Vrai/Faux : Matrice d’adjacence et puissances

[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur la matrice d'adjacence et ses puissances, indiquer si elle est Vraie ou Fausse.
[/enonce]

[etape]
Affirmation : Pour un graphe orienté, la matrice d'adjacence est toujours symétrique.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
La symétrie de la matrice n'est garantie que pour un graphe non orienté. Dans un graphe orienté, un arc de $i$ vers $j$ ne donne pas automatiquement un arc de $j$ vers $i$, donc $M_{i,j}$ et $M_{j,i}$ peuvent être différents.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Petit rappel : la symétrie traduit le fait qu'une arête entre $i$ et $j$ se lit dans les deux sens. C'est exactement ce qui n'arrive pas pour un graphe orienté, où le sens d'un arc compte.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. La symétrie de la matrice d'adjacence est caractéristique des graphes non orientés ; pour un graphe orienté, $M_{i,j}$ peut différer de $M_{j,i}$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Dans la matrice d'adjacence d'un graphe non orienté simple (sans boucle, sans arêtes multiples), tous les coefficients diagonaux sont nuls.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Le coefficient $M_{i,i}$ compte le nombre de boucles sur le sommet $i$ (en comptant double pour le cas non orienté). En l'absence de boucle, $M_{i,i} = 0$ pour tout $i$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Attention : la diagonale $M_{i,i}$ est uniquement liée aux boucles. Sans boucle dans le graphe, aucune diagonale ne peut être non nulle.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. La diagonale de la matrice d'adjacence ne reflète que les boucles ; sans boucle, tous les coefficients diagonaux sont nuls.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Soit $M$ la matrice d'adjacence d'un graphe. Le coefficient $(M^{3})_{i,j}$ donne le nombre de chaînes de longueur au plus $3$ allant de $i$ à $j$.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
$(M^{3})_{i,j}$ donne le nombre de chaînes de longueur exactement $3$ entre $i$ et $j$. Pour les chaînes de longueur au plus $3$, il faudrait calculer $M_{i,j} + (M^{2})_{i,j} + (M^{3})_{i,j}$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Il ne faut pas confondre « exactement $k$ » et « au plus $k$ ». La puissance $M^{k}$ ne concerne que les chaînes ayant exactement $k$ arêtes ; pour cumuler plusieurs longueurs, il faut additionner plusieurs puissances.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Le coefficient $(M^{3})_{i,j}$ donne le nombre de chaînes de longueur exactement $3$. Pour « au plus $3$ », on calcule $M + M^{2} + M^{3}$ et on lit le coefficient $(i\,;\,j)$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
On considère un graphe à $4$ sommets dont la matrice d'adjacence est :

$M = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 1 & 0 \\ 1 & 0 & 1 & 0 \\ 1 & 1 & 0 & 1 \\ 0 & 0 & 1 & 0 \end{pmatrix}$

Affirmation : Le sommet $3$ a pour degré $3$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
Le degré du sommet $3$ se lit en sommant les coefficients de la ligne (ou colonne) $3$ de $M$ : $1 + 1 + 0 + 1 = 3$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Pour un graphe non orienté, le degré du sommet $i$ est la somme des coefficients de la $i$-ème ligne de $M$. Reprendre les valeurs ligne par ligne pour le sommet $3$.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. La somme des coefficients de la troisième ligne vaut $1 + 1 + 0 + 1 = 3$, c'est le degré du sommet $3$.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Si une matrice $M$ contient une ligne entièrement nulle, alors le sommet correspondant a au moins une arête dans le graphe.

[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Une ligne entièrement nulle dans $M$ signifie justement que le sommet correspondant n'a aucune arête (ni boucle, ni arête vers un autre sommet) — il est dit isolé. C'est le contraire de l'affirmation.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Lecture inversée à corriger : une ligne nulle dit que le sommet n'est relié à personne. Un sommet avec au moins une arête aurait au moins un coefficient non nul sur sa ligne.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est fausse. Une ligne nulle signifie que le sommet est isolé (sans aucune arête). C'est l'inverse qui est vrai : une ligne non nulle correspond à un sommet ayant au moins une arête.
[/solution]
[/etape]

[etape]
Affirmation : Pour un graphe non orienté simple, le coefficient $(M^{2})_{i,i}$ est égal au degré du sommet $i$.

[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Parfait !
$(M^{2})_{i,i}$ compte les chaînes de longueur $2$ partant de $i$ et y revenant. Une telle chaîne est de la forme $i \to k \to i$ : elle correspond à un voisin $k$ de $i$. Le nombre de tels parcours est exactement le nombre de voisins de $i$, c'est-à-dire son degré.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le calcul $(M^{2})_{i,i} = \sum_{k} M_{i,k} M_{k,i}$ se simplifie (graphe simple non orienté, $M_{k,i} = M_{i,k}$, valeurs $0$ ou $1$) en $\sum_{k} M_{i,k} = $ degré de $i$. C'est un résultat classique.[/reponse]
[/qcm]

[solution]
Cette affirmation est vraie. Pour un graphe simple non orienté, $(M^{2})_{i,i}$ compte les chaînes $i \to k \to i$, et il y en a autant que de voisins de $i$, soit le degré de $i$.
[/solution]
[/etape]

QCM : Matrice d’adjacence et puissances

[enonce]
Ce QCM porte sur la matrice d'adjacence d'un graphe et l'interprétation de ses puissances. Pour chaque question, choisissez la bonne réponse parmi les quatre propositions.
[/enonce]

[etape]
Soit un graphe non orienté à $n$ sommets, sans boucle ni arête multiple. Quelle propriété sa matrice d'adjacence $M$ vérifie-t-elle toujours ?
[qcm]
[option]Elle est diagonale.[/option]
[option correct="true"]Elle est symétrique et ne contient que des $0$ et des $1$.[/option]
[option]Elle est triangulaire supérieure.[/option]
[option]Sa somme de coefficients vaut $n$.[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
Pour un graphe non orienté, l'arête entre $i$ et $j$ apparaît symétriquement : $M_{i,j} = M_{j,i}$. L'absence de boucle et d'arêtes multiples impose des coefficients dans $\{0\,;\,1\}$.[/reponse]
[reponse motif="Elle est diagonale."]Non.
Une matrice diagonale n'a des coefficients qu'en position $(i\,;\,i)$. Or l'absence de boucle impose justement $M_{i,i} = 0$ : la matrice est presque toujours hors diagonale.[/reponse]
[reponse motif="Elle est triangulaire supérieure."]Non.
Pour un graphe non orienté, la matrice est symétrique, donc les coefficients sous la diagonale sont identiques à ceux du dessus. Une matrice triangulaire conviendrait pour un graphe orienté très particulier, pas pour le cas général non orienté.[/reponse]
[reponse motif="Sa somme de coefficients vaut $n$."]Non.
La somme des coefficients de $M$ vaut $2 \times \text{(nombre d'arêtes)}$ pour un graphe non orienté simple, et n'a aucune raison de coïncider avec l'ordre $n$ du graphe.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
La matrice d'un graphe non orienté simple est symétrique et à coefficients dans $\{0\,;\,1\}$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Dans un graphe non orienté, le sommet numéroté $3$ porte une boucle (et pas d'autre arête issue de lui). Que vaut le coefficient $M_{3,3}$ de la matrice d'adjacence ?
[qcm]
[option]$0$[/option]
[option]$1$[/option]
[option correct="true"]$2$[/option]
[option]$3$[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
Dans un graphe non orienté, une boucle compte $2$ sur la diagonale. C'est cohérent avec la règle « le degré d'un sommet est obtenu en sommant la ligne (ou la colonne) correspondante » : la boucle contribue $2$ au degré.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
Cela reviendrait à ignorer la boucle. Or la boucle est bien une arête du graphe et elle se traduit par un coefficient non nul sur la diagonale.[/reponse]
[reponse motif="$1$"]Non.
Le piège est de compter la boucle comme une simple arête. Dans le cas non orienté, on convient qu'une boucle contribue deux fois au coefficient diagonal pour rester cohérent avec le calcul du degré.[/reponse]
[reponse motif="$3$"]Non.
La règle ne dépend pas du numéro du sommet : peu importe que le sommet soit le $3$ ou un autre, une boucle non orientée vaut toujours $2$ sur la diagonale.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Dans un graphe non orienté, une boucle ajoute $2$ au coefficient diagonal correspondant.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $M$ la matrice d'adjacence d'un graphe et soit $k \geqslant 1$ un entier. Que représente le coefficient $(M^{k})_{i,j}$ ?
[qcm]
[option]Le nombre de chemins de longueur au plus $k$ entre $i$ et $j$.[/option]
[option correct="true"]Le nombre de chaînes de longueur exactement $k$ reliant $i$ à $j$.[/option]
[option]La distance minimale entre $i$ et $j$.[/option]
[option]Le nombre d'arêtes communes à $i$ et $j$.[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
D'après le théorème du cours, $(M^{k})_{i,j}$ donne le nombre de chaînes de longueur exactement $k$ allant de $i$ à $j$. Pour les chaînes de longueur au plus $k$, on additionne $M, M^{2}, \dots, M^{k}$.[/reponse]
[reponse motif="Le nombre de chemins de longueur au plus $k$ entre $i$ et $j$."]Non.
Confusion classique entre « exactement $k$ » et « au plus $k$ ». Pour obtenir le nombre de chaînes de longueur au plus $k$, il faut additionner les coefficients correspondants des matrices $M, M^{2}, \ldots, M^{k}$.[/reponse]
[reponse motif="La distance minimale entre $i$ et $j$."]Non.
La distance minimale est obtenue par d'autres méthodes (parcours en largeur, Dijkstra...). $(M^{k})_{i,j}$ compte des chaînes, il ne mesure pas un plus court chemin.[/reponse]
[reponse motif="Le nombre d'arêtes communes à $i$ et $j$."]Non.
Le nombre d'arêtes reliant directement $i$ à $j$ est lu dans $M$ lui-même (cas $k = 1$), pas dans $M^{k}$ pour $k \geqslant 2$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Le coefficient $(M^{k})_{i,j}$ donne le nombre de chaînes de longueur exactement $k$ entre les sommets $i$ et $j$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Pour un graphe à $5$ sommets, on a calculé $(M^{2})_{1,4} = 3$. Comment interpréter ce résultat ?
[qcm]
[option]Il existe $3$ chaînes de longueur au plus $2$ allant de $1$ à $4$.[/option]
[option correct="true"]Il existe $3$ chaînes de longueur exactement $2$ allant de $1$ à $4$.[/option]
[option]Le sommet $1$ a $3$ voisins en commun avec le sommet $4$.[/option]
[option]Le sommet $1$ est à distance $3$ du sommet $4$.[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
Une chaîne de longueur $2$ entre $1$ et $4$ est de la forme $1 \to k \to 4$ où $k$ est un sommet intermédiaire. Le coefficient $(M^{2})_{1,4} = 3$ signifie qu'il y a exactement $3$ tels parcours.[/reponse]
[reponse motif="Il existe $3$ chaînes de longueur au plus $2$ allant de $1$ à $4$."]Non.
$(M^{2})_{i,j}$ ne compte que les chaînes de longueur exactement $2$. Pour obtenir « au plus $2$ », il faut ajouter $M_{1,4}$ (les arêtes directes) au résultat.[/reponse]
[reponse motif="Le sommet $1$ a $3$ voisins en commun avec le sommet $4$."]Non.
Cette interprétation est juste pour un graphe non orienté simple (sans boucle ni arêtes multiples) : les voisins communs correspondent alors aux sommets intermédiaires des chaînes de longueur $2$. Mais en présence de boucles ou d'arêtes multiples, ce n'est plus vrai. La lecture officielle reste : « nombre de chaînes de longueur exactement $2$ ».[/reponse]
[reponse motif="Le sommet $1$ est à distance $3$ du sommet $4$."]Non.
Le coefficient calculé est $3$, mais il quantifie un nombre de chaînes, pas la longueur d'une chaîne. La distance correspondrait à la plus petite valeur de $k$ telle que $(M^{k})_{1,4} > 0$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
$(M^{2})_{1,4} = 3$ signifie qu'il existe $3$ chaînes de longueur exactement $2$ allant de $1$ à $4$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
On considère le graphe orienté à $3$ sommets dont la matrice d'adjacence (lignes et colonnes dans l'ordre $1$, $2$, $3$) est :

$M = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \\ 1 & 0 & 0 \end{pmatrix}$

Combien existe-t-il d'arcs partant de $2$ et arrivant à $3$ ?
[qcm]
[option]$0$[/option]
[option correct="true"]$1$[/option]
[option]$2$[/option]
[option]Impossible à dire sans la figure.[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
La matrice $M$ se lit ligne par ligne : à la ligne $2$, colonne $3$, on lit $M_{2,3} = 1$. Il y a donc exactement un arc de $2$ vers $3$.[/reponse]
[reponse motif="$0$"]Non.
Lire $M_{2,3}$ revient à regarder la $2$-ème ligne et la $3$-ème colonne. Il faut bien repérer la ligne (sommet d'origine) avant la colonne (sommet d'arrivée).[/reponse]
[reponse motif="$2$"]Non.
Cette valeur n'apparaît pas dans la matrice : tous les coefficients valent $0$ ou $1$. Vérifier l'emplacement (ligne $2$, colonne $3$) avant de lire le coefficient.[/reponse]
[reponse motif="Impossible à dire sans la figure."]Non.
La matrice d'adjacence donne une description complète du graphe : il n'est pas nécessaire de disposer de la figure pour répondre. Le coefficient $M_{i,j}$ donne directement le nombre d'arcs de $i$ à $j$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
On lit $M_{2,3}$ à l'intersection de la deuxième ligne et de la troisième colonne ; il vaut $1$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

[etape]
Soit $M$ la matrice d'adjacence d'un graphe non orienté à $4$ sommets. Comment obtient-on le nombre de chaînes de longueur au plus $3$ reliant $i$ à $j$ ?
[qcm]
[option]On lit le coefficient $(M^{3})_{i,j}$.[/option]
[option correct="true"]On calcule $M_{i,j} + (M^{2})_{i,j} + (M^{3})_{i,j}$.[/option]
[option]On élève $M$ à la puissance $3$ et on multiplie par $3$.[/option]
[option]On somme tous les coefficients de $M^{3}$.[/option]
[reponse statut="correct"]Tout à fait !
Pour compter les chaînes de longueur $1$, $2$ ou $3$, on additionne le coefficient $(i\,;\,j)$ des matrices $M$, $M^{2}$ et $M^{3}$. Chaque puissance compte exactement les chaînes de la longueur correspondante.[/reponse]
[reponse motif="On lit le coefficient $(M^{3})_{i,j}$."]Non.
Ce coefficient ne compte que les chaînes de longueur exactement $3$. Pour avoir « au plus $3$ », il faut aussi prendre en compte les longueurs $1$ et $2$.[/reponse]
[reponse motif="On élève $M$ à la puissance $3$ et on multiplie par $3$."]Non.
Multiplier par $3$ n'a pas de sens combinatoire : cela triple artificiellement le nombre de chaînes de longueur $3$ et ignore complètement les longueurs inférieures.[/reponse]
[reponse motif="On somme tous les coefficients de $M^{3}$."]Non.
Cela donne le nombre total de chaînes de longueur exactement $3$ dans le graphe (toutes origines et destinations confondues), pas celles entre les deux sommets précis $i$ et $j$.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non.
Pour les chaînes de longueur au plus $k$, on additionne les coefficients $(i\,;\,j)$ des matrices $M, M^{2}, \dots, M^{k}$.[/reponse]
[/qcm]
[/etape]

Graphes – Bac blanc ES Sujet 2 – Maths-cours 2018 (spé)

Une agence de tourisme propose la visite de certains monuments parisiens.

Chacun de ces monuments est désigné par une lettre comme suit :

  • E : Tour Eiffel
  • L : Musée du Louvre
  • M : Tour Montparnasse
  • N : Cathédrale Notre-Dame de Paris
  • S : Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
  • T : Arc de triomphe

Cette agence fait appel à une société de transport par autocar qui propose les liaisons suivantes (chacune de ces liaisons pouvant s'effectuer dans les deux sens de circulation) :

Graphe des liaisons entre monuments parisiens
  1. Expliquer pourquoi il est possible de trouver un trajet empruntant une fois et une seule chacune des dix liaisons indiquées sur le graphe.
    Donner un exemple d'un tel trajet.
    1. Donner la matrice d'adjacence $ M $ associée à ce graphe en classant les sommets par ordre alphabétique.
    2. On donne :

      $ M^2 = \begin{pmatrix} 4 &2 &1 &3 &2 &1 \\ 2 &4 &2 &2 &2 &2 \\ 1 &2 &3 &1 &3 &1 \\ 3 &2 &1 &3 &1 &1 \\ 2 &2 &3 &1 &4 &1\\ 1 &2 &1 &1 &1 &2 \end{pmatrix} $
      $ M^3 = \begin{pmatrix} 6 &10 &9 &5 &10 &6 \\ 10 &8 &8 &8 &10 &4 \\ 9 &8 &4 &8 &5 &4 \\ 5 &8 &8 &4 &9 &4 \\ 10 &10 &5 &9 &6 &6\\ 6 &4 &4 &4 &6 &2 \end{pmatrix} $

      Combien y a-t-il de trajets permettant de relier la cathédrale Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel en utilisant au maximum trois liaisons.
      Justifier votre réponse.

  2. On complète le graphe précédent en indiquant, sur chacune des branches, la durée du trajet, en minutes, entre deux monuments.

    Graphe des monuments parisiens avec durées de trajet en minutes

    On souhaite aller de la tour Montparnasse à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

    En utilisant un algorithme, déterminer le trajet le plus rapide ainsi que la durée de ce trajet.

Corrigé

  1. Trouver un trajet qui emprunte une fois et une seule chacune des liaisons indiquées sur le graphe revient à déterminer une chaîne eulérienne.

    Le théorème d'Euler indique qu'un graphe connexe contient une chaîne eulérienne si et seulement s'il ne possède que 0 ou 2 sommets de degré impair.

    Les degrés des sommets sont indiqués dans le tableau ci-après :

    Sommet E L M N S T
    Degré 4 4 3 3 4 2

    Le graphe comporte deux sommets de degré impair : M et N. Il est donc possible de relier M (Tour Montparnasse) à N (Cathédrale Notre-Dame de Paris) en empruntant une fois et une seule chacune des liaisons; par exemple : M-E-T-S-E-L-S-N-L-M-N.

    1. En classant les sommets par ordre alphabétique, on obtient la matrice d'adjacence suivante :

      $ M = \begin{pmatrix} 0 &1 &1 &0 &1 &1 \\ 1 &0 &1 &1 &1 &0 \\ 1 &1 &0 &1 &0 &0 \\ 0 &1 &1 &0 &1 &0 \\ 1 &1 &0 &1 &0 &1\\ 1 &0 &0 &0 &1 &0 \end{pmatrix} $
    2. Le coefficient situé sur la $ 4^{\text{e}} $ ligne (correspondant à la cathédrale Notre-Dame de Paris) et la $ 1^{\text{ère}} $ colonne (correspondant à la tour Eiffel) de la matrice $ M $ est égal à 0.
      Il n'y a donc aucun trajet reliant la cathédrale Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel en utilisant une et une seule liaison.

      Le coefficient situé sur la $ 4^{\text{e}} $ ligne et la $ 1^{\text{ère}} $ colonne de la matrice $ M^2 $ est égal à 3.
      Il y a donc 3 trajets reliant la cathédrale Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel en utilisant exactement deux liaisons.

      Le coefficient situé sur la $ 4^{\text{e}} $ ligne et la $ 1^{\text{ère}} $ colonne de la matrice $ M^3 $ est égal à 5.
      Il y a donc 5 trajets reliant la cathédrale Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel en utilisant exactement trois liaisons.

      Au total, on trouve qu'il existe exactement huit trajets permettant de relier la cathédrale Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel en utilisant au maximum trois liaisons.

  2. On utilise l'algorithme de Dijkstra :

    Départ $\infty$ $\infty$ $\mathbf{0_M}$ $\infty$ $\infty$ $\infty$
    M (0) $10_M$ $7_M$ $\mathbf{4_M}$ $\infty$ $\infty$
    N (4) $10_M$ $\mathbf{6_N}$ $12_N$ $\infty$
    L (6) $\mathbf{10_M}$ $11_L$ $\infty$
    E (10) $\mathbf{11_L}$ $14_E$

    Reportez-vous à la page « méthode » : l'algorithme de Dijkstra étape par étape pour obtenir la méthode de construction détaillée de ce tableau.

    Le trajet le plus rapide pour aller de la tour Montparnasse à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre est le trajet M-N-L-S, c'est à dire Montparnasse - Notre-Dame de Paris - Louvre - Sacré-Cœur.

    Sa durée est de 11 minutes.

Graphes – Bac blanc ES Sujet 1 – Maths-cours 2018 (spé)

Un appartement comporte 6 pièces notées A, B, C, D, E et F.

Le plan ci-après présente la disposition des pièces ainsi que les portes de communication entre ces pièces.

Plan et graphes

Par exemple, il y a une porte de communication entre les pièces A et B mais il n'y en a pas entre les pièces B et E.

La porte donnant accès à l'appartement est sans importance dans le cadre de l'exercice et n'a pas été représentée.

Toutes les réponses aux questions posées devront être justifiées.

    1. Traduire la situation à l'aide d'un graphe (G) dont les sommets représentent les pièces et dont les arêtes représentent les portes de communication.
    2. Le graphe (G) est-il connexe ? complet ?
    1. Est-il possible de parcourir l'appartement en empruntant chaque porte une fois et une seule ?
      Si oui, donner un exemple d'un tel chemin.
    2. Est-il possible de parcourir l'appartement en empruntant chaque porte une fois et une seule et en partant et en arrivant dans la même pièce ?
      Si oui, donner un exemple d'un tel chemin.
  1. Déterminer la matrice d'adjacence $ M $ associée au graphe précédent en prenant les sommets par ordre alphabétique.
  2. À l'aide d'une calculatrice on trouve :

    $ M^3 = \begin{pmatrix} 2 &5 &2 &3 &7 &4 \\ 5 &0 &5 &2 &2 &2 \\ 2 &5 &2 &4 &7 &3 \\ 3 &2 &4 &2 &5 &2 \\ 7 &2 &7 &5 &4 &5\\ 4 &2 &3 &2 &5 &2 \end{pmatrix} $
    1. Combien existe-t-il de chemins permettant d'aller de la pièce A à la pièce D en empruntant exactement trois portes ?
      Donner la liste de ces chemins.
    2. Est-il toujours possible de relier deux pièces différentes en empruntant exactement trois portes ?
    1. Montrer qu'il existe au moins un sous-graphe complet de (G) d'ordre 3.
    2. Le propriétaire souhaite repeindre l'appartement en respectant les règles suivantes :

      • chaque pièce sera repeinte avec une couleur unique ;
      • deux pièces adjacentes, c'est à dire reliées par une porte, seront repeintes avec des couleurs différentes.

      Pourra-t-il réaliser ces objectifs en utilisant seulement trois couleurs ?

Corrigé

    1. On place d'abord les sommets A, B, C, D, E et F qui représentent les pièces et on relie, par des arêtes, les pièces qui communiquent : A-B, A-E, A-F, B-C, C-D, C-E, D-E, E-F.

      Graphe communications entre pièces
    2. Le graphe est connexe. En effet, un graphe est connexe si deux sommets quelconques peuvent être reliés par une chaîne ce qui est le cas ici.

      Le graphe n'est pas complet. Un graphe non orienté est complet si et seulement si tous ses sommets sont reliés par une arête. Ce n'est pas le cas ici pour A et C par exemple.

      À retenir

      Un graphe est complet si et seulement si tous ses sommets sont deux à deux adjacents (c'est à dire reliés par une arête).

      Un graphe est connexe si et seulement si deux sommets quelconques peuvent être reliés par une chaîne (intuitivement cela signifie que le graphe est en « un seul morceau »).

    1. On recherche s'il existe une chaîne eulérienne, c'est à dire une chaîne qui contient une fois et une seule chacune des arêtes du graphe.

      D'après le théorème d'Euler, un graphe connexe contient une chaîne eulérienne si et seulement s'il possède 0 ou 2 sommets de degré impair.

      Le degré de chacun des sommets est donné par le tableau ci-après :

      Sommet A B C D E F
      Degré 3 2 3 2 4 2

      Le graphe (G) possède deux sommets de degré impair : A et C.

      Il est donc possible de parcourir l'appartement en empruntant chacune des 8 portes une fois et une seule, par exemple en suivant le trajet : A-B-C-D-E-F-A-E-C.

      Théorème

      À retenir

      Une chaîne eulérienne est une chaîne qui contient une fois et une seule chacune des arêtes du graphe.

      Trouver un chemin qui emprunte chaque arête une fois et une seule revient à trouver une chaîne eulérienne.

      Un graphe connexe admet une chaîne eulérienne si et seulement s'il possède 0 ou 2 sommet(s) de degré impair.

    2. Dans cette question, on recherche l'existence d'un cycle eulérien (un cycle est une chaîne fermée).

      Or, d'après le théorème d'Euler, un graphe connexe contient un cycle eulérien si et seulement s'il ne possède aucun sommet de degré impair.

      Ici, A et C sont de degré impair. Toute chaîne eulérienne aura pour extrémités A et C et ne sera donc pas un cycle.

      Par conséquent, il n'est pas possible de parcourir l'appartement en empruntant chaque porte une fois et une seule et en partant et en arrivant dans la même pièce.

      Théorème

      À retenir

      Un cycle eulérien est une chaîne fermée qui contient une fois et une seule chacune des arêtes du graphe.

      Trouver un chemin qui emprunte chaque arête une fois et une seule et dont les sommets de départ et d'arrivée sont identiques revient à trouver un cycle eulérien.

      Un graphe connexe admet un cycle eulérien si et seulement s'il ne possède aucun sommet de degré impair.

  1. Numérotons les pièces A: 1, B: 2, C: 3, D: 4, E: 5, F: 6.
    La matrice d'adjacence $ M $ associée au graphe précédent s'obtient en plaçant à la $ i $-ième ligne et à la $ j $-ième colonne :

    • un « 1 » si les pièces numérotées $ i $ et $ j $ sont reliés par une arête ;
    • un « 0 » sinon.

    On obtient alors la matrice :

    $ M = \begin{pmatrix} 0 &1 &0 &0 &1 &1 \\ 1 &0 &1 &0 &0 &0 \\ 0 &1 &0 &1 &1 &0 \\ 0 &0 &1 &0 &1 &0 \\ 1 &0 &1 &1 &0 &1\\ 1 &0 &0 &0 &1 &0 \end{pmatrix} $
    1. Le coefficient de $ M^3 $ situé à la $ i $-ième ligne et à la $ j $-ième colonne indique le nombre de chemins de trois arêtes menant du sommet numéro $ i $ au sommet numéro $ j $.

      Ici, le coefficient situé à la première ligne et à la quatrième colonne est 3. Il y a donc 3 chemins permettant d'aller de la pièce A à la pièce D en empruntant exactement trois portes.

      À l'aide du graphe, on trouve les chemins : A-B-C-D, A-E-C-D et A-F-E-D.

      Théorème

      À retenir

      Le coefficient de la matrice $ M^n $ situé à la $ i $-ième ligne et à la $ j $-ième colonne correspond au nombre de chemins de longueur $ n $ menant du sommet numéro $ i $ au sommet numéro $ j $.

    2. La matrice $ M^3 $ comporte un unique coefficient nul situé en ligne 2 et en colonne 2. Cela signifie qu'il n'est pas possible de partir de la pièce B pour revenir à la pièce B en empruntant exactement 3 portes mais que, mis à part ce cas, il est toujours possible de joindre deux pièces en empruntant exactement 3 portes.

      Comme l'énoncé précise deux pièces différentes, il est effectivement toujours possible de joindre deux pièces différentes en empruntant exactement trois portes.

    1. Considérons le sous-graphe constitué des sommets A, E et F. Chacun de ces trois sommets est relié aux deux autres, donc ce sous-graphe est complet. Le sous-graphe constitué de C, E et D est lui-aussi complet.
    2. Il est possible de repeindre les pièces en respectant les consignes de l'énoncé et avec seulement trois couleurs.

      Le sous-graphe A, E et F étant complet, il faudra nécessairement trois couleurs différentes pour peindre ces trois pièces.
      Il en est de même pour les pièces C, E et D.

      En respectant ces contraintes, il est facile de trouver une solution au problème posé ; par exemple (mais il y a d'autres solutions ...) :

      Couleur 1 : E, B
      Couleur 2 : A, C
      Couleur 3 : F, D.

Graphes : Algorithme de Dijkstra

Une agence de tourisme propose la visite de certains monuments parisiens.

Chacun de ces monuments est désigné par une lettre comme suit :

  • E : Tour Eiffel
  • L : Musée du Louvre
  • M : Tour Montparnasse
  • N : Cathédrale Notre-Dame de Paris
  • S : Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
  • T : Arc de triomphe

Cette agence fait appel à une société de transport par autocar qui propose les liaisons suivantes (chacune de ces liaisons pouvant s'effectuer dans les deux sens de circulation) :

graphe non pondéré
  1. Expliquer pourquoi il est possible de trouver un trajet empruntant une fois et une seule chacune des dix liaisons indiquées sur le graphe.
    Donner un exemple d'un tel trajet.
    1. Donner la matrice d'adjacence $ M $ associée à ce graphe en classant les sommets par ordre alphabétique.
    2. On donne :

      $ M^2 = \begin{pmatrix} 4 &2 &1 &3 &2 &1 \\ 2 &4 &2 &2 &2 &2 \\ 1 &2 &3 &1 &3 &1 \\ 3 &2 &1 &3 &1 &1 \\ 2 &2 &3 &1 &4 &1\\ 1 &2 &1 &1 &1 &2 \end{pmatrix} $
      $ M^3 = \begin{pmatrix} 6 &10 &9 &5 &10 &6 \\ 10 &8 &8 &8 &10 &4 \\ 9 &8 &4 &8 &5 &4 \\ 5 &8 &8 &4 &9 &4 \\ 10 &10 &5 &9 &6 &6\\ 6 &4 &4 &4 &6 &2 \end{pmatrix} $

      Combien y a-t-il de trajets permettant de relier la cathédrale Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel en utilisant au maximum trois liaisons.
      Justifier votre réponse.

  2. On complète le graphe précédent en indiquant, sur chacune des branches, la durée du trajet, en minutes, entre deux monuments.

    graphe pondéré

    On souhaite aller de la tour Montparnasse à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

    En utilisant un algorithme, déterminer le trajet le plus rapide ainsi que la durée de ce trajet.

Corrigé

  1. Un trajet empruntant une fois et une seule chacune des liaisons d'un graphe correspond à une chaîne eulérienne.
    Un graphe admet une telle chaîne si et seulement s'il est connexe et possède exactement 0 ou 2 sommets de degré impair.

    Le graphe est connexe car il existe toujours un chemin entre deux monuments quelconques.
    D'après le graphe, les degrés des sommets sont :

    • E (Tour Eiffel) : 4
    • L (Musée du Louvre) : 4
    • M (Tour Montparnasse) : 3
    • N (Notre-Dame) : 3
    • S (Sacré-Cœur) : 4
    • T (Arc de triomphe) : 2

    Seuls les sommets M (Tour Montparnasse) et N (Notre-Dame) ont un degré impair.
    Le souhait d'emprunter chaque liaison une seule fois est donc réalisable.

    Un exemple de trajet possible est : M - L - E - T - S - E - M - N - L - S - N.

    1. La matrice d'adjacence $ M $ associée au graphe, avec les sommets classés par ordre alphabétique (E, L, M, N, S, T), est :

      $ M = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 1 & 0 & 1 & 1 \\ 1 & 0 & 1 & 1 & 1 & 0 \\ 1 & 1 & 0 & 1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 1 & 0 & 1 & 0 \\ 1 & 1 & 0 & 1 & 0 & 1 \\ 1 & 0 & 0 & 0 & 1 & 0 \end{pmatrix} $
    2. Le nombre de trajets de longueur $ k $ reliant deux sommets est donné par le coefficient correspondant dans la matrice $ M^k $.
      Ici, on cherche le nombre de trajets entre la cathédrale Notre-Dame (N) et la tour Eiffel (E) en utilisant au maximum trois liaisons (donc des trajets de longueur 1, 2 ou 3).
      Le sommet N correspond à la 4ème ligne et le sommet E à la 1ère colonne.

      • Nombre de trajets de longueur 1 : $ M_{4,1} = 0 $
      • Nombre de trajets de longueur 2 : $ (M^2)_{4,1} = 3 $
      • Nombre de trajets de longueur 3 : $ (M^3)_{4,1} = 5 $

      Le nombre total de trajets est donc : $ 0 + 3 + 5 = 8 $.
      Il y a 8 trajets reliant ces deux monuments en trois liaisons maximum.

  2. Pour déterminer le trajet le plus rapide entre la tour Montparnasse (M) et la Basilique du Sacré-Cœur (S), on utilise l'algorithme de Dijkstra.

    Sommets E L M N S T Choix
    Initialisation $ \infty $ $ \infty $ $ 0 $ $ \infty $ $ \infty $ $ \infty $ M (0)
    Étape 1 $ 10_M $ $ 7_M $   $ 4_M $ $ \infty $ $ \infty $ N (4)
    Étape 2 $ 10_M $ $ 6_N $     $ 12_N $ $ \infty $ L (6)
    Étape 3 $ 10_M $       $ 11_L $ $ \infty $ E (10)
    Étape 4         $ 11_L $ $ 14_E $ S (11)

    En remontant l'algorithme à partir du sommet S :

    • S vient de L (distance 11)
    • L vient de N (distance 6)
    • N vient de M (distance 4)

    Le trajet le plus rapide est M - N - L - S, c'est à dire Tour Montparnasse - Cathédrale Notre-Dame - Musée du Louvre - Basilique du Sacré-Cœur.

    La durée de ce trajet est de 11 minutes.