponse motif="$4 - i^{2}$"]Non.
La forme algébrique attend un nombre réel $a + ib$ totalement simplifié. Il faut remplacer $i^{2}$ par $-1$ pour terminer le calcul.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Reconnaître $z \overline{z}$ avec $z = 2 + i$. On a alors $z \overline{z} = |z|^{2} = 2^{2} + 1^{2} = 5$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $z = (1 + i)^{4}$. Sa partie réelle vaut :
[qcm]
[option]$4$[/option]
[option correct="true"]$-4$[/option]
[option]$0$[/option]
[option]$-4i$[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
On calcule en deux étapes : $(1 + i)^{2} = 2i$, puis $(1 + i)^{4} = (2i)^{2} = 4i^{2} = -4$.
Le résultat est réel : sa partie réelle vaut $-4$.[/reponse]
[reponse motif="$4$"]Non.
Erreur de signe sur $i^{2}$ : $(2i)^{2} = 4 \times i^{2} = 4 \times (-1) = -4$, et non $+4$.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
$(1 + i)^{4}$ ne vaut pas $0$. Calculer pas à pas : $(1 + i)^{2}$ d'abord, puis élever ce résultat au carré.[/reponse]
[reponse motif="$-4i$"]Non.
On confond $z$ avec sa partie réelle. Le calcul donne $z = -4$ qui est un nombre réel : sa partie réelle est $-4$ et sa partie imaginaire est $0$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Stratégie : calculer $(1 + i)^{2}$ avec l'identité remarquable, puis élever au carré. On exploite ainsi $(z^{2})^{2} = z^{4}$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

QCM : Forme algébrique des nombres complexes

[enonce]
Ce QCM porte sur la forme algébrique d'un nombre complexe : reconnaissance des parties réelle et imaginaire, sommes, premiers produits et conditions d'égalité. Choisir la bonne réponse parmi les 4 propositions.
[/enonce]

[etape]
Quelle est la partie imaginaire du nombre complexe $z = -3 + 5i$ ?
[qcm]
[option]$5i$[/option]
[option]$-3$[/option]
[option correct="true"]$5$[/option]
[option]$-5$[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Si $z = a + ib$ avec $a$ et $b$ réels, la partie imaginaire de $z$ est le réel $b$. Ici $a = -3$ et $b = 5$, donc la partie imaginaire vaut $5$.[/reponse]
[reponse motif="$5i$"]Non.
La partie imaginaire est un nombre réel, pas un imaginaire pur. C'est le coefficient de $i$ dans l'écriture $a + ib$, sans le facteur $i$.[/reponse]
[reponse motif="$-3$"]Non.
$-3$ correspond à la partie réelle de $z$. Bien distinguer la partie réelle (devant rien) et la partie imaginaire (devant $i$).[/reponse]
[reponse motif="$-5$"]Non.
Attention au signe : dans $-3 + 5i$, le coefficient de $i$ est $+5$ et non $-5$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour $z = a + ib$, la partie réelle est le réel $a$ et la partie imaginaire est le réel $b$ (sans le $i$).[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $z = (2 - 3i) + (5 + 7i)$. Sa forme algébrique est :
[qcm]
[option correct="true"]$7 + 4i$[/option]
[option]$-3 + 4i$[/option]
[option]$7 + 10i$[/option]
[option]$-3 + 10i$[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
On additionne séparément les parties réelles et les parties imaginaires :
$z = (2 + 5) + (-3 + 7)i = 7 + 4i$.[/reponse]
[reponse motif="$-3 + 4i$"]Non.
Le calcul $-3 + 7 = 4$ pour la partie imaginaire est correct, mais on a oublié d'additionner les parties réelles : $2 + 5$ vaut $7$, pas $-3$.[/reponse]
[reponse motif="$7 + 10i$"]Non.
Pour la partie imaginaire, il faut additionner $-3$ et $+7$ avec leur signe : $-3 + 7 = 4$, et non $3 + 7 = 10$.[/reponse]
[reponse motif="$-3 + 10i$"]Non.
Deux erreurs cumulées : la partie réelle s'obtient en ajoutant $2$ et $5$, et pour la partie imaginaire il faut conserver le signe de $-3$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour additionner deux complexes, on additionne séparément les parties réelles entre elles et les parties imaginaires entre elles, en respectant les signes.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
La forme algébrique de $z = 4i^{3} + 2i^{4}$ est :
[qcm]
[option]$-2 - 4i$[/option]
[option correct="true"]$2 - 4i$[/option]
[option]$2 + 4i$[/option]
[option]$4 + 2i$[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
On utilise $i^{2} = -1$, donc $i^{3} = i \times i^{2} = -i$ et $i^{4} = (i^{2})^{2} = 1$.
Ainsi $z = 4 \times (-i) + 2 \times 1 = -4i + 2 = 2 - 4i$.[/reponse]
[reponse motif="$-2 - 4i$"]Non.
$i^{4}$ vaut $1$ et non $-1$. En effet $i^{4} = (i^{2})^{2} = (-1)^{2} = 1$, donc $2i^{4} = 2$ (et non $-2$).[/reponse]
[reponse motif="$2 + 4i$"]Non.
Erreur de signe sur $i^{3}$ : $i^{3} = i \times i^{2} = i \times (-1) = -i$, donc $4i^{3} = -4i$ et non $+4i$.[/reponse]
[reponse motif="$4 + 2i$"]Non.
On a confondu le coefficient et la puissance de $i$. Il faut bien remplacer $i^{3}$ et $i^{4}$ par leur valeur dans $\mathbb{C}$ avant d'identifier parties réelle et imaginaire.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Calculer d'abord les puissances de $i$ : $i^{2} = -1$, $i^{3} = -i$, $i^{4} = 1$. Puis remplacer dans l'expression et regrouper.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $z = (1 + i)(2 - i)$. Sa forme algébrique est :
[qcm]
[option]$1 + i$[/option]
[option]$1 + 3i$[/option]
[option correct="true"]$3 + i$[/option]
[option]$3 - i$[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
On développe en utilisant $i^{2} = -1$ :
$z = 1 \times 2 + 1 \times (-i) + i \times 2 + i \times (-i) = 2 - i + 2i - i^{2} = 2 + i + 1 = 3 + i$.[/reponse]
[reponse motif="$1 + i$"]Non.
Erreur sur $i^{2}$ : on a remplacé $i^{2}$ par $+1$ au lieu de $-1$. Ainsi $-i^{2}$ vaut $+1$ et non $-1$.[/reponse]
[reponse motif="$1 + 3i$"]Non.
Les rôles de partie réelle et de partie imaginaire ont été inversés. Reprendre soigneusement le développement et regrouper séparément les termes réels et les termes en $i$.[/reponse]
[reponse motif="$3 - i$"]Non.
Erreur de signe sur la partie imaginaire : $-i + 2i = +i$, et non $-i$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Développer le produit en distribuant chaque terme, puis remplacer $i^{2}$ par $-1$ et regrouper les parties réelles et imaginaires.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Pour quelle valeur du réel $x$ le complexe $z = (x - 2) + (x + 1)i$ est-il imaginaire pur (et non nul) ?
[qcm]
[option]$x = -1$[/option]
[option correct="true"]$x = 2$[/option]
[option]$x = -2$[/option]
[option]$x = 2$ ou $x = -1$[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
$z$ est imaginaire pur (non nul) si et seulement si sa partie réelle est nulle et sa partie imaginaire est non nulle.
Partie réelle nulle : $x - 2 = 0$ donc $x = 2$.
Partie imaginaire non nulle : $x + 1 = 3 \neq 0$, donc la condition est vérifiée.[/reponse]
[reponse motif="$x = -1$"]Non.
On a annulé la partie imaginaire $x + 1 = 0$, ce qui rendrait $z$ réel et non imaginaire pur. Pour un imaginaire pur, c'est la partie réelle qui doit s'annuler.[/reponse]
[reponse motif="$x = -2$"]Non.
Erreur de signe en résolvant $x - 2 = 0$. On obtient $x = 2$ et non $x = -2$.[/reponse]
[reponse motif="$x = 2$ ou $x = -1$"]Non.
Une seule des deux conditions intervient : pour un imaginaire pur, la partie réelle doit s'annuler. La partie imaginaire, elle, ne doit pas s'annuler.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Un complexe est imaginaire pur si et seulement si sa partie réelle vaut $0$ (et qu'il est non nul, donc partie imaginaire non nulle).[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soient $z = a + bi$ et $z' = c + di$ deux nombres complexes (avec $a, b, c, d$ réels). On a $z = z'$ si et seulement si :
[qcm]
[option]$a + b = c + d$[/option]
[option]$a = c$ ou $b = d$[/option]
[option correct="true"]$a = c$ et $b = d$[/option]
[option]$a = d$ et $b = c$[/option]
[reponse statut="correct"]Correct !
L'écriture algébrique d'un nombre complexe est unique : deux complexes sont égaux si et seulement si ils ont la même partie réelle et la même partie imaginaire.[/reponse]
[reponse motif="$a + b = c + d$"]Non.
Cette condition n'identifie pas les parties réelles et imaginaires séparément. Par exemple $1 + 2i$ et $0 + 3i$ vérifient $1 + 2 = 0 + 3$ mais ne sont pas égaux.[/reponse]
[reponse motif="$a = c$ ou $b = d$"]Non.
Le « ou » est trop faible. Les deux égalités doivent être simultanément vraies pour que $z = z'$.[/reponse]
[reponse motif="$a = d$ et $b = c$"]Non.
On a échangé la partie réelle et la partie imaginaire. La partie réelle de $z$ doit égaler la partie réelle de $z'$, pas sa partie imaginaire.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
L'unicité de la forme algébrique impose une double égalité : parties réelles égales et parties imaginaires égales.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

Nombres complexes – Équation et puissances

  1. Résoudre dans $ \mathbb{C} $ l'équation :

    $ (4 - 2i)z - \dfrac{1+i}{1 - i} =2 \sqrt{3} +1+i(1 - \sqrt{3} ) $

    d'inconnue $ z $.

    On écrira la solution sous la forme $ z_0=a+ib $, dans laquelle $ a $ et $ b $ sont des nombres réels.

  2. Calculer $ z_0^2 $ et vérifier que $ z_0^3=i $.
  3. En déduire $ z_0^{12} $ puis $ z_0^{2016} $

Corrigé

  1. Simplifions d'abord l'expression $ \dfrac{1+i}{1 - i} $ en multipliant le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur $ 1+i $ :

    $ \dfrac{1+i}{1 - i} = \dfrac{(1+i)^2}{(1-i)(1+i)} = \dfrac{1+2i-1}{1^2+1^2} = \dfrac{2i}{2} = i $

    L'équation devient alors :

    $ (4 - 2i)z - i = 2 \sqrt{3} + 1 + i(1 - \sqrt{3} ) $

    Isolons le terme en $ z $ :

    $ (4 - 2i)z = 2 \sqrt{3} + 1 + i(1 - \sqrt{3} ) + i $

    $ (4 - 2i)z = 2 \sqrt{3} + 1 + i(2 - \sqrt{3} ) $

    D'où :

    $ z = \dfrac{2 \sqrt{3} + 1 + i(2 - \sqrt{3} )}{4 - 2i} $

    Pour obtenir la forme algébrique, multiplions le numérateur et le dénominateur par le conjugué $ 4+2i $ :

    $ z = \dfrac{(2 \sqrt{3} + 1 + i(2 - \sqrt{3} ))(4 + 2i)}{(4 - 2i)(4 + 2i)} $

    $ z = \dfrac{8\sqrt{3} + 4 + i(4\sqrt{3} + 2) + i(8 - 4\sqrt{3}) + 2i^2(2 - \sqrt{3})}{4^2 + 2^2} $

    $ z = \dfrac{8\sqrt{3} + 4 + i(4\sqrt{3} + 2 + 8 - 4\sqrt{3}) - 2(2 - \sqrt{3})}{20} $

    $ z = \dfrac{8\sqrt{3} + 4 + 10i - 4 + 2\sqrt{3}}{20} $

    $ z = \dfrac{10\sqrt{3} + 10i}{20} $

    La solution est donc :

    $ z_0 = \dfrac{\sqrt{3}}{2} + \dfrac{1}{2}i $
  2. Calculons $ z_0^2 $ :

    $ z_0^2 = \left( \dfrac{\sqrt{3}}{2} + \dfrac{1}{2}i \right)^2 $

    $ z_0^2 = \left( \dfrac{\sqrt{3}}{2} \right)^2 + 2 \times \dfrac{\sqrt{3}}{2} \times \dfrac{1}{2}i + \left( \dfrac{1}{2}i \right)^2 $

    $ z_0^2 = \dfrac{3}{4} + \dfrac{\sqrt{3}}{2}i - \dfrac{1}{4} $

    $ z_0^2 = \dfrac{2}{4} + \dfrac{\sqrt{3}}{2}i $

    $ z_0^2 = \dfrac{1}{2} + \dfrac{\sqrt{3}}{2}i $

    Calculons ensuite $ z_0^3 = z_0^2 \times z_0 $ :

    $ z_0^3 = \left( \dfrac{1}{2} + \dfrac{\sqrt{3}}{2}i \right) \left( \dfrac{\sqrt{3}}{2} + \dfrac{1}{2}i \right) $

    $ z_0^3 = \dfrac{\sqrt{3}}{4} + \dfrac{1}{4}i + \dfrac{3}{4}i + \dfrac{\sqrt{3}}{4}i^2 $

    $ z_0^3 = \dfrac{\sqrt{3}}{4} + i - \dfrac{\sqrt{3}}{4} $

    $ z_0^3 = i $

    On a donc bien vérifié que $ z_0^3 = i $.

  3. Déduisons-en les puissances de $ z_0 $ :

    D'après la question précédente, $ z_0^3 = i $.

    $ z_0^{12} = (z_0^3)^4 = i^4 $

    Comme $ i^2 = -1 $, on a $ i^4 = (-1)^2 = 1 $.

    Donc :

    $ z_0^{12} = 1 $

    Pour $ z_0^{2016} $, remarquons que $ 2016 = 12 \times 168 $.

    $ z_0^{2016} = (z_0^{12})^{168} = 1^{168} $

    D'où :

    $ z_0^{2016} = 1 $

Suites et complexes – Bac S Antilles Guyane 2013

Candidats n'ayant pas suivi l'enseignement de spécialité On considère la suite $ \left(z_{n}\right) $ à termes complexes définie par : $ z_{0}=1+i $ et, pour tout entier naturel $ n $, par

$ z_{n+1}= \dfrac{z_{n}+|z_{n}|}{3}. $

Pour tout entier naturel $ n $, on pose : $ z_{n}=a_{n}+ib_{n} $, où $ a_{n} $ est la partie réelle de $ z_{n} $ et $ b_{n} $ est la partie imaginaire de $ z_{n} $.

Le but de cet exercice est d'étudier la convergence des suites $ \left(a_{n}\right) $ et $ \left(b_{n}\right) $.

Partie A

  1. Donner $ a_{0} $ et $ b_{0} $.
  2. Calculer $ z_{1} $, puis en déduire que $ a_{1}=\dfrac{1 +\sqrt{2}}{3} $ et $ b_{1}=\dfrac{1}{3} $.
  3. On considère l'algorithme suivant :

    Variables : A et B des nombres réels
      K et N des nombres entiers
    Initialisation : Affecter à A la valeur 1
      Affecter à B la valeur 1
    Traitement : Entrer la valeur de N
      Pour K variant de 1 à N
      $ \quad $Affecter à A la valeur $ \dfrac{A +\sqrt{A^{2}+B^{2}}}{3} $
      $ \quad $Affecter à B la valeur $ \dfrac{B}{3} $.
      Fin Pour
      Afficher A
    1. On exécute cet algorithme en saisissant $ N=2 $. Recopier et compléter le tableau ci-dessous contenant l'état des variables au cours de l'exécution de l'algorithme (on arrondira les valeurs calculées à $ 10^{ - 4} $ près).

      K A B
      1    
      2    
    2. Pour un nombre N donné, à quoi correspond la valeur affichée par l'algorithme par rapport à la situation étudiée dans cet exercice

Partie B

  1. Pour tout entier naturel $ n $, exprimer $ z_{n+1} $ en fonction de $ a_{n} $ et $ b_{n} $.

    En déduire l'expression de $ a_{n+1} $ en fonction de $ a_{n} $ et $ b_{n} $, et l'expression de $ b_{n+1} $ en fonction de $ b_{n} $.

  2. Quelle est la nature de la suite $ \left(b_{n}\right) $ ? En déduire l'expression de $ b_{n} $ en fonction de $ n $, et déterminer la limite de la suite $ \left(b_{n}\right) $.
    1. On rappelle que pour tous nombres complexes $ z $ et $ z^{\prime} $ :

      $ |z+z^{\prime}|\leqslant |z|+|z^{\prime}| $

      (inégalité triangulaire).

      Montrer que pour tout entier naturel $ n $,

      $ |z_{n +1}|\leqslant \dfrac{2|z_{n}|}{3}. $
    2. Pour tout entier naturel $ n $, on pose $ u_{n}=|z_{n}| $.

      Montrer par récurrence que pour tout entier naturel $ n $,

      $ u_{n}\leqslant \left(\dfrac{2}{3}\right)^{n} \sqrt{2}. $

      En déduire que la suite $ \left(u_{n}\right) $ converge vers une limite que l'on déterminera.

    3. Montrer que, pour tout entier naturel $ n $, $ |a_{n}| \leqslant u_{n} $.

      En déduire que la suite $ \left(a_{n}\right) $ converge vers une limite que l'on déterminera

Corrigé

Partie A

  1. Comme $ z_{0}=1+i $, on a :

    $ a_{0}=1 \quad \text{et} \quad b_{0}=1 $
  2. Calculons $ z_{1} $ :

    $ z_{1} = \dfrac{z_{0}+|z_{0}|}{3} = \dfrac{1+i+\sqrt{1^2+1^2}}{3} = \dfrac{1+i+\sqrt{2}}{3} = \dfrac{1+\sqrt{2}}{3} + i\dfrac{1}{3} $

    On en déduit par identification des parties réelle et imaginaire :

    $ a_{1}=\dfrac{1 +\sqrt{2}}{3} \quad \text{et} \quad b_{1}=\dfrac{1}{3} $
    1. Voici le tableau complété :

      K A B
      1 0{,}8047 0{,}3333
      2 0{,}5586 0{,}1111
    2. La valeur affichée par l'algorithme pour un nombre $ N $ donné correspond à la valeur de $ a_{N} $, la partie réelle du terme $ z_{N} $.

Partie B

  1. Pour tout entier naturel $ n $ :

    $ z_{n+1} = \dfrac{a_n + i b_n + \sqrt{a_n^2 + b_n^2}}{3} = \dfrac{a_n + \sqrt{a_n^2 + b_n^2}}{3} + i \dfrac{b_n}{3} $

    On en déduit :

    $ a_{n+1} = \dfrac{a_{n} + \sqrt{a_{n}^{2}+b_{n}^{2}}}{3} \quad \text{et} \quad b_{n+1} = \dfrac{b_{n}}{3} $
  2. On a $ b_{n+1} = \dfrac{1}{3} b_{n} $.
    La suite $ \left(b_{n}\right) $ est donc une suite géométrique de raison $ q = \dfrac{1}{3} $ et de premier terme $ b_{0} = 1 $.
    L'expression de $ b_{n} $ en fonction de $ n $ est :

    $ b_{n} = b_{0} \times q^{n} = \left(\dfrac{1}{3}\right)^{n} $

    Comme $ -1 < \dfrac{1}{3} < 1 $, on a :

    $ \lim\limits_{n \to +\infty} \left(\dfrac{1}{3}\right)^{n} = 0 $

    D'où $ \lim\limits_{n \to +\infty} b_{n} = 0 $.

    1. Pour tout entier naturel $ n $ :
      $ |z_{n +1}| = \left| \dfrac{z_{n}+|z_{n}|}{3} \right| = \dfrac{1}{3} |z_{n}+|z_{n}|| $
      D'après l'inégalité triangulaire $ |z+z^{\prime}|\leqslant |z|+|z^{\prime}| $, en posant $ z = z_n $ et $ z' = |z_n| $ :
      $ |z_n + |z_n|| \leqslant |z_n| + ||z_n|| = 2|z_n| $
      Donc :

      $ |z_{n +1}|\leqslant \dfrac{2}{3}|z_{n}| $
    2. Soit $ \mathcal{P}_n $ la propriété : $ u_{n}\leqslant \left(\dfrac{2}{3}\right)^{n} \sqrt{2} $.

      Initialisation : Pour $ n=0 $, $ u_0 = |z_0| = \sqrt{2} $.
      $ (2/3)^0 \sqrt{2} = \sqrt{2} $, donc $ u_0 \leqslant \sqrt{2} $. $ \mathcal{P}_0 $ est vraie.

      Hérédité : Supposons $ \mathcal{P}_n $ vraie pour un certain entier $ n \geqslant 0 $.
      On a $ u_{n+1} = |z_{n+1}| \leqslant \dfrac{2}{3} |z_n| = \dfrac{2}{3} u_n $.
      Par hypothèse de récurrence : $ u_n \leqslant (2/3)^n \sqrt{2} $.
      Donc $ u_{n+1} \leqslant \dfrac{2}{3} \times (2/3)^n \sqrt{2} = (2/3)^{n+1} \sqrt{2} $.
      L'hérédité est démontrée.

      Conclusion : Par le principe de récurrence, $ u_{n}\leqslant \left(\dfrac{2}{3}\right)^{n} \sqrt{2} $ pour tout entier naturel $ n $.

      Comme $ 0 < \dfrac{2}{3} < 1 $, $ \lim\limits_{n \to +\infty} \left(\dfrac{2}{3}\right)^{n} = 0 $.
      D'après le théorème des gendarmes (car $ u_n = |z_n| \geqslant 0 $) :

      $ \lim\limits_{n \to +\infty} u_{n} = 0 $
    3. Pour tout complexe $ z = x+iy $, $ |x| = \sqrt{x^2} \leqslant \sqrt{x^2+y^2} = |z| $.
      Ici, $ a_n $ est la partie réelle de $ z_n $, donc :

      $ |a_{n}| \leqslant |z_n| = u_{n} $

      Comme $ \lim\limits_{n \to +\infty} u_n = 0 $, d'après le théorème des gendarmes :

      $ \lim\limits_{n \to +\infty} |a_n| = 0 \quad \text{donc} \quad \lim\limits_{n \to +\infty} a_n = 0 $

Nombres complexes – Forme algébrique (6 exercices)

Exercice 1

Donner la forme algébrique des nombres complexes suivants :

  1. $ A=\left(1+i\right)^{2} $
  2. $ B=\dfrac{1+i}{1 - i} $
  3. $ C=\dfrac{1}{1+i} - \dfrac{1}{1 - i} $

Exercice 2

On considère les nombres complexes $ u=3+i $ et $ v=1 - 2i $.
Donner la forme algébrique des nombres complexes suivants :

  1. $ z_1 = uv $
  2. $ z_2 = u^2 - v^2 $
  3. $ z_3 = \dfrac{ u }{ v } $

Exercice 3

Soient deux réels $ x $ et $ y $ et le nombre complexe $ z = x+iy $.

  1. Donner la forme algébrique de $ z^2. $
  2. Pour quelle(s) valeur(s) de $ x $ et $ y $ le nombre $ z^2 $ est-il un nombre réel ?
  3. Pour quelle(s) valeur(s) de $ x $ et $ y $ le nombre $ z^2 $ est-il un imaginaire pur ?

Exercice 4

On pose $ j = - \dfrac{1}{2}+i\dfrac{\sqrt{3}}{2} $.

  1. Calculer $ j^2 $ puis $ j^3 $.
  2. En déduire les valeurs de $ j^{3n}, j^{3n+1} $ et $ j^{3n+2} $ pour tout entier naturel $ n $ .

Exercice 5

Résoudre dans $ \mathbb{C} $ l'équation : $ (1+i)z + i = 2iz + 1 $. On donnera la solution sous forme algébrique.

Exercice 6

Pour tout $ z \in \mathbb{C} $, on pose :

$ P(z) = z^2 + iz +2 $
  1. Montrer que $ P(i) = 0 $.
  2. Démontrer qu'il existe un nombre complexe $ z_0 $ tel que, pour tout $ z \in \mathbb{C} $ :

    $ P(z)=(z - i)(z - z_0) $

    Résoudre dans $ \mathbb{C} $ l'équation $ P(z)=0 $.

Corrigé

Exercice 1

  1. $ \begin{aligned}A&=\left(1+i\right)^{2}\\ &=1+2i+i^{2}\\&=1+2i - 1\\&=2i\end{aligned} $
  2. On multiplie le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur :

    $ \begin{aligned}B&=\dfrac{1+i}{1 - i}\\ \\&=\dfrac{\left(1+i\right)^{2}}{\left(1 - i\right)\left(1+i\right)}\\ \\&=\dfrac{1+2i+i^2}{1 - i^{2}}\\ \\&=\dfrac{2i}{1+1}\\ \\&=i\end{aligned} $

  3. $ \begin{aligned}C&=\dfrac{1}{1+i} - \dfrac{1}{1 - i} \\ \\&=\dfrac{1 - i}{\left(1 - i\right)\left(1+i\right)} - \dfrac{1+i}{\left(1 - i\right)\left(1+i\right)} \\ \\& =\dfrac{1 - i}{1+1} - \dfrac{1+i}{1+1}\\ \\& =\dfrac{ - 2i}{2}\\ \\&= - i\end{aligned} $

Exercice 2

$ \begin{aligned}z_{1} &=uv=\left( 3+i\right) \left( 1 - 2i\right) \\ &=3 - 6i+i - 2i^{2}\\ &=3 - 5i+2\\ &=5 - 5i\end{aligned} $

Pour $ z_2 $, on développe en utilisant les identités remarquables :
$ \begin{aligned}z_{2}&=u^{2} - v^{2}=\left( 3+i\right) ^{2} - \left( 1 - 2i\right) ^{2}\\ &=9+6i+i^{2} - \left( 1 - 4i+4i^{2}\right) \\ &=9+6i - 1 - \left( 1 - 4i - 4\right) \\ &=8+6i - \left( - 3 - 4i\right) \\ &=8+6i+3+4i\\ &=11+10i\\ \end{aligned} $
Pour $ z_3 $, on multiplie le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur :

$ \begin{aligned}z_{3}&=\dfrac{3+i}{1 - 2i}\\ \\ &=\dfrac{\left( 3+i\right) \left( 1+2i\right) }{\left( 1 - 2i\right) \left( 1+2i\right) }\\ \\ &=\dfrac{3+i+6i+2i^{2}}{1 - 4i^{2}} \\ \\ &=\dfrac{1+7i}{1+4}\\ \\ &=\dfrac{1}{5}+\dfrac{7}{5}i\end{aligned} $

Exercice 3

  1. On développe à l'aide d'identité remarquable puis on regroupe partie réelle et partie imaginaire :
    $ \begin{aligned}z^{2}&=\left( x+iy\right) ^{2}=x^{2}+2xyi+\left( iy\right) ^{2}\\ &=x^{2}+2xyi - y^{2}\\ &=x^{2} - y^{2}+2xyi\end{aligned} $
  2. Le nombre $ z^2 $ est un nombre réel si et seulement si sa partie imaginaire est nulle, c'est à dire, d'après la question précédente si et seulement si $ 2xy=0 $.
    Ce produit s'annule uniquement pour $ x=0 $ ou $ y=0 $.
    Remarque : Si $ y=0 $, $ z $ est réel et si $ x=0 $, $ z $ est un imaginaire pur.
    Donc $ z^2 $ est un réel si et seulement si $ z $ est un réel ou un imaginaire pur.
  3. $ z^2 $ est un imaginaire pur si et seulement si sa partie réelle est nulle.
    D'après la question 1., cela se produit si et seulement si :

    $ \begin{aligned}x^{2} - y^{2}=0&\Leftrightarrow x^{2}=y^{2}\\ &\Leftrightarrow x=y \text{ ou } x= - y\end{aligned} $

Exercice 4

  1. $ \begin{aligned}j^2 &= \left( - \dfrac{1}{2}+i\dfrac{\sqrt{3}}{2}\right) ^{2} \\ \\ &=\left( - \dfrac{1}{2}\right) ^{2} - 2\times \dfrac{1}{2}\times \dfrac{\sqrt{3}}{2}\times i+\left( i\dfrac{\sqrt{3}}{2}\right) ^{2}\\ \\ &=\dfrac{1}{4} - \dfrac{\sqrt{3}}{2} i+\dfrac{3}{4}i^{2}\\ \\ &=\dfrac{1}{4} - \dfrac{3}{4} - \dfrac{\sqrt{3}}{2}i\\ \\ &= - \dfrac{1}{2} - i\dfrac{\sqrt{3}}{2}\end{aligned} $

    $ \begin{aligned}j^{3}&=j\times j^{2}\\ \\ &=\left( - \dfrac{1}{2}+i\dfrac{\sqrt{3}}{2}\right) \left( - \dfrac{1}{2} - i\dfrac{\sqrt{3}}{2}\right) \end{aligned} $

    On développe grâce à l'identité remarquable :
    $ \begin{aligned} j^{3}&=\left( - \dfrac{1}{2}\right) ^{2} - \left( i\dfrac{\sqrt{3}}{2}\right) ^{2}\\ \\ &=\dfrac{1}{4} - \left( - \dfrac{3}{4}\right) \\ \\ &=1\end{aligned} $

  2. En utilisant les propriétés des puissances, on obtient, pour tout entier naturel $ n $ :

    $ j^{3n}=\left( j^{3}\right) ^{n}=1^{n}=1 $
    $ j^{3n+1}=j^{3n}\times j=1\times j= - \dfrac{1}{2}+i\dfrac{\sqrt{3}}{2} $
    $ j^{3n+2}=j^{3n}\times j^2=1\times j^2= - \dfrac{1}{2} - i\dfrac{\sqrt{3}}{2} $

Exercice 5

L'équation : $ (1+i)z + i = 2iz + 1 $ équivaut à  :

$ \begin{aligned} \left( 1+i\right) z - 2iz&=1 - i\\ \left( 1+i - 2i\right) z&=1 - i\\ \left( 1 - i\right) z&=1 - i\\ z&=\dfrac{1 - i}{1 - i}\\ z&=1\end{aligned} $

Exercice 6

  1. $ P\left( i\right) =i^{2}+i\times i+2= - 1 - 1+2=0 $
  2. On développe $ (z - i)(z - z_0) $  :
    $ \begin{aligned}\left( z - i\right) \left( z - z_{0}\right) &=z^{2} - z_{0}z - iz+iz_{0}\\ &=z^{2}+\left( - z_{0} - i\right) z+iz_{0}\\ \end{aligned} $
    Par identification des coefficients, ce polynôme est égal à $ P(z) $ si et seulement si :
    $ \begin{aligned} \begin{cases}1=1 \\ - z_{0} - i=i\\ iz_{0}=2\end{cases} \end{aligned} $

    $ \begin{aligned}\Leftrightarrow \begin{cases} - z_{0}=2i\\ z_{0}=\dfrac{2}{i}\end{cases}\\ \end{aligned} $
    $ \begin{aligned}\Leftrightarrow \begin{cases}z_{0}= - 2i\\ z_{0}=\dfrac{2i}{i^{2}}\end{cases}\\ \end{aligned} $
    $ \Leftrightarrow z_{0}= - 2i $

    Le polynôme $ P $ peut alors s'écrire :

    $ P(z) = (z - i)(z+2i) $
  3. L'équation $ P(z)=0 $ est une équation « produit nul » :
    $ \left( z - i\right) \left( z+2i\right) =0\Leftrightarrow z=i \text{ ou } z= - 2i $

    L'équation $ P(z)=0 $ admet deux solutions : $ i $ et $ - 2i $.