Dépistage : prévalence et valeur prédictive

Un laboratoire commercialise un test rapide de dépistage d'une infection respiratoire. Les notices techniques indiquent que ce test :

  • est positif chez $ 90\,\% $ des personnes réellement infectées ;
  • est négatif chez $ 98\,\% $ des personnes non infectées.

On choisit une personne au hasard dans une population donnée. On note $ M $ l'événement « la personne est infectée » et $ T $ l'événement « le test est positif ».

Partie A — En période de faible circulation du virus

En dehors des pics épidémiques, on estime que $ 2\,\% $ de la population est infectée.

  1. Préciser, à l'aide des notations $ p(M) $, $ p_M(T) $ et $ p_{\overline{M}}(T) $, les trois probabilités fournies par l'énoncé.
  2. Construire un arbre pondéré décrivant cette situation.
  3. Calculer la probabilité $ p(T) $ qu'une personne choisie au hasard ait un test positif.
  4. Une personne vient d'obtenir un test positif. Calculer la probabilité $ p_T(M) $ qu'elle soit réellement infectée. Arrondir au millième.
  5. Ce résultat peut surprendre. L'interpréter en une phrase.

Partie B — En période de pic épidémique

Pendant un pic épidémique, la proportion de personnes infectées dans la population atteint $ 25\,\% $. Les caractéristiques du test, elles, sont inchangées.

  1. Calculer la nouvelle probabilité $ p(T) $.
  2. Calculer la nouvelle valeur prédictive positive $ p_T(M) $. Arrondir au millième.
  3. Comparer les deux valeurs de $ p_T(M) $ obtenues dans les parties A et B, puis expliquer ce qui fait varier la fiabilité d'un test positif.

Corrigé

  1. Le test est positif chez $ 90\,\% $ des personnes infectées : c'est la sensibilité, soit $ p_M(T)=0{,}9 $. Il est négatif chez $ 98\,\% $ des personnes saines : c'est la spécificité, soit $ p_{\overline{M}}(\overline{T})=0{,}98 $, d'où $ p_{\overline{M}}(T)=1-0{,}98=0{,}02 $. Enfin la prévalence est $ p(M)=0{,}02 $.
  2. On en déduit $ p_M(\overline{T})=1-0{,}9=0{,}1 $ et $ p(\overline{M})=1-0{,}02=0{,}98 $. L'arbre pondéré associé est :

    Arbre pondéré : infection puis résultat du test, prévalence 2 pour cent
  3. Les événements $ M $ et $ \overline{M} $ forment une partition de l'univers. D'après la formule des probabilités totales :

    $ p(T)=p(M)\times p_M(T)+p(\overline{M})\times p_{\overline{M}}(T) $
    $ p(T)=0{,}02\times 0{,}9+0{,}98\times 0{,}02=0{,}018+0{,}0196 $

    La probabilité qu'un test choisi au hasard soit positif est $\mathbf{p(T)=0{,}0376}$.

  4. On cherche $ p_T(M) $, c'est-à-dire l'inversion du conditionnement connu $ p_M(T) $. D'après la formule de Bayes :

    $ p_T(M)=\dfrac{p(M)\times p_M(T)}{p(T)}=\dfrac{0{,}02\times 0{,}9}{0{,}0376}=\dfrac{0{,}018}{0{,}0376} $

    D'où $\mathbf{p_T(M)\approx 0{,}479}$.

  5. Alors que le test semble très performant, une personne au test positif n'a qu'environ $ 47{,}9\,\% $ de chances d'être réellement infectée : un test positif sur deux est en réalité un faux positif, parce que la maladie est rare dans cette population.
  6. La prévalence devient $ p(M)=0{,}25 $, donc $ p(\overline{M})=0{,}75 $. Les conditionnelles $ p_M(T)=0{,}9 $ et $ p_{\overline{M}}(T)=0{,}02 $ ne changent pas. La formule des probabilités totales donne :

    $ p(T)=0{,}25\times 0{,}9+0{,}75\times 0{,}02=0{,}225+0{,}015 $

    soit $\mathbf{p(T)=0{,}24}$.

  7. La formule de Bayes donne la nouvelle valeur prédictive positive :

    $ p_T(M)=\dfrac{0{,}25\times 0{,}9}{0{,}24}=\dfrac{0{,}225}{0{,}24} $

    D'où $\mathbf{p_T(M)\approx 0{,}938}$.

  8. La valeur prédictive positive passe d'environ $ 47{,}9\,\% $ (partie A) à environ $ 93{,}8\,\% $ (partie B). Pourtant la sensibilité et la spécificité du test sont restées identiques : seule la prévalence a augmenté. La fiabilité d'un test positif ne dépend donc pas seulement de la qualité du test, mais aussi de la fréquence de la maladie dans la population testée. Plus la maladie est répandue, plus un test positif est porteur d'information.

La technique d'inversion du conditionnement utilisée ici est détaillée dans la méthode inverser un conditionnement avec la formule de Bayes.

Vrai/Faux : Conditionnement, corrélation et causalité

[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur l'interprétation des probabilités conditionnelles (causalité, corrélation, tests diagnostiques), indiquer si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]

[etape]
Affirmation : Si deux événements $A$ et $B$ vérifient $p_A(B) > p(B)$, alors on peut affirmer que $A$ est une cause de $B$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
L'inégalité $p_A(B) > p(B)$ traduit une corrélation positive entre $A$ et $B$ : quand $A$ est réalisé, $B$ devient plus probable. Mais une corrélation n'établit jamais à elle seule une causalité : un troisième facteur peut influencer simultanément $A$ et $B$ (ex : la chaleur fait augmenter à la fois les ventes de glaces et les noyades).[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Attention à ne pas conclure trop vite : une probabilité conditionnelle plus grande mesure un lien statistique, pas un lien de cause à effet. Réfléchir à la possibilité d'un facteur extérieur agissant sur les deux événements.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. L'inégalité $p_A(B) > p(B)$ exprime une corrélation positive entre $A$ et $B$, mais en aucun cas une relation de cause à effet : une variable cachée peut expliquer le lien observé.
[/solution]
[/etape]

[etape]
On observe sur une période donnée que les jours où le nombre de pompiers mobilisés est élevé sont aussi ceux où les dégâts d'incendie sont importants.

Affirmation : Puisque la corrélation entre « beaucoup de pompiers présents » et « dégâts importants » est forte, on peut en déduire que la présence des pompiers aggrave les incendies.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
La corrélation observée s'explique par une variable cachée : la taille de l'incendie. Un grand feu provoque à la fois beaucoup de dégâts et la mobilisation de nombreux pompiers. Confondre corrélation et causalité conduit ici à une conclusion absurde.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il ne faut pas confondre « événements liés statistiquement » et « l'un cause l'autre ». Chercher un facteur commun susceptible d'expliquer la corrélation avant de conclure.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. La taille de l'incendie est une variable cachée qui agit à la fois sur le nombre de pompiers et sur les dégâts : la corrélation n'implique pas la causalité.
[/solution]
[/etape]

[etape]
$A$ et $B$ sont deux événements d'un même univers, avec $p(A) > 0$.

Affirmation : Si tout résultat de $A$ est aussi un résultat de $B$ (autrement dit $A \subset B$ comme ensembles), alors $p_A(B) = 1$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
Si $A \subset B$, alors $A \cap B = A$, donc $p_A(B) = \dfrac{p(A \cap B)}{p(A)} = \dfrac{p(A)}{p(A)} = 1$. En revanche, la réciproque est fausse : $p_A(B) = 1$ signifie seulement que $B$ est réalisé presque sûrement quand $A$ l'est, ce qui n'oblige pas l'événement $A$ à être inclus dans $B$ au sens ensembliste.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Revenir à la définition de la probabilité conditionnelle et utiliser le fait que $A \cap B$ se simplifie quand $A$ est inclus dans $B$.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. Si $A \subset B$, alors $A \cap B = A$ et donc $p_A(B) = \dfrac{p(A)}{p(A)} = 1$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Un test diagnostique a une sensibilité de $99\,\%$ et une spécificité de $95\,\%$. La maladie touche $0{,}1\,\%$ de la population (soit une prévalence $p(M) = 0{,}001$). On note $T$ : « le test est positif » et $M$ : « la personne est malade ».

Affirmation : Comme le test est très sensible, une personne dont le test est positif a au moins $90\,\%$ de chances d'être réellement malade.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
La probabilité de tester positif vaut, par la formule des probabilités totales,
$p(T) = p(M)\,p_M(T) + p(\overline{M})\,p_{\overline{M}}(T) = 0{,}001 \times 0{,}99 + 0{,}999 \times 0{,}05 \approx 0{,}0509$.
La formule de Bayes donne alors la valeur prédictive positive :
$p_T(M) = \dfrac{p(M)\,p_M(T)}{p(T)} \approx \dfrac{0{,}00099}{0{,}0509} \approx 0{,}019$, soit environ $1{,}9\,\%$.
La rareté de la maladie (prévalence) écrase la fiabilité apparente du test.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Le piège est de confondre sensibilité $p_M(T)$ et valeur prédictive positive $p_T(M)$. Refaire le calcul en passant par $p(T)$ et la formule de Bayes, sans oublier que la maladie est rare.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. La formule de Bayes donne $p_T(M) \approx 1{,}9\,\%$ : la faible prévalence rend la valeur prédictive positive très inférieure à la sensibilité.
[/solution]
[/etape]

[etape]
$A$ et $B$ sont deux événements de probabilités non nulles.

Affirmation : Conditionner par un événement ne peut jamais diminuer la probabilité : on a toujours $p_A(B) \geqslant p(B)$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
Conditionner peut au contraire réduire la probabilité. Exemple : on tire une carte au hasard dans un jeu de $32$ cartes. Soit $B$ : « la carte est un roi » ($p(B) = \dfrac{4}{32} = \dfrac{1}{8}$) et $A$ : « la carte est une dame ». Alors $A \cap B = \varnothing$ et $p_A(B) = 0 < p(B)$.
Plus généralement, $p_A(B)$ peut être plus petit, plus grand ou égal à $p(B)$ selon la corrélation entre $A$ et $B$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Penser à un cas où $A$ rend $B$ moins probable, voire impossible. La probabilité conditionnelle peut très bien être inférieure à la probabilité initiale.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. Selon le lien entre $A$ et $B$, la probabilité conditionnelle $p_A(B)$ peut être inférieure, égale ou supérieure à $p(B)$. Si $A$ et $B$ sont incompatibles, on a même $p_A(B) = 0$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
On note $M$ : « être malade » et $T$ : « le test est positif ».

Affirmation : Dans le contexte d'un test diagnostique, la quantité $p_T(M)$ est appelée probabilité a priori de la maladie : c'est ce que l'on sait sur la maladie avant d'avoir effectué le test.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Parfaitement !
La probabilité a priori est $p(M)$ : la prévalence dans la population, connue avant d'effectuer le test. La quantité $p_T(M)$ est au contraire la probabilité a posteriori : elle réactualise l'estimation de risque après avoir observé un résultat positif. C'est précisément le rôle de la formule de Bayes que de passer de l'une à l'autre.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Distinguer ce qu'on sait avant le test (information initiale) de ce qu'on en déduit après (information mise à jour). Le conditionnement par $T$ intervient toujours après avoir observé le résultat.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. La probabilité a priori est $p(M)$ ; $p_T(M)$ est la probabilité a posteriori, obtenue après l'observation du résultat positif via la formule de Bayes.
[/solution]
[/etape]

Vrai/Faux : Conditionnement et inversion

[enonce]
Pour chaque affirmation suivante portant sur les probabilités conditionnelles et la distinction entre $p_A(B)$ et $p_B(A)$, indiquez si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]

[etape]
$A$ et $B$ sont deux événements dont les probabilités sont données par le tableau ci-dessous :

$$\begin{array}{|c|c|c|c|} \hline & A & \overline{A} & \textbf{Total} \\ \hline B & 0{,}3 & 0{,}4 & 0{,}7 \\ \hline \overline{B} & 0{,}2 & 0{,}1 & 0{,}3 \\ \hline \textbf{Total} & 0{,}5 & 0{,}5 & 1 \\ \hline \end{array}$$

Affirmation : $p_A(B) = 0{,}6$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
D'après le tableau, $p(A \cap B) = 0{,}3$ et $p(A) = 0{,}5$, donc :

$p_A(B) = \dfrac{p(A \cap B)}{p(A)} = \dfrac{0{,}3}{0{,}5} = 0{,}6$

[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le piège ici est de diviser par $p(B) = 0{,}7$ (qui donne $p_B(A)$) au lieu de $p(A) = 0{,}5$.
On lit $p(A \cap B) = 0{,}3$ et $p(A) = 0{,}5$, donc $p_A(B) = \dfrac{0{,}3}{0{,}5} = 0{,}6$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. On a $p(A \cap B) = 0{,}3$ et $p(A) = 0{,}5$, donc $p_A(B) = \dfrac{0{,}3}{0{,}5} = 0{,}6$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
$A$ et $B$ sont deux événements tels que :

$p(A) = 0{,}2 \qquad p(B) = 0{,}8 \qquad p(A \cap B) = 0{,}1$

Affirmation : On a toujours $p_A(B) = p_B(A)$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Le conditionnement n'est pas commutatif. Ici :

$p_A(B) = \dfrac{0{,}1}{0{,}2} = 0{,}5 \qquad p_B(A) = \dfrac{0{,}1}{0{,}8} = 0{,}125$

Les deux valeurs sont bien différentes.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Attention, $p_A(B)$ et $p_B(A)$ ne sont pas symétriques : ils ont le même numérateur $p(A \cap B)$, mais des dénominateurs différents.
Avec ces données, $p_A(B) = \dfrac{0{,}1}{0{,}2} = 0{,}5$ alors que $p_B(A) = \dfrac{0{,}1}{0{,}8} = 0{,}125$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. En général $p_A(B) \neq p_B(A)$ : ici $p_A(B) = 0{,}5$ tandis que $p_B(A) = 0{,}125$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
On considère l'arbre de probabilités ci-dessous, construit en commençant par l'événement $A$ :

Arbre de probabilités avec p(A) = 0,4 et p_A(B) = 0,7

Affirmation : La valeur $0{,}7$ portée sur la branche $B$ issue de $A$ est égale à $p_B(A)$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
Sur cet arbre, $A$ est au premier niveau et $B$ au second : la branche notée $0{,}7$ donne $p_A(B)$, c'est-à-dire la probabilité de $B$ sachant $A$. Pour obtenir $p_B(A)$, il faudrait inverser le conditionnement.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il ne faut pas confondre l'ordre des conditions : sur un arbre, le second niveau donne la probabilité du second événement sachant le premier.
Comme l'arbre commence par $A$, la branche $B$ issue de $A$ correspond à $p_A(B) = 0{,}7$, et non à $p_B(A)$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Sur l'arbre, l'ordre des niveaux est imposé : la branche $0{,}7$ donne $p_A(B)$, pas $p_B(A)$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
$A$ et $B$ sont deux événements tels que :

$p(A) = 0{,}5 \qquad p(B) = 0{,}5 \qquad p(A \cap B) = 0{,}3$

Affirmation : Avec ces données, on a $p_A(B) = p_B(A)$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
Quand $p(A) = p(B)$, les deux probabilités conditionnelles ont le même dénominateur :

$p_A(B) = \dfrac{0{,}3}{0{,}5} = 0{,}6 \qquad p_B(A) = \dfrac{0{,}3}{0{,}5} = 0{,}6$

[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : on a en général $p_A(B) \neq p_B(A)$, mais l'égalité peut avoir lieu dans des cas particuliers.
Ici, $p(A) = p(B) = 0{,}5$, donc les deux quotients $\dfrac{p(A \cap B)}{p(A)}$ et $\dfrac{p(A \cap B)}{p(B)}$ ont le même dénominateur et valent tous les deux $\dfrac{0{,}3}{0{,}5} = 0{,}6$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Comme $p(A) = p(B)$, on a $p_A(B) = p_B(A) = \dfrac{0{,}3}{0{,}5} = 0{,}6$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
$A$ et $B$ sont deux événements tels que :

$p(A) = 0{,}3 \qquad p(B) = 0{,}6 \qquad p_A(B) = 0{,}4$

Affirmation : $p_B(A) = 0{,}2$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
On utilise $p(A \cap B) = p(A) \times p_A(B) = 0{,}3 \times 0{,}4 = 0{,}12$, puis :

$p_B(A) = \dfrac{p(A \cap B)}{p(B)} = \dfrac{0{,}12}{0{,}6} = 0{,}2$

[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le piège est de croire que $p_B(A) = p_A(B) = 0{,}4$, alors que les deux probabilités sont reliées par une relation faisant intervenir $p(A)$ et $p(B)$.
On calcule d'abord $p(A \cap B) = p(A) \times p_A(B) = 0{,}3 \times 0{,}4 = 0{,}12$, puis $p_B(A) = \dfrac{0{,}12}{0{,}6} = 0{,}2$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. On a $p(A \cap B) = 0{,}3 \times 0{,}4 = 0{,}12$, donc $p_B(A) = \dfrac{0{,}12}{0{,}6} = 0{,}2$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Dans une population, on note $M$ l'événement « être malade » et $T$ l'événement « avoir un test positif ». On dispose des données :

$p(M) = 0{,}02 \qquad p(T) = 0{,}07 \qquad p_M(T) = 0{,}95$

Affirmation : $p_T(M) = 0{,}95$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Très bien !
On a $p(M \cap T) = p(M) \times p_M(T) = 0{,}02 \times 0{,}95 = 0{,}019$, donc :

$p_T(M) = \dfrac{p(M \cap T)}{p(T)} = \dfrac{0{,}019}{0{,}07} \approx 0{,}271$

La probabilité d'être malade sachant que le test est positif est très différente de la probabilité d'avoir un test positif sachant que l'on est malade.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il ne faut pas confondre la fiabilité du test $p_M(T)$ (test positif sachant malade) et $p_T(M)$ (malade sachant test positif) : ces deux probabilités sont en général très différentes lorsque la maladie est rare.
On a $p(M \cap T) = 0{,}02 \times 0{,}95 = 0{,}019$, donc $p_T(M) = \dfrac{0{,}019}{0{,}07} \approx 0{,}271$, valeur bien éloignée de $0{,}95$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. On calcule $p(M \cap T) = 0{,}02 \times 0{,}95 = 0{,}019$, puis $p_T(M) = \dfrac{0{,}019}{0{,}07} \approx 0{,}271$, valeur bien différente de $0{,}95$.
[/solution]
[/etape]

QCM Bilan : Formule de Bayes et tests diagnostiques

[enonce]
Ce QCM bilan couvre l'ensemble du chapitre : formule de Bayes, tests diagnostiques (sensibilité, spécificité, VPP, VPN) et lecture de tableaux croisés. Choisis la bonne réponse parmi les 4 propositions.
[/enonce]

[etape]
Une maladie touche $2\,\%$ d'une population. Un test de dépistage est positif chez $90\,\%$ des malades et chez $5\,\%$ des personnes saines.
On note $M$ : « être malade » et $T$ : « le test est positif ».
Quelle est la probabilité $p(T)$ qu'un individu pris au hasard ait un test positif ?
[qcm]
[option]$0{,}9$[/option]
[option]$0{,}05$[/option]
[option correct="true"]$0{,}067$[/option]
[option]$0{,}049$[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
On applique la formule des probabilités totales avec la partition $\{M;\overline{M}\}$ :
$p(T)=p(M)\times p_M(T)+p(\overline{M})\times p_{\overline{M}}(T)$
$p(T)=0{,}02\times 0{,}9+0{,}98\times 0{,}05=0{,}018+0{,}049=0{,}067$.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}9$"]Non.
Cette valeur est la sensibilité $p_M(T)$ du test, pas $p(T)$.
$p(T)$ se calcule en pondérant par les probabilités $p(M)$ et $p(\overline{M})$ via la formule des probabilités totales.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}05$"]Non.
Cette valeur est $p_{\overline{M}}(T)$, la probabilité d'un test positif chez une personne saine.
Pour obtenir $p(T)$, il faut prendre en compte les deux branches de l'arbre $M$ et $\overline{M}$.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}049$"]Non.
Tu as calculé uniquement $p(\overline{M}\cap T)=0{,}98\times 0{,}05$ en oubliant la branche $M$.
La formule des probabilités totales additionne $p(M\cap T)$ et $p(\overline{M}\cap T)$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Il faut appliquer la formule des probabilités totales : $p(T)=p(M)\times p_M(T)+p(\overline{M})\times p_{\overline{M}}(T)$.
Avec les valeurs de l'énoncé, on obtient $0{,}02\times 0{,}9+0{,}98\times 0{,}05=0{,}067$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On reprend la situation précédente : $p(M)=0{,}02$, $p_M(T)=0{,}9$, $p_{\overline{M}}(T)=0{,}05$ et $p(T)=0{,}067$.
Une personne est testée positive. Quelle est la probabilité qu'elle soit réellement malade, à $10^{-3}$ près ?
[qcm]
[option correct="true"]$0{,}269$[/option]
[option]$0{,}900$[/option]
[option]$0{,}018$[/option]
[option]$0{,}020$[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
On applique la formule de Bayes (inversion du conditionnement) :
$p_T(M)=\dfrac{p(M)\times p_M(T)}{p(T)}=\dfrac{0{,}02\times 0{,}9}{0{,}067}=\dfrac{0{,}018}{0{,}067}\approx 0{,}269$.
La rareté de la maladie fait chuter la VPP malgré une sensibilité élevée.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}900$"]Non.
$0{,}9$ est la sensibilité $p_M(T)$ du test, à ne pas confondre avec la valeur prédictive positive $p_T(M)$.
La sensibilité se lit dans le sens « test sachant malade », la VPP dans le sens inverse.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}018$"]Non.
$0{,}018=p(M\cap T)$ est la probabilité d'être à la fois malade et testé positif.
Pour obtenir $p_T(M)$, il faut encore diviser cette intersection par $p(T)$.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}020$"]Non.
$0{,}02$ est la prévalence $p(M)$, c'est-à-dire la probabilité a priori d'être malade.
La probabilité a posteriori $p_T(M)$ tient compte de l'information « test positif » via la formule de Bayes.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
La formule de Bayes donne $p_T(M)=\dfrac{p(M)\times p_M(T)}{p(T)}$.
Avec les valeurs de l'énoncé, $p_T(M)=\dfrac{0{,}018}{0{,}067}\approx 0{,}269$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Dans une étude portant sur $1\,000$ personnes, on a relevé les résultats d'un test de dépistage selon le statut de la maladie $M$ :

$$\begin{array}{|c|c|c|c|} \hline & M & \overline{M} & \textbf{Total} \\ \hline T & 45 & 38 & 83 \\ \hline \overline{T} & 5 & 912 & 917 \\ \hline \textbf{Total} & 50 & 950 & 1\,000 \\ \hline \end{array}$$

Quelle est la sensibilité du test, c'est-à-dire $p_M(T)$ ?
[qcm]
[option]$\dfrac{45}{83}\approx 0{,}542$[/option]
[option]$\dfrac{45}{1\,000}=0{,}045$[/option]
[option correct="true"]$\dfrac{45}{50}=0{,}9$[/option]
[option]$\dfrac{5}{50}=0{,}1$[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
La sensibilité est $p_M(T)=\dfrac{p(M\cap T)}{p(M)}$.
Dans la colonne $M$ : $50$ malades, dont $45$ ont un test positif.
$p_M(T)=\dfrac{45}{50}=0{,}9$.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{45}{83}\approx 0{,}542$"]Pas tout à fait.
Tu as divisé par le total de la ligne $T$ ($83$) au lieu du total de la colonne $M$ ($50$).
Ce résultat correspond à la VPP $p_T(M)$, pas à la sensibilité.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{45}{1\,000}=0{,}045$"]Non.
Tu as divisé par l'effectif total ($1\,000$) au lieu de l'effectif des malades.
La sensibilité est une probabilité conditionnelle : on se restreint à la sous-population des malades.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{5}{50}=0{,}1$"]Non.
$\dfrac{5}{50}$ est la probabilité d'un test négatif sachant qu'on est malade, c'est $p_M(\overline{T})$.
La sensibilité concerne le test positif chez les malades.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour la sensibilité, on se place dans la sous-population des malades (colonne $M$) et on calcule la part de tests positifs.
Avec ce tableau, $p_M(T)=\dfrac{45}{50}=0{,}9$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On reprend le tableau précédent.

$$\begin{array}{|c|c|c|c|} \hline & M & \overline{M} & \textbf{Total} \\ \hline T & 45 & 38 & 83 \\ \hline \overline{T} & 5 & 912 & 917 \\ \hline \textbf{Total} & 50 & 950 & 1\,000 \\ \hline \end{array}$$

Une personne a un test positif. Quelle est la probabilité qu'elle soit malade (valeur prédictive positive), à $10^{-3}$ près ?
[qcm]
[option]$0{,}900$[/option]
[option]$0{,}045$[/option]
[option]$0{,}458$[/option]
[option correct="true"]$0{,}542$[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
La VPP est $p_T(M)=\dfrac{p(M\cap T)}{p(T)}$.
Dans la ligne $T$ : $83$ tests positifs au total, dont $45$ chez des malades.
$p_T(M)=\dfrac{45}{83}\approx 0{,}542$.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}900$"]Non.
$0{,}9$ est la sensibilité $p_M(T)$, pas la valeur prédictive positive.
Sensibilité et VPP sont deux conditionnelles inverses : il faut diviser par le bon total.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}045$"]Non.
Tu as divisé par l'effectif total $1\,000$ au lieu du total des tests positifs.
La VPP est une probabilité conditionnelle : on se restreint aux personnes testées positives.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}458$"]Non.
$\dfrac{38}{83}$ est la probabilité d'être sain sachant que le test est positif, c'est-à-dire $p_T(\overline{M})$.
La VPP concerne les malades parmi les positifs.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour la VPP, on se place dans la ligne des tests positifs et on calcule la part des malades.
Avec ce tableau, $p_T(M)=\dfrac{45}{83}\approx 0{,}542$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On reprend le même tableau.

$$\begin{array}{|c|c|c|c|} \hline & M & \overline{M} & \textbf{Total} \\ \hline T & 45 & 38 & 83 \\ \hline \overline{T} & 5 & 912 & 917 \\ \hline \textbf{Total} & 50 & 950 & 1\,000 \\ \hline \end{array}$$

Quelle est la spécificité du test, c'est-à-dire $p_{\overline{M}}(\overline{T})$ ?
[qcm]
[option]$\dfrac{912}{917}\approx 0{,}995$[/option]
[option correct="true"]$\dfrac{912}{950}\approx 0{,}960$[/option]
[option]$\dfrac{912}{1\,000}=0{,}912$[/option]
[option]$\dfrac{38}{950}=0{,}040$[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
La spécificité est $p_{\overline{M}}(\overline{T})=\dfrac{p(\overline{M}\cap \overline{T})}{p(\overline{M})}$.
Dans la colonne $\overline{M}$ : $950$ personnes saines, dont $912$ ont un test négatif.
$p_{\overline{M}}(\overline{T})=\dfrac{912}{950}\approx 0{,}960$.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{912}{917}\approx 0{,}995$"]Non.
Tu as lu en ligne (total $917$ des tests négatifs) au lieu de lire en colonne (total $950$ des personnes saines).
La spécificité conditionne par $\overline{M}$, donc le dénominateur est l'effectif de $\overline{M}$.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{912}{1\,000}=0{,}912$"]Non.
Tu as divisé par l'effectif total $1\,000$ au lieu du total des personnes saines.
La spécificité est une probabilité conditionnelle, pas une probabilité simple.[/reponse]
[reponse motif="$\dfrac{38}{950}=0{,}040$"]Non.
$\dfrac{38}{950}$ est la probabilité d'un test positif chez une personne saine, c'est $p_{\overline{M}}(T)$.
La spécificité concerne le test négatif chez les personnes saines.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour la spécificité, on se place dans la colonne $\overline{M}$ et on calcule la part de tests négatifs.
Avec ce tableau, $p_{\overline{M}}(\overline{T})=\dfrac{912}{950}\approx 0{,}960$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
$A$ et $B$ sont deux événements de probabilités non nulles vérifiant :
$p(A)=0{,}4$, $p_A(B)=0{,}3$ et $p(B)=0{,}5$.
Quelle est la valeur de $p_B(A)$ ?
[qcm]
[option]$0{,}300$[/option]
[option]$0{,}120$[/option]
[option correct="true"]$0{,}240$[/option]
[option]$0{,}375$[/option]
[reponse statut="correct"]Parfait !
On applique la formule de Bayes :
$p_B(A)=\dfrac{p(A)\times p_A(B)}{p(B)}=\dfrac{0{,}4\times 0{,}3}{0{,}5}=\dfrac{0{,}12}{0{,}5}=0{,}24$.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}300$"]Non.
$0{,}3$ est $p_A(B)$, le conditionnement « dans l'autre sens ».
$p_B(A)$ et $p_A(B)$ ne sont pas égales en général : il faut passer par la formule de Bayes.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}120$"]Pas tout à fait.
Tu as calculé $p(A\cap B)=p(A)\times p_A(B)=0{,}12$ mais tu n'as pas terminé.
Il reste à diviser par $p(B)$ pour obtenir $p_B(A)$.[/reponse]
[reponse motif="$0{,}375$"]Non.
Tu as divisé $p_A(B)$ par une mauvaise quantité.
La formule de Bayes part de l'intersection $p(A)\times p_A(B)$, pas de $p_A(B)$ seul, et divise par $p(B)$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
La formule de Bayes donne $p_B(A)=\dfrac{p(A)\times p_A(B)}{p(B)}$.
Avec les valeurs de l'énoncé, $p_B(A)=\dfrac{0{,}4\times 0{,}3}{0{,}5}=0{,}24$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

Probabilités – Bac blanc ES/L Sujet 3 – Maths-cours 2018

Dans cet exercice, toute trace de recherche, même incomplète, ou d'initiative, même infructueuse, sera prise en compte dans l'évaluation.

Dans le cadre d'essais cliniques, on souhaite tester l'efficacité d'un nouveau médicament destiné à lutter contre l'excès de cholestérol.

L'expérimentation s'effectue sur un échantillon de patients présentant un excès de cholestérol dans le sang.

Lors de cet essai clinique, 70% des patients reçoivent le médicament tandis que les 30% restant reçoivent un placebo (comprimé sans principe actif).

À la fin de la période de test, le taux de cholestérol de chaque patient est mesuré et comparé au taux initial.

On observe une baisse significative du taux de cholestérol chez 85% des personnes ayant pris le médicament tandis que chez les personnes ayant pris le placebo, cette baisse n'est constatée que dans 20% des cas.

Le laboratoire pharmaceutique ayant réalisé cette étude affirme que « plus de 90% des patients chez qui une baisse significative a été constatée avaient pris le médicament ».

Que pensez-vous de cette affirmation ?
Justifier votre réponse.

Corrigé

Choisissons un patient au hasard et notons :

  • $ M $ : l'événement « le patient a pris le médicament » ;
  • $ \overline{M} $ : l'événement « le patient a pris le placebo » ;
  • $ B $ : l'événement « le taux de cholestérol du patient a baissé » ;
  • $ \overline{B} $ : l'événement « le taux de cholestérol du patient n'a pas baissé ».

Les données de l'énoncé permettent de construire l'arbre suivant :

Arbre bac blanc

Pour juger la validité de l'affirmation du laboratoire, il faut évaluer la probabilité qu'un patient ait pris le médicament, sachant que son taux de cholestérol a diminué.

Il faut calculer $ p_B(M) $.

D'après la formule des probabilités conditionnelles :

$ p_B(M)=\dfrac{p(B \cap M)}{p(B)} $.

Or :

$ p(B \cap M) = p(M) \times p_M(B)=0{,}7 \times 0{,}85 = 0{,}595 $ ;

et, d'après la formule des probabilités totales :

$ p(B)=p(M) \times p_M(B) + p(\overline{M}) p_{\overline{M}}(B) = 0{,}7 \times 0{,}85 +0{,}3 \times 0{,}2=0{,}655 $.

Par conséquent :

$ p_B(M)=\dfrac{0{,}595}{0{,}655} \approx 0{,}91 = 91\% $.

Cette probabilité est supérieure à 90% donc l'affirmation du laboratoire pharmaceutique est exacte.

Probabilités – Bac blanc ES/L Sujet 2 – Maths-cours 2018

Un cinéma de trois salles propose le choix entre les films A, B ou C. Suivant leur âge, les spectateurs payent leur place plein tarif ou bénéficient d'un tarif réduit.

Le directeur de la salle a constaté que :

  • 30% des spectateurs bénéficient du tarif réduit (les 70% restant payant plein tarif) ;
  • 45% des spectateurs payant plein tarif et 40% des spectateurs bénéficiant du tarif réduit ont été voir le film A ;
  • 30% des spectateurs payant plein tarif et 37% des spectateurs bénéficiant du tarif réduit ont été voir le film B ;
  • 25% des spectateurs payant plein tarif et 23% des spectateurs bénéficiant du tarif réduit ont été voir le film C.

On choisit au hasard un spectateur à la sortie du cinéma. On note :

  • $ R $ : l'événement « le spectateur bénéficie du tarif réduit » ;
  • $ A $ : l'événement « le spectateur a été voir le film A » ;
  • $ B $ : l'événement « le spectateur a été voir le film B » ;
  • $ C $ : l'événement « le spectateur a été voir le film C ».
  1. Représenter la situation à l'aide d'un arbre pondéré.
  2. Montrer que la probabilité que le spectateur choisi vienne d'aller voir le film A est égale à $ 0{,}435 $.
  3. On sait que le spectateur vient de voir le film A. Quelle est la probabilité qu'il bénéficie du tarif réduit ?
  4. On choisit maintenant au hasard et de façon indépendante, trois spectateurs. On suppose que ces choix peuvent être assimilés à des tirages successifs avec remise.

    On note $ X $ la variable aléatoire correspondant au nombre de ces spectateurs qui viennent de voir le film A.

    1. Quelle est la loi de probabilité suivie par $ X $ ? Préciser ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité $ p(X \geqslant 1) $. Interpréter cette probabilité dans le cadre de l'énoncé.

Corrigé

  1. La situation peut être modélisée par l'arbre pondéré ci-après :

    Arbre pondéré de probabilité

    À retenir

    Le total des probabilités figurant sur l'ensemble des branches partant d'un même nœud est toujours égal à 1.

  2. La probabilité que le spectateur ait été voir le film A est $ p(A) $.

    D'après la formule des probabilités totales :

    $ p(A)=p(A\cap R)+p(A\cap \overline{R}) $
    $ \phantom{p(A)}=p(R) \times p_R(A)+ p({\overline{R}}) \times p_{\overline{R}}(A) $
    $ \phantom{p(A)}=0{,}3 \times 0{,}4 + 0{,}7 \times 0{,}45 = 0{,}435. $

    Théorème

    À retenir

    Formule des probabilités totales :

    Si les événements $ B_1, B_2, \cdots , B_n $ forment une partition de l'univers (c'est à dire regroupent toutes les éventualités) alors, pour tout événement $ A $ :

    $ p(A)= p(A\cap B_1)+p(A\cap B_2) $
    $ +\cdots+p(A\cap B_n). $

    Un cas particulier très fréquent, dû au fait que $ B $ et $ \overline{B} $ forment une partition de l'univers, donne :

    $ p(A)= p(A\cap B)+p(A\cap \overline{B}). $
  3. La probabilité demandée est $ p_A(R) $.

    Propriété

    En pratique

    Très souvent, en probabilités, la première étape consiste à traduire la probabilité cherchée en utilisant les notations de l'énoncé.

    Dans le cas présent, on sait que l'événement $ A $ est vérifié et on souhaite déterminer la probabilité de l'événement $ R $. On recherche donc $ p_A(R) $.

    Théorème

    Attention

    Ne pas confondre :

    • $ p(A\cap R) $ : probabilité que $ A $ et $ R $ se réalisent (alors que l'on n'a, a priori, aucune information concernant la réalisation de $ A $ ou de $ R $) ;
    • $ p_A(R) $ : probabilité que $ R $ se réalise alors que l'on sait que $ A $ est réalisé.

    D'après la formule des probabilités conditionnelles :

    $ p_A(R)=\dfrac{p(A\cap R)}{p(A)}=\dfrac{0{,}3 \times 0{,}4}{0{,}435} =\dfrac{0{,}12}{0{,}435} \approx 0{,}276\ $ (à $ 10^{ - 3} $ près).

    1. La variable aléatoire $ X $ suit une loi binomiale de paramètres $ {n=3} $ et $ {p=0{,}435} $.

      En effet :

      • on assimile l'expérience aux tirages successifs et avec remise de 3 spectateurs ;
      • pour chaque spectateur, deux issues sont possibles :
      • succès : le spectateur vient d'aller voir le film A (probabilité $ p=0{,}435 $) ;
      • échec : le spectateur ne vient pas d'aller voir le film A.
      • la variable aléatoire $ X $ comptabilise le nombre de succès.
    2. L'événement contraire de $ (X \geqslant 1) $ est $ (X<1) $ c'est-à-dire $ (X=0) $.

      Théorème

      Attention

      L'événement contraire de ($ X \geqslant a $) est ($ X < a $) et non ($ X \leqslant a $).

      Comme $ X $ suit une loi binomiale :

      $ p(X=0)=\begin{pmatrix} 3 \\ 0 \end{pmatrix} \times 0{,}435^0 \times 0{,}565^{3} = 0{,}565^{3} $.

      Par conséquent :

      $ p(X \geqslant 1)=1 - p(X=0) =1 - 0{,}565^{3} \approx 0{,}820\ $ (à $ 10^{ - 3} $ près).

Probabilités Variables aléatoires – Bac S Liban 2008

Une association de consommateurs a fait une enquête sur des ventes de sacs de pommes.

On sait que :

  • 15% des sacs sont vendus directement dans l'exploitation agricole et le reste est vendu dans des supermarchés.
  • Parmi les sacs vendus directement dans l'exploitation agricole, 80% contiennent des pommes de variétés différentes et les autres ne contiennent qu'un seul type de pommes.
  • Parmi les sacs vendus dans des supermarchés, 10% contiennent des pommes de variétés différentes et les autres ne contiennent qu'un seul type de pommes

On désigne par E l'évènement « les sacs de pommes sont vendus sur l'exploitation » et par V l'évènement « les sacs contiennent des pommes de variétés différentes ».

L'évènement contraire de l'évènement A sera noté $ \overline{A} $.

On achète de façon aléatoire un sac de pommes.

  1. Traduire les trois données de l'énoncé en termes de probabilités.
  2. Construire un arbre pondéré traduisant cette situation.
  3. Définir par une phrase l'évènement $ E \cap V $ puis calculer sa probabilité.
  4. Montrer que la probabilité que le sac acheté contienne des pommes de variétés différentes est égale à $ 0,205 $.
  5. Le sac acheté contient des pommes d'une seule variété.
    Calculer la probabilité qu'il ait été acheté directement sur l'exploitation agricole, arrondir le résultat à 0,001 près.
  6. Des producteurs, interrogés lors de l'enquête, disposent ensemble de 45 000 sacs. Chaque sac, qu'il contienne un seul type de pommes ou des pommes de variétés différentes, est vendu 0,80 euro sur l'exploitation agricole et 3,40 euros dans des supermarchés.
    Calculer le montant total des ventes qu'ils peuvent prévoir.

Corrigé

  1. Traduisons les données de l'énoncé en termes de probabilités :

    • « 15% des sacs sont vendus directement dans l'exploitation agricole » : $ p(E) = 0,15 $.
    • « Parmi les sacs vendus directement dans l'exploitation agricole, 80% contiennent des pommes de variétés différentes » : $ p_E(V) = 0,8 $.
    • « Parmi les sacs vendus dans des supermarchés, 10% contiennent des pommes de variétés différentes » : $ p_{\overline{E}}(V) = 0,1 $.
  2. Arbre pondéré traduisant la situation :

    Arbre de probabilité
  3. L'évènement $ E \cap V $ est : « le sac est vendu sur l'exploitation et contient des variétés différentes ».

    Sa probabilité est :

    $ p(E \cap V) = p(E) \times p_E(V) = 0,15 \times 0,8 = 0,12 $.
  4. D'après la formule des probabilités totales :

    $ p(V) = p(E \cap V) + p(\overline{E} \cap V) $

    $ p(V) = p(E) \times p_E(V) + p(\overline{E}) \times p_{\overline{E}}(V) $

    $ p(V) = 0,12 + 0,85 \times 0,1 = 0,12 + 0,085 = 0,205 $.

    La probabilité que le sac contienne des pommes de variétés différentes est bien $ 0,205 $.

  5. On cherche la probabilité conditionnelle $ p_{\overline{V}}(E) $.

    $ p_{\overline{V}}(E) = \dfrac{p(E \cap \overline{V})}{p(\overline{V})} $

    Or $ p(\overline{V}) = 1 - p(V) = 1 - 0,205 = 0,795 $.

    Et $ p(E \cap \overline{V}) = p(E) \times p_E(\overline{V}) = 0,15 \times 0,2 = 0,03 $.

    Donc :

    $ p_{\overline{V}}(E) = \dfrac{0,03}{0,795} \approx 0,038 $.

    La probabilité que le sac provienne de l'exploitation sachant qu'il ne contient qu'une variété est environ $ 0,038 $.

  6. Calculons d'abord le nombre de sacs vendus sur l'exploitation et en supermarché :

    • Nombre de sacs sur l'exploitation : $ 45\,000 \times 0,15 = 6\,750 $ sacs.
    • Nombre de sacs en supermarché : $ 45\,000 \times 0,85 = 38\,250 $ sacs.

    Le montant total des ventes est :

    $ M = 6\,750 \times 0,80 + 38\,250 \times 3,40 $

    $ M = 5\,400 + 130\,050 = 135\,450 $ euros.

    Le montant total des ventes prévisible est de $ 135\,450 $ euros.

Probabilités – Bac ES/L Centres étrangers 2013

Une association de consommateurs a fait une enquête sur des ventes de sacs de pommes.

On sait que :

  • 15% des sacs sont vendus directement dans l'exploitation agricole et le reste est vendu dans des supermarchés.
  • Parmi les sacs vendus directement dans l'exploitation agricole, 80% contiennent des pommes de variétés différentes et les autres ne contiennent qu'un seul type de pommes.
  • Parmi les sacs vendus dans des supermarchés, 10% contiennent des pommes de variétés différentes et les autres ne contiennent qu'un seul type de pommes

On désigne par E l'évènement « les sacs de pommes sont vendus sur l'exploitation » et par V l'évènement « les sacs contiennent des pommes de variétés différentes ».

L'évènement contraire de l'évènement A sera noté $ \overline{A} $.

On achète de façon aléatoire un sac de pommes.

  1. Traduire les trois données de l'énoncé en termes de probabilités.
  2. Construire un arbre pondéré traduisant cette situation.
  3. Définir par une phrase l'évènement $ E \cap V $ puis calculer sa probabilité.
  4. Montrer que la probabilité que le sac acheté contienne des pommes de variétés différentes est égale à $ 0{,}205 $.
  5. Le sac acheté contient des pommes d'une seule variété.

    Calculer la probabilité qu'il ait été acheté directement sur l'exploitation agricole, arrondir le résultat à 0,001 près.

  6. Des producteurs, interrogés lors de l'enquête, disposent ensemble de 45 000 sacs. Chaque sac, qu'il contienne un seul type de pommes ou des pommes de variétés différentes, est vendu 0,80 euro sur l'exploitation agricole et 3,40 euros dans des supermarchés.

    Calculer le montant total des ventes qu'ils peuvent prévoir.

Corrigé

  1. Traduction des données de l'énoncé :

    • « 15% des sacs sont vendus directement dans l'exploitation agricole » se traduit par :

      $ P(E) = 0{,}15 $
    • « Parmi les sacs vendus directement dans l'exploitation agricole, 80% contiennent des pommes de variétés différentes » se traduit par :

      $ P_E(V) = 0{,}8 $
    • « Parmi les sacs vendus dans des supermarchés, 10% contiennent des pommes de variétés différentes » se traduit par :

      $ P_{\overline{E}}(V) = 0{,}1 $
  2. Arbre pondéré représentant la situation :

    Arbre de probabilité
  3. L'évènement $ E \cap V $ est défini par la phrase : « Le sac de pommes a été acheté directement sur l'exploitation agricole ET il contient des pommes de variétés différentes ».

    Sa probabilité est :

    $ P(E \cap V) = P(E) \times P_E(V) = 0{,}15 \times 0{,}8 = 0{,}12 $
  4. D'après la formule des probabilités totales :

    $ P(V) = P(E \cap V) + P(\overline{E} \cap V) $

    On calcule $ P(\overline{E} \cap V) $ :

    $ P(\overline{E} \cap V) = P(\overline{E}) \times P_{\overline{E}}(V) = 0{,}85 \times 0{,}1 = 0{,}085 $

    Donc :

    $ P(V) = 0{,}12 + 0{,}085 = 0{,}205 $
  5. « Le sac acheté contient des pommes d'une seule variété » est l'évènement $ \overline{V} $.

    On cherche la probabilité conditionnelle $ P_{\overline{V}}(E) $ :

    $ P_{\overline{V}}(E) = \dfrac{P(E \cap \overline{V})}{P(\overline{V})} $
    • $ P(E \cap \overline{V}) = P(E) \times P_E(\overline{V}) = 0{,}15 \times 0{,}2 = 0{,}03 $
    • $ P(\overline{V}) = 1 - P(V) = 1 - 0{,}205 = 0{,}795 $

    D'où :

    $ P_{\overline{V}}(E) = \dfrac{0{,}03}{0{,}795} \approx 0{,}038 $
  6. Calcul des ventes prévues :

    • Nombre de sacs vendus sur l'exploitation :
      $ 45\,000 \times 0{,}15 = 6\,750 $
    • Montant des ventes sur l'exploitation :
      $ 6\,750 \times 0{,}80 = 5\,400 $ euros
    • Nombre de sacs vendus en supermarchés :
      $ 45\,000 \times 0{,}85 = 38\,250 $
    • Montant des ventes en supermarchés :
      $ 38\,250 \times 3{,}40 = 130\,050 $ euros

    Montant total des ventes :

    $ 5\,400 + 130\,050 = 135\,450 $ euros

Probabilités – Bac ES/L Polynésie 2013

Une agence de voyage propose des formules week-end à Londres au départ de Paris pour lesquelles le transport et l'hôtel sont compris. Les clients doivent choisir entre les deux formules : « avion+hôtel » ou « train+hôtel » et peuvent compléter ou non leur formule par une option « visites guidées ».

Une étude a produit les données suivantes :

  • 40% des clients optent pour la formule « avion+hôtel » et les autres pour la formule « train+hôtel » ;
  • parmi les clients ayant choisi la formule « train+hôtel », 50% choisissent aussi l'option « visites guidées » ;
  • 12% des clients ont choisi la formule « avion+hôtel » et l'option « visites guidées ».

On interroge au hasard un client de l'agence ayant souscrit à une formule week-end à Londres. On note :

  • $ A $ l'événement : le client interrogé a choisi la formule « avion+hôtel » ;
  • $ Z $ l'événement : le client interrogé a choisi la formule « train+hôtel » ;
  • $ V $ l'événement : le client interrogé a choisi l'option « visites guidées ».
    1. Quelle est la probabilité de l'événement : le client interrogé a choisi la formule « avion+hôtel » et l'option « visites guidées » ?
    2. Calculer la probabilité $ P_{A}\left(V\right) $.
    3. Représenter cette situation à l'aide d'un arbre pondéré
    1. Montrer que la probabilité pour que le client interrogé ait choisi l'option « visites guidées » est égale à 0,42.
    2. Calculer la probabilité pour que le client interrogé ait pris l'avion sachant qu'il n'a pas choisi l'option « visites guidées ». Arrondir le résultat au millième
  1. L'agence pratique les prix (par personne) suivants :

    • Formule « avion+hôtel » : 390 €
    • Formule « train+hôtel » : 510 €
    • Option « visites guidées » : 100 €

    Quel montant du chiffre d'affaires l'agence de voyage peut-elle espérer obtenir avec 50 clients qui choisissent un week-end à Londres

Corrigé

    1. D'après l'énoncé, 12% des clients ont choisi la formule « avion+hôtel » et l'option « visites guidées ».
      Cela correspond à l'événement $ A \cap V $.

      La probabilité de cet événement est donc :

      $ P(A \cap V) = 0{,}12 $
    2. On cherche la probabilité $ P_{A}(V) $, c'est-à-dire la probabilité que le client ait choisi l'option « visites guidées » sachant qu'il a choisi la formule « avion+hôtel ».
      D'après la formule des probabilités conditionnelles :

      $ P_{A}(V) = \dfrac{P(A \cap V)}{P(A)} $

      On sait que $ P(A) = 0{,}40 $ (40% des clients) et $ P(A \cap V) = 0{,}12 $.

      $ P_{A}(V) = \dfrac{0{,}12}{0{,}40} = 0{,}3 $
    3. Arbre pondéré représentant la situation :
      L'événement $ Z $ est le contraire de l'événement $ A $, donc $ P(Z) = 1 - P(A) = 1 - 0{,}4 = 0{,}6 $.
      On sait aussi que $ P_Z(V) = 0{,}5 $ (50% des clients « train+hôtel » choisissent l'option).

      Arbre de probabilité
    1. L'événement $ V $ est la réunion des événements disjoints $ A \cap V $ et $ Z \cap V $.
      D'après la formule des probabilités totales :

      $ P(V) = P(A \cap V) + P(Z \cap V) $

      On a déjà $ P(A \cap V) = 0{,}12 $.
      Calculons $ P(Z \cap V) $ :

      $ P(Z \cap V) = P(Z) \times P_Z(V) = 0{,}6 \times 0{,}5 = 0{,}30 $

      On obtient donc :

      $ P(V) = 0{,}12 + 0{,}30 = 0{,}42 $
    2. On cherche la probabilité que le client ait pris l'avion sachant qu'il n'a pas choisi l'option visites guidées, soit $ P_{\overline{V}}(A) $.

      $ P_{\overline{V}}(A) = \dfrac{P(A \cap \overline{V})}{P(\overline{V})} $

      Calculons $ P(A \cap \overline{V}) $ :

      $ P(A \cap \overline{V}) = P(A) \times P_A(\overline{V}) = 0{,}4 \times 0{,}7 = 0{,}28 $

      On sait que $ P(\overline{V}) = 1 - P(V) = 1 - 0{,}42 = 0{,}58 $.

      $ P_{\overline{V}}(A) = \dfrac{0{,}28}{0{,}58} \approx 0{,}483 $
  1. Calculons d'abord l'espérance du prix payé par un client, notée $ E(X) $.
    Les quatre combinaisons possibles et leurs probabilités sont :

    • Avion + Hôtel + Visites : $ 390 + 100 = 490 $ € avec une probabilité $ P(A \cap V) = 0{,}12 $
    • Avion + Hôtel seul : 390 € avec une probabilité $ P(A \cap \overline{V}) = 0{,}28 $
    • Train + Hôtel + Visites : $ 510 + 100 = 610 $ € avec une probabilité $ P(Z \cap V) = 0{,}30 $
    • Train + Hôtel seul : 510 € avec une probabilité $ P(Z \cap \overline{V}) = 0{,}6 \times 0{,}5 = 0{,}30 $

    L'espérance est :
    $ E(X) = 490 \times 0{,}12 + 390 \times 0{,}28 + 610 \times 0{,}30 + 510 \times 0{,}30 $
    $ E(X) = 58{,}8 + 109{,}2 + 183 + 153 $
    $ E(X) = 504 $ €

    Pour 50 clients, le chiffre d'affaires espéré est :

    $ 50 \times 504 = 25\,200 $ €

Probabilités – Bac ES/L Liban 2013

Un propriétaire d'une salle louant des terrains de squash s'interroge sur le taux d'occupation de ses terrains.

Sachant que la location d'un terrain dure une heure, il a classé les heures en deux catégories : les heures pleines (soir et week-end) et les heures creuses (le reste de la semaine).

Dans le cadre de cette répartition, 70% des heures sont creuses.

Une étude statistique sur une semaine lui a permis de s'apercevoir que :

  • lorsque l'heure est creuse, 20% des terrains sont occupés ;
  • lorsque l'heure est pleine, 90% des terrains sont occupés.

On choisit un terrain de la salle au hasard. On notera les évènements :

  • $ C $ : « l'heure est creuse »
  • $ T $ : « le terrain est occupé »
  1. Représenter cette situation par un arbre de probabilités.
  2. Déterminer la probabilité que le terrain soit occupé et que l'heure soit creuse.
  3. Déterminer la probabilité que le terrain soit occupé.
  4. Montrer que la probabilité que l'heure soit pleine, sachant que le terrain est occupé, est égale à $ \dfrac{27}{41} $.
  5. Dans le but d'inciter ses clients à venir hors des heures de grande fréquentation, le propriétaire a instauré, pour la location d'un terrain, des tarifs différenciés :

    • 10 € pour une heure pleine,
    • 6 € pour une heure creuse.

    On note $ X $ la variable aléatoire qui prend pour valeur la recette en euros obtenue grâce à la location d'un terrain de la salle, choisi au hasard. Ainsi, $ X $ prend 3 valeurs :

    • 10 lorsque le terrain est occupé et loué en heure pleine,
    • 6 lorsque le terrain est occupé et loué en heure creuse,
    • 0 lorsque le terrain n'est pas occupé.

    Construire le tableau décrivant la loi de probabilité de $ X $.

  6. Déterminer l'espérance de $ X $.
  7. La salle comporte 10 terrains et est ouverte 70 heures par semaine.
    Calculer la recette hebdomadaire moyenne de la salle.

Corrigé

  1. Arbre de probabilités décrivant la situation :

    Arbre de probabilité
  2. $ p(C \cap T) = p(C) \times p_C(T) = 0{,}7 \times 0{,}2 = 0{,}14 $.
  3. $ p(T) = p(C \cap T) + p(\overline{C} \cap T) = 0{,}14 + p(\overline{C}) \times p_{\overline{C}}(T) = 0{,}14 + 0{,}3 \times 0{,}9 = 0{,}14 + 0{,}27 = 0{,}41 $.
  4. $ p_T(\overline{C}) = \dfrac{p(\overline{C} \cap T)}{p(T)} = \dfrac{0{,}27}{0{,}41} = \dfrac{27}{41} $.
  5. $ X_1 = 10 $ avec $ p(X_1) = p(\overline{C} \cap T) = 0{,}27 $.
    $ X_2 = 6 $ avec $ p(X_2) = p(C \cap T) = 0{,}14 $.
    $ X_3 = 0 $ avec $ p(X_3) = p(\overline{T}) = 1 - p(T) = 1 - 0{,}41 = 0{,}59 $.

    On obtient le tableau suivant :

    $ X_i $ $ 10 $ $ 6 $ $ 0 $
    $ p(X_i) $ $ 0{,}27 $ $ 0{,}14 $ $ 0{,}59 $
  6. L'espérance de $ X $ est :

    $ E(X) = \sum_{i=1}^{3} p(X_i) \times X_i = 0{,}27 \times 10 + 0{,}14 \times 6 + 0{,}59 \times 0 = 3{,}54 $.

    Cette valeur représente ce que rapporte en moyenne, sur une longue période, la location d'un terrain de squash pendant une heure.

  7. La recette moyenne hebdomadaire de la salle est égale à :

    $ E(X) \times 10 \times 70 = 2478 $ €.