Vrai/Faux : Chaînes et cycles dans un graphe
[enonce]
Pour chaque affirmation suivante sur les chaînes et cycles dans un graphe (en particulier les eulériens), indiquer si elle est Vraie ou Fausse.
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Affirmation : La longueur d'une chaîne est égale au nombre de sommets qu'elle visite.
[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bonne réponse !
La longueur d'une chaîne se mesure en nombre d'arêtes parcourues, pas en sommets. Pour une chaîne sans répétition de sommet, on a la relation : nombre de sommets = longueur + $1$ (les deux extrémités plus les sommets intermédiaires).[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Petite erreur classique : la longueur d'une chaîne se compte en arêtes, pas en sommets. La chaîne $A \to B \to C$ a $3$ sommets mais une longueur de $2$ (deux arêtes parcourues).[/reponse]
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[solution]
Cette affirmation est fausse. La longueur d'une chaîne est son nombre d'arêtes ; pour une chaîne sans répétition, le nombre de sommets vaut longueur + $1$.
[/solution]
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Affirmation : Un graphe non connexe peut admettre une chaîne eulérienne.
[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Tu as raison !
Une chaîne eulérienne doit utiliser toutes les arêtes du graphe. Si le graphe a deux composantes disjointes, aucune chaîne ne peut traverser de l'une à l'autre, donc aucune ne peut couvrir l'ensemble des arêtes : la connexité est nécessaire.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Visualiser deux morceaux de graphe non reliés : pour passer de l'un à l'autre, il faut une arête, qui par hypothèse n'existe pas. Toute chaîne reste donc cantonnée à un seul morceau et ne peut pas être eulérienne.[/reponse]
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[solution]
Cette affirmation est fausse. Pour avoir une chaîne eulérienne, il faut que le graphe soit connexe : sinon aucune chaîne ne peut couvrir toutes les arêtes.
[/solution]
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Affirmation : Dans tout graphe, le nombre de sommets de degré impair est pair.
[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Exactement !
La somme des degrés vaut $2 \times$ nombre d'arêtes, qui est un entier pair. Or si l'on additionne uniquement les degrés impairs, leur somme doit elle aussi avoir une parité compatible avec le total pair : il faut donc un nombre pair de termes impairs. C'est le « lemme des poignées de main ».[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
C'est un résultat fondamental connu sous le nom de lemme des poignées de main. Il découle de l'égalité « somme des degrés = $2 \times$ nombre d'arêtes » : seul un nombre pair de termes impairs peut donner une somme paire.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. C'est le lemme des poignées de main : la somme des degrés vaut $2 \times$ nombre d'arêtes, donc il y a un nombre pair de sommets de degré impair.
[/solution]
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Affirmation : Un graphe connexe ayant exactement deux sommets de degré impair admet un cycle eulérien.
[qcm]
[option]Vrai[/option]
[option correct="true"]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Bravo !
Avec deux sommets de degré impair, le théorème d'Euler garantit l'existence d'une chaîne eulérienne, mais celle-ci ne se referme pas : ses extrémités sont précisément les deux sommets impairs. Pour un cycle eulérien (chaîne fermée), il faudrait $0$ sommet de degré impair.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est fausse.
Les deux cas du théorème d'Euler sont à bien distinguer : $0$ sommet impair donne un cycle eulérien (chaîne fermée), $2$ sommets impairs donnent une chaîne eulérienne (extrémités distinctes), au-delà ni l'un ni l'autre.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est fausse. Avec exactement $2$ sommets de degré impair, le graphe admet une chaîne eulérienne (entre ces deux sommets) mais pas un cycle eulérien : il faut $0$ sommet impair pour cela.
[/solution]
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Affirmation : Tout cycle est en particulier une chaîne.
[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]C'est bien ça !
Un cycle est, par définition, une chaîne fermée dont toutes les arêtes sont distinctes. Toute notion de cycle suppose donc déjà l'existence d'une chaîne sous-jacente. Un cycle est un cas particulier de chaîne, contraint à revenir à son point de départ.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Le vocabulaire suit une hiérarchie : la chaîne est la notion la plus générale (suite de sommets reliés deux à deux), le cycle ajoute deux contraintes (être fermé et avoir toutes les arêtes distinctes).[/reponse]
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[solution]
Cette affirmation est vraie. Par définition, un cycle est une chaîne fermée à arêtes distinctes : il s'agit d'un cas particulier de chaîne.
[/solution]
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Affirmation : Un graphe connexe à $6$ sommets dont les degrés sont $(2\,;\,4\,;\,2\,;\,4\,;\,2\,;\,4)$ admet un cycle eulérien.
[qcm]
[option correct="true"]Vrai[/option]
[option]Faux[/option]
[reponse statut="correct"]Parfait !
Tous les degrés ($2$ et $4$) sont pairs : le graphe possède $0$ sommet de degré impair. Le théorème d'Euler garantit alors l'existence d'un cycle eulérien dans ce graphe connexe.[/reponse]
[reponse statut="incorrect"]Non, cette affirmation est vraie.
Vérifier la parité de chaque degré : $2$ et $4$ sont tous deux pairs. Le critère du cycle eulérien (« $0$ sommet de degré impair, dans un graphe connexe ») est rempli.[/reponse]
[/qcm]
[solution]
Cette affirmation est vraie. Tous les degrés sont pairs et le graphe est connexe, donc le théorème d'Euler garantit l'existence d'un cycle eulérien.
[/solution]
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