Vrai/Faux : Théorème de Gauss

[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur le théorème de Gauss et ses applications, indiquez si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]

[etape]
Affirmation : Si $a$ divise $bc$, alors $a$ divise $b$ ou $a$ divise $c$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Sans hypothèse de primalité, c'est faux. Contre-exemple : $a = 6$, $b = 4$, $c = 9$. Alors $bc = 36$ et $6 \mid 36$. Pourtant $6 \nmid 4$ et $6 \nmid 9$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Cette propriété n'est vraie que si $a$ est premier (ou plus généralement si $a$ est premier avec $b$ ou avec $c$). Contre-exemple : $a = 6$ divise $4 \times 9 = 36$, mais $6 \nmid 4$ et $6 \nmid 9$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. La propriété nécessite que $a$ soit premier (ou premier avec l'un des facteurs). Contre-exemple : $a = 6$ divise $4 \times 9$ sans diviser ni $4$ ni $9$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si $p$ est un nombre premier qui divise $bc$, alors $p$ divise $b$ ou $p$ divise $c$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
C'est un corollaire du théorème de Gauss : si $p$ est premier et $p \nmid b$, alors $\text{PGCD}(p\,;\,b) = 1$, donc $p \mid c$. Cette propriété distingue les nombres premiers parmi tous les entiers.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : si $p$ est premier et ne divise pas $b$, alors $p$ et $b$ sont premiers entre eux. Le théorème de Gauss appliqué à $p \mid bc$ donne alors $p \mid c$. C'est ce qui caractérise les nombres premiers.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Si $p$ premier divise $bc$, alors soit $p \mid b$, soit $p \nmid b$ ; dans le second cas, $p$ et $b$ sont premiers entre eux et le théorème de Gauss donne $p \mid c$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si $a$ et $b$ divisent un même entier $c$, alors $ab$ divise $c$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
Cette propriété n'est valable que si $a$ et $b$ sont premiers entre eux. Contre-exemple : $a = 4$, $b = 6$, $c = 12$. Alors $4 \mid 12$ et $6 \mid 12$, mais $24 \nmid 12$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
L'hypothèse manquante : $a$ et $b$ doivent être premiers entre eux. Sinon, on ne peut conclure qu'à $\text{PPCM}(a\,;\,b) \mid c$, qui peut être strictement plus petit que $ab$. Contre-exemple : $a = 4$, $b = 6$, $c = 12$ ; $4 \mid 12$, $6 \mid 12$ mais $24 \nmid 12$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. La propriété exige que $a$ et $b$ soient premiers entre eux. Sans cette hypothèse, on a seulement $\text{PPCM}(a\,;\,b) \mid c$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si $5$ divise un produit $5n$, alors $5$ divise $n$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Parfait !
Le piège : $5n$ est toujours multiple de $5$, donc $5 \mid 5n$ pour tout $n$, sans que $n$ ait besoin d'être lui-même multiple de $5$. Par exemple $5 \times 3 = 15$ est divisible par $5$, mais $3$ ne l'est pas.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
$5n$ est trivialement divisible par $5$, sans aucune condition sur $n$. La conclusion « $5 \mid n$ » serait fausse pour la plupart des $n$. Par exemple, $5 \times 3 = 15$ : $5$ divise $15$ mais $5 \nmid 3$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. $5n$ est multiple de $5$ pour tout $n$, donc $5 \mid 5n$ ne donne aucune information sur $n$. Contre-exemple : $5 \times 3 = 15$ ; $5 \mid 15$ mais $5 \nmid 3$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si $a$, $b$, $c$ sont des entiers naturels non nuls avec $a$ premier avec $b$, et si $a$ divise $bc + 5a$, alors $a$ divise $c$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
$a$ divise $bc + 5a$ et $a$ divise évidemment $5a$, donc $a$ divise leur différence $bc$. Avec $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$, le théorème de Gauss donne $a \mid c$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Étape par étape : $a$ divise $bc + 5a$ et $a$ divise $5a$, donc $a$ divise $(bc + 5a) - 5a = bc$. Avec $a$ premier avec $b$, le théorème de Gauss donne immédiatement $a \mid c$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. $a \mid bc + 5a$ et $a \mid 5a$ entraînent $a \mid bc$. Comme $a$ est premier avec $b$, le théorème de Gauss donne $a \mid c$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Soient $a$ et $b$ deux entiers naturels non nuls premiers entre eux. Si $ab$ divise un entier $n$, alors $a$ divise $n$ et $b$ divise $n$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
Si $ab \mid n$, alors $n = ab \times k$ pour un entier $k$. Donc $a \mid n$ (avec quotient $bk$) et $b \mid n$ (avec quotient $ak$). C'est immédiat sans même invoquer Gauss : c'est la simple divisibilité par un produit.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
$ab \mid n$ signifie $n = abk$ : $a$ divise alors $n$ (quotient $bk$) et $b$ divise $n$ (quotient $ak$). Aucune hypothèse particulière n'est nécessaire pour cette implication ; ce sont les implications réciproques qui demandent la primalité mutuelle.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Si $ab \mid n$, alors $n = abk$ pour un entier $k$ ; donc $a \mid n$ et $b \mid n$ trivialement. La réciproque, elle, exigerait $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$.
[/solution]
[/etape]

Vrai/Faux : PGCD et propriétés

[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur le PGCD et ses propriétés, indiquez si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]

[etape]
Affirmation : Soient $a$ et $b$ deux entiers naturels non nuls. Si $b$ divise $a$, alors $\text{PGCD}(a\,;\,b) = b$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Si $b \mid a$, alors $b$ est un diviseur commun à $a$ et $b$. Or aucun diviseur commun ne peut être plus grand que $b$ lui-même : c'est donc le plus grand.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Attention au cas où l'un divise l'autre : c'est précisément la situation la plus simple. Dès lors que $b \mid a$, $b$ est diviseur de $a$ et de $b$, et c'est le plus grand de ses propres diviseurs, donc $\text{PGCD}(a\,;\,b) = b$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Si $b$ divise $a$, alors $b$ est un diviseur commun et c'est aussi le plus grand diviseur de $b$, donc $\text{PGCD}(a\,;\,b) = b$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Pour tous entiers naturels non nuls $a$ et $b$, $\text{PGCD}(a\,;\,b)$ divise $a + b$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Tout diviseur commun à $a$ et $b$ divise leur somme. En particulier, $\text{PGCD}(a\,;\,b)$ divise $a + b$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : si un nombre $d$ divise $a$ et divise $b$, il divise toute combinaison linéaire $\alpha a + \beta b$. En particulier $\text{PGCD}(a\,;\,b)$ divise $a + b$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Le PGCD divise $a$ et $b$, donc il divise leur somme $a + b$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : L'algorithme d'Euclide appliqué à deux entiers $a$ et $b$ (avec $a > b > 0$) se termine toujours en un nombre fini d'étapes.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
La suite des restes est strictement décroissante dans $\mathbb{N}$ : elle ne peut pas décroître indéfiniment et atteint donc $0$ en un nombre fini d'étapes.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le piège est peut-être de penser à des cas extrêmes (très grands nombres). Mais à chaque itération, le reste est strictement plus petit que le diviseur précédent : la suite des restes est strictement décroissante dans $\mathbb{N}$, donc finie.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. La suite des restes successifs est strictement décroissante dans $\mathbb{N}$ ; elle atteint nécessairement $0$ en un nombre fini d'étapes.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si $\text{PGCD}(a\,;\,b) = d$, alors $a + b$ est nécessairement un multiple de $2d$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
$a + b$ est multiple de $d$ (puisque $d \mid a$ et $d \mid b$), mais pas nécessairement de $2d$. Contre-exemple : $a = 3$, $b = 6$, $d = \text{PGCD}(3\,;\,6) = 3$ : $a + b = 9$, qui est bien multiple de $d = 3$ mais pas de $2d = 6$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il ne faut pas confondre le multiple du PGCD (toujours vrai) et le multiple du double du PGCD (faux en général). Contre-exemple : $a = 3$, $b = 6$, $d = 3$ ; $a + b = 9 = 3 \times 3$, qui n'est pas multiple de $2d = 6$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. $a + b$ est multiple de $d = \text{PGCD}(a\,;\,b)$, mais pas nécessairement de $2d$ : prendre $a = 3$, $b = 6$ donne $d = 3$ et $a + b = 9$, non multiple de $6$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si $\text{PGCD}(a\,;\,b) = d$, alors les entiers $\dfrac{a}{d}$ et $\dfrac{b}{d}$ sont premiers entre eux.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Parfait !
On peut écrire $a = d a'$ et $b = d b'$. Si $a'$ et $b'$ avaient un diviseur commun $k > 1$, alors $kd$ serait un diviseur commun à $a$ et $b$ supérieur à $d$, contredisant la maximalité du PGCD.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Diviser par le PGCD revient justement à « extraire » tout ce qui est commun. Ce qui reste, $a' = a/d$ et $b' = b/d$, ne peut plus avoir de facteur commun (sinon le PGCD initial n'était pas le plus grand).[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Si $\text{PGCD}(a\,;\,b) = d$, écrire $a = da'$ et $b = db'$ ; alors $\text{PGCD}(a'\,;\,b') = 1$ par définition de la maximalité du PGCD.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 6$, alors $\text{PGCD}(2a\,;\,2b) = 6$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
Quand on multiplie les deux nombres par $2$, le PGCD est multiplié par $2$ aussi : $\text{PGCD}(2a\,;\,2b) = 2 \times \text{PGCD}(a\,;\,b) = 12$, pas $6$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Le piège est de croire que multiplier les deux nombres par un facteur ne change pas leur PGCD. Au contraire : pour tout entier $k > 0$, $\text{PGCD}(ka\,;\,kb) = k \times \text{PGCD}(a\,;\,b)$. Ici, $\text{PGCD}(2a\,;\,2b) = 2 \times 6 = 12$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Pour tout $k > 0$, $\text{PGCD}(ka\,;\,kb) = k \times \text{PGCD}(a\,;\,b)$. Donc $\text{PGCD}(2a\,;\,2b) = 12$, pas $6$.
[/solution]
[/etape]

Vrai/Faux : Théorème de Bézout

[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur le théorème de Bézout et l'identité $au + bv$, indiquez si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]

[etape]
Affirmation : Si $a$ et $b$ sont premiers entre eux, alors il existe deux entiers naturels $u$ et $v$ tels que $au + bv = 1$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Le théorème de Bézout garantit l'existence d'entiers relatifs $u$ et $v$, c'est-à-dire pouvant être négatifs. Avec uniquement des entiers naturels, l'égalité $au + bv = 1$ serait souvent impossible (par exemple $a = 7$, $b = 5$ : aucun couple positif ne convient car $7u + 5v \geqslant 5$).[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Attention au mot « naturels » : le théorème de Bézout utilise des entiers relatifs. Restreindre aux entiers naturels rend l'égalité souvent impossible. Par exemple pour $a = 7$, $b = 5$ : tout couple $(u\,;\,v)$ d'entiers naturels donne $7u + 5v \geqslant 0$, et il n'existe aucun couple positif tel que $7u + 5v = 1$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Le théorème de Bézout exige des entiers relatifs $u$ et $v$, donc autorisant des valeurs négatives. Avec des entiers naturels, l'égalité est souvent impossible.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Pour tous entiers naturels non nuls $a$ et $b$, il existe deux entiers relatifs $u$ et $v$ tels que $au + bv = \text{PGCD}(a\,;\,b)$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
C'est l'identité de Bézout généralisée : pour tout couple d'entiers $a$ et $b$, leur PGCD s'exprime comme combinaison linéaire à coefficients entiers relatifs. C'est ce que produit l'algorithme d'Euclide étendu.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Rappel : l'algorithme d'Euclide étendu fournit explicitement des coefficients $u$ et $v$ tels que $au + bv = \text{PGCD}(a\,;\,b)$. Cette propriété généralise Bézout au cas où le PGCD vaut autre chose que $1$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. C'est l'identité de Bézout généralisée : il existe toujours des entiers relatifs $u$ et $v$ tels que $au + bv = \text{PGCD}(a\,;\,b)$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : L'égalité $6 \times 4 + 8 \times (-2) = 8$ permet de conclure que $\text{PGCD}(6\,;\,8) = 8$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
La réciproque de l'identité de Bézout généralisée est fausse : avoir $au + bv = d$ ne permet pas de conclure que $d = \text{PGCD}(a\,;\,b)$. On peut seulement dire que le PGCD divise $d$. Ici, $\text{PGCD}(6\,;\,8) = 2$, et $2 \mid 8$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
La réciproque du théorème de Bézout est fausse en général. Si $au + bv = d$, on peut seulement déduire que $\text{PGCD}(a\,;\,b)$ divise $d$, pas qu'il vaut $d$. Ici, $\text{PGCD}(6\,;\,8) = 2$, qui divise bien $8$ mais ne lui est pas égal.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. L'égalité $au + bv = d$ implique seulement que $\text{PGCD}(a\,;\,b)$ divise $d$. Ici, $\text{PGCD}(6\,;\,8) = 2$, pas $8$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si $a$ et $b$ sont premiers entre eux, alors pour tout entier relatif $k$, l'équation $au + bv = k$ admet des solutions en entiers relatifs.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Si $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$, alors il existe $u_{0}$, $v_{0}$ tels que $a u_{0} + b v_{0} = 1$. En multipliant par $k$, on obtient $a (k u_{0}) + b (k v_{0}) = k$ : un couple solution existe pour tout $k$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le piège est peut-être de croire que la combinaison $au + bv$ ne peut atteindre que des valeurs particulières. Mais quand $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$, multiplier l'identité $a u_{0} + b v_{0} = 1$ par $k$ produit immédiatement une solution de $au + bv = k$, et ce pour tout entier relatif $k$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Si $a$ et $b$ sont premiers entre eux, à partir d'une solution de $au + bv = 1$, on en déduit une solution de $au + bv = k$ pour tout entier $k$ (en multipliant les coefficients par $k$).
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si $a$ et $b$ sont premiers entre eux et si $au + bv = 1$ pour des entiers relatifs $u$ et $v$, alors le couple $(u\,;\,v)$ est unique.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Parfait !
Il existe une infinité de couples solutions. Si $(u_{0}\,;\,v_{0})$ est solution, alors $(u_{0} + b\,;\,v_{0} - a)$ est aussi solution puisque $a(u_{0}+b) + b(v_{0}-a) = au_{0} + ab + bv_{0} - ab = 1$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il y a une infinité de couples solutions. À partir de $(u_{0}\,;\,v_{0})$, on en construit d'autres en posant $(u_{0} + b\,;\,v_{0} - a)$ : on vérifie facilement que la somme reste $1$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Il y a une infinité de couples $(u\,;\,v)$ vérifiant $au + bv = 1$ : à partir d'une solution, on obtient les autres en remplaçant $(u\,;\,v)$ par $(u + b\,;\,v - a)$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Soit $n$ un entier naturel. Alors $2n + 1$ et $4n + 3$ sont premiers entre eux.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
On cherche une combinaison linéaire à coefficients entiers : $2(2n + 1) - 1 \times (4n + 3) = 4n + 2 - 4n - 3 = -1$, donc $(-2)(2n + 1) + 1 \times (4n + 3) = 1$. C'est une identité de Bézout : les deux nombres sont premiers entre eux.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
La méthode standard est de chercher une combinaison linéaire à coefficients entiers donnant $1$ ou $-1$. Ici, $2(2n + 1) - (4n + 3) = -1$, donc $(-2)(2n + 1) + (4n + 3) = 1$ : identité de Bézout, donc primalité mutuelle.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. L'égalité $(-2)(2n + 1) + 1 \times (4n + 3) = 1$ est une identité de Bézout, donc $2n + 1$ et $4n + 3$ sont premiers entre eux pour tout $n$.
[/solution]
[/etape]

QCM Bilan : PGCD et nombres premiers

[enonce]
Ce QCM bilan couvre l'ensemble du chapitre : PGCD, identités de Bézout, théorème de Gauss et nombres premiers. Choisissez la bonne réponse parmi les quatre propositions.
[/enonce]

[etape]
On donne $a = 2^{4} \times 3^{2} \times 5$ et $b = 2^{2} \times 3^{3} \times 7$. Quel est le PGCD de $a$ et $b$ ?
[qcm]
[option]$2^{4} \times 3^{3}$[/option]
[option correct="true"]$2^{2} \times 3^{2}$[/option]
[option]$2^{4} \times 3^{3} \times 5 \times 7$[/option]
[option]$2 \times 3$[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Pour le PGCD à partir des décompositions, on garde chaque facteur premier commun avec le plus petit exposant. Pour $2$ : $\min(4\,;\,2) = 2$. Pour $3$ : $\min(2\,;\,3) = 2$. $5$ et $7$ ne sont pas communs. Donc $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 2^{2} \times 3^{2} = 36$.[/reponse]
[reponse motif="$2^{4} \times 3^{3}$"]Non.
On a pris l'exposant maximum au lieu du minimum. La règle pour le PGCD est exactement l'inverse : minimum à chaque facteur commun.[/reponse]
[reponse motif="$2^{4} \times 3^{3} \times 5 \times 7$"]Non.
Cette expression est en réalité le PPCM (plus petit multiple commun) : on prend tous les facteurs avec l'exposant maximum. Le PGCD ne garde que les facteurs communs et avec le minimum.[/reponse]
[reponse motif="$2 \times 3$"]Non.
$6$ divise bien $a$ et $b$, mais ce n'est pas le plus grand diviseur commun. Reprendre : $\min(4\,;\,2) = 2$, $\min(2\,;\,3) = 2$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour le PGCD, on prend chaque facteur premier commun avec son exposant minimum : $2^{\min(4,2)} \times 3^{\min(2,3)} = 2^{2} \times 3^{2} = 36$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Parmi les équations suivantes dans $\mathbb{Z}^2$, laquelle n'admet aucune solution ?
[qcm]
[option]$6x + 9y = 30$[/option]
[option correct="true"]$4x + 6y = 7$[/option]
[option]$5x + 7y = 100$[/option]
[option]$8x + 12y = 16$[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Une équation $ax + by = c$ admet des solutions entières si et seulement si $\text{PGCD}(a\,;\,b)$ divise $c$. Ici $\text{PGCD}(4\,;\,6) = 2$, et $2$ ne divise pas $7$. Donc aucun couple $(x\,;\,y) \in \mathbb{Z}^2$ ne convient.[/reponse]
[reponse motif="$6x + 9y = 30$"]Non.
$\text{PGCD}(6\,;\,9) = 3$ et $3 \mid 30$, donc l'équation admet des solutions (par exemple $x = 2$, $y = 2$ : $12 + 18 = 30$).[/reponse]
[reponse motif="$5x + 7y = 100$"]Non.
$\text{PGCD}(5\,;\,7) = 1$ : $5$ et $7$ sont premiers entre eux, donc $1$ divise n'importe quel entier. L'équation admet des solutions quel que soit le second membre.[/reponse]
[reponse motif="$8x + 12y = 16$"]Non.
$\text{PGCD}(8\,;\,12) = 4$ et $4 \mid 16$, donc l'équation admet des solutions (par exemple $x = 2$, $y = 0$).[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Le critère est : $ax + by = c$ a des solutions dans $\mathbb{Z}^2$ ssi $\text{PGCD}(a\,;\,b)$ divise $c$. Vérifie chaque équation et trouve celle où ce n'est pas le cas.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $n$ un entier naturel. Que vaut $\text{PGCD}(n\,;\,n^{2} + 1)$ ?
[qcm]
[option]$n$[/option]
[option correct="true"]$1$[/option]
[option]$n^{2}$[/option]
[option]$n + 1$[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
Soit $d$ ce PGCD : $d \mid n$ donc $d \mid n^{2}$, et $d \mid n^{2} + 1$ par hypothèse. Donc $d$ divise leur différence $1$. Conclusion : $d = 1$.[/reponse]
[reponse motif="$n$"]Non.
Si $n$ divisait $n^{2} + 1$, alors $n$ diviserait $1$, donc $n = 1$. La conclusion ne peut donc pas être valable pour tout $n$.[/reponse]
[reponse motif="$n^{2}$"]Non.
Un PGCD ne peut pas dépasser le plus petit des deux nombres. Or $n^{2}$ est en général plus grand que $n$.[/reponse]
[reponse motif="$n + 1$"]Non.
Aucun lien direct n'apparaît entre $n + 1$ et le PGCD demandé. Tester avec $n = 2$ : $\text{PGCD}(2\,;\,5) = 1$, alors que $n + 1 = 3$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Tout diviseur commun $d$ doit aussi diviser $(n^{2} + 1) - n \times n = 1$. Donc $d = 1$ : $n$ et $n^{2} + 1$ sont premiers entre eux.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soient $n = 2^{3} \times 3^{2} \times 5 \times 11$ et $m = 2^{2} \times 5^{2} \times 13$. Quels facteurs premiers apparaissent dans $\text{PGCD}(n\,;\,m)$ ?
[qcm]
[option]$2$, $3$, $5$, $11$ et $13$.[/option]
[option correct="true"]$2$ et $5$ uniquement.[/option]
[option]$3$ et $11$ uniquement.[/option]
[option]Aucun (PGCD = $1$).[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Seuls les facteurs premiers présents dans les deux décompositions interviennent dans le PGCD : $2$ apparaît dans $n$ et $m$, $5$ aussi. $3$, $11$ et $13$ n'apparaissent que dans l'un des deux nombres.[/reponse]
[reponse motif="$2$, $3$, $5$, $11$ et $13$."]Non.
Cette liste est celle du PPCM (réunion des facteurs premiers). Le PGCD ne retient que les facteurs communs.[/reponse]
[reponse motif="$3$ et $11$ uniquement."]Non.
$3$ et $11$ apparaissent uniquement dans $n$, pas dans $m$. Ils ne peuvent pas figurer dans le PGCD.[/reponse]
[reponse motif="Aucun (PGCD = $1$)."]Non.
$2$ et $5$ apparaissent dans les deux décompositions, donc le PGCD est différent de $1$. En l'occurrence $\text{PGCD}(n\,;\,m) = 2^{2} \times 5 = 20$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Le PGCD ne contient que les facteurs premiers présents dans les deux décompositions. Ici, $n$ et $m$ partagent $2$ et $5$, mais pas $3$, $11$ ou $13$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On sait que $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$ et que $a$ divise $bc$. Que peut-on en conclure ?
[qcm]
[option]$a$ divise $b$.[/option]
[option]$c$ divise $a$.[/option]
[option correct="true"]$a$ divise $c$.[/option]
[option]$a$ divise $b - c$.[/option]
[reponse statut="correct"]Parfait !
C'est exactement l'énoncé du théorème de Gauss : $a \mid bc$ et $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$ entraînent $a \mid c$.[/reponse]
[reponse motif="$a$ divise $b$."]Non.
Au contraire, l'hypothèse $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$ exclut quasiment la divisibilité de $b$ par $a$ (sauf si $a = 1$). C'est l'autre facteur, $c$, qui est concerné.[/reponse]
[reponse motif="$c$ divise $a$."]Non.
Le théorème de Gauss conclut bien à une divisibilité, mais c'est $a \mid c$ (pas l'inverse). Inverser le sens de la divisibilité change complètement le résultat.[/reponse]
[reponse motif="$a$ divise $b - c$."]Non.
Aucune information n'est apportée sur $b - c$ par les hypothèses. La conclusion correcte porte uniquement sur $c$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Théorème de Gauss : si $a \mid bc$ et $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$, alors $a \mid c$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Combien le nombre $N = 2^{4} \times 3 \times 7^{2}$ admet-il de diviseurs positifs ?
[qcm]
[option]$8$[/option]
[option]$15$[/option]
[option correct="true"]$30$[/option]
[option]$N$ lui-même.[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
$(4+1) \times (1+1) \times (2+1) = 5 \times 2 \times 3 = 30$ diviseurs : on multiplie les $a_{i} + 1$ pour chaque facteur premier de la décomposition.[/reponse]
[reponse motif="$8$"]Non.
On a peut-être ajouté les exposants au lieu de les multiplier : $4 + 1 + 2 = 7$ ou similaire. La règle est multiplicative : $(4+1) \times (1+1) \times (2+1)$.[/reponse]
[reponse motif="$15$"]Non.
On a peut-être omis l'un des facteurs $(a_{i} + 1)$, par exemple en oubliant le facteur $3$. Reprendre : $5 \times 2 \times 3 = 30$.[/reponse]
[reponse motif="$N$ lui-même."]Non.
$N$ est l'entier dont on cherche les diviseurs ; il a beaucoup moins de $N$ diviseurs (heureusement !). $30$ diviseurs ici.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour $N = p_{1}^{a_{1}} \cdots p_{k}^{a_{k}}$, le nombre de diviseurs vaut $(a_{1}+1) \times (a_{2}+1) \times \cdots \times (a_{k}+1)$. Ici $5 \times 2 \times 3 = 30$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

QCM : Théorème de Bézout

[enonce]
Ce QCM porte sur le théorème de Bézout et son utilisation pour caractériser les couples d'entiers premiers entre eux. Pour chaque question, choisissez la bonne réponse parmi les quatre propositions.
[/enonce]

[etape]
Soient $a$ et $b$ deux entiers naturels non nuls. Quelle équivalence traduit le théorème de Bézout ?
[qcm]
[option]$a$ et $b$ sont premiers entre eux $\iff$ il existe deux entiers $u$ et $v$ tels que $au + bv = \text{PGCD}(a\,;\,b)$.[/option]
[option correct="true"]$a$ et $b$ sont premiers entre eux $\iff$ il existe deux entiers relatifs $u$ et $v$ tels que $au + bv = 1$.[/option]
[option]$a$ et $b$ sont premiers entre eux $\iff$ pour tous entiers relatifs $u$ et $v$, $au + bv = 1$.[/option]
[option]$a$ et $b$ sont premiers entre eux $\iff$ il existe deux entiers naturels $u$ et $v$ tels que $au + bv = 1$.[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Le théorème de Bézout équivaut à l'existence de deux entiers relatifs (positifs ou négatifs) qui combinent linéairement $a$ et $b$ pour donner $1$.[/reponse]
[reponse motif="$a$ et $b$ sont premiers entre eux $\iff$ il existe deux entiers $u$ et $v$ tels que $au + bv = \text{PGCD}(a\,;\,b)$."]Non.
La relation $au + bv = \text{PGCD}(a\,;\,b)$ est toujours vérifiée (propriété de Bézout généralisée), pas seulement quand $a$ et $b$ sont premiers entre eux. Elle ne caractérise donc pas la primalité.[/reponse]
[reponse motif="$a$ et $b$ sont premiers entre eux $\iff$ pour tous entiers relatifs $u$ et $v$, $au + bv = 1$."]Non.
Le quantificateur « pour tous » est faux : il suffit qu'il existe un couple $(u\,;\,v)$ qui convient, pas que tous le fassent.[/reponse]
[reponse motif="$a$ et $b$ sont premiers entre eux $\iff$ il existe deux entiers naturels $u$ et $v$ tels que $au + bv = 1$."]Non.
Avec uniquement des entiers naturels, $au + bv \geqslant 1$ mais on ne peut pas toujours trouver un couple convenant. C'est l'usage de relatifs (donc autorisant des valeurs négatives) qui rend la caractérisation correcte.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Le théorème de Bézout : $a$ et $b$ sont premiers entre eux si et seulement s'il existe deux entiers relatifs $u$ et $v$ tels que $au + bv = 1$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On a vérifié l'égalité $7 \times 3 - 5 \times 4 = 1$. Que peut-on en déduire ?
[qcm]
[option]$7$ et $5$ sont des nombres premiers.[/option]
[option correct="true"]$7$ et $5$ sont premiers entre eux.[/option]
[option]$\text{PGCD}(7\,;\,5) = 7 \times 3 - 5 \times 4$.[/option]
[option]$5$ divise $7$.[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
On a écrit $7u + 5v = 1$ avec $u = 3$ et $v = -4$. D'après le théorème de Bézout, $7$ et $5$ sont donc premiers entre eux.[/reponse]
[reponse motif="$7$ et $5$ sont des nombres premiers."]Non.
La conclusion porte uniquement sur leur primalité mutuelle (PGCD = $1$). Bien sûr, $7$ et $5$ sont aussi premiers individuellement, mais ce n'est pas ce que le calcul démontre.[/reponse]
[reponse motif="$\text{PGCD}(7\,;\,5) = 7 \times 3 - 5 \times 4$."]Non.
Cela signifierait que le PGCD vaut $1$ seulement si on calcule $7 \times 3 - 5 \times 4 = 1$. C'est une lecture confuse : retenir plutôt que l'existence d'un couple $(u\,;\,v)$ vérifiant $au + bv = 1$ caractérise la primalité mutuelle.[/reponse]
[reponse motif="$5$ divise $7$."]Non.
Aucune divisibilité de l'un par l'autre ne se déduit d'une identité de Bézout. Au contraire, avoir $au + bv = 1$ exprime que les deux nombres n'ont pas de diviseur commun autre que $1$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
L'identité $au + bv = 1$ pour $a = 7$, $b = 5$, $u = 3$, $v = -4$ permet d'appliquer la réciproque du théorème de Bézout : $7$ et $5$ sont premiers entre eux.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $n$ un entier naturel non nul. À l'aide d'une identité de Bézout, que peut-on affirmer sur $n$ et $n+1$ ?
[qcm]
[option]Leur PGCD vaut $n$.[/option]
[option]Leur PGCD vaut $2$ si $n$ est pair.[/option]
[option correct="true"]Ils sont premiers entre eux.[/option]
[option]Ils sont divisibles par tout diviseur de $n+1$.[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
On a $1 \times (n+1) - 1 \times n = 1$, soit une identité de Bézout. Donc $n$ et $n+1$ sont premiers entre eux quel que soit $n$.[/reponse]
[reponse motif="Leur PGCD vaut $n$."]Non.
Si c'était le cas, $n$ devrait diviser $n+1$, ce qui forcerait $n$ à diviser $1$, donc $n = 1$. La conclusion ne peut donc pas être générale.[/reponse]
[reponse motif="Leur PGCD vaut $2$ si $n$ est pair."]Non.
Si $n$ est pair, alors $n+1$ est impair : $2$ ne peut pas diviser un nombre impair, donc $2$ ne peut pas être un diviseur commun.[/reponse]
[reponse motif="Ils sont divisibles par tout diviseur de $n+1$."]Non.
Cela signifierait par exemple que $n$ est divisible par $n+1$ lui-même, ce qui est impossible quand $n \geqslant 1$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
L'identité $1 \times (n+1) + (-1) \times n = 1$ est une identité de Bézout : $n$ et $n+1$ sont donc premiers entre eux.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Pour quel entier $b$ l'égalité $14u + bv = 1$ admet-elle une solution $(u\,;\,v)$ en entiers relatifs ?
[qcm]
[option]$b = 7$[/option]
[option]$b = 21$[/option]
[option]$b = 28$[/option]
[option correct="true"]$b = 9$[/option]
[reponse statut="correct"]Parfait !
$\text{PGCD}(14\,;\,9) = 1$ (les seuls diviseurs communs à $14$ et $9$ sont $1$). L'identité de Bézout est donc possible.[/reponse]
[reponse motif="$b = 7$"]Non.
$\text{PGCD}(14\,;\,7) = 7$. Or si une identité $14u + 7v = 1$ existait, alors $7$ diviserait $1$, ce qui est impossible.[/reponse]
[reponse motif="$b = 21$"]Non.
$\text{PGCD}(14\,;\,21) = 7$. Tout couple $(u\,;\,v)$ donnerait $14u + 21v$ multiple de $7$, donc différent de $1$.[/reponse]
[reponse motif="$b = 28$"]Non.
$14$ divise $28$, donc $\text{PGCD}(14\,;\,28) = 14$. Aucun couple ne peut donner $14u + 28v = 1$ car le résultat est toujours multiple de $14$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
L'égalité $14u + bv = 1$ a une solution si et seulement si $14$ et $b$ sont premiers entre eux. Parmi les valeurs proposées, seul $b = 9$ vérifie cela.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soient $a$ et $b$ deux entiers naturels non nuls de PGCD $d$. Quelle propriété est correcte ?
[qcm]
[option]Pour tous entiers relatifs $u$ et $v$, $au + bv = d$.[/option]
[option correct="true"]Il existe deux entiers relatifs $u$ et $v$ tels que $au + bv = d$.[/option]
[option]Si $au + bv = d$ pour deux entiers relatifs $u$ et $v$, alors $a$ et $b$ sont premiers entre eux.[/option]
[option]Tout entier $k$ s'écrit $k = au + bv$ avec $u$ et $v$ entiers relatifs.[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
C'est l'identité de Bézout généralisée : il existe toujours un couple d'entiers relatifs $(u\,;\,v)$ vérifiant $au + bv = d$, où $d = \text{PGCD}(a\,;\,b)$.[/reponse]
[reponse motif="Pour tous entiers relatifs $u$ et $v$, $au + bv = d$."]Non.
La propriété est une existence, pas une universalité. Pour la grande majorité des couples $(u\,;\,v)$, $au + bv \neq d$.[/reponse]
[reponse motif="Si $au + bv = d$ pour deux entiers relatifs $u$ et $v$, alors $a$ et $b$ sont premiers entre eux."]Non.
La réciproque de l'identité de Bézout est fausse en général. On ne peut conclure à la primalité mutuelle que lorsque le second membre vaut spécifiquement $1$.[/reponse]
[reponse motif="Tout entier $k$ s'écrit $k = au + bv$ avec $u$ et $v$ entiers relatifs."]Non.
Seuls les multiples de $d = \text{PGCD}(a\,;\,b)$ peuvent s'écrire ainsi. Les autres entiers ne sont pas atteignables comme combinaisons linéaires de $a$ et $b$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
L'identité de Bézout généralisée affirme l'existence (pas l'universalité) d'entiers relatifs $u$ et $v$ tels que $au + bv = \text{PGCD}(a\,;\,b)$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On suppose que $a$ et $b$ sont premiers entre eux et qu'il existe deux entiers relatifs $u$ et $v$ tels que $au + bv = 5$. Que peut-on en déduire sur le couple $(u\,;\,v)$ ?
[qcm]
[option correct="true"]Rien de particulier : $u$ et $v$ existent dès lors que $a$ et $b$ sont premiers entre eux.[/option]
[option]$u$ et $v$ sont nécessairement premiers entre eux.[/option]
[option]L'égalité est impossible si $a > 5$ ou $b > 5$.[/option]
[option]$5$ doit être un multiple de $a + b$.[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Si $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$, alors pour tout entier $k$ il existe un couple $(u\,;\,v)$ tel que $au + bv = k$. Le cas $k = 5$ ne donne donc aucune information supplémentaire sur $u$ ou $v$.[/reponse]
[reponse motif="$u$ et $v$ sont nécessairement premiers entre eux."]Non.
La primalité mutuelle de $u$ et $v$ n'est pas garantie. Par exemple, on peut avoir $u = 10$ et $v = -10$ pour certaines valeurs de $a$ et $b$ : ils ont alors un facteur commun.[/reponse]
[reponse motif="L'égalité est impossible si $a > 5$ ou $b > 5$."]Non.
$u$ et $v$ peuvent prendre des valeurs négatives ou très grandes en valeur absolue. Par exemple $7 \times 3 + 5 \times (-2) = 11$ : aucun problème même si $a = 7 > 5$.[/reponse]
[reponse motif="$5$ doit être un multiple de $a + b$."]Non.
Aucun lien direct entre $a + b$ et $5$ n'est imposé. Ce qui compte, c'est que $\text{PGCD}(a\,;\,b)$ divise le second membre, donc ici que $1$ divise $5$ — toujours vrai.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Quand $a$ et $b$ sont premiers entre eux, l'égalité $au + bv = k$ admet des solutions pour tout entier $k$. L'existence pour $k = 5$ n'apporte donc aucune information particulière.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

QCM : Théorème de Gauss

[enonce]
Ce QCM porte sur le théorème de Gauss et ses applications à la divisibilité. Pour chaque question, choisissez la bonne réponse parmi les quatre propositions.
[/enonce]

[etape]
Le théorème de Gauss s'énonce ainsi : si $a$ divise $bc$ et si...
[qcm]
[option]$a < bc$, alors $a$ divise $c$.[/option]
[option correct="true"]$a$ et $b$ sont premiers entre eux, alors $a$ divise $c$.[/option]
[option]$a$ et $c$ sont premiers entre eux, alors $a$ divise $b$.[/option]
[option]$a$ et $bc$ sont premiers entre eux, alors $a$ divise $1$.[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Le théorème de Gauss demande deux conditions : $a$ divise le produit $bc$, et $a$ est premier avec l'un des deux facteurs ($b$). Il en déduit que $a$ divise l'autre ($c$).[/reponse]
[reponse motif="$a < bc$, alors $a$ divise $c$."]Non.
Une condition de taille $a < bc$ n'a aucun rapport avec la divisibilité. L'hypothèse essentielle de Gauss est la primalité mutuelle.[/reponse]
[reponse motif="$a$ et $c$ sont premiers entre eux, alors $a$ divise $b$."]Non.
C'est presque la bonne formulation, mais il faut conclure sur l'autre facteur que celui qui apparaît dans l'hypothèse de primalité. Si $a$ est premier avec $c$, alors $a$ divise $b$ (et non l'inverse).[/reponse]
[reponse motif="$a$ et $bc$ sont premiers entre eux, alors $a$ divise $1$."]Non.
Si $a$ et $bc$ étaient premiers entre eux alors que $a$ divise $bc$, on aurait $a = 1$. C'est une situation triviale qui n'est pas l'objet du théorème de Gauss.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Théorème de Gauss : si $a$ divise $bc$ et si $a$ est premier avec $b$, alors $a$ divise $c$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On sait que $7$ divise le produit $12k$. Quelle hypothèse supplémentaire permet, par le théorème de Gauss, de conclure que $7$ divise $k$ ?
[qcm]
[option]$7 < 12$.[/option]
[option correct="true"]$7$ et $12$ sont premiers entre eux.[/option]
[option]$7$ divise $k$.[/option]
[option]$12$ et $k$ sont premiers entre eux.[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
$7$ divise le produit $12k$. Or $7$ et $12$ n'ont aucun diviseur commun autre que $1$ : ils sont premiers entre eux. Le théorème de Gauss permet alors d'« éliminer » le facteur $12$ et de conclure $7 \mid k$. C'est l'hypothèse de primalité mutuelle qui débloque la conclusion.[/reponse]
[reponse motif="$7 < 12$."]Non.
La taille relative des nombres n'intervient pas dans Gauss. L'hypothèse cruciale est la primalité mutuelle entre $a$ et le facteur que l'on veut « éliminer » du produit.[/reponse]
[reponse motif="$7$ divise $k$."]Non.
C'est précisément la conclusion à atteindre ; ce n'est pas une hypothèse que l'on a le droit de supposer.[/reponse]
[reponse motif="$12$ et $k$ sont premiers entre eux."]Non.
La primalité mutuelle utile dans Gauss porte sur $a$ et le facteur que l'on veut éliminer du produit (ici $7$ et $12$), pas sur les deux facteurs du produit entre eux.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour appliquer Gauss, il faut $\text{PGCD}(7\,;\,12) = 1$. C'est cette hypothèse qui permet, à partir de $7 \mid 12k$, de conclure $7 \mid k$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $n$ un entier divisible par $4$ et par $9$. Que peut-on en déduire ?
[qcm]
[option]$n$ est divisible par $13$.[/option]
[option]$n$ est divisible par $36$ uniquement si $n$ est positif.[/option]
[option correct="true"]$n$ est divisible par $36$.[/option]
[option]$n$ est divisible par $4 + 9 = 13$.[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
$\text{PGCD}(4\,;\,9) = 1$ : ils sont premiers entre eux. La propriété « si $a$ et $b$ premiers entre eux divisent $c$, alors $ab$ divise $c$ » donne donc $4 \times 9 = 36 \mid n$.[/reponse]
[reponse motif="$n$ est divisible par $13$."]Non.
La somme $4 + 9$ n'a aucune raison de diviser $n$. C'est le produit $4 \times 9 = 36$ qui le divise, à condition que $4$ et $9$ soient premiers entre eux.[/reponse]
[reponse motif="$n$ est divisible par $36$ uniquement si $n$ est positif."]Non.
La conclusion ne dépend pas du signe de $n$. La propriété s'applique aux entiers relatifs : si $4$ et $9$ divisent $n$ et sont premiers entre eux, alors $36$ divise $n$ pour tout $n$.[/reponse]
[reponse motif="$n$ est divisible par $4 + 9 = 13$."]Non.
On confond addition et multiplication. La propriété fait intervenir le produit des deux nombres premiers entre eux, pas leur somme.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Comme $4$ et $9$ sont premiers entre eux et divisent tous deux $n$, leur produit $4 \times 9 = 36$ divise aussi $n$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On considère l'égalité $5m = 3n$ avec $m$ et $n$ entiers naturels. Que peut-on en déduire ?
[qcm]
[option]$m$ est nécessairement multiple de $3$ uniquement.[/option]
[option]$n$ est nécessairement multiple de $5$ uniquement.[/option]
[option correct="true"]$m$ est multiple de $3$ et $n$ est multiple de $5$.[/option]
[option]$m$ et $n$ sont nécessairement égaux.[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
$5m = 3n$ signifie que $5$ divise $3n$. Or $5$ et $3$ sont premiers entre eux : par Gauss, $5$ divise $n$. De même $3$ divise $5m$ et $3$ premier avec $5$, donc $3$ divise $m$.[/reponse]
[reponse motif="$m$ est nécessairement multiple de $3$ uniquement."]Non.
Si on raisonne dans les deux sens (Gauss appliqué deux fois), on obtient des contraintes sur les deux inconnues, pas seulement sur l'une.[/reponse]
[reponse motif="$n$ est nécessairement multiple de $5$ uniquement."]Non.
La symétrie de la relation $5m = 3n$ fait que Gauss s'applique aux deux côtés : il y a une contrainte sur $m$ comme sur $n$.[/reponse]
[reponse motif="$m$ et $n$ sont nécessairement égaux."]Non.
Par exemple, $m = 3$ et $n = 5$ vérifient $5 \times 3 = 3 \times 5$ sans être égaux. La conclusion correcte porte sur les divisibilités.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Appliquer Gauss à $5m = 3n$ dans les deux sens : $5 \mid 3n$ avec $\text{PGCD}(5\,;\,3) = 1$ donne $5 \mid n$ ; $3 \mid 5m$ avec $\text{PGCD}(3\,;\,5) = 1$ donne $3 \mid m$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Pourquoi l'argument suivant est-il incorrect : « $90$ est divisible par $6$ et par $10$, donc $90$ est divisible par $6 \times 10 = 60$ » ?
[qcm]
[option]Parce que $6$ et $10$ ne divisent pas $90$.[/option]
[option correct="true"]Parce que $6$ et $10$ ne sont pas premiers entre eux.[/option]
[option]Parce que $6 \times 10 \neq 60$.[/option]
[option]Parce que la propriété ne s'applique qu'aux entiers premiers.[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
La propriété « si $a$ et $b$ divisent $c$, alors $ab \mid c$ » exige que $a$ et $b$ soient premiers entre eux. Or $\text{PGCD}(6\,;\,10) = 2 \neq 1$, l'hypothèse fait défaut.[/reponse]
[reponse motif="Parce que $6$ et $10$ ne divisent pas $90$."]Non.
$90 = 6 \times 15$ et $90 = 10 \times 9$ : $6$ et $10$ divisent bel et bien $90$. Le problème est ailleurs.[/reponse]
[reponse motif="Parce que $6 \times 10 \neq 60$."]Non.
$6 \times 10 = 60$ est correct. Le défaut du raisonnement n'est pas une erreur de calcul, mais un usage abusif d'un théorème dont une hypothèse manque.[/reponse]
[reponse motif="Parce que la propriété ne s'applique qu'aux entiers premiers."]Non.
La propriété ne demande pas que $a$ ou $b$ soient des nombres premiers, mais qu'ils soient premiers entre eux (PGCD = $1$). Ce sont deux choses différentes.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
La propriété « $a \mid c$ et $b \mid c$ et $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$ entraîne $ab \mid c$ » exige la primalité mutuelle. Comme $\text{PGCD}(6\,;\,10) = 2$, l'hypothèse fait défaut et la conclusion peut tomber en défaut, ce qui est le cas ici.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On suppose que $a$ divise $bc$ et que $a$ et $b$ ne sont pas premiers entre eux. Que peut-on dire de la divisibilité de $c$ par $a$ ?
[qcm]
[option]$a$ divise toujours $c$.[/option]
[option]$a$ ne divise jamais $c$.[/option]
[option correct="true"]On ne peut rien conclure sans information supplémentaire.[/option]
[option]$a$ divise nécessairement $b - c$.[/option]
[reponse statut="correct"]Parfait !
Sans l'hypothèse de primalité mutuelle, le théorème de Gauss ne s'applique pas. On peut avoir des cas où $a \mid c$ (ex : $a = 4$, $b = 6$, $c = 4$) et d'autres où $a \nmid c$ (ex : $a = 4$, $b = 6$, $c = 2$). Aucune conclusion générale.[/reponse]
[reponse motif="$a$ divise toujours $c$."]Non.
Contre-exemple : prendre $a = 4$, $b = 6$ et $c = 2$. Alors $bc = 12$ et $4 \mid 12$, mais $4 \nmid 2$. La conclusion de Gauss tombe quand l'hypothèse manque.[/reponse]
[reponse motif="$a$ ne divise jamais $c$."]Non.
Contre-exemple inverse : $a = 4$, $b = 6$, $c = 4$. Alors $bc = 24$ et $4 \mid 24$ et bien sûr $4 \mid 4$. Sans la primalité, les deux situations sont possibles.[/reponse]
[reponse motif="$a$ divise nécessairement $b - c$."]Non.
Aucune relation systématique entre $a$ et $b - c$ ne se déduit des hypothèses énoncées.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
L'hypothèse $\text{PGCD}(a\,;\,b) = 1$ est essentielle dans Gauss. Sans elle, deux cas opposés sont possibles selon les valeurs choisies : aucune conclusion générale ne peut être tirée.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

Différence de deux puissances

Déterminer tous les couples d'entiers naturels $ (m~;~n ) $ tels que $ 3^m - 2^n=1 $

Indication : On pourra utiliser des congruences modulo 8.

Corrigé

Deux solutions évidentes sont $(1~;~1)$ et $(2~;~3)$. Il s'agit donc de rechercher des solutions pour $m > 2$ et $n > 3$.

Pour $n > 3$, on a $2^n \equiv 0 \pmod 8$, ce qui implique que $3^m - 1 \equiv 0 \pmod 8$. On remarque que $3^2 \equiv 1 \pmod 8$ d'où l'on déduit que les puissances paires de 3 sont congrues à 1 modulo 8 et que les puissances impaires sont congrues à 3 modulo 8. Il en résulte que $m$ doit être un nombre pair.

Soit $m = 2k$ ($k \in \mathbb{N}$ et $k > 1$ si $m > 2$). On peut écrire :

$ 3^{2k} - 1 = 2^n \Rightarrow (3^k + 1)(3^k - 1) = 2^n $

Puisque $k \neq 0$, les deux facteurs $3^k + 1$ et $3^k - 1$ doivent être des puissances de 2, c'est-à-dire :
$3^k + 1 = 2^p$ et $3^k - 1 = 2^q$ (avec $p > q$ et $p + q = n$).

De

$ \begin{cases} 3^k + 1 = 2^p \\ 3^k - 1 = 2^q \end{cases} $

on tire, en soustrayant membre à membre, $2 = 2^p - 2^q \Rightarrow 1 = 2^{p-1} - 2^{q-1}$ avec $p-1 > q-1$.

En remarquant que si $k > 1$, alors $q > 1$ ($k > 1 \Rightarrow 3^k > 3 \Rightarrow 3^k - 1 > 2 \Rightarrow 2^q > 2 \Rightarrow q > 1$), on en déduit que $2^{p-1}$ et $2^{q-1}$ sont des nombres pairs et donc que l'équation $1 = 2^{p-1} - 2^{q-1}$ est impossible pour $k > 1$, c'est-à-dire pour $m > 2$.

Les deux seules solutions pour $m$ et $n$ tels que $3^m - 2^n = 1$ sont donc $(1~;~1)$ et $(2~;~3)$.

Cryptographie – Bac S Pondichéry 2016 (spé)

Partie A

On considère les matrices $ M $ de la forme $ M = \begin{pmatrix}a&b \\ 5&3\end{pmatrix} $ où $ a $ et $ b $ sont des nombres entiers.

Le nombre $ 3a - 5b $ est appelé le déterminant de $ M $. On le note det$ (M) $.

Ainsi det$ (M) = 3a - 5b $.

  1. Dans cette question on suppose que det$ (M) \ne 0 $ et on pose $ N = \dfrac{1}{\text{det}(M)}\begin{pmatrix}3& - b \\ - 5&a\end{pmatrix} $.

    Justifier que $ N $ est l'inverse de $ M $.

  2. On considère l'équation $ (E) :\quad \text{det}(M) = 3 $.

    On souhaite déterminer tous les couples d'entiers $ (a~;~b) $ solutions de l'équation $ (E) $.

    1. Vérifier que le couple $ (6~;~3) $ est une solution de $ (E) $.
    2. Montrer que le couple d'entiers $ (a~;~b) $ est solution de $ (E) $ si et seulement si$ 3(a - 6) = 5(b - 3) $.

      En déduire l'ensemble des solutions de l'équation $ (E) $.

Partie B

  1. On pose $ Q = \begin{pmatrix}6 & 3 \\ 5 & 3\end{pmatrix} $.

    En utilisant la partie A, déterminer la matrice inverse de $ Q $.

  2. Codage avec la matrice $ Q $

    Pour coder un mot de deux lettres à l'aide de la matrice $ Q = \begin{pmatrix}6 &3 \\ 5& 3\end{pmatrix} $ on utilise la procédure ci-après :

    Étape 1 : On associe au mot la matrice $ X = \begin{pmatrix}x_1 \\ x_2\end{pmatrix} $ où $ x_1 $ est l'entier correspondant à la première lettre du mot et $ x_2 $ l'entier correspondant à la deuxième lettre du mot selon le tableau de correspondance ci-dessous :

    A B C D E F G H I J K L M
    0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
    N O P Q R S T U V W X Y Z
    13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25

    Étape 2 : La matrice $ X $ est transformée en la matrice $ Y = \begin{pmatrix}y_1 \\ y_2\end{pmatrix} $ telle que $ Y = QX $.

    Étape 3 : La matrice $ Y $ est transformée en la matrice $ R = \begin{pmatrix}r_1 \\ r_2\end{pmatrix} $ telle que $ r_1 $ est le reste de la division euclidienne de $ y_1 $ par 26 et $ r_2 $ est le reste de la division euclidienne de $ y_2 $ par 26.

    Étape 4 : À la matrice $ R = \begin{pmatrix}r_1 \\ r_2\end{pmatrix} $ on associe un mot de deux lettres selon le tableau de correspondance de l'étape 1.

    Exemple : JE

    $ \to X = \begin{pmatrix}9 \\ 4\end{pmatrix} \to Y = \begin{pmatrix}66 \\ 57\end{pmatrix} \to R \begin{pmatrix}14 \\ 5\end{pmatrix} \to $

    OF.

    Le mot JE est codé en le mot OF.

    Coder le mot DO.

  3. Procédure de décodage On conserve les mêmes notations que pour le codage.

    Lors du codage, la matrice $ X $ a été transformée en la matrice $ Y $ telle que $ Y = QX $.

    1. Démontrer que $ 3X = 3Q^{ - 1}Y $ puis que $ \begin{cases} 3x_1 \equiv 3r_1 - 3r_2 \quad [26]\\ 3x_2 \equiv - 5r_1+6r_2 \quad [26] \end{cases} $
    2. En remarquant que $ 9 \times 3 \equiv 1 \quad [26] $, montrer que $ \begin{cases} x_1 \equiv r_1 - r_2 \quad [26] \\ x_2 \equiv 7r_1+2r_2 \quad [26] \end{cases} $
    3. Décoder le mot SG.

Corrigé

Partie A

  1. On a :

    $ NM = \dfrac{1}{\text{det}(M)} \begin{pmatrix} 3 & -b \\ -5 & a \end{pmatrix} \begin{pmatrix} a & b \\ 5 & 3 \end{pmatrix} = \dfrac{1}{3a-5b} \begin{pmatrix} 3a-5b & 3b-3b \\ -5a+5a & -5b+3a \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix} = I $

    où $ I $ est la matrice unité de dimension $ 2 \times 2 $. On en déduit que $ N = M^{-1} $.

  2. L'équation $(E)$ est $ 3a - 5b = 3 $.

    1. Le couple $(6~;~3)$ est solution car $ 3 \times 6 - 5 \times 3 = 18 - 15 = 3 $.
    2. $ 3a - 5b = 3 \iff 3a - 5b = 3 \times 6 - 5 \times 3 \iff 3(a-6) = 5(b-3) $.

      5 divise $ 3(a-6) $ et $ \text{PGCD}(5~;~3) = 1 $, donc d'après le théorème de Gauss, 5 divise $ a-6 $.

      Il existe donc un entier relatif $ k $ tel que $ a-6 = 5k $, soit $ a = 6 + 5k $.

      En remplaçant dans $ 3(a-6) = 5(b-3) $, on obtient $ 3(5k) = 5(b-3) $, soit $ 3k = b-3 $, donc $ b = 3 + 3k $.

      L'ensemble des solutions est l'ensemble des couples $(6 + 5k~;~3 + 3k)$ où $ k \in \mathbb{Z} $.

Partie B

  1. D'après la partie A, si $\text{det}(Q) = 3$, alors :

    $ Q^{-1} = \dfrac{1}{3} \begin{pmatrix} 3 & -3 \\ -5 & 6 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 & -1 \\ -\dfrac{5}{3} & 2 \end{pmatrix} $
  2. Codage du mot DO

    $ D \to 3 $ et $ O \to 14 $. On a $ X = \begin{pmatrix} 3 \\ 14 \end{pmatrix} $.

    $ Y = QX = \begin{pmatrix} 6 & 3 \\ 5 & 3 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 3 \\ 14 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 18+42 \\ 15+42 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 60 \\ 57 \end{pmatrix} $.

    On calcule les restes de la division euclidienne par 26 :

    $ 60 = 2 \times 26 + 8 $, donc $ r_1 = 8 \to I $.

    $ 57 = 2 \times 26 + 5 $, donc $ r_2 = 5 \to F $.

    Le mot DO est codé en IF.

  3. Décodage

    1. $ QX = Y \implies Q^{-1}QX = Q^{-1}Y \implies X = Q^{-1}Y $.

      En multipliant par 3 : $ 3X = 3Q^{-1}Y $.

      $ 3 \begin{pmatrix} x_1 \\ x_2 \end{pmatrix} = 3 \begin{pmatrix} 1 & -1 \\ -\dfrac{5}{3} & 2 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} y_1 \\ y_2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 3 & -3 \\ -5 & 6 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} y_1 \\ y_2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 3y_1 - 3y_2 \\ -5y_1 + 6y_2 \end{pmatrix} $

      D'où :

      $ \begin{cases} 3x_1 = 3y_1 - 3y_2 \\ 3x_2 = -5y_1 + 6y_2 \end{cases} $

      Comme $ y_1 \equiv r_1 \pmod{26} $ et $ y_2 \equiv r_2 \pmod{26} $, on en déduit :

      $ \begin{cases} 3x_1 \equiv 3r_1 - 3r_2 \pmod{26} \\ 3x_2 \equiv -5r_1 + 6r_2 \pmod{26} \end{cases} $
    2. $ 9 \times 3 = 27 \equiv 1 \pmod{26} $.

      En multipliant les relations précédentes par 9 :

      $ 9 \times 3x_1 \equiv 9(3r_1 - 3r_2) \pmod{26} \implies 27x_1 \equiv 27r_1 - 27r_2 \pmod{26} \implies x_1 \equiv r_1 - r_2 \pmod{26} $.

      $ 9 \times 3x_2 \equiv 9(-5r_1 + 6r_2) \pmod{26} \implies 27x_2 \equiv -45r_1 + 54r_2 \pmod{26} $.

      Or $ -45 = -2 \times 26 + 7 \equiv 7 \pmod{26} $ et $ 54 = 2 \times 26 + 2 \equiv 2 \pmod{26} $.

      D'où $ x_2 \equiv 7r_1 + 2r_2 \pmod{26} $.

    3. Décoder le mot SG

      $ S \to 18 $ et $ G \to 6 $. On a $ r_1 = 18 $ et $ r_2 = 6 $.

      $ x_1 \equiv 18 - 6 = 12 \to M $.

      $ x_2$ est le reste de $ 7 \times 18 + 2 \times 6 = 126 + 12 = 138 $ par 26.

      $ 138 = 5 \times 26 + 8 $. Donc $ x_2 = 8 \to I $.

      Le mot SG se décode en MI.

Arithmétique : Suite d’entiers – Bac S Amérique du Nord 2011

Partie A : Restitution organisée de connaissances

Démontrer le théorème de Gauss en utilisant le théorème de Bézout.

Partie B

On rappelle la propriété connue sous le nom de petit théorème de Fermat :

"Si $ p $ est un nombre premier et $ q $ un entier naturel premier avec $ p $, alors

$ q^{p - 1}\equiv 1 $ (modulo $ p $)".

On considère la suite $ \left(u_{n}\right) $ définie pour tout entier naturel $ n $ non nul par :

$ u_{n}=2^{n}+3^{n}+6^{n} - 1 $.

  1. Calculer les six premiers termes de la suite.
  2. Montrer que, pour tout entier naturel $ n $ non nul, $ u_{n} $ est pair.
  3. Montrer que, pour tout entier naturel $ n $ pair non nul, $ u_{n} $ est divisible par 4.

    On note (E) l'ensemble des nombres premiers qui divisent au moins un terme de la suite $ \left(u_{n}\right) $.

  4. Les entiers 2, 3, 5 et 7 appartiennent-ils à l'ensemble (E) ?
  5. Soit $ p $ un nombre premier strictement supérieur à 3.

    1. Montrer que : $ 6 \times 2^{p - 2}\equiv 3\ \ (\text{modulo}\ p) $ et $ 6 \times 3^{p - 2}\equiv 2 \ \ (\text{modulo}\ p) $.
    2. En déduire que $ 6u_{p - 2}\equiv 0 \ \ (\text{modulo}\ p) $.
    3. Le nombre $ p $ appartient-il à l'ensemble (E) ?

Corrigé

Partie A

Théorème de Gauss : Soit $a$, $b$ et $c$ trois nombres $\in \mathbb{Z}^*$. Si $a$ divise le produit $bc$ et si $a$ et $b$ sont premiers entre eux, alors $a$ divise $c$.

Théorème de Bézout : Deux entiers relatifs sont premiers entre eux si, et seulement si, il existe deux entiers relatifs $u$ et $v$ tels que $au + bv = 1$.

Si $a$ divise le produit $bc$, il existe un nombre relatif $k$ tel que $ka = bc$.
Si $a$ et $b$ sont premiers entre eux, ils satisfont à l'égalité de Bézout : $au + bv = 1$.

Multiplions les deux membres de cette égalité par $c$ :
$acu + bcv = c$. Comme $bc = ka$, on a :
$acu + kav = c$
$a(cu + kv) = c$
donc $a$ divise $c$.

Partie B

  1. $u_n = 2^{n} + 3^{n} + 6^{n} - 1$

    $n$ 1 2 3 4 5 6
    $u_n$ 10 48 250 1392 8050 47448
  2. Pour $n > 0$, on a les égalités suivantes modulo $2$ :
    $2^n \equiv 0 \pmod 2$ ; $3 \equiv 1 \pmod 2$ d’où $3^n \equiv 1 \pmod 2$ ; $6^n \equiv 0 \pmod 2$.

    Donc $u_n = 2^n + 3^n + 6^n - 1 = 0 + 1 + 0 - 1 = 0$ donc $u_n$ est pair pour tout $n > 0$.
  3. Posons $n = 2k$, $k$ étant un entier naturel non nul.
    $u_n = 2^n + 3^n + 6^n - 1 = (2^2)^k + (3^2)^k + (6^2)^k - 1$.
    On a les égalités suivantes modulo $4$ :
    $(2^2)^k = 4^k \equiv 0 \pmod 4$ ; $3^2 = 9 \equiv 1 \pmod 4$ d’où $(3^2)^k \equiv 1 \pmod 4$ ; $(6^2)^k = 36^k \equiv 0 \pmod 4$.

    Donc $u_n \equiv 0 + 1 + 0 - 1 \equiv 0 \pmod 4$.
    Par conséquent, $u_n$ est divisible par 4 pour tout $n$ pair et non nul.
  4. D’après le tableau en 1) :

    • $u_1 = 10$, divisible par 2.
    • $u_2 = 48$, divisible par 3.
    • $u_3 = 250$, divisible par 5.
    • $u_5 = 8050$, divisible par 7.

    Donc 2, 3, 5 et 7 appartiennent à l’ensemble $(E)$.

  5. Remarquons que si $p$ est un nombre premier $> 3$, il est premier avec 2, avec 3 et avec 6.

    1. D’après le petit théorème de Fermat on a :
      $2^{p-1} \equiv 1 \pmod p$ qui peut s’écrire $2 \times 2^{p-2} \equiv 1 \pmod p$ et, en multipliant les deux membres de la congruence par 3 :

      $6 \times 2^{p-2} \equiv 3 \pmod p$

      Similairement :
      $3^{p-1} \equiv 1 \pmod p$ qui peut s’écrire $3 \times 3^{p-2} \equiv 1 \pmod p$ et, en multipliant les deux membres de la congruence par 2 :

      $6 \times 3^{p-2} \equiv 2 \pmod p$
    2. $u_{p-2} = 2^{p-2} + 3^{p-2} + 6^{p-2} - 1$
      $6 u_{p-2} = 6 \times 2^{p-2} + 6 \times 3^{p-2} + 6 \times 6^{p-2} - 6$
      $6 u_{p-2} = 6 \times 2^{p-2} + 6 \times 3^{p-2} + 6^{p-1} - 6$

      En remarquant que $6^{p-1} \equiv 1 \pmod p$ (petit théorème de Fermat), on a :
      $6 \times 2^{p-2} + 6 \times 3^{p-2} + 6^{p-1} - 6 \equiv 3 + 2 + 1 - 6 \equiv 0 \pmod p$.
      Soit $6 u_{p-2} \equiv 0 \pmod p$.
    3. $p$ est premier avec 6, donc $p$ divise $u_{p-2}$ (théorème de Gauss).
      Donc $p \in (E)$.

Congruences – Bac S Liban 2009

Le but de l'exercice est de montrer qu'il existe un entier naturel $ n $ dont l'écriture décimale du cube se termine par 2009, c'est-à-dire tel que $ n^{3}\equiv 2009 \pmod{10\,000} $.

Partie A

  1. Déterminer le reste de la division euclidienne de $ 2009^{2} $ par $ 16 $.
  2. En déduire que $ 2009^{8001}\equiv 2009 \pmod{16} $.

Partie B

On considère la suite $ \left(u_{n}\right) $ définie sur $ \mathbb{N} $ par :

$ u_{0}=2009^{2} - 1 $ et, pour tout entier naturel $ n, u_{n+1}=\left(u_{n}+1\right)^{5} - 1 $.

    1. Démontrer que $ u_{0} $ est divisible par 5.
    2. Démontrer, en utilisant la formule du binôme de Newton, que pour tout entier naturel $ n $

      $ u_{n+1}=u_{n}\left[u_{n}^{4}+5\left(u_{n}^{3}+2u_{n}^{2} +2u_{n}+1\right)\right] $

    3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel $ n $, $ u_{n} $ est divisible par $ 5^{n+1} $.
    1. Vérifier que $ u_{3}=2009^{250} - 1 $ puis en déduire que $ 2009^{250}\equiv 1 \pmod{625} $.
    2. Démontrer alors que $ 2009^{8001}\equiv 2009 \pmod{625} $.

Partie C

  1. En utilisant le théorème de Gauss et les résultats établis dans les questions précédentes, montrer que $ 2009^{8001} - 2009 $ est divisible par 10 000.
  2. Conclure, c'est-à-dire déterminer un entier naturel dont l'écriture décimale du cube se termine par 2009.

Corrigé

Partie A

  1. En remarquant que $2000 = 16 \times 125$ on peut écrire :

    $2009 \equiv 9 [16] \Rightarrow 2009^2 \equiv 81 [16]$

    Et puisque $80 = 16 \times 5$, on a $2009^2 \equiv 1 [16]$, ce qui montre que le reste de la division euclidienne de $2009^2$ par $16$ est égal à 1.

  2. On en déduit que toute puissance paire de 2009 est congrue à 1 modulo 16 et que toute puissance impaire est congrue à 2009 modulo 16. D'où :

    $2009^{8001} \equiv 2009 [16]$

Partie B

    1. $u_0 = 2009^2 - 1 = (2009 + 1)(2009 - 1) = 2010 \times 2008 = 5 \times 402 \times 2008$, ce qui montre que $u_0$ est divisible par 5.
    2. La formule du binôme de Newton appliquée à $(u_n + 1)^5$ donne :

      $(u_n + 1)^5 = u_n^5 + 5u_n^4 + 10u_n^3 + 10u_n^2 + 5u_n + 1$

      D'où :

      $(u_n + 1)^5 - 1 = u_n [u_n^4 + 5(u_n^3 + 2u_n^2 + 2u_n + 1)]$
    3. La proposition est vraie pour $u_0$ (cf. 1.1). Montrons que si elle vraie pour $u_n$ elle l'est aussi pour $u_{n+1}$.
      Posons $u_n = N \times 5^{n+1}$. D'après ce qui précède, on peut écrire :

      $(u_n + 1)^5 - 1 = u_n [u_n^4 + 5(u_n^3 + 2u_n^2 + 2u_n + 1)] = N \times 5^{n+1} [N^4 \times 5^{4n+4} + 5(u_n^3 + 2u_n^2 + 2u_n + 1)]$

      Soit :

      $u_{n+1} = (u_n + 1)^5 - 1 = N \times 5^{n+2} [N^4 \times 5^{4n+3} + (u_n^3 + 2u_n^2 + 2u_n + 1)]$

      ce qui démontre que $u_{n+1}$ est divisible par $5^{n+2}$. La proposition est donc vraie pour tous les termes de la suite $(u_n)$.

    1. Démontrons par récurrence que $u_n = 2009^{2 \times 5^n} - 1$.
      Ceci est vrai pour $u_0 = 2009^{2 \times 5^0} - 1$. Si la proposition est vraie pour $u_n$, montrons qu'elle est vraie pour $u_{n+1}$ :

      $u_{n+1} = (u_n + 1)^5 - 1 = (2009^{2 \times 5^n} - 1 + 1)^5 - 1 = 2009^{2 \times 5^{n+1}} - 1$

      Ainsi la proposition est vraie pour tous les termes de la suite $(u_n)$. Alors $u_3 = 2009^{2 \times 5^3} - 1 = 2009^{250} - 1$.
      D'après ce qui précède $u_3$ est divisible par $5^4 = 625$. Donc :

      $2009^{250} - 1 \equiv 0 [625] \Rightarrow 2009^{250} \equiv 1 [625]$
    2. On remarque que $8000 = 250 \times 32$. Donc :

      $2009^{8000} = (2009^{250})^{32} \equiv 1^{32} \equiv 1 [625] \Rightarrow 2009^{8001} \equiv 2009 [625]$

Partie C

  1. Un corollaire du théorème de Gauss énonce que si un nombre entier $a$ est divisible par deux nombres entiers $b$ et $c$ premiers entre eux, alors $a$ est divisible par le produit $bc$.
    Dans ce qui précède, nous avons démontré que $2009^{8001} - 2009$ est divisible par 16 et 625 qui sont premiers entre eux. Il s'ensuit que $2009^{8001} - 2009$ est divisible par $16 \times 625 = 10000$.
  2. En remarquant que $8001 = 3 \times 2667$, on peut conclure que le nombre $n = 2009^{2667}$ est tel que $n^3 = (2009^{2667})^3$ est un cube dont l'écriture décimale se termine par 2009, c'est à dire tel que :

    $(2009^{2667})^3 \equiv 2009 [10000]$