Vrai/Faux : Théorèmes de convergence

[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur les théorèmes de convergence, indiquez si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]

[etape]
Soient $(u_n)$, $(v_n)$ et $(w_n)$ trois suites telles que pour tout $n \in \mathbb{N}$, $v_n \leqslant u_n \leqslant w_n$, avec $\lim\limits_{n \to +\infty} v_n = \lim\limits_{n \to +\infty} w_n = 3$.

Affirmation : La suite $(u_n)$ converge vers $3$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Correct !
C'est l'application directe du théorème des gendarmes : si $(u_n)$ est encadrée par deux suites convergeant vers la même limite, alors $(u_n)$ converge aussi vers cette limite.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : encadrer une suite par deux autres convergeant vers la même limite force la convergence de la suite encadrée vers cette limite commune.
Conclusion : $\lim\limits_{n \to +\infty} u_n = 3$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Par le théorème des gendarmes, $(u_n)$ converge vers $3$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ une suite croissante et majorée par $10$.

Affirmation : La suite $(u_n)$ converge vers $10$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Le théorème de la limite monotone garantit que $(u_n)$ converge, mais pas nécessairement vers $10$. La limite est inférieure ou égale au majorant.
Par exemple, $u_n = 1 - \dfrac{1}{n+1}$ est croissante, majorée par $10$, mais converge vers $1$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il ne faut pas confondre « majorant » et « limite » : le théorème de la limite monotone affirme l'existence d'une limite finie $\ell \leqslant 10$, sans préciser sa valeur.
$u_n = 1 - \dfrac{1}{n+1}$ est croissante, majorée par $10$ et converge vers $1$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Une suite croissante majorée converge vers une limite $\ell$ qui est inférieure ou égale au majorant, mais n'est pas nécessairement égale à ce majorant.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soient $(u_n)$ et $(v_n)$ deux suites telles que pour tout $n \in \mathbb{N}$, $u_n \leqslant v_n$.

Affirmation : Si $\lim\limits_{n \to +\infty} u_n = +\infty$, alors $\lim\limits_{n \to +\infty} v_n = +\infty$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
C'est le théorème de comparaison pour la divergence : si $u_n \leqslant v_n$ et $u_n \to +\infty$, alors $v_n$ est minorée par une suite tendant vers $+\infty$, donc $v_n \to +\infty$ également.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : pour montrer qu'une suite tend vers $+\infty$, il suffit de la minorer par une suite tendant elle-même vers $+\infty$.
Comme $u_n \leqslant v_n$ et $u_n \to +\infty$, $v_n$ tend aussi vers $+\infty$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Par le théorème de comparaison, si $u_n \leqslant v_n$ et $u_n \to +\infty$, alors $v_n \to +\infty$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ la suite définie sur $\mathbb{N}^*$ par $u_n = \dfrac{\sin(n)}{n}$.

Affirmation : La suite $(u_n)$ converge vers $0$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Pour tout $n \geqslant 1$, $-1 \leqslant \sin(n) \leqslant 1$, donc $-\dfrac{1}{n} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{1}{n}$.
Comme $-\dfrac{1}{n} \to 0$ et $\dfrac{1}{n} \to 0$, par le théorème des gendarmes, $u_n \to 0$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le piège est de penser que $\sin(n)$ empêche la convergence. En fait, $\sin(n)$ est borné, donc divisé par $n \to +\infty$, le quotient tend vers $0$.
Encadrement : $-\dfrac{1}{n} \leqslant \dfrac{\sin(n)}{n} \leqslant \dfrac{1}{n}$ ; les bornes tendent vers $0$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Par encadrement, $\dfrac{\sin(n)}{n} \to 0$ quand $n \to +\infty$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ une suite définie sur $\mathbb{N}$, et $(v_n)$ la suite définie par $v_n = u_n + (-1)^n$.

Affirmation : Si $(v_n)$ converge, alors $(u_n)$ converge.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
Considérons $u_n = (-1)^{n+1}$ : alors $v_n = u_n + (-1)^n = -(-1)^n + (-1)^n = 0$, qui converge vers $0$. Pourtant, $(u_n)$ oscille entre $-1$ et $1$ et ne converge pas.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Attention : la convergence d'une somme n'entraîne pas celle de chacun des termes. La compensation de deux suites oscillantes peut produire une suite convergente.
Contre-exemple : avec $u_n = (-1)^{n+1}$, $(v_n)$ est nulle (donc converge), mais $(u_n)$ ne converge pas.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Si $u_n = (-1)^{n+1}$, alors $v_n = 0$ converge, mais $(u_n)$ ne converge pas.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ une suite définie sur $\mathbb{N}$ telle que pour tout $n$, $|u_n - 7| \leqslant \dfrac{2}{n+1}$.

Affirmation : La suite $(u_n)$ converge vers $7$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
L'inégalité donne $-\dfrac{2}{n+1} \leqslant u_n - 7 \leqslant \dfrac{2}{n+1}$, soit $7 - \dfrac{2}{n+1} \leqslant u_n \leqslant 7 + \dfrac{2}{n+1}$.
Comme $\dfrac{2}{n+1} \to 0$, le théorème des gendarmes donne $u_n \to 7$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : encadrer $|u_n - \ell|$ par une suite tendant vers $0$ équivaut à dire que $u_n$ tend vers $\ell$.
Ici $|u_n - 7| \to 0$, donc $u_n \to 7$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. L'écart $|u_n - 7|$ est majoré par une suite qui tend vers $0$, donc $u_n \to 7$.
[/solution]
[/etape]

QCM : Théorèmes de convergence

[enonce]
Ce QCM avancé porte sur les théorèmes de convergence : théorème des gendarmes, théorèmes de comparaison, convergence monotone et recherche de la limite par point fixe. Choisir la bonne réponse parmi les 4 propositions.
[/enonce]

[etape]
Soit $u_n = \dfrac{2 + (-1)^n}{n}$ pour $n \geqslant 1$. La limite quand $n \to +\infty$ vaut :
[qcm]
[option]n'existe pas (oscillation)[/option]
[option]$1$[/option]
[option correct="true"]$0$[/option]
[option]$2$[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Pour tout $n \geqslant 1$, $-1 \leqslant (-1)^n \leqslant 1$, donc $1 \leqslant 2 + (-1)^n \leqslant 3$. En divisant par $n > 0$ :
$\dfrac{1}{n} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{3}{n}$.
Or $\dfrac{1}{n} \to 0$ et $\dfrac{3}{n} \to 0$, donc d'après le théorème des gendarmes, $\lim u_n = 0$.[/reponse]
[reponse motif="n'existe pas (oscillation)"]Non.
Le numérateur oscille (entre $1$ et $3$), mais on divise ensuite par $n$ qui tend vers $+\infty$. L'amplitude des oscillations est écrasée vers $0$.[/reponse]
[reponse motif="$1$"]Non.
$1$ est la borne inférieure de $2 + (-1)^n$, mais elle est ensuite divisée par $n$ qui tend vers $+\infty$. La fraction tend vers $0$, pas vers $1$.[/reponse]
[reponse motif="$2$"]Non.
$2$ est la valeur moyenne de $2 + (-1)^n$, mais ce numérateur est divisé par $n$ qui croît sans borne. Le quotient s'écrase vers $0$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Encadrer $u_n$ entre $\dfrac{1}{n}$ et $\dfrac{3}{n}$, deux suites qui tendent vers $0$, et appliquer le théorème des gendarmes.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Une suite $(u_n)$ est croissante et majorée par $10$. On peut affirmer que :
[qcm]
[option]$\lim u_n = 10$[/option]
[option]$\lim u_n = +\infty$[/option]
[option correct="true"]$(u_n)$ converge vers une limite $\ell \leqslant 10$[/option]
[option]$(u_n)$ converge vers $u_0$[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite croissante et majorée converge vers une limite finie. Le majorant $10$ donne une borne supérieure pour la limite : $\ell \leqslant 10$, mais cette limite n'est en général pas $10$ exactement (le majorant peut être strictement plus grand que la limite).[/reponse]
[reponse motif="$\lim u_n = 10$"]Non.
$10$ est un majorant, pas nécessairement la limite. Par exemple, $u_n = 5 - \dfrac{1}{n+1}$ est majorée par $10$ mais converge vers $5$.[/reponse]
[reponse motif="$\lim u_n = +\infty$"]Non.
Une suite majorée ne peut pas tendre vers $+\infty$ : tous ses termes restent inférieurs au majorant. Le théorème de convergence monotone garantit ici une limite finie.[/reponse]
[reponse motif="$(u_n)$ converge vers $u_0$"]Non.
Si la suite est croissante (au sens strict), tous les termes suivants $u_0$ sont supérieurs à $u_0$. La limite est donc supérieure ou égale à $u_0$, mais en général distincte.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
D'après le théorème de convergence monotone, une suite croissante et majorée converge vers une limite finie, plus petite ou égale au majorant.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Une suite $(u_n)$ vérifie $u_n \geqslant n - 5$ pour tout entier $n$. On peut conclure :
[qcm]
[option]$(u_n)$ converge[/option]
[option]$(u_n)$ est bornée[/option]
[option correct="true"]$\lim u_n = +\infty$[/option]
[option]on ne peut rien dire[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
La suite minorante $v_n = n - 5$ tend vers $+\infty$ (car $\lim n = +\infty$ et $-5$ est constant). D'après le théorème de comparaison, si $u_n \geqslant v_n$ et $\lim v_n = +\infty$, alors $\lim u_n = +\infty$.[/reponse]
[reponse motif="$(u_n)$ converge"]Non.
$(u_n)$ ne peut pas converger : ses termes deviennent arbitrairement grands (puisqu'elle est minorée par $n - 5$ qui tend vers $+\infty$).[/reponse]
[reponse motif="$(u_n)$ est bornée"]Non.
Une suite minorée par $n - 5$ ne peut pas être majorée : les termes $u_n$ deviennent aussi grands que voulu.[/reponse]
[reponse motif="on ne peut rien dire"]Non.
Le théorème de comparaison s'applique : si $u_n \geqslant v_n$ avec $\lim v_n = +\infty$, alors $\lim u_n = +\infty$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Théorème de comparaison : si $u_n \geqslant v_n$ et $v_n \to +\infty$, alors $u_n \to +\infty$. Vérifier la limite de la minorante.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ définie par $u_0 = 0$ et $u_{n+1} = \sqrt{u_n + 2}$. On admet que $(u_n)$ converge vers une limite $\ell \geqslant 0$. Alors $\ell$ vaut :
[qcm]
[option]$0$[/option]
[option]$\sqrt{2}$[/option]
[option correct="true"]$2$[/option]
[option]$-1$ ou $2$[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Si $(u_n)$ converge vers $\ell$, alors $u_{n+1}$ converge aussi vers $\ell$ et, par continuité, $\sqrt{u_n + 2}$ converge vers $\sqrt{\ell + 2}$.
On obtient donc $\ell = \sqrt{\ell + 2}$, soit $\ell^2 = \ell + 2$ (avec $\ell \geqslant 0$). Cette équation s'écrit $\ell^2 - \ell - 2 = 0$, soit $(\ell - 2)(\ell + 1) = 0$ : $\ell = 2$ ou $\ell = -1$. Comme $\ell \geqslant 0$, on garde $\ell = 2$.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
$\ell = 0$ donnerait $0 = \sqrt{0 + 2} = \sqrt{2}$, ce qui est faux. La valeur initiale $u_0 = 0$ ne se conserve pas pour la limite.[/reponse]
[reponse motif="$\sqrt{2}$"]Non.
$\sqrt{2}$ correspond à $u_1 = \sqrt{0 + 2}$, c'est-à-dire le terme suivant $u_0$. Ce n'est pas la limite, mais juste le deuxième terme de la suite.[/reponse]
[reponse motif="$-1$ ou $2$"]Non.
Les deux racines de $\ell^2 - \ell - 2 = 0$ sont effectivement $-1$ et $2$, mais la condition $\ell \geqslant 0$ (puisque $u_n \geqslant 0$ pour tout $n$) impose de retenir uniquement la solution positive.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour trouver la limite d'une suite récurrente $u_{n+1} = f(u_n)$ qui converge, résoudre l'équation de point fixe $\ell = f(\ell)$, puis trier les solutions selon les contraintes (signe, encadrement).[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $(u_n)$ définie par $u_0 = 0$ et $u_{n+1} = \dfrac{1}{2}(u_n + 4)$. On admet que $(u_n)$ est croissante et majorée par $4$. Sa limite vaut :
[qcm]
[option]$0$[/option]
[option correct="true"]$4$[/option]
[option]$2$[/option]
[option]$+\infty$[/option]
[reponse statut="correct"]Correct !
La suite est croissante et majorée par $4$ : par le théorème de convergence monotone, elle admet une limite finie $\ell$. À la limite, l'égalité $u_{n+1} = \dfrac{1}{2}(u_n + 4)$ donne $\ell = \dfrac{1}{2}(\ell + 4)$, soit $2\ell = \ell + 4$, donc $\ell = 4$.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
$0$ est la valeur de $u_0$, pas la limite. Comme la suite est croissante, sa limite est strictement supérieure à $u_0$.[/reponse]
[reponse motif="$2$"]Non.
$2$ correspondrait à un point fixe différent. Vérifier l'équation : $\ell = \dfrac{1}{2}(\ell + 4)$ équivaut à $2\ell = \ell + 4$, donc $\ell = 4$ et non $\ell = 2$.[/reponse]
[reponse motif="$+\infty$"]Non.
La suite est majorée par $4$, donc sa limite (qui existe) est finie et inférieure ou égale à $4$. Elle ne peut pas tendre vers $+\infty$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Le théorème de convergence monotone garantit l'existence de la limite. Pour la calculer, résoudre l'équation de point fixe $\ell = \dfrac{1}{2}(\ell + 4)$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soient $(u_n)$ et $(v_n)$ deux suites telles que $u_n \leqslant v_n$ à partir d'un certain rang. On suppose que $\lim u_n = +\infty$. On peut conclure :
[qcm]
[option]$\lim v_n = 0$[/option]
[option]$(v_n)$ est nécessairement bornée[/option]
[option]$\lim v_n$ peut valoir n'importe quel réel[/option]
[option correct="true"]$\lim v_n = +\infty$[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
D'après le théorème de comparaison, si $u_n \leqslant v_n$ à partir d'un certain rang et si $\lim u_n = +\infty$, alors $\lim v_n = +\infty$. Comme $v_n$ est au-dessus d'une suite qui devient arbitrairement grande, $v_n$ devient lui aussi arbitrairement grand.[/reponse]
[reponse motif="$\lim v_n = 0$"]Non.
Si $v_n \geqslant u_n$ et $u_n \to +\infty$, alors $v_n$ ne peut pas tendre vers $0$ : elle est forcée de croître au moins aussi vite que $u_n$.[/reponse]
[reponse motif="$(v_n)$ est nécessairement bornée"]Non.
Au contraire, $v_n$ est non bornée : elle dépasse tout réel à partir d'un certain rang puisqu'elle est plus grande qu'une suite qui tend vers $+\infty$.[/reponse]
[reponse motif="$\lim v_n$ peut valoir n'importe quel réel"]Non.
La contrainte $v_n \geqslant u_n$ avec $u_n \to +\infty$ force $v_n \to +\infty$. Aucun réel fini ne peut être limite de $(v_n)$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Théorème de comparaison : si $u_n \leqslant v_n$ et $u_n \to +\infty$, alors $v_n \to +\infty$ aussi (la suite « majorante » suit la « minorante » vers l'infini).[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

QCM : Limites de suites

[enonce]
Ce QCM porte sur le calcul de limites de suites : limites usuelles, opérations sur les limites et levée de formes indéterminées par factorisation. Choisir la bonne réponse parmi les 4 propositions.
[/enonce]

[etape]
La limite de la suite définie pour $n \geqslant 1$ par $u_n = 5 - \dfrac{3}{n}$ vaut :
[qcm]
[option]$2$[/option]
[option correct="true"]$5$[/option]
[option]$+\infty$[/option]
[option]$0$[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
On utilise la limite usuelle $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{1}{n} = 0$, donc $\dfrac{3}{n} \to 0$. Par somme :
$\lim\limits_{n \to +\infty}\left(5 - \dfrac{3}{n}\right) = 5 - 0 = 5$.[/reponse]
[reponse motif="$2$"]Non.
La valeur $2 = 5 - 3$ correspondrait à un calcul effectué pour $n = 1$, et non à la limite. Quand $n \to +\infty$, $\dfrac{3}{n}$ tend vers $0$, pas vers $3$.[/reponse]
[reponse motif="$+\infty$"]Non.
Le terme $\dfrac{3}{n}$ ne tend pas vers l'infini quand $n$ grandit : au contraire, il devient de plus en plus petit. Réfléchir au comportement de $\dfrac{1}{n}$ pour $n$ grand.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
La constante $5$ ne disparaît pas avec le passage à la limite. La somme d'une constante et d'un terme tendant vers $0$ tend vers la constante.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Quand $n \to +\infty$, $\dfrac{3}{n} \to 0$. Il reste alors la constante $5$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
$\lim\limits_{n \to +\infty} (0{,}5)^n$ vaut :
[qcm]
[option]$1$[/option]
[option correct="true"]$0$[/option]
[option]$+\infty$[/option]
[option]$0{,}5$[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
Comme $0{,}5 \in \,]-1\,;\,1[\,$, la suite géométrique $(q^n)$ avec $q = 0{,}5$ converge vers $0$.
$\lim\limits_{n \to +\infty} (0{,}5)^n = 0$.[/reponse]
[reponse motif="$1$"]Non.
$1$ correspond à la valeur $(0{,}5)^0 = 1$, mais quand $n$ grandit, $(0{,}5)^n$ devient de plus en plus petit, pas constant à $1$.[/reponse]
[reponse motif="$+\infty$"]Non.
La base $0{,}5$ est strictement comprise entre $-1$ et $1$, donc $q^n$ ne diverge pas vers l'infini : il s'écrase vers $0$. Ne pas confondre avec le cas $q > 1$.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}5$"]Non.
$0{,}5$ correspond à $(0{,}5)^1$, c'est-à-dire à un terme particulier de la suite, pas à sa limite.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour une suite géométrique de raison $q$ avec $-1 < q < 1$, $\lim\limits_{n \to +\infty} q^n = 0$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Pour calculer $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{2n^2 + 3n}{n^2 + 1}$, on trouve :
[qcm]
[option correct="true"]$2$[/option]
[option]$0$[/option]
[option]$+\infty$[/option]
[option]$3$[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
On a une forme indéterminée $\dfrac{\infty}{\infty}$. On factorise haut et bas par $n^2$ :
$\dfrac{2n^2 + 3n}{n^2 + 1} = \dfrac{n^2\left(2 + \dfrac{3}{n}\right)}{n^2\left(1 + \dfrac{1}{n^2}\right)} = \dfrac{2 + \dfrac{3}{n}}{1 + \dfrac{1}{n^2}}$.
Quand $n \to +\infty$, $\dfrac{3}{n} \to 0$ et $\dfrac{1}{n^2} \to 0$, donc la limite vaut $\dfrac{2 + 0}{1 + 0} = 2$.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
La limite n'est pas $0$ : il y a un $n^2$ au numérateur comme au dénominateur. Ils se compensent au lieu de s'annuler.[/reponse]
[reponse motif="$+\infty$"]Non.
La limite n'est pas infinie : le degré du numérateur ($2$) est égal à celui du dénominateur ($2$). Le rapport tend vers le quotient des coefficients dominants.[/reponse]
[reponse motif="$3$"]Non.
$3$ est le coefficient du terme de plus bas degré au numérateur, mais quand $n \to +\infty$ ce sont les termes dominants (de plus haut degré) qui imposent la limite, pas ceux de bas degré.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Forme indéterminée $\dfrac{\infty}{\infty}$ : factoriser numérateur et dénominateur par le terme de plus haut degré. La limite est alors le rapport des coefficients dominants.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
$\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{n + 1}{2n + 3}$ vaut :
[qcm]
[option]$0$[/option]
[option]$1$[/option]
[option correct="true"]$\dfrac{1}{2}$[/option]
[option]$+\infty$[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Forme indéterminée $\dfrac{\infty}{\infty}$. On factorise par $n$ au numérateur et au dénominateur :
$\dfrac{n + 1}{2n + 3} = \dfrac{n\left(1 + \dfrac{1}{n}\right)}{n\left(2 + \dfrac{3}{n}\right)} = \dfrac{1 + \dfrac{1}{n}}{2 + \dfrac{3}{n}}$.
Lorsque $n \to +\infty$, $\dfrac{1}{n} \to 0$ et $\dfrac{3}{n} \to 0$, donc la limite vaut $\dfrac{1}{2}$.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
Le numérateur ne tend pas vers une constante quand $n \to +\infty$ : il croît aussi vers l'infini. La limite n'est pas nulle.[/reponse]
[reponse motif="$1$"]Non.
$\dfrac{1}{1}$ correspondrait à des coefficients dominants $1$ et $1$. Or au dénominateur, le coefficient dominant est $2$ (devant le $n$).[/reponse]
[reponse motif="$+\infty$"]Non.
Le degré du numérateur ($1$) est égal à celui du dénominateur ($1$), donc le quotient ne diverge pas. Il tend vers le rapport des coefficients dominants.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Lorsque les degrés du numérateur et du dénominateur sont égaux, la limite est le quotient des coefficients dominants.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
$\lim\limits_{n \to +\infty} \left(n - \sqrt{n}\right)$ vaut :
[qcm]
[option]$0$[/option]
[option]$1$[/option]
[option correct="true"]$+\infty$[/option]
[option]$-\infty$[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
On a une forme indéterminée $(+\infty) - (+\infty)$. On factorise par $\sqrt{n}$ :
$n - \sqrt{n} = \sqrt{n}\left(\sqrt{n} - 1\right)$.
Or $\sqrt{n} \to +\infty$ et $\sqrt{n} - 1 \to +\infty$, donc par produit la limite vaut $+\infty$.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
Une forme indéterminée $\infty - \infty$ ne donne pas automatiquement $0$ : il faut comparer les vitesses de croissance. Ici $n$ croît bien plus vite que $\sqrt{n}$.[/reponse]
[reponse motif="$1$"]Non.
La différence $n - \sqrt{n}$ ne tend pas vers une constante : elle s'écarte de plus en plus.[/reponse]
[reponse motif="$-\infty$"]Non.
Pour tout $n \geqslant 1$, $n \geqslant \sqrt{n}$ donc $n - \sqrt{n} \geqslant 0$. La limite ne peut donc pas être négative.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Lever la forme indéterminée $\infty - \infty$ par factorisation. Comparer les ordres de grandeur : $n$ croît bien plus vite que $\sqrt{n}$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On considère, pour $n \geqslant 1$, la suite $u_n = \dfrac{(-1)^n}{n}$. Sa limite quand $n \to +\infty$ vaut :
[qcm]
[option]$1$ ou $-1$ selon la parité de $n$[/option]
[option]n'existe pas car la suite oscille[/option]
[option correct="true"]$0$[/option]
[option]$-1$[/option]
[reponse statut="correct"]Correct !
Pour tout $n \geqslant 1$, on a $-\dfrac{1}{n} \leqslant \dfrac{(-1)^n}{n} \leqslant \dfrac{1}{n}$.
Or $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{1}{n} = 0$ et $\lim\limits_{n \to +\infty}\left(-\dfrac{1}{n}\right) = 0$.
D'après le théorème des gendarmes, $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{(-1)^n}{n} = 0$.[/reponse]
[reponse motif="$1$ ou $-1$ selon la parité de $n$"]Non.
$1$ et $-1$ sont les valeurs prises par $(-1)^n$, mais on divise ensuite par $n$. Le facteur $\dfrac{1}{n}$ tend vers $0$ et écrase l'oscillation.[/reponse]
[reponse motif="n'existe pas car la suite oscille"]Non.
La suite oscille en signe, mais l'amplitude des oscillations $\dfrac{1}{n}$ tend vers $0$. Une oscillation amortie peut très bien avoir une limite.[/reponse]
[reponse motif="$-1$"]Non.
$-1$ est l'une des deux valeurs de $(-1)^n$, mais elle est ensuite divisée par $n$ qui tend vers $+\infty$. Le quotient devient minuscule.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Encadrer $\dfrac{(-1)^n}{n}$ entre $-\dfrac{1}{n}$ et $\dfrac{1}{n}$, qui tendent toutes deux vers $0$, et appliquer le théorème des gendarmes.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

Suites – Bac S Pondichéry 2017

On considère deux suites $(u_n)$ et $(v_n)$ :

  • $(u_n)$ définie par $u_0 = 1$ et, pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1} = 2u_n - n + 3$ ;
  • $(v_n)$ définie, pour tout entier naturel $n$, par $v_n = 2^n$.

Partie A

Conjectures

Florent a calculé les premiers termes de ces deux suites à l'aide d'un tableur. Une copie d'écran est donnée ci-dessous.

Copie d'écran d'un tableur avec les premiers termes des suites
  1. Quelles formules ont été entrées dans les cellules B3 et C3 pour obtenir par copie vers le bas les termes des deux suites ?
  2. Pour les termes de rang 10, 11, 12 et 13, Florent obtient les résultats suivants :

    Résultats du tableur pour les rangs 10 à 13

    Conjecturer les limites des suites $(u_n)$ et $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$.

Partie B

Étude de la suite $(u_n)$

  1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel $n$, $u_n = 3 \times 2^n + n - 2$.
  2. Déterminer la limite de la suite $(u_n)$.
  3. Déterminer le rang du premier terme de la suite supérieur à 1 million.

Partie C

Étude de la suite $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$

  1. Démontrer que la suite $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$ est décroissante à partir du rang 3.
  2. On admet que, pour tout entier $n$ supérieur ou égal à 4, $0 < \dfrac{n}{2^n} \leqslant \dfrac{1}{n}$. Déterminer la limite de la suite $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$.

Corrigé

Partie A

  1. On traduit la relation $u_{n+1} = 2u_n - n + 3$ et l'expression $v_n = 2^n$ dans les cellules :

    • En B3 : =2*B2-A2+3
    • En C3 : =2^A3 (ou =PUISSANCE(2;A3))
  2. D'après les valeurs calculées par Florent :

    • Les valeurs de $u_n$ croissent très rapidement. On conjecture $\lim\limits_{n \to +\infty} u_n = +\infty$.
    • Le quotient $\dfrac{u_n}{v_n}$ se rapproche de 3 (on observe $w_{10} \approx 3{,}0078$, $w_{11} \approx 3{,}0044$, $w_{12} \approx 3{,}0024$, $w_{13} \approx 3{,}0013$). On conjecture $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{u_n}{v_n} = 3$.

Partie B

  1. On démontre par récurrence la propriété $P_n$ : « $u_n = 3 \times 2^n + n - 2$ ».

    Initialisation : pour $n = 0$, $u_0 = 1$ et $3 \times 2^0 + 0 - 2 = 3 - 2 = 1$. Ainsi $P_0$ est vraie.

    Hérédité : supposons $P_n$ vraie pour un entier naturel $n$ : $u_n = 3 \times 2^n + n - 2$.
    Alors :
    $u_{n+1} = 2u_n - n + 3 = 2(3 \times 2^n + n - 2) - n + 3$
    $u_{n+1} = 3 \times 2^{n+1} + 2n - 4 - n + 3 = 3 \times 2^{n+1} + n - 1$
    Or $3 \times 2^{n+1} + (n + 1) - 2 = 3 \times 2^{n+1} + n - 1$. Donc $P_{n+1}$ est vraie.

    Conclusion : pour tout entier naturel $n$, $u_n = 3 \times 2^n + n - 2$.

  2. Comme $2 > 1$, $\lim\limits_{n \to +\infty} 2^n = +\infty$, donc $\lim\limits_{n \to +\infty} 3 \times 2^n = +\infty$.
    De plus $\lim\limits_{n \to +\infty} (n - 2) = +\infty$.
    Par somme de limites : $\lim\limits_{n \to +\infty} u_n = +\infty$.
  3. On cherche le plus petit entier $n$ tel que $u_n > 10^6$.
    Pour $n = 18$ : $u_{18} = 3 \times 2^{18} + 16 = 3 \times 262\,144 + 16 = 786\,432 + 16 = 786\,448 < 10^6$.
    Pour $n = 19$ : $u_{19} = 3 \times 2^{19} + 17 = 3 \times 524\,288 + 17 = 1\,572\,864 + 17 = 1\,572\,881 > 10^6$.
    Le rang cherché est donc $\mathbf{n = 19}$.

Partie C

  1. On pose $w_n = \dfrac{u_n}{v_n} = \dfrac{3 \times 2^n + n - 2}{2^n} = 3 + \dfrac{n - 2}{2^n}$.
    On étudie le signe de $w_{n+1} - w_n$ :
    $w_{n+1} - w_n = \dfrac{n - 1}{2^{n+1}} - \dfrac{n - 2}{2^n} = \dfrac{n - 1 - 2(n - 2)}{2^{n+1}} = \dfrac{3 - n}{2^{n+1}}$
    Pour $n \geqslant 3$, $3 - n \leqslant 0$, donc $w_{n+1} - w_n \leqslant 0$.
    La suite $\left(\dfrac{u_n}{v_n}\right)$ est donc décroissante à partir du rang 3.
  2. Pour tout $n \geqslant 4$ : $0 < \dfrac{n}{2^n} \leqslant \dfrac{1}{n}$.
    Comme $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{1}{n} = 0$, d'après le théorème des gendarmes, $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{n}{2^n} = 0$.
    De plus, $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{2}{2^n} = 0$ puisque $\lim\limits_{n \to +\infty} 2^n = +\infty$.
    On a $\dfrac{u_n}{v_n} = 3 + \dfrac{n}{2^n} - \dfrac{2}{2^n}$.
    Par somme de limites : $\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{u_n}{v_n} = 3$.

Vrai/Faux : Convergence d’une suite

Pour chacune des questions, indiquer si l'affirmation est exacte en justifiant la réponse.

  • Si l'affirmation est exacte, la démontrer.
  • Si l'affirmation est fausse, donner un contre-exemple.
  1. Si $ \left(u_{n}\right) $ et $ \left(v_{n}\right) $ sont des suites dont tous les termes sont positifs et si la suite $ \left(u_{n}\right) $ diverge vers $ +\infty $, alors la suite de terme général $ u_{n}+v_{n} $ diverge vers $ +\infty $.
  2. Si la suite $ \left(u_{n}\right) $ diverge vers $ +\infty $, alors elle est croissante à partir d'un certain rang.
  3. Soient trois suites numériques $ \left(u_{n}\right) $, $ \left(v_{n}\right) $ et $ \left(w_{n}\right) $.

    Si les suites $ \left(u_{n}\right) $ et $ \left(v_{n}\right) $ convergent respectivement vers $ l $ et $ l^{\prime} $ et si, pour tout $ n \in \mathbb{N} $, $ u_{n} \leqslant w_{n} \leqslant v_{n} $, alors la suite $ \left(w_{n}\right) $ converge et sa limite est comprise entre $ l $ et $ l^{\prime} $.

  4. Si la suite $ \left(u_{n}\right) $ n'est pas majorée, elle diverge nécessairement vers $ +\infty $.

Corrigé

  1. Vrai.

    Comme pour tout entier naturel $ n $, $ v_{n} \geqslant 0 $, on a $ u_{n}+v_{n} \geqslant u_{n} $.

    Or $ \lim\limits_{n\to +\infty }u_{n}=+\infty $. Par comparaison, on en déduit que $ \lim\limits_{n\to +\infty }(u_{n}+v_{n})=+\infty $.

  2. Faux.

    Considérons la suite $ \left(u_{n}\right) $ définie par $ u_{n}=n+\left(-1\right)^{n} $.

    Comme $ \left(-1\right)^{n} \geqslant -1 $ (car $ \left(-1\right)^{n} $ vaut $ -1 $ ou $ 1 $) :

    $ u_{n} = n+\left(-1\right)^{n} \geqslant n - 1 $

    Comme $ \lim\limits_{n\to +\infty }(n-1)=+\infty $, par comparaison $ \lim\limits_{n\to +\infty }u_{n}=+\infty $.

    Mais la suite $ \left(u_{n}\right) $ n'est pas croissante (même à partir d'un certain rang). En effet, si $ n $ est pair :

    $ u_{n}=n+\left(-1\right)^{n}=n+1 $
    $ u_{n+1}=(n+1)+\left(-1\right)^{n+1}=n+1 - 1=n $

    Par conséquent :

    $ u_{n+1} - u_{n} = n - (n+1) = -1 < 0 $

    La représentation graphique de la suite ci-dessous aide à comprendre le raisonnement.

    Suite u_n = n + (-1)^n : divergente vers +infini mais non croissante

    Suite divergente vers $ +\infty $ mais non croissante.

  3. Faux.

    Il suffit de prendre pour $ u $ et $ v $ les suites constantes :

    $ u_{n}=-1 $ pour tout $ n \in \mathbb{N} $
    $ v_{n}=1 $ pour tout $ n \in \mathbb{N} $

    et pour $ w $ :

    $ w_{n}=\left(-1\right)^{n} $ pour tout $ n \in \mathbb{N} $

    Les suites $ \left(u_{n}\right) $ et $ \left(v_{n}\right) $ convergent respectivement vers $ -1 $ et $ 1 $, mais $ \left(w_{n}\right) $ ne converge pas.

    Remarque

    En revanche, si $ \left(w_{n}\right) $ convergeait, on pourrait effectivement dire que sa limite est comprise entre les limites de $ \left(u_{n}\right) $ et de $ \left(v_{n}\right) $.

    On ne peut pas appliquer le théorème des gendarmes ici, car ce théorème suppose que $ \left(u_{n}\right) $ et $ \left(v_{n}\right) $ aient la même limite.

  4. Faux.

    La suite $ \left(u_{n}\right) $ définie par $ u_{n}=\left(-1\right)^{n}\times n $ n'est pas majorée, car pour $ n $ pair $ u_{n}=n $ et $ n $ peut être aussi grand que l'on veut.

    En revanche, elle ne diverge pas vers $ +\infty $, car pour $ n $ impair $ u_{n}=-n $ est négatif (et tend vers $ -\infty $).

    Suite u_n = (-1)^n n : non majoree, ne tend pas vers +infini

    Suite non majorée mais ne tendant pas vers $ +\infty $.